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In Memoriam... - Hyarion - 28/07/2020 Je ne plaide pas, Jérôme : c'est le travail des avocats, et comme j'ai déjà eu l'occasion de te le dire ailleurs en ces lieux, nous ne sommes pas dans un tribunal. Ceci étant précisé, je prends bien sûr note de ta remarque modératrice. B. In Memoriam... - jean - 29/07/2020 Je partage totalement la remarque de Yyr. Ce message militant est déplacé sur Jrrvf In Memoriam... - Silmo - 29/07/2020 J'ai lu sur JRRVF des messages plus militants pour des opinions différentes et qui me fâchaient. In Memoriam... - Hyarion - 29/07/2020 Silmo a écrit :
Merci à toi, cher François, pour ton message, qui me touche (beaucoup) également.
Comme en d'autres occasions par le passé, il s'agissait bien ici de rendre hommage, et non de provoquer une polémique. B. In Memoriam... - Yyr - 29/07/2020 Bien sûr que si, François, que de nombreuses choses n'ont pas leur place partout. Il ne s'agit pas de censure (le post de Benjamin n'a pas été supprimé) mais d'un appel au bon sens et justement à la tolérance — pas dans son sens actuel de licence mais dans celui qui était le sien à l'origine de prudence. Si nous étions des tolkieniens turques, la dernière chose à faire serait de mettre le génocide arménien sur le tapis. Idem pour le présent sujet. D'autres espaces de discussion s'y prêteront mieux. Tu es / nous sommes pourtant très bien placés toi et moi pour savoir que certains sujets peuvent nous faire beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal. In Memoriam... - Hyarion - 29/07/2020 Yyr a écrit :
Il est évident que si ce pas avait été franchi, je n'aurai plus eu qu'à prendre mes distances avec le présent forum, comme j'ai déjà pu le faire ailleurs pour des motifs similaires. Yyr a écrit :
Si nous étions en Turquie, Jérôme, je ne suis même pas sûr que nous aurions le droit de parler librement de Tolkien, comme en a témoigné notamment un très malheureux fait signalé, dans un autre fuseau, il y a quelques années. Comparons ce qui est comparable et réjouissons-nous de ne pas vivre dans des pays ne bénéficiant pas (ou plus) des mêmes libertés que nous, dont la liberté d'expression et d'opinion. À Silmo, Yyr a écrit :
Jérôme, ne t'en prends pas à François : je pense qu'il a compris le sens de mon message, et encore une fois, comme par le passé, je rappelle que je ne suis pas intervenu sur ce fuseau particulier dédié aux hommages pour polémiquer, et encore moins pour "faire du mal" à qui que ce soit. Nous pouvons tous souffrir, en effet, des opinions d'autrui, et je suppose que c'est le risque à courir dès lors que l'on souhaite échanger et partager malgré tout : qu'y pouvons-nous, à part continuer à faire mutuellement des efforts pour nous supporter, si toutefois nos partages paraissent encore en valoir la peine ? B. In Memoriam... - ISENGAR - 29/07/2020 Bien, parfait. I. In Memoriam... - Silmo - 29/07/2020 J'en remets dix, ami Isengar. Mon cher Jérôme, je suis un incorrigible gauchiste, mais pour une fois, je vais citer l’Intitulé du Figaro, journal de droite qui quotidiennement cite Beaumarchais en en-tête "Sans la liberté de blâmer, il n'est point d"éloge flâteur" In Memoriam... - jean - 29/07/2020 Silmo que tu me compares, même à demi-mots, à « Anastasie » est blessant, limite insultant. Jamais il ne me viendrait à l’idée d’empêcher quelqu’un d’avoir ses idées et de les exprimer La question est juste de savoir où et quand le faire. Il existe de nombreux forums ou lieux de débats pour aborder les sujets politiques ou sociétaux et en débattre. Je ferraille moi-même avec un certain entrain dans plusieurs d’entre eux pour y défendre les idées qui me sont chères. Mais ce n’est pas le cas de JRRVF. Il s’agit d’un lieu (virtuel) de convivialité ou des gens qui partagent un centre d’intérêt commun ont plaisir à se retrouver pour discuter entre gens de bonne compagnie. Je ne veux pas faire de JRRVF un lieu aseptisé. Alors échanger sur des sujets sensibles, si et seulement si, ils concernent Tolkien ou la fantaisie me semble OK. Digresser sur des sujets qui n’ont rien à voir avec Tolkien, si tout le monde y prend du plaisir et en bonne intelligence OK. Mais tout le monde sait qu’aborder sciemment, dans un lieu de convivialité, un sujet hautement clivant, dont on sait parfaitement qu’il va heurter et/ou blesser certains présents, est un manque de tact et de bonnes manières. Hyarion est très intelligent, nous le savons tous. Il sait donc parfaitement que parler ici d’avortement revient à lancer une grenade dégoupillée. Moi-même et plusieurs autres participants, lui avons demandé à plusieurs reprises de ne plus le plus le faire mais il refuse d’entendre raison et revient encore et encore sur ces sujets polémiques Mon message n’était donc pas de la censure, mais un rappelle aux règles de la courtoisie et de la politesse élémentaire. On ne fait pas exprès de mettre sur la table les sujets qui fâchent. Jamais je n’aurais cru il y a quelques années écrire un tel message aussi abrupt mais, trop c’est trop. Comme vient de le dire un adjoint à la culture « je n'ai nullement envie de pourrir ma vie plus longtemps et de m'emmerder ». Je passe donc à autre chose et ce message sur JRRVF sera mon dernier In Memoriam... - ISENGAR - 29/07/2020 jean a écrit :
Je souhaite très sincèrement ce ne soit pas le cas. In Memoriam... - Hyarion - 29/07/2020 Je m'apprêtais moi-même à signifier mon départ du forum, si jamais il n'y avait que cela pour régler le problème, mais JR m'a coupé dans mon élan... B. In Memoriam... - Silmo - 29/07/2020 Jean, cher Jean, In Memoriam... - Silmo - 29/07/2020 Jean In Memoriam... - Cédric - 29/07/2020 Hello, Je n'ai malheureusement ni le temps ni l'énergie en ce moment pour vous donner mon sentiment sur ces derniers messages, que je regrette d'ores et déjà. En attendant, et pour permettre à tous de reprendre son sang froid, je ferme temporairement le fuseau. Je reviens vers vous. Cédric. In Memoriam... - Cédric - 17/08/2020 Bonjour à vous,
De l'eau a coulé, ainsi que de l'encre, il est temps pour moi de rouvrir le fuseau. J'espère que nous pourrons à nouveau discuter sereinement. Je reprends également contact avec vous en privé.
En espérant vous lire (encore) souvent (c) et longtemps ! ;-) In Memoriam... - TB - 09/09/2020 Apparemment, ne sachant plus, sans doute, si c'est bien le le lieu et le moment de se se rappeler à notre bon souvenir, il semble que la Mort, même, ait fini par mourir...In memoriam, donc, In Memoriam. In Memoriam... - Silmo - 10/09/2020 Merci TB,
Une pensée aujourd'hui pour Diana Rigg, une des rares femmes dont je fus amoureux au petit écran. Chère et si belle Emma Peel, on aura toujours 'besoin de vous'. Alors forcément, au revoir et merci dans cet extrait. FrA -S. In Memoriam... - Hyarion - 10/09/2020 Cinq ans après, Mrs. Peel a donc rejoint Mr. Steed...
Outre ses rôles bien connus dans la série The Avengers, le film On Her Majesty's Secret Service, ou plus récemment dans Game of Thrones, Diana Rigg a très longtemps été une comédienne de théâtre, ayant joué dans de très nombreuses pièces, classiques et modernes, dont notamment des rôles du répertoire shakespearien (entre autres Cordelia dans King Lear, Helena dans A Midsummer Night's Dream ou Viola dans Twelfth Night dans les années 1960, Lady Macbeth dans Macbeth dans les années 1970, puis Cléopâtre dans Antony and Cleopatra dans les années 1980) et parfois aussi du répertoire classique français : son interprétation du rôle de Célimène dans une version modernisée (par Tony Harrison) du Misanthrope de Molière, à Londres et New York dans les années 1970, fut remarqué en son temps, et plus tard, elle joua, dans des tragédies de Racine, le rôle-titre de Phèdre et Agrippine dans Britannicus.
En 2015, dans un entretien accordé au Daily Mail, à la question “Which living person do you most dislike?”, elle avait répondu : “I think you have to know someone to truly dislike them, don't you? That said, I'd shove most politicians into a cauldron and boil them up.” RIP Dame Enid Diana Elizabeth Rigg, dite Diana Rigg (1938-2020)
https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/09/10/l-actrice-britannique-diana-rigg-connue-depuis-son-role-dans-chapeau-melon-et-bottes-de-cuir-est-morte_6051692_3382.html Amicalement, B. In Memoriam... - Silmo - 18/09/2020 Une voix et tellement de variations qui ont accompagné des doublages inoubliables. RIP Roger Carel (1927 - 2020) In Memoriam... - Hyarion - 18/09/2020
Micheline Dax ayant disparu en 2014, la voix de Kermit rejoint celle de Miss Piggy... Silmo a écrit :
Pour ma part, Roger Carel fut et reste notamment la voix francophone de Kermit la grenouille, la voix d'Astérix évidemment, mais aussi la voix française de feu Alfred Hawthorn Hill dit Benny Hill (en matière d'humour british, j'ai mieux connu le Benny Hill Show que les Monty Python quand j'étais gamin), et tout particulièrement la voix française d'Hercule Poirot puisque Carel a doublé David Suchet pendant environ vingt ans, presque jusqu'à la fin de la série télévisée Agatha Christie's Poirot (douze saisons sur treize, Carel ayant pris sa retraite avant la toute dernière saison de 2012-2013).
Comme pour d'autres enfants des années 1970 et 1980, Roger Carel a aussi été pour moi notamment la voix de Winnie l'ourson quand j'étais petit. J'ai encore, quelque part dans un carton, le petit disque longue durée de 1975 dans lequel Carel interprète toutes les voix de l'histoire Winnie l'ourson et le tigre Boum, adaptation discographique en livre-disque du court métrage Winnie l'ourson et le Tigre fou (Winnie the Pooh and Tigger Too, 1974), du temps où le tigre en question ne s'appelait pas encore Tigrou en français : https://www.youtube.com/watch?v=csZTrUpD73k RIP Roger Henri Élie Bancharel, dit Roger Carel (1927-2020)
https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/09/18/mort-de-l-acteur-roger-carel_6052731_3382.html Amicalement, B. In Memoriam... - Silmo - 19/09/2020 Difficile de passer d'un sujet à l'autre : Ruth Bader Ginsburg, juge de la Cour Suprême démocrate aux USA, l'ultime barrière contre ce stupide Trump vient de claboter. Grande magistrate modérée et défenseure des libertés plus que des interdits. Flute, le boulevard est ouvert aux pires cons(ervateurs). In Memoriam... - Hyarion - 19/09/2020 Oui, j'ai aussi appris la mort de Ruth Bader Ginsburg (“RBG”) cette nuit : c'est effectivement une bien triste nouvelle, a fortiori dans le contexte politique et social actuel aux États-Unis d'Amérique...
RIP Ruth Bader Ginsburg, née Joan Ruth Bader (1933-2020) B. In Memoriam... - Elendil - 19/09/2020 Silmo a écrit :
Si l'on veut féminiser un nom qui n'en demande pas tant, il existe déjà défenderesse, qui est d'ailleurs un terme de droit. Comme quoi progressisme à outrance et orthographe font rarement bon ménage... Parce que si l'hommage est sans nul doute justifié, le militantisme perce sous les hyperboles et les jeux de mots douteux. Et la précision politique n'y gagne pas, vu que Trump est certainement machiste, égocentrique et populiste, mais n'a rien de commun avec un conservateur. Bien au contraire, son but est de tout bouleverser pour refaçonner son pays (et, s'il le pouvait, le monde) à son image. En somme, on pourrait dire que c'est un Marat réactionnaire. E. P.S. : Je vais finir par croire que Cédric n'avait pas eu tort de fermer le fuseau... In Memoriam... - Silmo - 19/09/2020 C'était un vrai hommage à une très grande dame, hommage militant je le reconnais volontiers pour une 'défenderesse' (merci de m'avoir corrigé si tu préfères cette version quoique défenseuse et défendeure existent aussi dans les lexiques reconnus par la" délégation générale à la langue de France et aux langues de France"). Pas besoin de jouter ici sur le vocabulaire, cher Elendil. Défenderesse est plus correct et convient à cette magistrate toujours belle, élégante et juste. Pour Donald T. l'histoire jugera plus tard. In Memoriam... - Hyarion - 20/09/2020 Elendil a écrit :
Allons Damien, essayons d'éviter à nouveau les tentations de censure pénalisant in fine tout le monde... ^^' Sur le fond, de ce que j'en ai compris, en parlant d'un boulevard ouvert aux « pires cons(ervateurs) », il me semble que Silmo a évoqué des conservateurs bien particuliers, que l'on pourrait appeler des conservateurs sociaux et religieux, assez spécifiques aux États-Unis d'Amérique dans leur activisme volontiers très virulent, et auxquels cependant ne saurait sans doute être réduits ni la totalité des adhérents ou sympathisants du Parti républicain (je pense par exemple à quelqu'un comme Arnold Schwarzenegger, qui est loin d'être un soutien de Trump tout en restant pourtant républicain), ni même la totalité des gens plus ou moins attachés à un certain conservatisme en matière d'idéaux liés à la supposée « grandeur de l'Amérique », « grandeur » tant célébrée malgré une réalité autrement moins glorieuse s'agissant de ce pays immense, complexe et actuellement très fortement divisé. Il est bien entendu que Donald J. « FakeNews » Trump n'est pas en soi assimilable aux conservateurs sociaux et religieux en question, mais il me parait évident que Trump est pour eux une sorte d'idiot utile, dont les intérêts politico-égocentrés rejoignent les leurs dès lors notamment qu'il s'agit, conformément aux prérogatives constitutionnelles d'un président américain en exercice, de remplacer une juge comme Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême des États-Unis. Les conservateurs en question ne veulent pas d'un équilibre, que “RBG” contribuait à essayer de garantir à son poste depuis de longues années : ils veulent imposer leurs idées normatives à tout le monde, qui plus est sur des sujets graves. Je t'avoue que j'ai vu mieux comme preuve d'intelligence. Ainsi, dans le contexte trumpien, j'aurai plutôt tendance à considérer que la bêtise se rajoute à la bêtise, et que ce n'est pas de nature à arranger les choses vis-à-vis d'une situation générale déjà très difficile pour tout un pays. Sur la forme, on en revient à la question de ce que nous pouvons ou non exprimer en ces lieux, ce qui a déjà fait l'objet d'échanges en privé cet été. Jean a parlé ici, il y a quelque temps, d'autres nombreux endroits en ligne « pour aborder les sujets politiques ou sociétaux et en débattre », et dans lesquels il « ferraille [lui]-même avec un certain entrain » : personnellement, cela fait maintenant bien longtemps que j'évite les sujets en question sur les « rézosocios », et que j'évite même de fréquenter en général les endroits supposés dédiés au « débat » sur de tels sujets. Dans tous ces endroits, il n'y a généralement que des coups à prendre, et l'on y cherche trop souvent non pas tant à avoir raison qu'à avoir raison de l'autre : ce n'est pas ma tasse de thé. Ceci étant précisé, je n'entends pas pour autant « compenser » avec des allusions dans des lieux comme celui-ci, mais cependant, parfois, on laisse plus ou moins entendre ce que l'on pense, notamment à l'occasion de certains hommages en ces lieux par exemple, et c'est ainsi : on ne va quand même pas réclamer la censure pour cela, n'est-ce-pas ? Nous vivons des temps difficiles, et même si nous sommes, il me semble, tous d'accord pour considérer le présent forum comme un lieu d'échanges, d'entente et de détente plutôt que de disputes ou d'affrontement, je crois que nous pouvons tous aussi convenir que les tentations de censure, même sous couvert de modération, ne sont guère indiquées dans le contexte qui est le nôtre. À cette aune, ne regrettons donc pas que le présent fuseau ait été à nouveau ouvert : ce serait dommage. :-) Silmo a écrit :
Notons que ce ne serait pas la première fois... ;-) En 2013, Silmo a écrit :
En 2013, répondant, Elendil a écrit :
En 2013, concluant, Silmo a écrit :
À l'époque, le débat entre « auteur » et « auteure » ne tenait pas encore compte d'« autrice », mot historiquement attestée depuis au moins le XVIe siècle (mais longtemps oublié jusqu'à récemment), l'usage contemporain des deux termes « auteure » et « autrice » ayant depuis, du reste, été reconnu par l'Académie Française dans son rapport de 2019 sur la féminisation des noms de métiers et de fonctions.
Par curiosité, j'ai recherché rapidement les occurrences des termes « auteure » et « autrice » dans le présent forum, et les résultats se sont révélés un peu inattendus en matière de chronologie : Pour ce qui est de « défenderesse », la moisson est plus mince, car il n'y a rien avant le dernier message d'Elendil ici même, mais on trouve tout de même une « défenseuse » dans un message d'Ithilë écrit en 2004 ( ce message ) et dans un message de Laegalad datant de 2005 ( ce message ). Pour le reste, tout remonte seulement aux derniers échanges dans le présent fuseau : il est clair que nous sommes sur un forum littéraire et non juridique. ;-) Bref, le forum de JRRVF se révèle être aussi en tout cas, année après année et à sa façon, un vénérable témoin (fut-ce de manière aléatoire) de l'évolution et de l'usage historiques d'une langue : idéal pour les Journées européennes du patrimoine ayant précisément lieu ce week-end ! ;-) Elendil a écrit :
C'est une constatation qui me semble quelque peu univoque, quand on songe à tous les usages plus ou moins orientés que l'on peut faire des mots, sous couvert de militantisme « progressiste » mais aussi sous couvert de rigorisme savant, rigorisme présenté comme « neutre » mais qui en fait est loin d'être forcément exempt de positionnement idéologique... Le dossier « auteur/auteure/autrice » semble en ce sens assez exemplaire, d'ailleurs, car il peut être manipulé dans tous les sens, avec notamment le mot « autrice » utilisé tantôt dans un sens militant féministe, tantôt dans un sens élitiste érudit qui se trouve être totalement compatible avec un anti-féminisme ou plus largement un anti-« progressisme » condamnant au passage aussi bien « auteure » que l'écriture inclusive (cette dernière n'ayant certes pas en soi ma préférence)... Dans tous les cas, qu'on le veuille ou non, et quels que soient les arguments, on ne peut exclure des arrière-pensées, même au nom d'un rigorisme de la langue... Difficile, dans ces conditions, je vous l'avoue, de se positionner quand on est soucieux d'équilibre comme votre serviteur... Quand « autrice » a été sorti plus ou moins de l'oubli, il y a seulement quelques années, il me paraissait a priori un peu plus « malsonnant » (désagréable à l'oreille) par rapport à « auteure », mais cette impression s'est estompée avec le temps... Reste cependant la question de l'usage, que j'avoue avoir encore du mal à trancher : j'ai parfois utilisé « auteure » par le passé, mais il ne me satisfait plus vraiment aujourd'hui, tandis qu'« autrice » m'évoque encore trop les arrière-pensées (dans un sens ou dans un autre) évoquées plus haut, alors même que je n'ai pourtant aucun problème à employer les mots « sculptrice » ou « défenderesse », par exemple. Le temps continuera peut-être à faire son œuvre en faveur d'un choix particulier, mais rechercher l'équilibre, décidément, n'est pas une sinécure, y compris au milieu d'une « bataille de mots » ! ^^' Elendil a écrit :
Silmo a écrit :
Comparer Donald J. « FakeNews » Trump à Jean-Paul Marat ne me serait pas non plus venu à l'esprit... C'est original, et même assez osé, bien que je n'ai aucune sympathie pour Marat, quand bien même cet ancien médecin des gardes du futur Charles X, sensible aux idées anti-esclavagistes de Montesquieu sous l'Ancien Régime, n'a pas toujours été le révolutionnaire radical et sanguinaire qu'il est devenu sous la Terreur. Il me parait cependant assez difficile de faire de lui une sorte de modèle politicien transposable au cas Trump... Marat incarne un certain esprit révolutionnaire, et une pratique du pouvoir très particulière puisqu'en tant que journaliste pamphlétaire et conventionnel, quoiqu'il ait été très influent, il n'a jamais exercé directement de fonction politique exécutive, comme c'était notamment le cas de George Washington à la même époque que lui de l'autre côté de l'Atlantique. Marat est un idéologue, ce que n'a jamais été et ce que ne sera jamais Trump... Peut-on les comparer en matière d'égocentrisme ? C'est assez difficile au-delà d'un postulat de base : un ego plus ou moins prononcé caractérise toujours les hommes de pouvoir... Marat était persuadé d'être un génial penseur et un grand scientifique (critiqué dans les deux cas, ce qu'il semble avoir très mal supporté), tandis que Trump a toujours voulu lui aussi, à sa façon, être au centre de l'attention avec ses Trump Towers phalliques et son émission de télé-réalité centrée sur sa personne (moqué par Obama, il en aurait tiré un motif pour prendre le pouvoir et pour détruire le bilan présidentiel de son prédécesseur), mais quitte à comparer Trump à quelqu'un en matière d'ego mêlé à l'exercice du pouvoir, je penserai plutôt à Néron, ou du moins à l'image qu'une certaine tradition historiographique romaine en a retenu... mais ceci dit ça n'irait pas forcément plus loin que cela, tant chaque époque est différente et que les êtres humains aussi sont tous différents... Tout cela me rappelle cependant une vieille référence en matière d'ouvrages d'historiens, découverte du temps où j'étais encore lycéen : l'Introduction à l'histoire des relations internationales de Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle. Une partie de ce livre, devenu depuis longtemps un classique, est consacrée à la question de la personnalité de l'homme d'État, et il se trouve que j'en avais parlé en 2009 dans un article de mon vieux blog politique et culturel : ce dernier, tout poussiéreux dans son jus des « années Sarkozy » et donc bien sûr déjà très daté, a été expurgé depuis longtemps de la majeure partie de son contenu (rien que le fait d'évoquer ce vieux blog justifie ce message dans le fuseau « In Memoriam » : j'ai parfois l'impression que c'était il y a 100 ans !), mais comme il faut bien cependant assumer son passé d'une manière ou d'une autre, j'ai quand même laissé quelques vieux articles en ligne, dont justement celui consacré au contenu du livre de Renouvin et Duroselle et tout particulièrement à la question de la personnalité des hommes de pouvoir. L'article ne remplace pas la lecture de l'ouvrage, mais permet sans doute d'en savoir suffisamment pour les besoins de la discussion. Si je suis un modèle de classification caractérologique évoqué dans l'ouvrage (chapitre 9), je me dis qu'il est peut-être possible d'associer Marat et Trump au grand type de combinaisons caractéristiques des « Émotifs - Actifs - Primaires, ou colériques », comme Danton, Gambetta, Jaurès... même si ça me fait mal de les voir ainsi associés à un grand homme comme Jean Jaurès ! Mais Marat était peut-être finalement plus « secondaire » que « primaire », quand on y réfléchit, auquel cas il faudrait davantage le rattacher aux « Émotifs - Actifs - Secondaires, ou passionnés », comme Napoléon, Richelieu ou Hitler... Mais tout cela, au fond, ne saurait être en soi concluant. Plus loin (dans le même chapitre), Duroselle propose, de façon plus empirique et moins systématique, d'autres critères que sont les tempéraments de dirigeants politiques opposés deux par deux (le doctrinaire et l'opportuniste, le lutteur et le conciliateur, l'idéaliste et le cynique, le rigide et l'imaginatif, le joueur et le prudent). À cette aune, Marat et Trump me paraissent s'opposer frontalement dans les cas d'au moins deux « paires » sur cinq : dire que Marat est un doctrinaire et un idéaliste tandis que Trump est un opportuniste et un cynique me parait assez réaliste pour ce que l'on sait d'eux. Les deux personnalités se rejoignent sans doute globalement pour le côté lutteur et peut-être aussi pour le côté joueur (preneur de risques)... Pour le reste, c'est un peu plus compliqué : on pourrait les croire tous deux rigides, mais Marat me donne quand même l'impression d'avoir eu un tempérament plus imaginatif que Trump, au moins à la base, même s'ils se rejoignent en tout cas en matière de tempérament violent. Bref, in fine, le bilan comparatif me parait être plutôt mi-figue, mi-raisin, même s'il y a tout de même matière à faire quelques distinctions plus ou moins significatives... Duroselle ajoute cette phrase que j'aime bien, a fortiori en pensant aux cas ici examinés : « On aurait beaucoup plus de peine à distinguer par exemple l'intelligent du non-intelligent, car il y a sur ce point une vaste part d'appréciation subjective. » C'est le moins que l'on puisse dire... ;-) De mon point de vue subjectif, vu ce que l'un et l'autre ont dit, fait ou encouragé chacun dans leur registre et leur époque, je dirais a minima qu'il y peut y avoir diverses façons d'être « non-intelligent »... ^^' Concernant Trump, je ne lui souhaite pas non plus une Charlotte Corday : de toute façon, en matière d'image, avec entre autres sa coiffure au coloris « jaune dégueulasse » insupportable de laideur (cette couleur étant simplement due, parait-il, à une impatience de l'intéressé vis-à-vis du temps de pose de son produit de coloration), ce n'est pas de Jacques-Louis David dont il aurait besoin, mais plutôt de Jean-Louis David ! Mais bon, pas de chance, les deux sont décédés : le grand peintre Jacques-Louis D. en 1825, et le célèbre coiffeur Jean-Louis D. en... avril 2019 ; qu'ils reposent tous deux en paix, même si je ne crois pas qu'ils étaient liés (?)... Silmo a écrit :
Certes, mais souhaitons quand même au moins que la chasse soit enfin tirée en novembre prochain... Je repense à un entretien que le dessinateur Art Spiegelman, le célèbre auteur de Maus, avait accordé à Éric Mandel pour le Journal du Dimanche en 2018 : c'était à l'occasion de la venue de Spiegelman à la Philharmonie de Paris pour parler de bande-dessinée sur scène et en musique avec le saxophoniste de jazz Phillip Johnston, dans le cadre d'une conférence-concert intitulée ironiquement “Wordless!”. [...] Éric Mandel, entretien avec Art Spiegelman, Le Journal du Dimanche, juin 2018. De fait, si l'actuel locataire de la Maison-Blanche est sans doute un être humain, j'avoue moi-même que, politiquement, dans le sillage graphique de Spiegelman, j'ai du mal à voir Trump autrement que ce qu'il me parait être fondamentalement avant tout : un problème à évacuer d'urgence tel Hercule nettoyant les écuries d'Augias... Amicalement, :-) B. P.S.: une fois de plus, les enfants, vous m'avez fait passer trop de temps sur JRRVF, pour encore pondre un énième pavé... Mais bon, vu le thème, entre deux laborieuses séances d'écriture ailleurs et sur autre chose, et au milieu d'autres obligations, disons que cela m'aura fait office de... petite récréation du dimanche matin... ^^' [EDIT : rétablissement de la taille de police de caractères par défaut ; la taille initiale, petite pour souligner la dimension discursive du message, rendait le tout difficilement lisible] In Memoriam... - Yyr - 21/09/2020 Elendil a écrit :
Défenderesse serait davantage l'homologue de Défendeur. Le néologisme de Défenseuse pourrait convenir pour accompagner Défenseur (pour ceux qui veulent religieusement féminiser les noms à tout va). Hyarion a écrit :
Je t'avoue que je ne t'ai pas lu en entier, Benjamin. Sauf pour cette digression sur le massacre en cours de la langue française, qui m'intéresse. Pour moi, le suffixe en -eure :
Et, accessoirement :
Alors, saluons cette victoire (je ne sais si elle est celle du progressisme) et quelle victoire : l'abolition de toutes les discriminations est effectivement un franc succès, si l'on se souvient, avec Émile Littré, de quoi la discrimination est le fondement. Silmo a écrit :
Je ne connaissais pas !!
Pour le reste : In Memoriam... - Silmo - 21/09/2020 Pour la terminologie, il se trouve que mon bureau est situé à la verticale de la DGLFLF susmentionnée, un étage au dessous. Je confirme donc les termes.
Silmo In Memoriam... - Silmo - 21/09/2020 Si parfait dans le Nom de la Rose, un grand acteur s'en va encore, Michael Lonsdale. In Memoriam... - Hyarion - 21/09/2020
Puisque la première partie de mon précédent message n'a pas forcément été lue (ce n'est pas grave, Jérôme : personne n'est obligé), je vais essayer d'exprimer ça autrement, à travers des représentations imagées, celle d'une maison commune qui s'appellerait JRRVF, celle d'un comptoir de taverne qui serait l'Espace libre du forum de JRRVF, celle d'un coin de comptoir ou près du comptoir où on pourrait venir rendre des hommages. Quand nous venons toutes et tous, les uns et les autres, dans la maison commune, et notamment au comptoir, nous venons avec ce que nous sommes, avec ce qui nous différencie les uns des autres, avec le vécu, les opinions, les affects qui nous sont propres. Et parfois, quand bien même nous sommes d'accord pour ne pas « pourrir l'ambiance » quand nous venons, il arrive malgré tout que nous laissons entrer avec nous, même si on pourrait toujours idéalement souhaiter une neutralité pourtant introuvable, un peu de fumée... Cette fumée, qui peut être apportée par tout le monde, d'une manière ou d'une autre, peut être plus ou moins supportable, par les uns, par les autres. C'est ainsi, c'est le prix de l'altérité, du contact avec l'Autre qui n'est pas soi et qui ne le sera jamais. Ce que je veux dire, c'est qu'au lieu de céder à la tentation de se plaindre de la fumée, au risque de vouloir promouvoir une sorte de mise sous cloche (sous couvert de ne pas vouloir utiliser directement les ciseaux d'Anastasie, alors que le résultat serait pourtant le même), peut-être devrions éviter d'oublier le feu qui est à l'origine de la fumée. Ce feu est à l'extérieur de la maison, et personne ne souhaite qu'il y entre, mais il existe néanmoins, quand bien même nous préfèrerions idéalement qu'il n'existe pas... Comme je l'ai déjà dit, nous vivons des temps difficiles, des temps propices à vouloir non seulement avoir raison (ce qui est déjà très discutable) mais aussi à vouloir avoir raison de l'autre (ce qui est pire). Nous pourrions tous nous plaindre d'un « pourrissement d'ambiance » à un moment donné, même quand nous ne parlons que de Tolkien du reste (à ce compte-là, au-delà de Tolkien lui-même, si vous croyez que citer certains auteurs vomissant le « progrès » ou la « modernité » participe en soi d'une ambiance gaie et joyeuse... Personnellement, cela a plutôt tendance à me déprimer, même si cependant je n'irai pas forcément jusqu'à me plaindre de la fumée, vu que tout le monde a le droit de s'exprimer et de partager ce qui lui semble bon ; même chose s'agissant d'une supposée mort annoncée de la langue française), mais encore une fois, n'oublions pas que le vrai problème vient du feu qui brûle et qui tourmente à des degrés divers à l'extérieur de la maison, bien plus que de la fumée qui peut ponctuellement déranger à l'intérieur et qu'aucun de nous ne cherche à propager pour « troller » ou que-sais-je d'autre. Nous venons simplement ici comme nous sommes : à nous de tous nous accepter ainsi (et je dis cela aussi pour tous les visiteurs qui viennent éventuellement encore par ici et qui n'interviennent pas, peu ou plus : après tout, eux aussi sont concernés, même à travers leur silence). Et n'oublions pas autre chose : la liberté d'expression qu'exerce autrui, du moins dans un cadre légal plus ou moins démocratique qui est censé être le nôtre, participe à la préservation de la liberté d'expression de toutes et tous, et donc de sa propre liberté. Dit comme ça, évidemment, cela pourra paraître un peu grandiloquent voire alambiqué, mais je crois notamment que ceux qui aiment tant critiquer la « modernité » et le « progressisme » (« modernité » et « progressisme » que je critique pourtant volontiers moi-même à bien des égards, mais sans pour autant passer mon temps à vouloir appuyer maladivement sur le « frein » comme tant de gens angoissés auxquels, s'il s'en trouve ici, je laisse volontiers le soin de se qualifier ou non eux-mêmes de conservateurs) ne se rendent pas toujours forcément compte du mal qu'ils peuvent faire in fine à la liberté elle-même, a fortiori au nom d'un bien commun dont ladite liberté fait pourtant partie. Désolé si je vous casse à nouveau les pieds avec mon attachement à la recherche de l'équilibre, mais honnêtement, je ne vois pas ce que je pourrais bien promouvoir d'autre : c'est une ligne de crête que l'être humain a sous ses pieds, et non forcément un mur en face de lui ; nul besoin donc en soi de vouloir à tout prix « freiner » comme un malade, tout comme il n'y a nul besoin non plus d'être soumis à l'actuelle tyrannie de l'urgence favorisant les fuites en avant... mais bon, évidemment, ce n'est que mon avis... ^^' Silmo a écrit :
Je suis bien d'accord avec toi sur tout cela, François. Et moi non plus je n'aime pas l'écriture inclusive, née sans doute effectivement de bonnes intentions, mais qui me paraît in fine globalement inesthétique et surtout illisible. L'usage à travers les âges tranchera, en tout cas. On peut toujours se tromper bien sûr, mais tu me parais avoir mille fois raison s'agissant de l'avenir de la langue française : quelles que soient ses évolutions, naturelles et incontournables, nous ne sommes pas ceux qui l'enterreront, tout simplement parce que nous nous inscrivons dans une très vaste histoire des langues, à un moment donné, si fugace, si passager à travers l'espace et le temps... Amicalement, B. (EDIT: corrections de fautes) In Memoriam... - Hyarion - 22/09/2020
Silmo a écrit :
Outre sa filmographie, je me souviens notamment de Michael Lonsdale comme invité de l'ancienne émission télévisée littéraire Des mots de minuit, sur France 2 au début des années 2000 : il se dégageait de lui, au-delà du flegme, quelque-chose à la fois de simple, de fin et de libre, qui le rendait attachant au-delà de ses rôles de comédien. Étant passé à côté de son Dictionnaire de ma vie, paru en 2016, il a fallu que ce soit à l'occasion de sa disparition que j'apprenne que son long célibat était dû à un profond chagrin d'amour éprouvé pour la grande actrice (et courageuse femme) Delphine Seyrig, dont il comparait le timbre de la voix (si particulière) à un violoncelle... C'était lui-même un très grand acteur (et aussi un artiste peintre par ailleurs). Excellent dans son rôle d'abbé pour Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud, il l'est aussi dans le rôle du frère Luc qu'il interprète dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, un film plein d'humilité et d'humanité, à l'image des moines mis en scène dans ce long métrage sorti en salles il y a déjà dix ans : je crois que la personnalité de Michael Lonsdale correspondait bien à celle de ce frère Luc, dont l'acteur disait qu'il restait habité par lui plusieurs années après le tournage, et qu'il le portait dans son cœur. Il s'était lui-même converti au catholicisme à 22 ans. Lonsdale a aussi beaucoup soutenu l'œuvre de l'abbé Pierre, dont il avait entendu dès 1954 le célèbre appel à lutter contre la misère. Quel qu'ait été la nature profonde de ce qui aura animé sa vie, c'était une belle personne.
RIP Michael Edward Lonsdale-Crouch, dit Michael Lonsdale (1931-2020) Amicalement, B. In Memoriam... - Hyarion - 22/09/2020 En lien avec le même domaine du cinéma, j'ai appris également la disparition du célèbre dessinateur, conceptual artist et chef décorateur Ron Cobb. Il est connu pour avoir participé entre autres aux productions du film Star Wars (le tout premier de George L.), de plusieurs films de Steven Spielberg, des premiers films de la série Alien (celui de Ridley Scott et celui de James Cameron), du Conan de John Milius (les épées « cimmérienne » et « atlante » du film avaient été notamment imaginées par lui), de The Abyss de J. Cameron et de Total Recall de Paul Verhoeven... Avant tout cela, étant également dessinateur de presse et illustrateur, il avait entre autres réalisé en 1967 la pochette de l'album After Bathing at Baxter's du groupe Jefferson Airplane. Le contenu de son site donne un aperçu de sa créativité : http://www.roncobb.net/index.html
RIP Ron Cobb (1937-2020) B. In Memoriam... - Silmo - 22/09/2020 Dans le registre des martyrs ou condamnations trop hâtives du vocabulaire, je songeais à la lapidation dans "La Vie de Brian des Monty Python" Qu'importe, sur la question du vocabulaire et de ses changements, j'aurais voulu poster l'image envoyée par Yyr pour clore le débat mais n'y parviens pas. A toi de jouer Jérôme. Je ne maitrise pas le lien ni la source (ah, le fil, l'eau que les mots emporte dans son courant).
J'y poste la mienne ci-dessous, qui est une autre réponse, vieille mule qui ne lâche rien. Jimihendrix est une dédicace spéciale à qui vous savez dans ce forum.
Le coup des tablettes est rigolo par contre les druides n'étaient pas une culture d'écriture. S. In Memoriam... - Yyr - 22/09/2020 Justement, je pensais y revenir, suite à notre échange ;).
J'aurais tendance à imager les choses en disant que ce type d'hommage et la façon dont il est tourné m'évoque ceci : Peut-être Silmo et Hyarion pourraient-ils essayer de passer par l'humour pour nous partager les choses qui fâchent ? Semblablement, pour ce qui est de ma sortie sur la hideur des terminaisons en -eure, j'aurais mieux fait de vous la partager ainsi :
Pour Hyarion, que j'ai lu cette fois (puisqu'il insiste ;), et puis, il a aussi introduit son message avec un magnifique dessin bien à propos) : Il reste dans tout cela une part de sensibilité et de subjectivité et je sais bien que, à part moi (Silmo me l'a concédé), personne n'est impartial :).
Pour l'évolution et la transformation naturelles (en l'occurrence culturelles) de la langue, je suis un peu peiné de m'entendre presque faire la leçon ;). In Memoriam... - Silmo - 22/09/2020 Bon, ben voila, des zimages... https://img.lemde.fr/2020/03/24/0/0/1778/1121/3840/0/30/0/7ee9086_nrAU3TcvoKm4-70MZjP_qRSK.jpg https://img.lemde.fr/2020/03/24/0/0/1785/1645/3840/0/30/0/489c3d1_Ko9l8Z1uvOPtuqk2Lalva49V.jpg et on sera toujours ainsi.
pour ce qui est d'essayer de passer par l'humour, nul n'est en reste. Pas faute d'essayer, lourd ou léger, sans couleurs, fin ou non. Tantôt on fait rire, parfois on irrite. Tous pareils et que ce qui nous unit l'emporte sur ce qui sépare, sans zizanie https://img.lemde.fr/2020/03/24/0/0/1766/1099/3840/0/30/0/0541199_SPHKMUPAqhcVvGYlgiBcsJCA.jpg In Memoriam... - Hyarion - 23/09/2020 Merci à vous deux pour toutes ces gauloiseries... ;-) Yyr a écrit :
Pour l'heure, j'aurai tendance à penser que le point d'Archimède en question, celui dont parle Descartes comme point d'appui sûr dont on ne saurait douter (si je me souviens bien), tend plutôt à se confondre avec la ligne de crête évoquée précédemment... La recherche se poursuit, en tout cas... ;-) Yyr a écrit :
Silmo a écrit :
En effet, s'il faut essayer de passer par l'humour pour évoquer les sujets qui fâchent, il suffit de demander... mais sait-on jamais comment autrui réagira ? ^^' Personnellement, et précisément, mes goûts en matière d'humour vont généralement du côté de l'ironie, mais au risque parfois d'être perçu comme grinçant dans ma propre expression. Il n'y a pas d'ironie sans joie — « l'humour n'est pas sans l'amour, ni l'ironie sans joie », écrit Jankélévitch —, mais pas d'ironie non plus si l'humour est trop « mou », trop facile, trop superficiellement consensuel, trop prompt à ménager les illusions dont l'ironie doit précisément nous délivrer (du moins dans une certaine mesure). Dès lors, l'ironiste prend toujours un peu le risque d'être mal compris, et c'est en cela que l'ironie est un art difficile, délicat, notamment en des temps où parler à l'esprit des gens et à leur lucidité n'est pas toujours évident, loin s'en faut... C'est un problème de confiance, voire de complicité, notamment par exemple si autrui a tendance à ne pas s'impliquer dans les échanges comme on essaye de le faire soi-même : dans ce cas-là, l'éventuelle ironie d'autrui a toutes les chances de tomber à plat à mes yeux, notamment si je ne peux pas percevoir de la joie et de la bienveillance derrière, et ma propre ironie aura aussi toutes les chances d'être exprimée en pure perte si je ne sais pas, au fond, à qui je m'adresse, et a fortiori si autrui se révèle être mal intentionné, cynique, hypocrite. Ceci étant dit, même quand on connait les gens, l'humour ne se communique pas forcément partout avec tout le monde et de la même manière. Ici, par exemple, nous pouvons communiquer avec humour autour d'Astérix et Obélix, ou autour de Tintin et Haddock, parce que leurs références, communes ici à toutes et tous (du moins, je le suppose), tend à créer une connivence que même l'univers de Tolkien ne permettra pas toujours forcément (ou même l'humour anglais d'ailleurs, car tout le monde n'est pas toujours sensible au non-sense des Monty Python par exemple). Mais qu'en est-il quand on s'essaye vraiment à un ironie prenant le risque d'aller un peu au-delà des habitudes créant généralement la connivence ? Bon, on peut toujours essayer... ^^' Depuis quelque temps, Jérôme nous parle de ce qu'il appelle, chez Tolkien, la partition conjugale... et nous verrons bien jusqu'où pourra éventuellement aller le développement de ce paradigme de partition, notamment dans l'hypothèse où l'on tenterait de voir ce que cela pourrait signifier vis-à-vis des rapports entre hommes et femmes au sein de nos sociétés dites « modernes » (mais en fait surtout complexes, aujourd'hui comme hier) du Monde dit Primaire. ;-) En attendant que cela se produise (si ça doit se produire), associé avec d'autres divers échanges passés (pas seulement avec Jérôme) autour du « progrès », de la « modernité », des relations entre femmes et hommes, du mariage, de la famille, de la sexualité, etc., cela m'a fait (re)penser à un souvenir de lecture satirique, remontant au pontificat de Benoît XVI. En 2009, dans son édition du dimanche 8 mars, sortie la veille au soir, L'Osservatore Romano, le quotidien du Saint-Siège, avait célébré la journée du dimanche en question (journée internationale des droits des femmes) en présentant la machine à laver comme étant peut-être ce qui a « le plus participé à l'émancipation des femmes occidentales au XXe siècle »... ce qui avait inspiré au regretté Pétillon (disparu en septembre 2018) un savoureux dessin paru dans Le Canard enchaîné du mercredi suivant (11 mars 2009).
Caractéristique du talent de Pétillon, c'est à plusieurs degrés que ce dessin exprime et partage l'ironie qui en fait toute sa saveur. Du moins est-ce là ce que je ressens... Puisse-t-il en être de même pour vous. ^^ Or donc, concluons... Silmo a écrit :
Que dire de plus ? ;-)
Amicalement, :-) B. [EDIT (24/09/2020): suite à requête amicale, mise en lien hypertexte du dessin de Pétillon, précédemment directement affiché dans le présent message] In Memoriam... - Silmo - 23/09/2020 Ah non, pas Juliette Greco.
Pour mieux comprendre, cette archive sonore (cliquez sur le média "Jeu de l’Ouïe") : "Je suis comme je suis" (1965, belle année, bien avant Gloria Gaynor en 1984) Respect, Madame Greco. S. In Memoriam... - Yyr - 24/09/2020 Hyarion a écrit :
Eh bien ... pour moi ce n'est pas une réussite ;)
En revanche, tu serais le plus agréable des compagnons contradicteurs si, dans un cas comme celui-ci, tu passais (comme tu le fais parfois) la référence à ce dessin par un lien hypertexte. Ainsi, sans te censurer pour ce qui te concerne, pour celui qui te lit :
Si une chose de ce genre devait advenir, ce ne serait en tout cas pas sur JRRVF où je ne compte pas aller au-delà de l'analyse tolkienienne. Je persiste à penser que ce forum n'est pas le lieu pour glisser (sur) les sujets graves du Monde Primaire où les affrontements, même cordiaux, peuvent faire beaucoup de mal. Mon courriel reste ouvert le cas échéant si des questions te taraudent ;). Dans le fuseau sur la Machine, je regrette de ne l'avoir pas compris plus tôt (j'avais du mal à accepter un désaccord avec Silmo et Lægalad ;)) : pour ce qui me concerne, j'aurais mieux fait de m'arrêter lorsque François écrivit 1) qu'il était convaincu que la thèse était bien celle de Tolkien 2) mais qu'il était lui en désaccord avec la thèse. Le forum se prête toujours au 1) (et si à cette occasion il y a de longues citations d'auteurs en contradiction avec la Modernité qui permettent d'éclairer Tolkien il n'y a à mon sens rien à redire au contraire !!); pas toujours au 2) : prudence ... In Memoriam... - Silmo - 24/09/2020 Je tiens au 1/ (vouloir comprendre une pensée) autant qu'au 2/ (avoir son propre chemin) avec parfois autant de distance qu'entre un forgeron et un poissonnier, du moment qu'on finit toujours autour d'un banquet
In Memoriam... - Hyarion - 24/09/2020 Yyr a écrit :
Nous sommes bien d'accord qu'il s'agissait d'un test, annoncé comme tel et donc sans volonté de « choquer par surprise » pour provoquer quelque violence poissonnière. ;-) Yyr a écrit :
Requête volontiers acceptée... car sur la forme, elle a été faite de façon à la fois aimable et argumentée, et car je la crois raisonnable sur le fond. :-) Dans ce cas-là, effectivement, il n'y a pas de censure : j'ai le droit de partager ce que je veux, tandis que personne n'est obligé de regarder ce que je montre (ou même de lire ce que j'écris), le tout dans le cadre d'échanges basés sur le respect et une bienveillance mutuelle à l'égard d'autrui, tant en matière de liberté d'expression qu'en matière de liberté de pensée. Yyr a écrit :
Merci pour ces précisions, Jérôme. Je suis tout à fait d'accord avec toi, et comme François, « Je tiens au 1/ (vouloir comprendre une pensée) autant qu'au 2/ (avoir son propre chemin) ». Le fameux fuseau sur la Machine a effectivement sans doute contribué, entre autres, à un certain glissement sans lequel j'aurai peut-être moi-même été moins enclin, au fil du temps, à avoir l'impression de me retrouver dans une ambiance un peu trop orientée, même de manière diffuse, sous prétexte de parler de Tolkien. Amicalement, B. In Memoriam... - Hyarion - 24/09/2020
Silmo a écrit :
Encore une belle personne qui s'en va... Merci pour le partage du lien vers France Culture et pour ton hommage, François. Juliette Gréco, cette chanteuse (et actrice) au parcours exceptionnel, femme libre à bien des égards mais qui entendait être au service de ce qui est beau en le partageant (« Je suis là pour servir, je suis interprète » disait-elle), incarnait vraiment toute une époque qu'elle a contribué à façonner, dans un sens positif et poétique. Ma mère l'aimait beaucoup. Le fait que Juliette Gréco disparaisse peu après Michael Lonsdale et Roger Carel en dit long sur le temps qui passe, pour nous tous...
RIP Juliette Gréco (1927-2020) B. In Memoriam... - Silmo - 28/09/2020 Depuis la disparition de Roger Carel ce 18 septembre, nous restons semble-t-il sans / cent voix !
à lire tant que c'est en ligne : In Memoriam... - Silmo - 07/10/2020 Forever 'Jump' & 'Beat It'' et Isengar nous en dira plus In Memoriam... - ISENGAR - 07/10/2020 Je préférais de loin les titres de 1978, You really got me et Eruption, dans le premier album du groupe Van Halen, qu'il avait fondé avec son frère Alex.
Je le soupçonne aussi d'être derrière le solo du Johnny B. Goode de Retour vers le futur (1985).
Mais je dois avouer que je n'ai jamais été un grand fan de la suite de sa carrière. Il était malade depuis de nombreuses années. Il a fini par se faire rattraper par de vieux démons.
Qu'il repose en paix. I. In Memoriam... - Silmo - 07/10/2020 . In Memoriam... - Silmo - 07/10/2020 Pinaise... oui bien sûr "Eruption" évidemment, quelle performance par Toutatis. In Memoriam... - Pellucidar - 07/10/2020 Isengar a raison; les premiers albums de Van Halen sont les meilleurs et après la claque Eruption, tous les apprentis gratteux de l'époque s'étaient mis à coller du tape sur leurs guitares ! C'est en fait Tim MAY qui joue le solo de Johnny B. Goode dans le film mais c'est bien avec une cassette de Van Halen que Marty McFly martyrise les tympans de son jeune père... R.I.P. Eddie ! 8.( In Memoriam... - Silmo - 31/10/2020 Sean Connery aura vécu mille aventures mais est-ce qu'on vit deux fois? In Memoriam... - ISENGAR - 31/10/2020 C'est une bien triste nouvelle... Même s'il s'était éloigné du cinéma depuis belle lurette, il va bien nous manquer.
Les personnages mémorables auxquels il aura prêté son jeu (et ses sourcils) resteront : Henry Jones Senior, Colonel Arbuthnott, Daniel Dravot, Edward Pierce, Jim Malone (mon préféré) ou encore Zed et Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez... RIP Sir Thomas Sean Connery (1930-2020) I. In Memoriam... - sosryko - 31/10/2020 Et Robin des Bois dans le tendre et émouvant Robin and Marian (La Rose et la flèche) de Richard Lester (1976), belle méditation sur le temps qui passe, les engagements qui éloignent et l'amour qui demeure.
In Memoriam... - Hyarion - 31/10/2020
Sean Connery est donc mort dans son sommeil ce samedi 31 octobre, à 90 ans, alors qu'il se trouvait à Nassau, aux Bahamas. Je repasse quelques instants en ces lieux et interrompt brièvement mon silence le temps de saluer ici la mémoire de ce très grand acteur, notamment en partageant ce témoignage à son propos du grand réalisateur John Boorman : [Concernant le premier rôle de Zed dans Zardoz,] je décidai d'engager Sean Connery. Il en avait eu assez d'être James Bond, mais il avait du mal à se construire une carrière après cela. Bien qu'il eût fait d'autres films entre-temps, comme La Colline des hommes perdus, on le considérait comme trop étroitement associé à 007 pour jouer d'autres rôles. Je lui offrit cent mille dollars. D'après son contrat, il devait disposer d'une voiture avec chauffeur. Il me demanda combien cela me coûtait. Je lui dis, cent cinquante livres par semaine. Il répondit : « Je conduirai moi-même et on partage la somme. » [Concerning the leading role of Zed in Zardoz,] I decided to try for Sean Connery. He had had enough of being James Bond, but was finding it hard to forge a career beyond it. Despite having made other movies in between, like The Hill, he was thought to be too closely associated with 007 to play other roles. I paid him a hundred thousand dollars. He had a car and driver in his contract. He asked me how much that cost me. I said a hundred and fifty pounds a week. He said, 'I'll drive myself and split it with you.' John Boorman, Aventures (Adventures of a Suburban Boy, 2003), traduit de l'anglais par Alain Masson, édition complétée, Paris, Marest Éditeur, 2017, « 1973 : Zardoz », p. 275-276. John Boorman, Adventures of a Suburban Boy, London, Faber and Faber Limited, 2003, “1973: Zardoz”, pp. 207-209. Il y aurait évidemment trop de films à citer... Outre Zardoz de John Boorman — un bon film, souvent incompris et pourtant aussi original qu'intéressant malgré des moyens limités —, je retiens pour ma part notamment Pas de printemps pour Marnie (Marnie, 1964) d'Alfred Hitchcock, L'Homme qui voulut être roi (The Man Who Would Be King, 1975) de John Huston, Le Nom de la rose (The Name of the Rose, 1986) de Jean-Jacques Annaud, et Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade, 1989) de Steven Spielberg... mais pour ne citer là que certains des longs métrages les plus connus de la filmographie de l'acteur. En ce qui concerne les films de la longue série cinématographique mettant en scène James Bond 007, Sean Connery reste à mes yeux le meilleur interprète du personnage, si convainquant que Ian Fleming lui-même, après coup, s'arrangea pour incorporer des origines écossaises à son personnage littéraire. De fait, les sept films de cette série avec Connery continuent de compter très largement parmi les meilleurs, notamment Bons baisers de Russie (From Russia with Love, 1963), Goldfinger (1964) et Opération Tonnerre (Thunderball, 1965). Celui que j'apprécie toutefois le plus aujourd'hui est le non-officiel Jamais plus jamais (Never Say Never Again, 1983), deuxième adaptation du roman Opération Tonnerre de 1961, film d'Irvin Kershner nettement moins ambitieux que le premier film de 1965 par Terence Young ayant adapté ledit roman, mais délicieusement ironique par la seule présence de Sean Connery et son interprétation décalée et pleine d'auto-dérision d'un 007 vieillissant : la fameuse séquence de la clinique, déjà amusante dans le roman de Fleming et dans le film de Young, devient ainsi encore plus savoureuse dans le film de Kershner, du moins de mon point de vue. À noter que Jamais plus jamais a été en partie tourné sur la Côte d'Azur, notamment à Villefranche-sur-Mer et à Antibes, dans une région française que Sean Connery, marié depuis très longtemps à l'artiste-peintre niçoise Micheline Roquebrune, connaissait bien.
RIP Sir Thomas Sean Connery, dit Sean Connery (1930-2020)
https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2020/10/31/sean-connery-premier-interprete-de-james-bond-au-cinema-est-mort-a-l-age-de-90-ans_6058038_3382.html En cette période coutumière de commémorations des défunts, j'ai également une pensée pour le linguiste et lexicographe Alain Rey, mort à Paris dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 92 ans.
RIP Alain Rey (1928-2020) Je repars et me tais à nouveau. Prenez soin de vous, toutes et tous, en ces temps difficiles. Peace and love, B. |