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In Memoriam... - Hyarion - 05/09/2013

ISENGAR a écrit :

Pas une seule chaîne de TV ne lui aura rendu hommage... c'est moche.

Paradoxalement, c'est à la radio que cela se passait : on en a parlé toute la journée de mardi sur France Info.

Amicalement,

Hyarion, écrivant...




In Memoriam... - Silmo - 07/10/2013

On a tous nos héros, que ce soit dans la musique, le sport, le cinéma, dans nos familles ou chez nos amis.
J'apprends ce soir qu'un de mes héros vient de disparaitre et j'en suis profondément attristé.
Patrice Chéreau n'est plus.
C'était l'un des plus grands artistes français des arts 'vivants', l'un de nos meilleurs metteurs en scène de théâtre et d'opéra.
Il m'a fait découvrir les pièces de Koltès aux Amandiers, puis me bouleversa plus tard à l'Odéon, et que dire de ses films, tous si écorchés.
Ce soir, je voudrais prendre le train.
F.  :'(




In Memoriam... - ISENGAR - 08/10/2013

Je crois bien que je ne le connaissais comme metteur en scène que par La Reine Margot, un film que j'avais beaucoup apprécié.
Je le voyais plus comme acteur, du coup. Je me souviens de son excellente prestation de Jean Moulin, dans Lucie Aubrac, de Berri.
Mais rien qu'en consultant la page qui lui est consacrée sur wikipedia, je vois bien que je suis passé à côté de beaucoup de choses. :/

Etonnant : Je découvre qu'il a joué un rôle dans Le Dernier des Mohicans, de Michael Mann... un vilain général français, of course.

I.




In Memoriam... - Silmo - 08/10/2013

Et il fut aussi un autre vilain général dans "Adieu Bonaparte" de Youssef Chahine.

Même dans ses rôles et ses mises en scène à trame historique, ce n'était pas quelqu'un qui ruminait le passé ou la nostalgie, au contraire, il me semble qu' il était toujours inquiet et soucieux du présent et de ses contemporains (la Reine Margot parle d'abord de la violence moderne) et toujours à la recherche de la nouveauté, pas gratuitement, mais pour être toujours de son époque, voire la tirer un peu en avant.

quelle que soit la beauté, la virtuosité de ses films, il a surtout marqué le théâtre et l'opéra, comme Visconti en son temps (la comparaison n'est  en rien sacrilège, ni pour l'un ni pour l'autre), que ce soit dans les dispositifs scéniques devenus, déjà, des classiques  (La Solitude des champs de coton, La Nuit juste avant les forêts, Phèdre,...) ou dans la révolution du Ring à Bayreuth : un scandale à l'époque que de faire 'jouer' sur scène des chanteurs d'opéra d'habitude plantés dans le décor le temps d'une démonstration vocale, mais qui imaginerait aujourd'hui un opéra mis en scène 'à l'ancienne'? (bon, le scandale tenait aussi au fait que les filles du Rhin était des putes :-)

La dernière fois que je l'ai vu sur scène, c'était l'an dernier, en septembre, dans un spectacle chorégraphié par Thierry Thieû Niang (un de ceux qu'il a formés au théâtre)  à l'occasion du centenaire du "Printemps" créé à Paris en 1912 par Nijinski. Chéreau donnait lecture de quelques extraits du journal de ce danseur puis un groupe de 25 "séniors" (des gens de 65 à 85 ans) se mettaient à courir en rond sur la scène, chacun à son rythme, tantôt s'encourageant, se soutenant, tantôt accélérant ou ralentissant, tandis qu'un autre sénior (chronos) courait en sens inverse comme un vrai coureur de demi fond avec une régularité inéluctable. Rien d'autre pendant  toute la durée du morceau du "Printemps"  de Stravinski sauf que peu à peu, les danseurs âgés, parmi lesquels Chéreau, épuisés, quittaient ce cercle du temps;  or, il n'y avait rien de désespéré dans ce spectacle, uniquement la vie qui s'accomplissait. C'était beau, puissant et chavirant.
Exactement comme dans "Ceux qui m'aiment prendront le Train",  bien que la mort soit présente, il n'était question que des vivants. Un grand et beau souvenir.

F.




In Memoriam... - Hyarion - 08/10/2013

ISENGAR a écrit :

Etonnant : Je découvre qu'il a joué un rôle dans Le Dernier des Mohicans, de Michael Mann... un vilain général français, of course.

Pas n'importe quel général français, puisqu'il s'agissait du personnage historique Louis-Joseph de Montcalm de Saint-Véran (tel que se le réprésentait Fenimore Cooper), mortellement blessé lors de la bataille des plaines d'Abraham alors qu'il commandait les troupes de la Nouvelle-France face à l'armée britannique. On lui attribue cet échange avec son chirurgien :
« — Combien de temps me reste-t-il à vivre ?
— Quelques heures à peine.
— Tant mieux, je ne verrai pas les Anglais à Québec. »

Silmo a écrit :

la révolution du Ring à Bayreuth : un scandale à l'époque que de faire 'jouer' sur scène des chanteurs d'opéra d'habitude plantés dans le décor le temps d'une démonstration vocale, mais qui imaginerait aujourd'hui un opéra mis en scène 'à l'ancienne'? (bon, le scandale tenait aussi au fait que les filles du Rhin était des putes :-)

S'agissant des filles du Rhin, le parti pris de Chéreau n'était pas dépourvu de bon sens, comme le rappelle Jean-Marc Proust dans un article consacré à la mise en scène du «Ring» du centenaire à Bayreuth (conçue par Chéreau alors qu'il n'avait que 32 ans) :

Il [Chéreau] tente d’effacer des idées reçues. [...] Les filles du Rhin ne veulent pas être des prostituées: comment serez-vous séduisantes en poissons?, leur dit-il.

;-)

Et on se souvient également du caractère sexuel (et pas seulement sanglant) de La Reine Margot, qui n'avait évidemment rien de gratuit.

RIP Patrice Chéreau (1944-2013)

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2013/10/07/le-metteur-en-scene-patrice-chereau-est-mort_3491549_3382.html

Amicalement,

Hyarion.




In Memoriam... - ISENGAR - 28/10/2013

'tain...
Lou Reed vient prendre sa place aujourd'hui dans ce fuseau...
La faucheuse se régale en 2013 Sad

I.




In Memoriam... - Silmo - 28/10/2013

F***
c'était pas rien Lou Reed, notre petit père du punk :-(
Combien de fois "Perfect Day" est passé en boucle sur la vieille hi-fi. Aujourd'hui sera plutôt un bad day.
Le titre du film de Wim Wenders dans lequel il apparait lui allait bien : "Si loin, si proche".
8.(
S.




In Memoriam... - Silmo - 28/10/2013

Ce matin en allant au boulot, je me suis réécouté l'album "Transformer" en songeant qu'hier soir, le rimmel a dû couler sur les joues de Candy, Holly, Sugar, Little Joe et Jackie...
et si certaines d'entre eux sont déjà passées dans l'autre monde (à supposer qu'il y ait un au-delà du wild side), probable qu'ils sauront 'témoigner leur affection' à Lou !

Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo




In Memoriam... - ISENGAR - 28/10/2013

Trop fatigué hier soir pour réagir à la juste mesure de ce triste événement.
Et aujourd’hui, je me sens si abattu :/

Deux articles du Monde.fr résumeraient bien ce que j'ai envie d'écrire.
Pour pas faire doublon, je glisse les liens ici...

http://www.lemonde.fr/culture/portfolio/2013/10/28/lou-reed-en-quatorze-albums_3503843_3246.html
http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/10/28/mort-de-lou-reed-les-titres-qui-resteront-graves-dans-votre-memoire_3503827_3246.html

RIP Lewis Alan Reed, dit Lou Reed (1942-2013)

I.




In Memoriam... - TB - 29/10/2013

Walkin' in  the wild side, et en revenir...Ou pas!? Le Velvet retourne underground, et rejoindra un passé regrettable, sans doute, mais ô combien regretté...Parfois!
À l' époque, nous étions trois, comme les  Trois Mousquetaires...Sauf que nous, on était, vraiment, trois: Didi, mon, seul, ami...Compagnon de trémail, et d' errance, authentique  " p'tit gars d' la Côte " ( sauvage..), et créateur du concept " Civils of Misfortune " ( Un jour, je vous raconterai...)...Marc, le p'tit Marc, " Marc-le-Belge ", ce qu' il n' était pas, mais on l' appelait comme ça, car né de parents expat', et vivant à Bruxelles, la mode du moment l' avait, promptement, re-baptisé ainsi ( Tu portais un manteau, élimé, de lapin, la barbe, et te prétendais Slave, et tu devenais - Yvan Rebroff -...C' était, vraiment, une drôle d' époque! ), il était le conducteur d' une vétuste 403-plateau, de couleurs, nombreuses, quoique toutes, indéfinissables, et un passionné d' ornithologie, se désolant de ne jamais connaître le Dodo...Et moi, pas encore TB, mais facho, toxico, et chercheur de magots!
On zonait, alors, au Laos, où, disait-on, les amères ricains achetaient, si ce n' est à prix d' or, mais en dollars, armes, munitions, drogues, renseignements, dans sa lutte effrénée contre le Communisme..." L' arrêter là-bas, pour pas avoir à le faire...au Bois de Boulogne! ", l' idée avait le mérite d' être simple, et le Laos étant, à l' époque, la pointe S-E du célèbre Triangle d' Or, on avait décidé, tout à la fois, de sauver le Monde, de faire fortune, et, accessoirement ( Encore que...! ) de se défoncer comme des bêtes...Ce qui, pour ce dernier objectif, se révéla, à contrario des deux autres, plutôt facile!
De Bangkok, l' idée semblait, relativement, simple: un deal comme un autre, quoi...En fait, il y  avait qu' un problème: c' est que l' arme, la dope, les renseignements, ont, en commun, d' appartenir, quasiment tout le temps, à quelques malfaisants, qui n' ont aucunement envie de vous les donner!
Aujourd' hui, on pourrait se gausser de tant de " naïveté ", pour rester dans l' euphémisme courtois, seulement, voilà: " ..Nous étions jeunes, et larges d' épaules...", comme le chantait Lavillier, et nous vivions hic et nunc...Sans chercher quelque cohérence dans une époque qui n' en avait guère à nous offrir!
Le Laos était, en 1969, le Paradis...Et même, alors que la Guerre Froide se réchauffait au napalm, à quelques courts vols de bombardiers de là, un paradis notoirement neutre: les Laotiens auraient bouffé du chocolat, et fabriqué des montres, qu' on se serait cru en Suisse...Si la Suisse avait rassemblé tout ce que le Monde Libre ( Registred Trademark...) pouvait compter de forces armées, venues combattre, en passant, et de manière la plus neutre possible, la version locale du vietcong: le Pathet Lao!
Comme ses pairs,  cambodgiens et viets, c' était une bande de crétins sanguinaires et analpha-très-bêtes, venus inculquer le bonheur prolétaro-socialiste au Peuple - Laos, Hmong, et autres Montagnards..-, qui ne leur avait rien demandé...En fait, ils n' étaient que les larbins de l' oncle Ho, chargés d' emmerder les larbins de l' oncle Sam!
Et nous, dans tout ce merdier, nous cultivions le romantisme, aussi noir que Delmore, en regardant les horreurs boréales que nous dessinait l' USAF, à l' aide de ses Dragons Magiques, de la terrasse de chez Mama-san, propriétaire du, seul, bar-restau-dépot de gasoil, du bled, et d' une volumineuse glacière...Ce qui faisait, d' elle, compte tenu qu' elle me louait, pour une somme obscène par son insignifiance, un palace au plancher de teck massif, LA personne à connaître, à 100 km à la ronde! La baraque avait, en outre, deux avantages: elle se situait à 20m du troquet ( Et donc, de sa fille, et du Coca glacé...! ), et était sur pilotis...Ce qui me mettait hors de portée des réveil-matins locaux, poilus, braillards, et caractèriels, que sont les cochons laotiens: ils vous bouffaient TOUT, hurlaient comme des singes, dès que vous aviez L' IDEE, de les éjecter de votre espace vital, mais, feignants comme pas possible, haïssaient toute forme d' escalade, même celle d' une banale échelle! Et, cerise du cake, j' étais à portée du " Sound System "  ( Un cadeau d' un " météorologue " de l' armée US, qui squattait, à quelques lieux de là, une colline, excessivement fortifiée...Je veux dire: pour une station Météo, fut-elle en territoire laotien! - En fait, ils vectorisaient le " trafic aérien ", dans la bonne direction...Vers Hanoï, quoi! - ...Encore que " Sound System ", me parait, aujourd' hui, quelque peu optimiste, la stéréo étant, dans ses mauvais jours, aussi caractèrielle que les fameux gorets!
Mais ça permettait de sombrer dans un sommeil sans rêves, en écoutant le SOS des Pink Floyd, l' Electric Ladyland, du trio, ô combien experienced, d' Hendrix, et de goûter aux fruits délétères, sous la forme d' une Banane rose, comme une chrysler, et opiacée...Du Velvet Underground, and Nico: alors dans toute sa gloire ( Quelque peu marginale...Il faut bien le reconnaître! ), mais dont l' héroine valait bien celle du cru!
European son...Waitin' for my man...Black Angel' s death song...Autant de morceaux sublimes qui s' inscrivent, à jamais, comme la B.O. d' un film qui, sous de tels auspices, ne pouvait que finir dans un " Götterdämmerung " minable...Mais tout aussi tragique que son illustre prédécesseur wagnérien!
Un matin, Marc décida, malgré nos conseils de prudence, d' aller prospecter, en direction de la frontière thaï, suivant une piste bien damée, pour cocher je ne sais quel piaf à la con, au fin fond de nulle part...De là, il redescendrait sur Chiang Rai, avant de revenir, dans quelques jours...Etant motorisé, il était coutumier du fait, et Didi et moi, on était pas chaud pour faire 300 bornes de piste, pour passer vingt secondes à entrevoir un éclair verdâtre, au milieu de la brousse: on lui recommanda, donc, d' éviter d' être coincé au milieu d' un convoi, et on le força à prendre, en sus d' un rab de munitions, un jerrican de gasoil ( Sa 403 était diesel, et à l' ancienne: tu montais avec un litre de lait, et 10mn après, tu redescendais avec une plaquette de beurre...Et je vous dis pas le bruit: on SAVAIT qu' on était pas en panne, je peux l' assurer! ), mais, en même temps, il allait pas envahir la Chine...Et c' est d' un doigt, bien tendu, qu' il nous souhaita au revoir...Didi essaya de lui balancer une caillasse, le rata, mais eut la bonne fortune de toucher Sihanouk, un gros porc hargneux qui le détestait...Sihanouk détala, en couinant, et Marc disparut sous une ovation qui ne le concernait pas!
Une bonne dizaine de jours plus tard, je fus réveillé par Mama-San...Devant la terrasse, il y avait un 4x4 des Hmongs qui assuraient le soutien des météorologues US, et je reconnus l' interprête, un p'tit rigolard ( Comme, quasiment, tous les Hmongs...), dont l' efficacité à enfourner, tête la première, les Pathet récalcitrants dans des fûts de 200 litres, remplis de liquides variés n' était qu' une de ses nombreuses qualités...C' est donc hilare, la Lucky au bec, qu' il m' annonça, tandis que je regardais Didi qui affichait un effroyable rictus de haine et chagrin mêlès, que Marc, le gentil Marc, avait fini, petite momie ricanante, dans l' amas de tôles noirçies qu' avait été sa 403, explosé par une roquette chinetoque, hongroise, ou de pétaouchnok!
Si j' avais bien compris, la justice avait, déja, été rendue puisqu'ils avaient eu le bol de tomber, quelques jours plus tard, sur un groupe de Pathet qui remontait vers le Nord...C' était loin, et, m' apprit-il, toujours riant, ils n' avaient ramené qu' une, ou deux, têtes ( Le Pentagone essayait d' éviter le " body count ", mais les Hmongs étaient, à ce sujet, relativement de l' ancienne école! ), après s' être enquis, auprès des rares survivants ( Momentanés...! ), si ils ne s' étaient pas rendus coupables de quelque vilainie, plus au sud...Et un type s' était rappelé qu' effectivement, ils avaient bien fait sauter une bagnole civile...Infraction on ne peut plus grave, et qui avait valu au quidam, une mort quasi instantanée! Connaissant les talents de mon interlocuteur, j' avais quelques doutes sur l' authenticité du remord tardif d' un mec qu' on vient de hisser d' un bidon plein d' eau croupie, mais j' en reconnus la possibilité...Pas loin de deux semaines s' étaient écoulées depuis le départ de Marc, et l' activité rebelle n' était pas inexistante: Marc était mort, et, sur le coup, la seule chose qui me vint à l' esprit, c' était le Marc, qui, devant nos conseils de prudence, nous avait dit: " De toute manière, la Belgique est neutre...! "...Bel exemple de foi, de schizophrènie, ou d' inconscience...Ou, plus sûrement, des trois!   
L' interprête, qui, en plus de son harassant labeur d' extracteur de vérités vrais, servait, contre subsides, à  nos transactions d' apprentis-pharmaciens, nous sachant amis, était venu nous offrir d' aller contempler la tête des certifiés-coupables, présentement fichée sur quelque bambou, en lisière de leur campement...Dans le 4x4, on fuma, pas mal, de l' excellente Lao Green, et, arrivés au camp, Didi et moi avions, sinon oublié Marc, du moins, oublié ce pourquoi on était là, et l' herbe aidant, la journée prit une forme moins tragique sinon habituelle! J' avoue ne plus trop me souvenir des détails, si ce n' est que je me rappelle avoir compisser la tête du traitre assassin, et que Didi avait, vainement, essayé, sous les rires d' un public de connaisseurs, d' expliquer les subtilités du pénalty " à la Kopa ", avec la même tête!
C' étaient des temps déraisonnables, et nous avions toutes les raisons de ne pas en avoir...J' avais pas 20 ans, quand j' ai tué, je crois, mon premier humanoïde, et Marc venait d' atteindre, à peine, sa majorité ( 21 ans, alors...! ), quand il est mort de trop aimer les piafs...Disons-le comme ça!
Mais n' allez pas vous imaginer que, sous le gentil TB, se cachait un sombre " serial killer ", si je dis - premier -, c' est par honnêteté, parce que la grenade qu' on coince derrière la porte d' une hutte, les beehives de 12 ( Saletés, bourrées d' une vingtaine de " darts " d' acier, qui vous coupent, à la bonne distance, un mec en deux! ), dont on asperge la végétation suspecte, le trou insondable, ou, plus souvent, la peur du noir, quand les ombres, mêmes, deviennent sournoisement malfaisantes ( Et, communistes, peut-être...Sûrement! ), et rampent vers vous...Tous ces gestes n' aspirant qu' à faire d' un possible, une certitude sans ambiguité!
Du coup, j' avoue, mais ça compte pas...C' était la guerre, bien que ce fut pas la mienne, et ils m' aimaient pas plus que je les aimais! Et, en vérité, j' en avais, et j' en ai, toujours, rien à battre...On va pas faire dans le prétexte-mea culpa-fallacieux et, en ce qui me concerne, faux-derche, mais, même si vous êtes pas branchés familles, et que vous n' avez pas de potes dans le coin, voir Papa, Mama, et la progéniture, empalés sur des bambous, par 35° à l' ombre, et un taux d' humidité avoisinant les 90%, ça encourage pas à la tolérance...Qui est, à cet égard, comme la bombe atomique: ça fonctionne d' autant mieux qu' on a pas à s' en servir!
Mais pourquoi parler de ça...!? Je suis sans remords, si ce n' est sans regrets, et le Velvet Underground n' était qu' un groupe parmi beaucoup...Des plus célèbres, des plus représentatifs de la " Playlist " de l' époque! Et la carrière solo de Lou Reed contient quelques perles..." BERLIN ", par exemple, et les cris des gosses qu' on emmène, loin de leur camée de mère, et " pour leur bien ", bien évidemment!
Mais voilà il y a des musiques qui drainent des souvenirs d' ailleurs...Ceux-là même, qui semblent appartenir à d' autres, tellement ils sont loin, incongrus, irréels, étranges, autant qu' étrangers à ce que vous êtes!
J' ai pleuré, une nuit, en apprenant la mort de John Lennon...Des années plus tard, j' ai compris que, ce soir-là, je pleurais ma mort...Ou, du moins, celle d' une partie de moi...Enterrant, avec l' ex-Beattle, l' An 01, le Laos, mes certitudes successives, voire, même, antagonistes, le Bonheur, comme absolu, et une bonne partie de mes espérances, et de mes illusions...Bref, je pleurais ma jeunesse passée, quoi, et je venais, tout juste, d' avoir 30 ans!
Je n' ai pas pleuré, en apprenant le décés de Lou Reed...Mais  sa mort m' a renvoyé très loin, ailleurs...En Mordor! Et ce, bien avant que je découvre son existence, sous la plume de Toto!
" What behind that curtain...!? ", chantait Laurie Anderson...Qu' y a-t-il, derrière le rideau de la mémoire, forcément, sélective...Qu' est-ce qui fait, de la musique emblématique de la confusion d' alors, le réceptacle, même pas hermétique, d' une époque que je survole sans passion, si ce n' est sans intérêt!? En écrivant ces quelques lignes, j' ai cherché, vainement, à me remémorer l' état émotionnel suscité par la mort d' un ami, ou, disons, d' un camarade...Mais, si je peux me rappeler, sans avoir à plonger bien profond, la peur, la douleur ( illustrée par la balafre qui marque le gras de mes mous abdominaux...Et oui, ça a fait, atrocement, mal! ), et même le plaisir...Il faut se faire une raison, la guerre, quand on en survit, ç' est, quelques fois, franchement marrant, d' ailleurs, c' est bien connu: " ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort...! "...Il n' y a rien, 45 ans après, qui ait survécu, de discernable, si on excepte ce sentiment d' inutile, cette pitié, mêlée de tendresse, quand je me remémore ce doigt, pointé vers le ciel, et le cul de Dieu, si il existe!
In memoriam, Marc...Salue, de notre part, Lou, Jimi, Dieu, Marx, ou plus sûrement, le Diable, et dis-leur que les autres mousquetaires arrivent...Qu' ils aient pitié d' Eux-Même!
Mais, après tout, baiser Nico, en écoutant Loulou pousser la chansonnette, il y a des moyens plus chiants de passer l' Eternité...Pas vrai!?
Carpe diem...




In Memoriam... - Silmo - 29/10/2013

Eh bé ...
Ce fuseau n'aura jamais autant mérité son titre !




In Memoriam... - ISENGAR - 29/10/2013

Tu m'étonnes :o

Merci infiniment TB pour cette porte entrouverte vers la mémoire.

Marc, Didi, Michel et le Laos... de quoi aborder les pénibles réunions du matin avec le détachement qu'elles méritent...

I.




In Memoriam... - Cédric - 29/10/2013

"Superbe" message, TB. J'en reste secoué...
Et, oui, Carpe diem, ça n'a jamais été aussi bien assorti à l'évocation de ses / tes souvenirs je crois...

Et derrière le sens, l'impact du message, quelle plume !

Merci.




In Memoriam... - sosryko - 01/11/2013




In Memoriam... - ISENGAR - 23/11/2013

Quand on vous dit que 2013 est une année bien sombre... est-ce la présence du "13" en son sein ?

Hier, Georges Lautner, un réalisateur qu'on est plusieurs a bien aimer par ici, s'est éteint à son tour, intégrant cette longue et triste liste qui nous avions ouverte avec Jean Topart.

Ultime pied de nez, il a "choisi" de nous quitter pour les 50 ans de la mort de Kennedy (22 novembre), alors que les 50 ans de la sortie française des Tontons flingueurs (27 novembre) n'étaient qu'à 5 jours...

RIP Georges Lautner (1926-2013)

I.




In Memoriam... - Gawain - 23/11/2013

Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, et paf !
Mais ce coup-ci, c'est pas un bourre-pif...

RIP Goerges Lautner. Si tu cherches Audiard, Ventura et toute la bande, ils sont dans la cuisine...




In Memoriam... - Hyarion - 23/11/2013

En dehors de ces films, ce qui m'a marqué chez Lautner, c'était sa voix. Une voix très douce, posée, agréable à entendre, avec un timbre très particulier, à mille lieues des numéros de grandes gueules qu'il a pu mettre en scène.

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2013/11/23/georges-lautner-realisateur-des-tontons-flingueurs_3519114_3382.html

Loin de partager l'engouement supposé général pour Les Tontons flingueurs, personnellement, j'aime surtout les films qu'il a fait avec Jean-Paul Belmondo : Flic ou voyou (1978), Le guignolo (1980), Le professionnel (1981)...

RIP Georges Lautner.

Amicalement,

Hyarion.




In Memoriam... - Silmo - 23/11/2013

"Le lion est mort, les chacals se disputeront l'empire. Enfin, on peut pas demander plus aux frères Volfoni qu'aux fils de Charlemagne."

Bon, allez,  histoire de rappeler que Lautner ne doit pas son succès uniquement aux dialogues savoureux de son pote Audiard, une petite oraison de rigueur (extrait de "Le Monocle rit Jaune")

[Vidéo: http://http://www.youtube.com/watch?v=cm7Al-4SmBs&feature=player_detailpage&list=PLD57DE1596A67725D]

Au cas où ça ne marcherait encore pas, je rajoute le lien car je ne suis pas doué pour incruster des vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=cm7Al-4SmBs

Et puis, ça s'impose ...

"Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !
"
(Paul Meurisse citant Victor Hugo dans "L'Oeil du Monocle")

Silmo
Ah, "Le Monocle"...  une bien belle trilogie !!




In Memoriam... - Silmo - 23/11/2013

je m'aperçois que j'ai oublié d'indiquer  que Mme Hui, la fausse veuve éplorée  en blanc à laquelle Paul Meurisse (le Monocle) s'adresse durant cet hommage funèbre,  est interprétée par Renée Saint-Cyr, la mère de Georges Lautner.




In Memoriam... - Aglarond - 23/11/2013

Pour ceux que ça intéresse, j'avais fait il y a quelques années une compilation des meilleures citations des Tontons, des Barbouzes et du Taxi pour Tobrouk, sous pdf et agrémenté de quelques caricatures au trait bien senti. Si certains sont preneurs, c'est avec plaisir.
Allez, une petite de Maurice Biraud dans les sables libyens pour le plaisir :

Audiard via Biraud a écrit :

- Mon cher Ludwig, vous connaissez mal les Français. Nous avons le complexe de la liberté, ça date de 89. Nous avons égorgé la moitié de l'Europe au nom de ce principe. Depuis que Napoléon a écrasé la Pologne, nous ne supportons pas que quiconque le fasse à notre place. Nous aurions l'impression d'être frustrés.

Amicalement,
A.




In Memoriam... - Silmo - 23/11/2013

Je me demande bien ce qui t'a fait choisir "un taxi pour Tobrouk"??  ... à moins que cet extrait-ci :

Gensac : Si vous continuez sur votre route, Brigadier, et si mon relevé est correct, nous n'allons plus à El Alamein mais sur le cap de Bonne Espérance.
Goldmann : Et ça porte des galons !
Dumas : Si tu les veux ! On s'est écarté de combien ?
Gensac : Oh, remarquez, je disais le Cap de Bonne Espérance pour ne pas vous vexer. En réalité nous fonçons vers le Pôle Sud.

:-))




In Memoriam... - Aglarond - 24/11/2013

Wink
Bien vu !
A.




In Memoriam... - ISENGAR - 06/12/2013

Eh voilà... on la redoutait tant. Il fallait bien qu'elle arrive : la fin de Nelson Mandela.

J'ai passé mon enfance avec la vision de cet étrange portrait en pochoir sur le mur d'un bloc HLM, non loin de chez moi, avec un grafitti indiquant qu'il fallait "la liberté pour Mandela".
Mandela... Ce portrait et ce nom exotique s'accompagnaient de bandes sons prestigieuses et bien connues à l'époque, de Simple Minds ou Johnny Clegg qui passaient en boucle à la radio. Et puis le concert de Wembley, en 1988...
Mandela était une sorte de mythe un peu flou pour l'adolescent en devenir que j'étais. Il représentait des choses aussi terribles et fascinantes qu'elles étaient lointaines et que je n'arrivais pas à complètement cerner... Il aura fallu que je dévore Pleure, ô pays bien-aimé d'Alan Paton pour mieux comprendre le drame qui se jouait en Afrique du Sud.

Et puis en février 90, la libération du bonhomme, avec le même visage souriant que le vieux portrait au pochoir... Un événement qui m'avait fortement ému et qui reste dans ma mémoire intimement lié à cette époque où je découvrais pages après pages le Seigneur des Anneaux dans une deuxième et décisive relecture.
Le portrait est resté longtemps sur le mur, même après que le vieil homme soit devenu président. Aujourd'hui, bien que les peintres mandatés par l'ANRU aient certainement recouvert les murs de peintures neuves, je suis persuadé que le portrait est toujours là, quelque part sous une couche d'un beau crépis aux couleurs pastels d'un ghetto qu'on souhaiterait joyeux.

La liberté pour Mandela. Cette fois, on y est.

RIP Nelson Rolihlahla Mandela (1918-2013)

I. 8.(




In Memoriam... - Silmo - 06/12/2013

8.(




In Memoriam... - ISENGAR - 16/12/2013

Haoum !
je dois avouer que j'ai été surpris par la nouvelle, car sincèrement, je pensais que Peter O'Toole était déjà mort depuis quelques années... et puis je me suis souvenu que je m'étais déjà fait la remarque il y a quelques temps en le voyant dans le rôle de Paul III, sous un jour cynique et têtu, dans la série Les Tudor (2008).
Décidément ! :/...

Non pas que ce grand monsieur était mon acteur préféré, mais il se trouve qu'il a tenu le premier rôle dans l'un de mes films préférés : Lawrence d'Arabie de David Lean (1962).
Du coup, je suis doublement attristé. Pour avoir négligemment anticipé cette disparition dans mon esprit, et parce que je suis passé sans doute à côté d'un grand acteur.

Même si beaucoup de nécrologies s'attardent forcément sur Lawrence d'Arabie (et une époque où on savait faire des grands films...), Peter O'Toole a tenu d'autres grands rôles dans sa vie, notamment quelques figures shakespeariennes.
Je me souviens aussi de l'avoir vu en empereur romain (très) décadent dans le Caligula de Tinto Brass... mais je préfère garder en mémoire le rôle du précepteur de l'empereur Pou-Yi (Le Dernier Empereur de Bortolucci), dans lequel il était très à son aise et particulièrement émouvant (et pourtant, ça ne devait pas être simple pour un Irlandais, de jouer un précepteur écossais...)

RIP Peter O'Toole (1932-2013)

I.




In Memoriam... - Silmo - 16/12/2013

Caligula, un sacré nanard, mais l'acteur n'y était pour rien...
Décalé à souhait dans "Le Dernier Empereur".
Dans la "La nuit des généraux", son interprétation d'un général nazi pervers et névrosé était également saisissante.
Époustouflant dans "Lawrence d'Arabie". Le Monde raconte aujourd'hui l'épopée de la restauration de ce monument du cinéma (Ah, ce long long long plan fixe sur le désert et ce petit point qui s'avance...)

Une pensée aussi aujourd'hui pour Joan Fontaine, actrice pour Hitchcock (inoubliable dans "Rebecca" et "Suspicion"), elle jouait Lady Rowena (la rivale de coeur d'Elisabeth Taylor) dans le pittoresque "Ivanhoé" de Richard Thorpe.

Une pensée également pour France Roche, à sa manière une autre grande dame du cinéma par la culture encyclopédique qu'elle en avait.

S.




In Memoriam... - Hyarion - 16/12/2013

Je ne sais pas si Caligula peut être qualifié de nanar (après vérification, je constate qu'il n'est même pas dans la liste des mauvais péplums du site Nanarland) : film décadent aux excès revendiqués, oui, sans doute, mais delà à parler de nanar, on entre forcément dans la subjectivité... Trouves-tu que les plans X supplémentaires tournés en cachette par le producteur Bob Guccione n'étaient pas assez travaillés ? ;-)
Je ne crois pas, moi non plus, cependant, que Peter O'Toole ou John Gielgud aient été responsables de ce qu'a été, in fine, ce film à la genèse compliquée et au résultat pour le moins... hors-normes.

O'Toole est excellent dans Lawrence d'Arabie et dans La nuit des généraux, face à Omar Sharif dans les deux films. Outre son rôle de précepteur dans Le Dernier Empereur, il a aussi joué le roi Henri II d'Angleterre face à Katharine Hepburn incarnant Aliénor d'Aquitaine dans Le Lion en hiver. Je me souviens aussi de lui dans quelques rôles pour des films de télévision : général romain dans Masada, empereur de Liliput dans Les Voyages de Gulliver, bien des années avant son rôle de pape dans Les Tudors. Le dernier film de cinéma où je l'ai vu a été un film de fantasy, Stardust (2007) de Matthew Vaughn, d'après le roman Neil Gaiman.

Un des grands rôles de Joan Fontaine aura effectivement été celui qu'elle a joué dans le film Rebecca de Hitchcock, dont des extraits avaient été diffusés encore récemment lors de l'exposition L’Ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst présentée au musée d'Orsay au printemps dernier. La soeur aînée de Joan Fontaine, l'actrice Olivia de Havilland, a 97 ans...

À noter, concernant France Roche, que celle-ci avait aussi été actrice, dans les année 1950, même si c'est surtout pour son activité cinéphilique à la télévision qu'elle est aujourd'hui connue.

Je ne sais pas pourquoi personne ici n'a parlé du cinéaste Edouard Molinaro, décédé le 7 décembre... Sa filmographie est sans doute inégale et les succès populaires qu'il a pu connaître ne correspondent pas généralement au cinéma qui m'intéresse, mais je garde cependant un bon souvenir de Mon oncle Benjamin (1969) avec Jacques Brel dans le rôle-titre, d'après le roman de Claude Tillier.

RIP Édouard Molinaro (1928-2013)

RIP Joan Fontaine (1917-2013)

RIP France Roche (1921-2013)

Amicalement,

Hyarion.




In Memoriam... - Silmo - 16/12/2013

Tu as doublement raison Hyarion :

- d'une par sur le fait que "nanar" n'était pas le terme approprié, si tant est qu'il existe une définition unanime de ce qu'est un nanar !?!
Pour Caligula, le terme de "bouse" cinématographique aurait été plus adéquat, non en raison des scènes cochonnes (il en faut plus pour m’effaroucher)  mais à cause du faible niveau du reste.

- d'autre part sur le fait d'avoir oublié Molinaro dans nos regrets éternels, souvent cité pour ses comédies burlesques (Oscar et Hibernatus) voire emplumées (la Cage aux Folles 1 et 2 - le 1 est bien) on lui doit tout de même quelques pépites historiques (comme le huis-clos "Le Souper" avec deux Claude - Brasseur et Rich - qui valent mieux qu'un seul Caligula) et puis un petit bijou du cinéma noir français "Un Témoin dans la Ville" (encore une fois, Lino Ventura impeccable). Hélas, il manque "Les Sept péchés capitaux" à ma dévédéthèque (tourné par 7 pointures, dont Molinaro) j’attends impatiemment qu'il sorte un jour en boutique.

S.




In Memoriam... - Elendil - 16/12/2013

Hyarion a écrit :

Un des grands rôles de Joan Fontaine aura effectivement été celui qu'elle a joué dans le film Rebecca de Hitchcock, dont des extraits avaient été diffusés encore récemment lors de l'exposition L’Ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst présentée au musée d'Orsay au printemps dernier.

Magnifique film et magnifique actrice dans ce rôle, en effet. Clairement l'un des films de Hitchcock que je préfère — et pourtant, le choix est vaste.




In Memoriam... - Hyarion - 16/12/2013

Silmo a écrit :

Tu as doublement raison Hyarion :

- d'une par sur le fait que "nanar" n'était pas le terme approprié, si tant est qu'il existe une définition unanime de ce qu'est un nanar !?!
Pour Caligula, le terme de "bouse" cinématographique aurait été plus adéquat, non en raison des scènes cochonnes (il en faut plus pour m’effaroucher)  mais à cause du faible niveau du reste.

Par Zeus, Odin, Crom et Ulmo... mais j'espère bien, en effet, qu'il t'en faut plus pour t'effaroucher ! ;-) Sans aller jusqu'à qualifier Caligula de "bouse", je reconnais qu'objectivement, ce film n'est pas, cinématographiquement parlant, de très bonne qualité. J'ai cependant connu des films beaucoup plus mal filmés : The Barbarians & Co, par exemple (là, le qualificatif de "bouse" est, de mon point de vue, pleinement justifié !)... ;-)

Silmo a écrit :

- d'autre part sur le fait d'avoir oublié Molinaro dans nos regrets éternels, souvent cité pour ses comédies burlesques (Oscar et Hibernatus) voire emplumées (la Cage aux Folles 1 et 2 - le 1 est bien) on lui doit tout de même quelques pépites historiques (comme le huis-clos "Le Souper" avec deux Claude - Brasseur et Rich - qui valent mieux qu'un seul Caligula) et puis un petit bijou du cinéma noir français "Un Témoin dans la Ville" (encore une fois, Lino Ventura impeccable). Hélas, il manque "Les Sept péchés capitaux" à ma dévédéthèque (tourné par 7 pointures, dont Molinaro) j’attends impatiemment qu'il sorte un jour en boutique.

Oui, en effet, outre Mon oncle Benjamin (un film que j'ai souvent vu quand j'étais plus jeune), j'ai aussi pensé, à la mort de Molinaro, à son Souper de Fouché et Talleyrand, qui est effectivement très réussi. Il faudrait que je revois Un témoin dans la ville, qui m'a laissé aussi un bon souvenir, maintenant que j'y pense.

Elendil a écrit :
Hyarion a écrit :

Un des grands rôles de Joan Fontaine aura effectivement été celui qu'elle a joué dans le film Rebecca de Hitchcock, dont des extraits avaient été diffusés encore récemment lors de l'exposition L’Ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst présentée au musée d'Orsay au printemps dernier.

Magnifique film et magnifique actrice dans ce rôle, en effet. Clairement l'un des films de Hitchcock que je préfère — et pourtant, le choix est vaste.

C'est une des particularités des grands cinéastes : avec eux, on peut se payer le luxe d'avoir des chef d'oeuvres préférés parmi d'autres chefs d'oeuvres. Comme nous en sommes loin aujourd'hui...

Par moments, les enfants, je me sens largué : il parait que le grand art de notre temps, ce n'est plus le roman comme au XIXe siècle, ni le cinéma comme au XXe siècle, mais le jeu vidéo...
Cela me fait d'ailleurs penser que ledit art a fait l'objet d'un instructif épisode de BiTS...

Amicalement,

Hyarion.

P.S.: correction concernant mon précédent message >>> au deuxième paragraphe, il faut lire bien sûr : "... film de fantasy, Stardust (2007) de Matthew Vaughn, d'après le roman de Neil Gaiman."




In Memoriam... - Silmo - 24/12/2013

Il y a 5 ans, le 25 décembre 2008, disparaissait Eartha KITT,  "la femme la plus excitante du monde" (selon Orson Welles)... mais aussi une chanteuse talentueuse, aussi bien dans le jazz ou le blues des années 60 que dans le disco des années 80.
Rassurez-vous, je ne prolongerai pas plus loin  le commentaire musical car je serais bien incapable de concurrencer Isengar sur ce créneau.

Toujours est-il qu'Eartha KITT partage avec Charlie CHAPLIN, James BROWN, Dean MARTIN ou encore GRIMOD de La REYNIERE   cette fatalité d'être décédée un  25 décembre et donc, de se faire voler la vedette chaque année par d'autres manifestations populaires ayant une audience considérablement plus nombreuse que la commémoration des trépassés.

Eartha Kitt se fit connaitre par plusieurs succès dans les années 50 parmi lesquels "Santa Baby" (1953)  qui est un de mes standards préférés dans le registre des chants profanes  de Noël...

Jugez par vous-même :


[Vidéo: http://http://www.youtube.com/watch?v=jFMyF9fDKzE]

Devenue icône kitch au terme de sa carrière, Eartha Kitt avait un très joli timbre dans sa jeunesse, clair et vibrant.
Notez qu'à la fin de la chanson, elle demande au Père Noël   "a Ring" , prétexte bien ténu pour poster ici :-) mais faut-il un motif dans ce fuseau???

Qu'importe! Cette chanson  est un incontournable de Noël :-)

Im Memoriam Miss Kitt.


Afin que vous ne vous mépreniez pas sur la sûreté de mon jugement artistique (ni sur mes goûts parfaitement assumés) je confesse qu'au nombre de mes rituels de noël, il y a a aussi l'écoute (parfois plusieurs fois en boucle) de "Last Christmas" du groupe WHAM! (1984) .
NB: pour les lecteur étourdis, je précise que Georges Michael n'est pas mort un 25 décembre, et même qu' il n'est pas mort du tout - que tous les dieux le préservent.

Quant à ceux qui n'ont pas été jeunes dans les années 80, ils  n'ont pas le droit de se moquer !!!

Puisque j'ai parlé de Charlie Chaplin, lui aussi disparu un 25 décembre (en 1977), je le vénère comme le plus grand de tous les cinéastes.
Il n'y a pas de vacances de fin d'année (décidément, que de rituels) sans regardez plusieurs de ses chefs-d’œuvre et au moins une fois "La Ruée vers l'Or", un film qui contient le plus beau et le plus touchant réveillon de l'histoire du cinéma.

In Memoriam Charlot :-)

Silmo




In Memoriam... - Silmo - 27/12/2013

A la veille de Noël, le 24 décembre 2013, à l'âge de 89 ans, Frédéric BACK est décédé au Canada où il vivait depuis 65 ans.

Son nom ne vous dit peut-être rien? C'était un grand, un très grand illustrateur et cinéaste d'animation, originaire d'Alsace, récompensé deux fois aux Oscars (c'est pas donné à tout le monde), notamment en 1988 pour  "L'homme qui plantait des arbres", d'après un roman de Jean Giono.  L'histoire de ce film est celle d'un berger solitaire qui patiemment, en secret, reboise les montagnes, une thématique qui aurait certainement plu à JRR tolkien...

Vous trouverez de très nombreux exemples de ses illustrations (admirées jusqu'au Japon) sur le site qui lui est dédié

In Memoriam Frédéric Back un homme qui aimait les arbres

S.




In Memoriam... - Laegalad - 27/12/2013

Bih Sad J'ai toujours adoré ce conte et ce film aux illustrations douces :'(




In Memoriam... - Hyarion - 27/12/2013

Quelle triste nouvelle que celle de la disparition de Frédéric Back, le réalisateur de L'Homme qui plantait des arbres (1987)...
En 2010, en rangeant des livres dans un rayonnage de bibliothèque, j'étais tombé sur le récit de Jean Giono, et je m'étais aussitôt rappelé de ce magnifique court-métrage d'animation que l'on m'avait montré au cinéma lorsque j'étais encore à l'école primaire (un très bon souvenir d'enfance), et que je n'avais pas revu depuis cette époque... Je l'ai alors revisionné plusieurs fois dans les mois et les années qui ont suivi : ce qui marque, dans ce film, c'est cette fluidité du déroulement de l'histoire, cette impression de mouvement continu sur toute la durée du récit, avec ce graphisme très proche de l'univers de la peinture...

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/12/26/le-realisateur-frederic-back-est-mort_4339896_3246.html

RIP Frédéric Back (1924-2013)

Amicalement,

Hyarion.

[EDIT: mise à jour du lien vidéo]




In Memoriam... - Yyr - 28/12/2013

Silmo a écrit :

"L'homme qui plantait des arbres", d'après un roman de Jean Giono.  L'histoire de ce film est celle d'un berger solitaire qui patiemment, en secret, reboise les montagnes, une thématique qui aurait certainement plu à JRR tolkien...

Sans le moindre doute, d'autant plus que la thématique était liée à celle de la persévérance ...

& Merci pour les images Silmo & Hyarion, celles de mon illustration préférée du roman ;).




In Memoriam... - Hyarion - 30/12/2013

Wojciech Kilar n'est plus.

Son nom n'est sans doute pas aussi familier aux amateurs de musiques de films que le sont ceux d'Ennio Morricone (âgé de 85 ans), John Williams (âgé de 81 ans) ou des regrettés Jerry Goldsmith (décédé en 2004 à 75 ans) et Basil Poledouris (décédé en 2006 à 61 ans), mais c'est néanmoins un grand compositeur de musique pour le cinéma qui est mort hier, 29 décembre, dans la ville polonaise de Katowice, à l'âge de 81 ans.

Né en Pologne en 1932 à Lwów (aujourd'hui Lviv en Ukraine), Kilar avait étudié le piano à Katowice, avant de partir à Paris en 1959 pour étudier la composition avec Nadia Boulanger. Il est ensuite devenu un prolifique compositeur de musique de films pour le cinéma polonais, avant d'atteindre la reconnaissance internationale en 1992 avec la musique qu'il écrivit pour le film Dracula de Francis Ford Coppola. Par la suite, Wojciech Kilar a notamment composé la musique du film Portrait de femme (The Portrait of a Lady ; 1996) de Jane Campion, celle du film Two Lovers (2008) de James Gray, ainsi que les musiques de plusieurs films de Roman Polanski : La Jeune Fille et la Mort (Death and the Maiden ; 1994), La Neuvième porte (The Ninth Gate ; 1999), et bien-sûr Le Pianiste (The Pianist ; 2002). Il fut également compositeur d'œuvres de musique pour chœurs et orchestre, de symphonies, de concertos et d'œuvres de musique de chambre : parmi ces œuvres de musique dite savante, on peut notamment citer le poème symphonique Krzesany (1974) pour orchestre, et Exodus (1981) pour chœur mixte et orchestre.

Une des plus belles créations musicales de Wojciech Kilar pour le cinéma restera sans doute la magnifique partition qu'il a écrite pour Le Roi et l'Oiseau (1980) de Paul Grimault : ce dernier avait alors donné carte blanche à Kilar, ce que celui-ci considérait comme ayant été une opportunité rare pour un compositeur de musique de films.


http://www.youtube.com/watch?v=gaewL01hE9A


RIP Wojciech Kilar (1932-2013)


Amicalement,

Hyarion... qui sent qu'il va devoir également faire le deuil d'autres grands noms de la musique de films dans les années qui viennent...




In Memoriam... - ISENGAR - 31/12/2013

Dans le sillage des hommages à Nelson Mandela, le défenseur des droits civiques américain, James Hood, a un peu été oublié. Décédé le 17 janvier dernier, il a été le premier étudiant afro-américain inscrit à l'Université de l'Alabama.
Ce qui n’est pas rien…

Il aurait pu prendre une place très méritée dès les premiers messages du fuseau.

Un triste fuseau dans lequel nous avons rendu hommage aux nombreuses personnalités de l’illustration, de la musique et du cinéma qui nous ont quittés en 2013, empruntant le dernier navire en partance pour l’Ouest.

Et si les rockeurs ont eu la part belle des hommages Jrrvfiens (et encore, on en a oublié plein, comme Tony Sheridan (mort le 16 février), qui a collaboré avec les Beatles, avant que ceux-ci ne deviennent célèbres, ou Trevor Bolder (mort le 21 mai), l’ancien bassiste des Spiders from Mars de David Bowie), le vieux chariot de l’Ankou a hélas pris à son bord de très nombreux musiciens issus de tous les styles (hier encore, Wojciech Kilar).

Mais en 2013 c’est le Jazz qui a payé un des plus lourds tributs… l’anniversaire de la mort d’Eartha Kitt, rappelé par Silmo, rend cet hommage aux disparus plus indispensable encore.

Qu’ils aient été hommes ou femmes, qu’ils aient été chanteurs, batteurs, saxophonistes, cornettistes, clarinettistes, trompettistes, guitaristes, vibraphonistes, pianistes, organistes, contrebassistes… qu’ils aient été américains, anglais, cubains, tchèques, français, jamaïcains, néérlandais ou apatrides… qu’ils aient versé dans le swing, le bebop , le hard bop, le free jazz , le new-orleans, le latin, le manouche, le jazz-rock, le fusion, l’acid jazz… qu’ils aient flirté avec le funk, le blues, le rythm’n’blues et la soul… la liste des victimes de cette hécatombe jazz 2013 est impressionnante d’autant qu’elle est sans doute loin d’être exhaustive…

En janvier : George Gruntz, Robert « Bob » Quibel (le contrebassiste de l’ « école des fans »), Claude Nobs (célèbre fondateur du Montreux Jazz Festival en Suisse), Ron Burton, Patty Andrews (des Andrews Sisters), Butch Morris ;

En février : Cecil Womack (fondateur de Womack & Womack), Rudolf Dašek (guitariste tchèque), Donald Byrd, Paul Tanner (dernier membre survivant de l’orchestre mythique de Glenn Miller), Cleotha Staple, Stewart « Dirk » Fischer ;

En mars-avril : Melvin Rhyne, Kenny Ball et Terry Lightfoot (tous les deux des jazzmen anglais), Bebo Valdés (jazzman cubain), Robert Ward, Don Blackman (pianiste qui a également beaucoup œuvré dans le Funk), Vincent Montana Junior, George Jackson, Bob Brozman ;

De mai à juillet : Cedric Brooks (saxophoniste jamaïcain), Harold Shapero (compositeur américain qui a beaucoup flirté avec le Jazz), César Portillo de la Luz (guitariste cubain), Mulgrew Miller ; Johnny Smith (guitariste de « coll-jazz » américain), Bernard Vitet (trompettiste français), Peter Appleyard, Rita Reys (chanteuse jazzy hollandaise) ;

En août : George DukeEydie Gormé (chanteuse américaine), Pierre Hennebelle (qui ne faisait pas que de la peinture), Cedar Walton, Donna Hightower, Marian McPartland ;

En octobre et novembre : Frank D'Rone, Butch Warren, Donald Bailey, Ronald Shannon Jackson, Frank Wess, Chico Hamilton ;

En décembre : Jean-Louis Foulquier (fondateur des Francofolies, et amateur de Jazz), Stan Tracey (pianiste anglais), Jim Hall, Herb Geller, Ricky Lawson, et le dernier de cette liste incomplète : Yusef Lateef (compositeur américain)…

D’autres genres musicaux ont également porté le deuil à de nombreuses reprises.
Ce fut le cas de la musique Country. Je ne ferai pas la même liste que pour le jazz, et je me contenterai de citer le cas étonnant des chanteuses Rita MacNeil et Pier Béland, toutes les deux canadiennes, toutes les deux mortes le 16 avril : symbole de l’ironie à répétition dont a su faire preuve la Camarde, avec sa sinistre faux estampillée 2013 …


Une bien triste année, donc, qui vit aussi partir Sid Bernstein (21 août), un célèbre producteur américain qui a mis en œuvre les premières tournées américaines de la déferlante du rock anglais aux Etats-Unis (avec Beatles, Rolling Stones et Kinks, notamment), et sans lequel, tout n’aurait peut-être pas été pareil…

Qu’ils reposent en paix.

I.




In Memoriam... - Moraldandil - 01/01/2014

Je vais allonger la liste côté littérature de deux Prix Nobel dont la disparition m'a beaucoup touché pendant l'année 2013. Deux grands noms de la littérature anglophone.

Seamus Heaney, poète irlandais d'expression anglaise, prix Nobel 1995, nous a quittés le 30 août 2014 à l'âge de 74 ans.

Il fait partie de ces nombreux auteurs que je n'aurais jamais lu sans être passé  par Tolkien. Car je l'ai découvert via sa mémorable traduction de Béowulf, dans l'anglais d'Irlande du Nord  qu'il reçut de sa parenté :

Doris Lessing, prix Nobel 2007,  nous a quittés le 17 novembre 2013 à l'âge avancé de 94 ans. Si je n'ai pas ressenti sa disparition avec la même surprise - le départ est à ces âges n'est que trop dans l'ordre des choses -  il m'a fort attristé. J'ai tout juste abordé son oeuvre par sa science-fiction (le cycle Canopus in Argos), et y reviendrai certainement.

Je souhaitais leur rendre ce petit hommage en passant le seuil de cette Nouvelle Année. Puissions-nous encore longtemps les lire et les entendre de ce côté-ci des Cercles du Monde.




In Memoriam... - ISENGAR - 04/01/2014

Ironie du calendrier, c'est hier, le jour du 122ème anniversaire de JRR Tolkien, que Saul Zaentz, le célèbre producteur américain, créateur de la Middle-earth enterprises (ex-Tolkien enterprises), propriétaire depuis 1976 des droits d'adaptation cinématographique et de commercialisation des produits dérivés des deux grands romans de Tolkien, Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux, nous a quitté.

Voilà une nouvelle qui ne peut laisser indifférent l'amateur de l'univers (et de l'univers, hem, "étendu") de la Terre du Milieu.

Plutôt que le requin hollywoodien qui a fait la plus grosse vente de licence de l'histoire des jeux de rôle en 1982 (avec Iron Crown Enterprises, créateur de MERP-JRTM), qui a fait fermer le pub du "Hobbit affamé" de Southampton en 2011 (parce que la patron utilisait sans autorisation le mot Hobbit depuis 30 ans), qui est coupable d'avoir produit le célèbre Seigneur des Anneaux de Bakshi (en 1978 ), qui est resté en conflit juridique larvé avec ses complices de New Line depuis 2006, et qui ne s'est jamais remis du fait que Peter Jackson ait finalement réussi à s'emparer du Hobbit pour le malheur et pour le pire, je préfère parler du Saul Zaentz, amateur de Jazz.

En effet, c'est en 1967 que Zaentz s'empare de Fantasy Records , un label discographique fondé à la fin des années 40, et qui est à ce jour un des plus grand label de Jazz dans le monde. Des gens comme Miles Davis, Charles Mingus, Charlie Parker, Chet Baker ou John Coltrane sont passés par Fantasy Record, à un moment ou à un autre de leur carrière. Des personnalités du rock ont aussi collaboré avec le label, à la volée : Joe Cocker, et Creedance Clearwater Revival, groupe avec lequel Saul Zaentz n'aura que des relations extrêmement tendues, ou encore des gens comme Ravi Shankar.

Bref, c'est une grande perte pour le cinéma comme pour le monde de la musique. A trois jours près, il aurait pu figurer honorablement dans la liste en hommage aux gens du Jazz, partis en 2013.

Saul Zaentz n'était pas que le vilain producteur que j'ai toujours soupçonné d'être à l'origine du double flingage de Tom Bombadil dans les deux plus célèbres adaptations du Seigneur des Anneaux. Il était aussi celui à qui l'on doit, grâce à ses collaborations avec Milos Forman, Vol au dessus d'un nid de coucous (1975) Amadeus (1984).

Malheureusement atteint de la maladie d’Alzheimer, il s'est donc éteint hier, à San Francisco, à l'âge honorable de 92 ans.

RIP Saul Zaentz (1921-2014)

I.




In Memoriam... - shudhakalyan - 04/01/2014

Merci Isengar pour cet hommage brillant qui révèle, comme tu sais si bien le faire, toute la complexité paradoxale d'une personnalité comme SZ.

S.

Au fond, il n'y a que pour PJ que tu es si caricatural, peut-être que tu lui ferais une petite exception s'il avait la grâce de venir rejoindre la liste des personnalités in memoriam ? :p (je sors).




In Memoriam... - Silmo - 07/01/2014

Autre fameux producteur qui vient de quitter ce monde : l'honorable SHAW Run Run (SHAO Ren Leng - 邵仁楞)

Il vient de mourir à l'âge vénérable de 106 ans (plus ou moins, selon sa date de naissance imprécise)

Il était le dernier survivant des quatre  cofondateurs - avec ses trois frères ainés Runde, Runje et Runme -  des mythiques studios SHAWBrothers d'où sont sortis plus d'un millier de films de Wu Xia Pian (Kung-Fu pour faire vite), les plus connus en occident étant ceux de KING Hu, "L'Hirondelle d'or", ceux de CHANG Cheh avec son justicier manchot dans "Un seul bras les tua tous" ou encore ceux de  LIU Chia-liang, souvent avec Gordon LIU, comme par exemple, "La 36e Chambre de Shaolin"

Des détails sur la saga des frères Shaw  ICI

SHAW Run Run  avait coproduit Blade Runner de Ridley Scott.

Milliardaire, M. Shaw était aussi philantrope.

RIP SHAW Run Run

S.




In Memoriam... - Hyarion - 21/01/2014

J'ai une pensée cette nuit à la mémoire du grand chef d'orchestre Claudio Abbado, décédé hier, 20 janvier 2014, à l'âge de 80 ans.

Directeur musical de la Scala de Milan de 1968 à 1986, chef principal du London Symphony Orchestra, il a été directeur de l'Opéra de Vienne, avant de succéder à Karajan à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin en 1989 puis de diriger l'Orchestre du Festival de Lucerne. C'était par ailleurs un artiste engagé, soucieux notamment de faciliter l'accès du plus grand nombre à la musique dite savante. Il serait difficile d'énumérer ici toutes les interprétations d'œuvres du répertoire dit classique qu'il a dirigé et qui ont fait date. Pour ma part, je garde un souvenir de jeunesse particulier de l'écoute régulière de deux concertos pour piano et orchestre (KV 449 et 537) de Mozart, par la pianiste Maria João Pires avec Claudio Abbado dirigeant l'Orchestre philharmonique de Vienne. Abbado fut également, comme chef d'orchestre, un grand interprète, entre autres, de la musique symphonique de Gustav Mahler. La Symphonie n°8 "inachevée" de Schubert et la Symphonie n°9 de Bruckner sont les deux dernières œuvres qu'il aura dirigé lors de sa dernière apparition publique, l'année dernière, au Festival de Lucerne.

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/01/20/claudio-abbado-chef-d-orchestre-1923-2014_4351019_3382.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claudio_Abbado

RIP Claudio Abbado (1933-2014)

Amicalement,

Hyarion.




In Memoriam... - ISENGAR - 03/02/2014

Je découvre seulement ce soir via une brève sur Elbakin le décès du producteur et réalisateur Arthur Rankin Jr, qui nous a quitté le 30 janvier, quelque semaines après Saul Zaentz.

Ce moi de janvier voit donc disparaître deux figures incontournables des premières tentatives d'adaptations de l’œuvre de Tolkien (en films d'animation).
Artur Rankin Jr avait en effet, avec son partenaire Jules Bass, adapté successivement Le Hobbit (en 1977) et un bout du Seigneur des Anneaux, au travers d'une animation intitulée Le Retour du Roi (1980) dont votre serviteur avait décortiqué les entrelacs il y a quelques années, ici même sur JRRVF.

Plus d'infos ici, et la bio de Arthur Rankin Jr sur Wikipedia, pour découvrir l'étendue de ses activités cinématographiques et télévisuelles.

RIP Arthur Rankin Jr (1924-2014)

I.




In Memoriam... - Silmo - 10/02/2014

Gabriel AXEL vient de disparaitre à 95 ans. On le connait surtout pour la réalisation d'un chef-d’œuvre du cinéma danois (oscarisé en 1988) : "Le Festin de Babette", un des films de mon top ten au chapitre gastronomique. D'après Le Monde, ce serait le film préféré de mon éminent homonyme (le pontife)  !!!
Une pensée émue pour les cailles en sarcophage.  :-|
Sliourp.

Et au rayon des papys morts, j'étais pas en France quand c'est arrivé et j'ai appris au retour le décès de François CAVANNA, fondateur d'Hara-Kiri et Charlie Hebdo. Ben merde alors. Je l'aimais bien Cavanna. Une sacrée plume.
Snif.

Silmo




In Memoriam... - sosryko - 24/02/2014

Il y a ces jours interminales, les jours sans fin, mais également des jours qu'on ne voudrait jamais voir finir comme celui d'aujourd'hui : ce matin le passage des oieaux migrateurs, un ciel bleu avec la dose parfaite de nuages blancs, un beau coucher de soleil sur la ville, au fil de l'eau. ... et puis j'apprends la nouvelle ce soir : Harold Ramis nous a quitté.
Le coeur se serre, la porte du temps tourne sur ses gonds, les oiseaux sont passé, le soleil a plongé, la nuit est là et je me sens bien triste soudainement.




In Memoriam... - Hyarion - 26/02/2014

Il m'est souvent arrivé de rêver de pouvoir apprendre le piano de la même manière que le personnage interprété par Bill Murray dans Groundhog Day...

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/02/24/mort-de-harold-ramis-realisateur-de-un-jour-sans-fin_4372691_3246.html

RIP Harold Ramis (1944-2014)

Amicalement,

Hyarion.




In Memoriam... - ISENGAR - 17/03/2014

Je ne sais pas si ça vaut le coup d'en parler ici, tant le lien avec l'univers de Tolkien est lointain, mais j'ai appris hier le décès de Scott "Rock Action" Asheton.
Scott était le petit frère de Ron, lui même décédé en 2009, et membre fondateur à Ann Arbor, en 1967, des fameux Stooges, avec Dave Alexander (mort en 1975) et avec un certain... Iggy Pop.

Je suis bien triste, car les Stooges, avec leurs excès, leur outrance, leur décadence, leur brutale finesse musicale, et leur son et leur style uniques - cent fois copiés, jamais égalé - font partie depuis longtemps de mes (p)références musicales ultimes.
J'ai été bien content de leur reformation inespérée en 2003 et de leurs deux derniers albums (2007 et 2013), moins fondamentaux que les trois albums historiques (entre 1969 et 1973).

Aujourd'hui, avec la mort du dernier des Asheton, une porte semble se fermer sur une certaine idée du Rock, même si pour des raisons médicales, Scott avait pris du recul par rapport à la vie trépidante de l'équipe des punks sexagénaires des actuels Stooges, réunis autour de l'increvable Iggy (avec le mythique James Williamson, Mike Watt et sa basse-massue et Steve Mc Kay, le saxophoniste fou).

Rien ne sera plus tout à fait comme avant... et 2014 sera une nouvelle année pour vous et nous, une nouvelle année avec pas grand chose à foutre...


Les Stooges en 1969, pendant l'enregistrement de Fun House. Scott a les lunettes noires, Iggy un trou au genou,
Ron un jean blanc et Dave qui gratouille sa basse. Seul Iggy est debout aujourd'hui, les trois autres sont restés sur le tapis.


RIP Scott Asheton (1969-2014)

I. :'/




In Memoriam... - ISENGAR - 01/04/2014

Oh !
je viens d'apprendre à l'instant la mort de Jacques Le Goff... Sad

I.




In Memoriam... - Hyarion - 01/04/2014

ISENGAR a écrit :

Je viens d'apprendre à l'instant la mort de Jacques Le Goff... Sad

En effet, le grand historien médiéviste Jacques Le Goff est mort à Paris, ce mardi 1er avril, à l'âge de 90 ans : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/04/01/l-historien-jacques-le-goff-est-mort_4393525_3382.html

En janvier dernier, Le Monde avait publié un entretien de Nicolas Truong avec Jacques Le Goff (les deux ayant écrit ensemble Une histoire du corps au Moyen Âge, ouvrage paru il y a quelques années), à l'occasion du lancement de la parution en français de la collection de livres « Histoire & Civilisations », parrainée par Le Goff : http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/01/21/jacques-le-goff-la-beaute-la-justice-l-ordre-voila-sur-quoi-sont-baties-les-civilisations_4352034_3260.html

RIP Jacques Le Goff (1924-2014)

Amicalement,

Hyarion.




In Memoriam... - Silmo - 04/04/2014

Une Tolkiendil 'historique' s’éteint.
Régine DEFORGES vient de disparaitre à l'âge de 78 ans.

Dans « Entretien avec Christian Bourgois, l'éditeur français de Tolkien » publié en 2004 dans "Tolkien, 30 ans après", Vincent avait recueilli le témoignage de Christian Bourgois qui expliquait les interventions de deux autres grands éditeurs, Jean-Jacques Pauvert et Régine Deforges, pour le convaincre de publier le Seigneur des Anneaux en français.

S.