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Eragon - Laegalad - 05/07/2005 ... nos informaticiens doivent faire de même... ils installeront ce que j'aurais dû faire au mois d'août... quand je serai partie... Subitement je n'ai plus envie d'être gentille :( Eragon - Melilot - 05/07/2005 ... au secours! ... Eragon - Vinyamar - 06/07/2005 Ce qui est embêtant, c'est que nous voilà désormais parits sur trois sujets distincts, dont un qui n'a rien à faire ici:
Tâchons d'être construit. Lien entre création et originalité
Je viens de montrer plus haut que c'était à la fois vrai et faux. Et je parle bien du mot "original" et non "originel" (le sens A que tu donnes n'étant qu'un abus de langage du mot "original" et s'applique plutôt au mot "originel"), dans son sens B donc "Qui porte son origine en soi; qui n'a pas de modèle connu.", ce qui me semble une bonne définition. Créer n'a pas de lien de causalité avec l'originalité. Tu peux être original sans rien créer (sens courant du mot d'ailleurs : "faire son original"), par exemple en superposant plein de vêtement bigarés sur toi. Tu n'as rien créé du tout (même par l'idée de superposition de ces vêtement puisque tu n'a pas réfléchi à la façon de procéder, et que d'autres l'ont fait avant toi avec d'autres couleurs)
On peut ergoter des heures là dessus, on en reviendra à ce qui a déjà été dit. C'est pourquoi ce critère me paraît simplement être mauvais, et qu'il faut l'abandonner quand on veut juger d'une création. Le métissage des cultures
C'est possible, et c'est intéressant.
Au contraire, c'est intéressant, dans la mesure où on ne parle pas exactement de la même notion de la culture (ou plutôt si, on parle e la même, mais après cette petite précision).
Qu'est-ce que le métissage des cultures ? Finalement, nous n'y mettons peut-être pas les mêmes limites. L'invasion des superproductions américaines qui ne parlent que de vengeance, de démocratie, et de fraternité humaine... c'est de l'invasion culturelle, et cela participe au métissage des cultures.
Mais on s'égare, Eragon - Lambertine - 06/07/2005 Pour en revenir à nos moutons... euh... à nos dragons... Il me semble que le propre d'un bon auteur de fantay qui se respecte soit justement de créer un monde qui ait sa propre culture, ses propres référents, même si l'auteur reste un être humain avec son passé, sa culture et ses référents. Et que les référents américains ne sont pas les nôtres, même s'ils en sont proches. Melilot parlait plus haut de l'importance des "dinos" dans l'imaginaire étatsunien, qui est sans doute en partie à l'origine de la transformation chez eux de l'image européenne traditionnelle du dragon. Dragon qui n'est pas pour autant un chien de manchon. Je vais reprendre l'exemple de Martin et de son "Trône de Fer" (je n'ai pas terminé les livres de Hobb, étant trop feignasse pour les lire en anglais...). Les dragons de Martin, même s'ils sont "apprivoisés", ne sont pas pour autant de gentilles bêbêtes, mais des créatures extrêmement dangereuses... et des armes terrifiantes. Ceci dans un monde qui a sa - ses - propres religions, que ce soit l'adoration des Sept, celle de R'hlor ou celle des Anciens Dieux. Qui , s'il est en apparence calqué sur une société féodale, est bourré d'"ordres", parfois militaires, exigeant un serment de chasteté - pas toujours respecté, mais existant quand même. Qui voit des morts-vivants, des résurrections miraculeuses (mais qui ne donnent pas le bonheur au ressuscité pour autant) etc... Si ce n'est pas "créer une culture", fictionnelle, bien entendu, qu'est-ce que c'est ? Eragon - romaine - 06/07/2005 Vous le savez peut être, je suis pacifique, et je n'ai pas l'habitude de foutre la merde sur ce forum. Mais là, franchement, je suis choquée....j'ai l'impression de m'être retrouvée sur un forum d'une idéologie douteuse, que je ne nommerai pas pour ne pas faire de diffamation. J'attaque les termes, et pas la personne:
Que je sache, la vengeance, la démocratie et la fraternité humaine ne sont pas des spécificités de la culture américaine, c'est plutôt largement partagé.
La comparaison me semble largement "puante", ma foi, tout de suite quand on parle d’excréments humains, ça refroidit...je ne sais pas au nom de quelle " certaine idéologie" on diffuse *un peu* de musique arabe, mais en tout cas, la comparer à de la merde exposée, ça relève d'une idéologie certaine. Sur l'église, moi, je crois rêver...On parle historiquement d'une puissance temporelle tout autant que spirituelle, qui a fait des rois, ou défait, qui a provoqué ou inspiré des politiques, qui s'est mélangée avec le pouvoir pour exterminer à tout va, et on me dit que c'était pas sa faute, qu'elle est toute pure, et que c'est la faute du pouvoir civil....Ah bon ? On nous a caché des choses à l'école (ça devait être des profs franc maçons ou issus de l'idéologie des lumières) Tout ça pour dire, et je m'arrête définitivement là, que je ne lirai plus ce fuseau, franchement j'ai atteint mon seuil de tolérance. Eragon - Laegalad - 06/07/2005 J'aime mieux entendre ça que d'être sourde... mais tout juste. On ne s'entendra pas sur la question Vinyamar, autant en rester là ; je ne dirai pas ce que je pense de ta réaction. Sauf que je partage l'indignation de Romaine. A Kendra, qui tenta avec raison de recadrer le sujet :) :
La racine est bien grecque et liée au regard : derkomai regarder... je n'ai pas mes bouquins avec moi, mais sur le lexique des racines indo-européenne de Bartleby.com, j'ai ça : ENTRY: derk- Eragon - Melilot - 06/07/2005 Oui. On s'arrête là, ça vaut mieux, ça dérape. Vinyamar, si tu désires en débattre, mon mail est à ta disposition. Je préfère pas dans "Divers", on est déjà trop loin de Tolkien. Mais je ne me permettrai pas de t'écrire sans ton autorisation. Oh! Et puis c'est trop bête à la fin!!! Essaie de venir à un Moot si tu peux. Je ne peux pas croire que tu es tel que certains de tes propos en donnent l'image. Et notre expérience à prouvé que discuter face à face avec une vraie personne aide à dissiper pas mal de malentendus, d'incompréhension et de préjugés (on en a tous, toi comme moi comme les autres). Eragon - Melilot - 06/07/2005 Hops! Croisement, Laegalad! :-D Eragon - Vinyamar - 06/07/2005 Maintenant il y a ce morceau sur l'Eglise, qui est tout à fait hors sujet.
Je n'avais donné l'exemple de l'Eglise que comme celui d'une culture. Et voilà qu'on me répond en accusant l'histoire de l'Eglise et ses pratiques. Par où commencer...
Aimerais-tu toi, croire qu'en aspergeant le seuil de ta maison de sang de poulet tu lui apportera prospérité, et rester chaque année déçu par ta pauvreté ?? (oui, ça existe encore !)
C'est ce que que reproche Tolkien à l'Eglise, tout en la louant en même temps d'avoir transmis ces histoires jusqu'à nos jours.
Oulà !!!!
En dehors des mythes véhiculés par les récentes productions commémorant la découvertes de l’Amérique par Christophe Colomb, et s'appuyant sur les dénonciations de Las Casas, dominicain (l'ordre inquisiteur) qui s'est ému de voir les indigènes maltraités par les forces civiles, il convient de remettre les choses à leur place. Pour ce qui est du gros mythe américain, en 1552, le premier concile d’Amérique (réunissant donc tous les évêques installés là-bas) à Lima interdit explicitement tous les baptêmes non volontaires.
Je ne vois absolument pas quel procès tu fais là à l'Eglise ? Depuis quand l'Eglise a-t-elle des armées ?? Tu ne crois pas plutôt que c'est la soif de richesse des pays colonisateur qui a fait que ces indigènes ont été massacrés ! Tu crois qu'il y a eu un seul argument chrétien dans ces massacres, quand Pizarro a trompé ses propres alliés ??!!!
Quelle magnifique ironie de l'histoire, que ce soit l'Eglise qui soit accusée de tels maux, quand c'est l'idéologie des lumières qui au contraire a œuvré pour justifier l'esclavage (et oui, c'est que ça rapportait quand même, à l'époque !)
La réunion de Valladodid a eu lieu en 1550 à la demande du roi Charles Quint qui était contre l'esclavage (qu'il avait d'ailleurs aboli en 1542 à la demande du dominicain Las Casas), et qui réuni des théologien pour savoir comment doit-être menée l'évangélisation sur le nouveau continent.
La réunion de Valladodid a donc eu lieu en 1550, mais l'Eglise s'était déjà prononcée bien plus tôt à ce sujet, en 1493, un an à peine après la découverte des Amériques. Le pape Alexandre VI dans la bulle Piis Fidelium proclamait l'unité du genre humain. Et comme ce n'était pas assez clair pour tout le monde, en 1537 (13 ans avant Valladodid) Paul II explicitait dans la bulle Sublimis Deus : « les indiens sont des hommes véritables, capables de recevoir la foi chrétienne par l'exemple d'une vie vertueuse. Ils ne doivent être privés ni de leur liberté ni de la jouissance de leur bien ». Ensuite, que des colons aient agi à leur guise, et même des colons chrétiens (il n'y avait que ça à l'époque, des chrétiens !), c'est sans doute vrai et très malheureux, mais tu ne peux pas imputer cela à l'Eglise.
Venant d'une religion qui en tout premier lieu révéra la Vierge Marie, je ne vois absolument pas de quoi tu parles.
Tu fais le procès de Pizarro. Mais tu sais, son Dieu, c'était Mammon ! (l'or !!)
C'est faux. Bref, on en parlera mieux si tu donnes des exemples précis... pour autant qu'il faille encore en parler (ailleurs peut-être)
Tiens oui, je l'ai fait
Même chose que plus haut, c'est la population qui brûlait les sorcières, avant que l'autorité du pays (protestant avant les catholiques d'ailleurs il me semble) ne s'en charge. L'Eglise est intervenue pour assurer un procès juste aux femmes accusées, qui sans elle étaient tout simplement brûlées sur place (on dirait lynchées par la foule au far west !). Là encore, il ne me semble pas que l'Eglise ait le pouvoir de brûler qui que ce soit. Les protestants et les clercs catholiques remettaient les femmes jugées sorcières au bras séculier, qui lui les brûlait.
Bon, ce hors sujet était je crois mon droit de réponse. (pour les prolongations, je propose de les jouer plutôt en rubrique divers) Eragon - Vinyamar - 06/07/2005 OK pour l'email, mais je pars pour 15 jours... (oui, on t'a certainement menti sur les bancs de l'école, qu'est-ce que tu crois ? Comme dans tous les pays du monde, qui cachent leurs crimes et enseignent que ton pays est le plus beau du monde ! L'école t'apprends à travailler, pas la vérité. La vérité, c'est un travail de recherche plus laborieux !)
Hum, oui, si tu as décidé de comprendre mes mots de travers, forcément, tu peux aller jusque là, y'a pas de souci. Sauf qu'on est loin de ce que j'ai dit et de ce que je pense. Mais ce n'étaient que des exemples, on peut en trouver d'autres.
Lambertine, je ne connais pas les dragons de Hobb, mais je pressens une grande différence entre les dragons de Dune, de l'Histoire sans fin, et d'Escaflowne (pour reprendre les exemples précédents), qui s'inscrivent vraiment dans des mondes qui nous arrachent à nos repères et nous permettent donc d'accepter de nouveaux types de dragons, avec les dragons des mondes que Hobb crée habituellement qui ne change aucun de nos repères. Eragon - Vinyamar - 07/07/2005
Finalement, je réagis à ça. Quelle est cette mauvaise règle du jeu ?! Eragon - Vinyamar - 07/07/2005 en toute neutralité, non. Vous faites encore de l'anachronisme en restant en dehors de la compréhension de ce qu'est une société ou le spirituel et le temporel ne sont pas séparés comme aujourd'hui ; à l'époque, tout ce qui a été fait parraissait normal à absolument tout le monde !! l'Eglise ne vit pas dans le Ciel, mais sur Terre, avec ses chaos et ses cailoux parfois tranchants. Elle tâche de vivre le message du Christ, mais elle est en chemin elle aussi, et les hommes qui la composent n'ont pas forgé leur mentalité en dehors de la société qui les a éduqué. J'espère qu'on peut clôturer le sujet sur l'Eglise que j'ai moi-même mal clotûré hier, et reprendre à partir de là :
Eragon - Dior - 07/07/2005 Je parlais de ma neutralité :-) sujet clos pour moi. Eragon - Dior - 07/07/2005 Vinyamar, en toute neutralité, ne penses-tu pas que l'on puisse, au minimum, accuser l'Eglise d'hypocrisie (en ce qu'elle se retranche derrière le pouvoir temporel) ? Je dis bien au minimum. Je sais que l'Eglise a souvent été prise comme excuse pour certaines décisions temporelles, mais elle n'a jamais été dépourvue d'influence... Eragon - Lambertine - 07/07/2005 Etant donné que j'aimerais recentrer le débat sur les dragons dans la littérature, j'ai préféré répondre dans le fuseau concernant Robin Hobb. Merci. Eragon - Vinyamar - 08/07/2005 Et Eragon alors ?? Eragon - jean - 08/07/2005 Je suis arrivé sur ce fuseau suite à une erreur de clic car je n'ai pas lu Eragon et je ne pensais pas avoir d'intérêt dans cet échange. En le lisant j'ai été pris d'une grande tristesse et j'ai beaucoup hésité avant d'intervenir car j'ai peur de relancer un polémique peut-être inutile. Cependant je me suis dit que je ne pouvais pas laisser Vinyamar seul dans cette affaire. En effet, s'il est certain que personnellement je n'utiliserais pas le même vocabulaire ou les mêmes arguments que lui, je tiens tout de même à dire que, sur le fond, je souscrit à tout ce qu'il a défendu ici. Maintenant ce n'est effectivement pas le lieu pour débattre alors si certains souhaitent poursuivre les échanges, vous pouvez me joindre sur ma boite privée. amicalement à tous Eragon - Vinyamar - 09/07/2005 Merci Jean Comme ce débat sur les dragons reste très intéressant, et comme il est en train d'être poursuivi dans la section Robin Hobb où je pense qu'il n'est pas vraiment à sa place, je me permet de copier ici quelques interventions de façon à permettre de reprendre ici ce débat. Lambertine a écrit :
Vinyamar a écrit :
Lambertine a écrit :
Eragon - Vinyamar - 09/07/2005 Le mot culture n'est peut-être pas celui qui désigne le mieux ce que je cherche à dire, en efet. Mais c'est aussi parce que l'on se situe sur deux plan différents : tu parles du monde réel (où évidemment aucune mer de métal liquide n'existera jmais) tandis que je parle de mondes imaginaires, qui se définissent en général par l'activité démiurgique de son auteur (qui veut ainsi prouver qu'il a de l'imagination). L'exemple que tu prends de la Chine répond pourtant strictement à ma description. (si on parle de la Chine médiévale bien entendu) : S'il y avait autant de différences (mutations) entre l'univers d'Eragon ou de Robbin Hobb et notre Europe médiévale qu'il y en avait entre la Chine et l'Europe médiévale, je t'assure que je serai prêt à voir sans ciller un dragon rose monté sur un Elephant m'apprendre à boire le thé à l'anglaise !!! Or les mondes d'Eragon et même de Robbin Hobb, malgré les inventions qu'ils ajoutent à leur monde, n'ont pas modifié nos référents comme indiqué plus haut pour nous permettre d'accepter que le "Dragon", qui est un concept qu'ils n'ont pas inventé, deviennent ce qu'ils veulent. Eragon - Melilot - 10/07/2005 Pour (ne pas) répondre à ta question récurrente, Vinyamar : "qu'est-ce qu'une culture?" Hé bé, comme tous les concepts qui relèvent des sciences humaines, celui-ci est extrêmement difficile à cerner et échappe toujours aux cadres rigides et limitatifs que toute définition impose. Si je te dis qu'elle se circonscrit pas la langue, les croyances et les pratiques sociales, par l'organisation familiale, politique et religieuse, ça reste toujours très large. Avec la définition du Larousse : "Ensemble des structures sociales et des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui définissent un groupe, une société par rapport à une autre", on n'est pas plus avancé. Deux vérités à intégrer : Même les cultures de chasseurs-cueilleurs contemporaines ou récemment disparues ne sont pas assimilables aux cultures préhistoriques, bien qu'elle s'en rapprochent évidemment davantage que les cultures industrielles. Ces peuples ont une histoire, et ont eu des contacts - peu importe ici qu'ils soient violents ou pacifiques - avec d'autres populations porteuses d'autres éléments culturels. Il n'existe pas de "culture pure" ou de "première culture de l'humanité". Même les Aborigènes d'Australie, vus d'ici comme un ensemble homogène, représentent plusieurs groupes, qui parlent plusieurs langues, et pratiquent des rites différents. Par ailleurs, il y a trop de lacunes, dans la recherche des origines, pour espérer pouvoir reconstituer les premières manifestations culturelles humaines. Non seulement toutes matières organiques ont disparu (bois, végétaux, peaux et cuirs, os s'il n'est pas fossilisé), mais comment peut-on prétendre reconstituer le système de croyance, la langue, la représentation du monde de ces peuples, à partir seulement de quelques traces matérielles? Ca nous échappe, ça nous échappera encore longtemps. Les mythes voyagent, indépendamment des cultures et des peuples, comme les gens et les marchandises ont toujours voyagé (pas attendu la mondialisation, oooooh non!). Un exemple : un conte de fée russe - la princesse-cygne. On retrouve pratiquement la même histoire dans les contes thaïlandais et indonésiens : une princesse-oiseau qui perd son vêtement de plumes et est forcée de rester sur terre et d'épouser l'humain qui le lui a volé (rassurez-vous, c'est un beau jeune prince, tout de même). Autre question : "Un écrivain peut-il créer une culture," Selon moi, oui et non. Oui dans la mesure où il réussit à nous dépayser, à nous faire croire en un monde où les référents sont tellement éloignés des nôtres que le lecteur en est désarçonné. (mais pour que le lecteur puisse s'identifier aux personnages, il lui faudra pourtant les rendre suffisamment proches de nous. On ne peut pas se passionner pour les aventures d'une méduse mauve avec des tentacules fluos! Pas moi, en tout cas!) Non, dans la mesure où, quelque soit son talent, sa création ne pourra jamais être complète. même si, pour les besoins du déroulement de l'histoire, il ne nous livre ses informations que partiellement, même si, hors publication, il a élaboré pour lui même un monde beaucoup plus foisonnant et complexe, il y aura toujours des domaines qu'il ne pourra ou ne voudra traiter. Dans le cas de Tolkien par exemple : sauf son respect, et nonobstant tous les additifs, appendices, notes de travails et ébauches publiés par son fils, ses lettres etc... il reste encore et toujours des questions en suspens, comme en témoignent les nombreux fuseaux de discussion et de question sur tel ou tel point de son oeuvre : qu'est-ce que ça mange un Elfe, à part du lembas? Comment construisaient-ils leur maisons? et leurs bateaux? Avaient-ils des champs cultivés? Et qu'y cultivaient-ils? A quoi ressemblait leur musique? (On sait qu'elle est très belle, c'est tout.) Quelle était leur organisation sociale (on parle toujours des princes, jamais des "ploucs" Elfes, sauf un peu dans Bilbo) ? Comment dit-on "Excusez-moi, pouvez-vous m'indiquer les commodités" en Sindarin, etc... Et non aussi parce que, comme on l'a déjà dit, quelle que soit la richesse de son imagination, il puisera toujours dans quelque chose d'existant, quitte à la malaxer un peu pour ne pas décalquer. Encore chez Tolkien : oui, il a créé plusieurs cultures, mais les Rohirrims rappellent les Saxons, les Hobbits des campagnards anglais, et les Gondoriens, de son propre aveu, sont inspirés par l'Égypte ancienne (et je ne les voyais pas du tout comme ça, d'ailleurs). Tout ça pour dire : si on peut prendre un petit coin d'Angleterre rurale du début du 20e siècle, le détacher pour l'envoyer en Terre du Milieu, bidouiller un peu en leur collant des pieds poilus, trois pieds de haut et appeler ça une Comté peuplée de Hobbits, et en plus les intégrer dans un univers de légende aux yeux duquel ils deviennent eux-même une légende (Quoi? Vous existez vraiment? Mais je croyais ...!), alors pourquoi ne pas prendre un dragon, grosse bête cracheuse de feu, dévoreuse de princesses innocentes, gardienne de trésor au regard qui tue, barbecueuse de chevaliers, et le balancer dans un univers différent où il peut être apprivoisé et utilisé comme monture? Je n'ai lu ni les livres de Robin Hobb, ni Eragon, je ne peux donc pas discuter de leurs mondes et de leurs dragons. Mais je crois que je commence à comprendre où tu veux en venir. Si un auteur prend pour base un cadre existant - historique ou littéraire -, il ne peut pas en changer les lois, s'il crée son univers personnel, il y fait ce qu'il veut. C'est ça? Par exemple, au hasard : Lambertine. Si elle écrit une fan fics qui se passe dans la Comté, elle ne peut pas transformer le Dragon Vert en snack pakistanais, ni le Père Magotte en érudit oxfordien, ni faire de Smaug un vieux copain de Bilbo. Mais lorsqu'elle construit son propre univers, avec influences ou pas, elle est libre d'y mettre ce qu'elle veut, tant qu'elle reste cohérente avec elle-même. (hein, Lambertine? ;-P ). T'ai-je bien compris? Eragon - Lambertine - 10/07/2005 Warf.. le Dragon Vert en snack pakistanais... tu me donnes des idées, Melilot... Eragon - Melilot - 10/07/2005 Le pire ... telle que j'te connais ... t'en es ben capâb'! :-D Eragon - Laegalad - 10/07/2005 Mélilot a écrit :
Hmmm ; puis-je me permettre ? Pour la fiancée-animale (presque toujours oiselle, mais je crois qu'il existe une version africaine où c'est une guenon), on a deux types de contes : ceux où oui, c'est un prince qui capture la princesse (ou tout du moins un noble), et ceux que j'ai rencontré beaucoup plus fréquemment où c'est quelqu'un du "bas-peuple", pêcheur ou paysan, qui l'attrape. Mais de toute manière, la jeune fille finit toujours par retourner chez les siens, quand l'époux brise l'interdit (implicite ou explicite, et qui généralement concerne la nature féérique de la jeune fille qu'il ne faut pas révéler). Et il est très rare que l'époux puisse la rejoindre à la fin, et il est très rare que ça se finisse en "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Généralement le bonhomme meurt très vite et dans la misère. Eragon - Melilot - 10/07/2005
Mais sois la bienvenue! :-) Pour ce qui est des contes eux-mêmes, de leur matière et de leur symbolisme, tu dois être plus calée que moi. Dans ce cas-ci, j'ai été frappée par la similitude des deux histoires, dans des contextes éloignés et très différents : une femme-oiseau et ses compagnes. Une rencontre la nuit au bord d'un lac. Le vol de la parure de plumes pendant que les fées se baignent. Par un beau jeune prince dans ces deux cas. La fée forcée de rester et d'épouser le prince. Sa fuite définitive suite à une inattention du prince. Je sais qu'il en existe une version Inuit, avec une femme-phoque et, ici oui, un pauvre pêcheur. Mais dans celle-ci, la femme fait plusieurs aller-retour entre la mer et la terre, avant de plonger définitivement. Elle laisse un fils à l'homme. Il existe aussi, dans plusieurs contrées montagneuses d'Europe et du Proche-Orient (en fait, de la Turquie aux Pyrénées!), un récit de mariage femme/ours. Mais ici, la femme est capturée par l'ours qui la force à devenir sa compagne. A la fin, soit elle s'enfuit, soit elle est délivrée par des hommes qui tuent l'ours. Dans certains récits, elle a des enfants avec l'ours, qui sont parfois tués, parfois emmenés par leur mère. Pour l'analyse symbolique du conte, je te laisse la parole :-) Pour ce qui est des rapports et épousailles humains-animaux dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs, je peux dire ceci. La fontière humanité/animalité est floue chez les peuples animistes; la plupart se revendiquent d'un ancêtre animal, mais cet animal, dans les mythes est raconté pensant et agissant comme un humain. Ils attribuent une âme ou un eprit, disons une faculté de penser, de ressentir, une volonté personnelle, à tous les phénomènes naturels qui les entourent : non seulement les animaux - qu'ils peuvent appeller "peuple" ou "gens", mais aussi les végétaux, les rochers, le vent, la pluie, les cours d'eau, absolument tout. Même les objets qu'ils fabriquent peuvent être dotés d'une personnalité. Les personnes considérées comme possédant le pouvoir de parler aux esprits, intermédiaires entre l'autre monde et celui-ci, sont censés, au cours d'une transe, avoir été unis avec un - ou une - esprit ou animal/esprit, qui restera son époux(se) jusqu'à sa mort. Ce qui ne les oblige pas systématiquement au célibat dans ce monde-ci. Parce que, évidemment, les épousailles avec un animal ou un esprit restent toujours au niveau du mythe, ou du rituel. Dans la réalité quotidienne, les humains s'épousent entre eux. La chassse à la baleine, par exemple, chez les Inuits du Groenland, est considérée, organisée et ritualisée comme un mariage entre la baleine et l'épouse du capitaine de la baleinière. Ce substrat animiste se retrouve effectivement dans toutes les cultures de chasseurs-cueilleurs autour du monde : Asie, Afrique, Europe, Australie, Océanie et les deux Amériques. Peut-on parler pour autant d'une unité culturelle primitive? Il est actuellement certain que les ancêtres de TOUS les Homo sapiens vivant partout sur le globe sont issus d'Afrique. Pour ces très vieux ancêtres (150 à 180 mille ans, nous n'avons aucune trace de mythe, uniquement des vestiges matériels. Ce qui ne signifie rien : on ne peut ni prouver qu'ils en avaient, ni affirmer qu'ils n'en avaient pas. d'autre part, est-il permis d'imaginer que le système animiste ait pu se perpétuer depuis l'Afrique de cette époque, et se répandre dans des milieux aussi physiquement différents, sans subir ni changements ni adaptation? D'après ce que nous savons actuellement des sociétés humaines, cela semble impossible. (Mais on a parfois de ces surprises!) Cette réalité est troublante, en tout cas, et fascinante. A ce stade, je ne peux rien affirmer. J'attends plus amples informations de la part d'un spécialiste de l'origine des mythes. :-) Eragon - Kendra - 11/07/2005 Pour Melilot et Laegalad Même chose pour les femmes-cygnes : exactement la même version que le conte russe cité par Melilot, mais une version irlandaise, tout exactement en commun. De quoi donner un peu plus d'eau au moulin de l'universalité des mythes. Cela dit il est plus facile à un grec ou a un irlandais d'imaginer des sirènes qu'à un habitant du Tchad pour qui la première mer est à 2000km... Eragon - Kendra - 11/07/2005 Désolée pour le double post, je n'avais pas lu vos partie sur les ours. Eragon - Laegalad - 11/07/2005 Si je me lance dans la symbolique, on dérive affreusement du sujet, parce qu'il faudrait que je donne des exemples qui n'auront plus rien avoir avec Eragon :) Mais on peut en discuter ensemble... je deviens intarissable avec ce genre de conte, mes préférés (parce que le genre Belle au Bois dormant et Blanche Neige... pfff...), et il y en a quelques uns que je peux te faire découvrir, que j'aime beaucoup ; ils sont du nord, évidemment :)
Ah, je ne connais pas ceux-là ! Mais le schéma est différent, non ? L'ours est vraiment un ours, pas un homme transformé en ours, il semble... C'est interessant, comme situation inversée... Faudrait que je les lise pour avoir une vue plus claire :)
Heu... chuis p'têt' pas spécialiste, moi :) Mais j'aime bien, sûr... Cependant, là, je n'ai pas de réponses, ou plutôt, les mêmes explications que toi :) Mais ce n'est pas le plus important... c'est fascinant, certes, de se rendre compte que les contes-types sont semblables de partout, avec évidemment les variations normales, puisque le conte s'adapte au milieu où il est conté : le fiancé-animal ne sera pas chameau en Suède :) Mais l'important, c'est que les hommes se sont toujours posés les mêmes questions, et que la "réponse", ou du moins la conceptualisation de la question sous forme de conte, est semblable de partout... et après, la question-clé, mais qui à mon sens restera toujours une question, c'est : "pourquoi ?" :) Eragon - Saivh - 11/07/2005 Eh Kendra, les grands esprits se rencontrent, j'allais justement parler de ces cheres Selkies. Et c'est vrais que les palmipedes sont (et les oiseaux en general, regardez la Morrigane) associes aux femmes, et ce depuis au moins l'Age du Bronze, meme si c'est vraiment flagrant a l'Age du Fer. Des centaines de legendes galloises et irlandaises y font reference et ces femmes-oiseaux sont aussi bien benefiques (cygnes, Cuchulainn et la femme-cygne qu'il blaisse d'un coup de fronde; MacOg ou Oghma et sa bien-aimee) que negatives et destructrices comme le sont les grues. D'ailleurs, le signification est telle que l'on se demande si tous les mors de chevaux de l'Age du Fer en Irlande (hi hi, ca me fait rire, j'ai ecrit une these la-dessus l'annee derniere et je n'aurais jamais cru y retourner, ah ah :-D), et qui sont caracteristiques, justement parcequ'ils portent des representations de palmipedes, n'avaient pas en plus de leur but pratique une "protecttion magique" grace a ces representations. Comme en plus, le cheval est lui aussi associe a la femme... La boucle est bouclee. (Je me relis et je trouve que dans le feu de la passion je manque de structure mais zut, l'ordi va bientot s'eteindre et je n'ai pas le temps de corriger). C'est vrai que ces femmes-palmipedes se retrouvent dans de nombreux lieux en Europe, l'exemple le plus flagrant est un exemple historique: les oies du Capitole, dediees a Junon (les sales betes :-)). Bon, les nets cafes imposent leur timing, mais c'est un plaisir de lire ce fuseau (mis a part quelques derapages) et j'ai hate d'avoir le temps de revenir vous lire. Eragon - Melilot - 11/07/2005 dérapages? Quels dérapages? :D Quelqu'un a parlé de Tom Bombadil??? ;-P Eragon - Melilot - 12/07/2005 Quelques précisions complémentaires concernant l'union femme/ours. Une référence incontournable : la thèse de Jean-Dominique LAJOUX, parue chez Glénat en 1996, L'homme et l'ours. Vous pouvez trouver un compte-rendu critique en ligne ici. (Utile, parce que malgré une appréciation positive, il signale toutefois quelques erreurs, approximations, amalgames et omissions, bonnes à connaître). Oui, Laegalad, dans ce cas, il s'agit bien d'un ours, pas d'un humain enféé, ni d'un homme-fé sous une peau d'ours. Le récit lui prète pourtant une personnalité humaine : l'ours est doté de parole, de pensée, de volonté, de sentiments. Je l'ai refeuilleté vite fait ce matin : cette légende est répandue également hors d'Europe, et il en existe plusieurs variantes. Parfois il s'agit bien du viol d'une femme par un ours, mais dans certains cas, c'est plutôt comme Eol et Aredhel : elle est kidnappée, mais ravie de l'être, et choisit de rester avec l'ours. Dans certaines versions, il s'agit même d'un sauvetage : la femme est perdue, seule et en danger. Elle est recueillie et nourrie par un ours et reste avec lui par reconnaissance et affection. D'après l'auteur, le conte de Boucle d'Or serait une descendance édulcorée de cette dernière version. Dans plusieurs cas l'ours et la femme ont une progéniture. C'est ici qu'on rejoint les dragons, et que le compte-rendu où je vous envoie apporte des précisions : le fils de cette union est un personnage connu "de l'Europe à l'Indonésie" qui va "dans l'Autre Monde combattre un dragon et délivrer une princesse"(p. 301). 'tferdekke! ça devient passionnant! les filles : j'en attends plus sur les femmes-oiseaux autour du monde. (Oui-oui, je chercherai aussi!) :-) Eragon - Melilot - 12/07/2005 Mgnuff? mais pourquoi ce *** lien ne marche pas? je croyais pourtant avoir appris à les faire! Même que ça m'a pris une matinée!!! Bon je réessaie, et pour plus de sureté, je vous donne aussi l'adresse. et le lien : gnnnnlà! Eragon - Kendra - 12/07/2005 LOL et ça y est, on tient les parents de Beorn ! Est-ce que les hommes-ours ont un quelconque lien avec les bearsekers ? Eragon - Melilot - 12/07/2005 Ah! TOut de même! Eragon - Melilot - 12/07/2005 Oups! Kendra ... on s'est marché dessus! :-) Je ne sais pas. Les Berserkers ne sont-ils pas plutôt assimilés aux loups? Eragon - Laegalad - 12/07/2005 Non, berserk, c'est bien lié aux ours... mais il existait aussi des guerriers qui revêtait une peau de loup et luttait de la même manière qu'eux, en meute, alors que les berserker avaient plutôt tendance à lutter à la façon des ours, en solitaire... Je ne trouve pas leur nom (ou plutôt, je ne tombe que sur destrusc de jeu de rôles ou des machins ésotériques à la noix, donc nivau légitimité des dires, on fait mieux...), mais celui des guerriers-loups doit être lié à une racine ulf ou dans le même genre. Mais arg, je ne suis pas chez moi, je n'ai plus aucune référence ! Et je propose de créer un nouveau fil, ailleurs... Voulez-vous attendre jeudi, que j'ai le temps de faire ça propre et beau avec de jolis codes bien lisibles ? J'essaye ce soir, mais je doute trouver le temps, entre le jardin et les bestioles... Eragon - sosryko - 12/07/2005 Je sors mon Rudolf Simek -- le merveilleux dictionnaire est heureux de vivre à nouveau (t. I, p. 61) : Berserkr (vieux norrois, pl. berserkir) vient de ber- : « ours » et de serk : « chemise, peau » Eragon - sosryko - 12/07/2005 Croisé, Stéphanie, nous avons ;-) Eragon - Melilot - 12/07/2005 Yesss! OK, on attends t'attends, Stéphanie, et jeudi on ouvre un fuseau là-dessus. Ohlala! Ohlala! c'est fou comme ça redémarre. On va attirer du monde avec ça, les gars!
Eragon - Kendra - 13/07/2005 Comme promis, le contenu sur l’ours du livre de Philippe Walters. Bon évidemment il y en a pour une quinzaine de pages, donc c’est pas évident à retranscrire en court.
Sur les femmes palmipèdes, Walters rapproche le nom d’Ygraine du gaulois « garan » c'est-à-dire grue. Les trois grues seraient une personnification de la triade des visages de la déesse-mère. Dans la mythologie grecque Gerana, une femme pygmée recevait des honneurs divins, et comme elle ne reconnaissait pas les autres dieux, Héra l’a changea en grue. Bon...y'avait un peu de berserk par ici mais c pas grave on continuera avec Laegalad plus loin. Eragon - Saivh - 13/07/2005 C'est vrai que dans les "Iles Britanniques" (vraiment desuet et politiquement depasse comme terme) on ne trouve plus d'ours. Mais comme les sangliers et les loups, si, a une epoque il y en a eu. Ils ont depuis allegrement passe l'arme a gauche, mais, oui, il y en avait. Des petites deessees (de type gallo-romain en plus) comme la Sequana que Kendra mentionne (qui est, elle aussi, une ravissante petite statuette gallo-romaine) sone en effet courantes sur le Continent, mais on en trouve aussi en UK. Les cours d'eau sont aussi associes a des divinites feminines, donc voila d'une pierre deux coups. Et les grues sont bien entendu des oiseaux dits negatifs car il representent l'apect destructeur de la divinite qui, si elle peut donner la vie donne aussi la mort car les deux sont bien entendu lies, l'une suivant l'autre. Il etait d'ailleurs interdit en Irlande (encore mentionne dans la Brehon Law) de manger de la grue. Quoique je doute que ce soit tres goutu de toute facon. Eragon - Laegalad - 13/07/2005 J'ai extrait sur un autre fil notre début de conversation : Contes et métamorphoses... D'ici à ce que j'arrive à trouver le temps de rédiger quelque chose sur les femmes-oiselles, vous pouvez continuer là-bas :) Eragon - Lambertine - 13/08/2005 Pour en revenir aux dragons and c° :
Je ne crois pas. Cœur de Dragon reprend, bel et bien, au départ le thème du Dragon médiéval corrupteur et menteur, mais... l'inverse. pendant toute la première partie du film, le chevalier ex-précepteur royal est bel et bien persuadé que c'est la bestiole qui a corrompu son élève, selon la théorie classique. En ce sens, le film est plutôt un plaidoyer contre les préjugés basiques (on peut y mettre un tas de choses, dans ces préjugés, mais je ne vais pas revenir sur les polémiques citées plus haut) que le dévoiement d'une créature légendaire. Eragon - Findariel - 22/08/2005 le nombre d'auteurs qui essayent de repomper Tolkien alors qu'ils n'ont pas un gramme de talent est effarant. Je n'ai pas lu ce "Ereagon", car j'ai mieux à faire de mon argent, et de toutes façons rien que la quatrième de couverture fait pas envie ... Un exemple ? Il y a environ 3 ans, je me souviens que j'avais vu, dans un rayon jeunesse, un livre signé Christophe Lambert (si, si, je vous jure)intitulé "Le dernier des Elfes". Rien que le nom de l'auteur, déjà, ça annonçaiut le chef d'oeuvre ... Aprés avoir parcouru quelques pages, j'ai abandonné le machin. Eragon - Hyarion - 01/11/2006 Dites-donc les amis ! Vous avez vu cela ? Eragon fait l'objet d'une adaptation cinématographique dont le premier volet sortira mondialement... le 20 décembre prochain ! J'ai vu la bande-annonce : sans vraiment connaître le roman (qui de toute façon ne m'a pas intéressé à sa sortie, faute d'originalité comme d'habitude), il me semble qu'après avoir copié JRR Tolkien pour le livre, on a également copié P. Jackson pour le film, à un point où cela en devient franchement pathétique... Moi qui pensait que l'on avait déjà touché le fond avec le Monde de Narnia et sa ménagerie... Que sont allés faire, du reste, des acteurs comme J. Irons et J. Malkovich dans cette galère ? Quel dommage que la fantasy soit ainsi devenue un véritable chewing-gum Hollywood sur grand écran... Plus on s'éloigne des vrais pères de la fantasy - Tolkien et Howard - et plus les choses s'aggravent... Du coup, je ne suis vraiment pas prêt de laisser tomber Conan le Barbare, qui apparait, plus que jamais aujourd'hui, comme le vénérable témoin d'un passé cinématographique sensiblement plus enthousiasmant... Bonne nuit, :-) Cordialement, :-) Hyarion. Eragon - Nelemni - 04/11/2006 Salut à tous! Oh oui la bande-annonce! Le "je n'ai rien demandé" "mais pourtant tu as été choisi"! Eragon - Tar Baladur - 08/11/2006 Je ne m'attendais certainement pas à découvrir ce fuseau ! Je suis tombé sur ce livre un peu par hasard, j'ai lu Eragon et l'Aîné. Naïvement, j'ai cru que si l'auteur était comparé à JRR Tolkien c'est que cela devait être bon. Lorsque j'ai vu qu'il s'agissait d'un banal récit pour ados... *soupir*, ô désespoir ! Le plus déçevant a été l'enseignement des elfes au héros (si si, c'est pire que le dragon bisounours), la magie occultiste et ésotérique, la doctrine scientifique, snif... J'ai aussi remarqué quelque chose d'incoryable, si je fait ces comparaisons : Starwars, un nouvel espoir : Eragon : et Starwars, l'empire contre-attaque : L'aîné : Résultat, je trouve que ça se ressemble drôlement ! Pas vous ? Le fantôme de la Bicyclette Bleue planerait-il sur Eragon ? I. :o) Bien plus prometteur, le film "300" de Zack Snyder (mars 2007). En tout cas, la BD de Frank Miller est un petit chef-d'oeuvre graphique... Le site officiel et la BA : http://300themovie.warnerbros.com/ Bonjour à tous. Aux dernières nouvelles, Avril Lavigne pousserait la chansonnette dans la BO du film... Quelqu'un a dit "ciblé ados" ? Cruelle et cynique actualité qui nous annonce en même temps la mort de Basil Poledouris... |