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[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Version imprimable

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[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 17/12/2012

Merci d'avoir pris le temps de me lire, Aglarond. :-)

J'ai décidément bien fait, hier, d'écrire en post-scriptum qu'il risquait d'y avoir encore des fautes malgré ma relecture : cela ne pouvait que se confirmer... ;-)
Bien évidemment, au onzième paragraphe de ma critique, il faut donc lire : "Richard Armitage s'est vu attribuer avec le personnage de Thorin Oakenshield, un rôle de roi sans royaume que les scénaristes ont voulu visiblement rendre très proche de celui d'Aragorn dans la précédente trilogie : il s'en sort honorablement."
Je m'aperçois que j'ai également oublié de mettre en italique certains titres d'oeuvres, mais j'espère que cela ne gêne pas trop la lecture.

Amicalement, :-)

Hyarion.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ALDARIL - 19/12/2012

Bonne analyse Hyarion . Quelques jours ont passés et je pense avoir était peut-être un peu fielleux, façon Saroumane, sur ce film. Je pense que j'aurais dû méditer la philosophie Entique de Sylvebarbe... j'aurais du me montrer moins hâtif, mais j'exprimais ainsi mon ressenti d'admirateur de l'oeuvre de Tolkien. Je vais peut-être donner l'impression de radoter, mais je trouve que les adaptations tuent les oeuvres !
Don vivement une autre adaptation, mais cette fois en format Série.


[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - cecelia8899 - 19/12/2012

je viens soumettre à vous autres une reflexion, et j'en appelle à vos yeux de Lynx.
il me semble que l'extension au format trilogie a contraint Jakson à des changements de dernière minute assez voyants. Bolg, au départ prévu pour être le grand méchant "incarné" face à Thorin me semble être passé complètement à l'arrière-plan, au profit de son père Azog- dont la longévité étonne, du coup. Même si Jackson a un peu emmelé la chronologie et aplati les généalogies, va-t-il encore pourvoir faire de Bolg le fils d' Azog ? Bolg apparaîtra-t-il seulement dans les films suivants ? le projet est-il de tuer Azog dans le deuxième film pour donner un objet de vengeance à Bolg, et fourni à Jackson la matière aux motivations psychologiques dont il aime enduire ses personnages ?
je n'ai vu le film qu'une fois, mais il ne m'a même pas semblé que Bolg apparaisse dedans. Et avec son look marquant, je pense que je l'aurais vu. Alors, Bolg, il y est, ou pas dans An unexpected journey ?




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 20/12/2012

Sauf erreur de ma part, Bolg n'apparait pas dans ce premier film... mais il aurait évidemment vocation à apparaître dans les films suivants...

pierrebrrr a écrit :
le projet est-il de tuer Azog dans le deuxième film pour donner un objet de vengeance à Bolg, et fournir à Jackson la matière aux motivations psychologiques dont il aime enduire ses personnages ?

Je suppose que c'est là une des possibilités les plus vraisemblables à envisager pour la suite. À en croire les propos des scénaristes, cités en ligne sur le site Elbakin.net il y a quelques semaines, les scénarios des deux autres films à venir sont toujours en chantier actuellement.

Cordialement,

Hyarion.

P.S.: ce soir, en cette veille de fin du monde qui n'aura pas lieu, et en écho à mon premier message sur le présent fuseau, j'ai une pensée pour les Bugarachois, qui seront enfin bientôt libérés du délire médiatique dont fait l'objet leur village depuis de longs mois... ;-)




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - babar - 20/12/2012

à mon tour je poste ma modeste opinion sur ce film, et après avoir l'avoir lu, je trouve ta critique très juste Hyarion.J'ai peut-être aimé le film plus que toi. Je l'ai regardé alors que je venais à peine de commencer à le relire!

D'abord sur le plan technique je le trouve réussi, en ce qui me concerne je trouve le format HFR convaincant, et ajoute à la 3D, que je n'ai jamais aimé jusqu'à présent, quelque soit le film. Les décors sont réussi, et malgré toutes les remarques, je les trouve globalement cohérent, j'ai hâte de voir la foret noire!

Sur le film en lui-même, Je suis en colère sur les trois films, ces logiques commerciales m'exaspèrent au plus haut point, surtout pour voir où s’arrête cette première partie, mais que vont ils donc inventer pour la suite?!?

attention à partir de là je vais spoiler un peu donc si vous voulez des surprises ne lisez pas le paragraphe suivant :-)!
Je m'interroge sur la motivation de PJ, quel est son but? modifier l'histoire pour montrer son talent d'inventeur, se la réapproprier? Je n'aime sa manière de réinterpréter les personnages, les elfes en hippie jouant de la flute traversière et mangeant de la mâche et des carottes râpées... j'ai bien ri par moment... Le moment le plus vulgaire étant le bon radagast tirant sur la pipe de gandalf comme un pétard, et partant en course poursuite avec ses lapins de rosghobel, et son traineau, il ne manquait plus qu'il soit habillé de rouge et blanc... Et où disparait il à la fin? Bizarre d'éliminer le personnage surtout qu'il va réapparaitre avant la fin vu la longueur de ces films. Ensuite la présence d'Azog pour donner un méchant charismatique était elle indispensable? bof bof... Enfin La présence des Géants m'a semblé hors de propos, pour finalement la relire dans le livre, donc pourquoi pas.

Malgré tout à la sortie, en ayant fait abstraction du roman, j'avais le sentiment d'avoir vu un bon film, qui j'espère donnera envie aux gens d'aller plus loin et de lire!

Je crains de beaucoup moins aimer la suite, j'avais aimé le premier seigneur des anneaux et moins ses suites.

à bientôt





[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Tilkalin - 20/12/2012

babar a dit :
Et où disparait il à la fin? Bizarre...
Mais ne touchons-nous pas là l'essence même de ce personnage ? ;-)




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 21/12/2012

Merci à Aldaril et à Babar d'avoir, eux aussi, pris le temps de me lire, et merci à tous de communiquer ici vos impressions... :-)

Corrigeons encore au moins quelques autres fautes glissées dans le texte de ma critique (publiée le 16-12-2012 à 18:24, sans avoir décidément eu le temps de me relire suffisamment) :
- Neuvième paragraphe : "[...] les combats de Gandalf et des Nains sur les ponts de bois du gigantesque repère des Gobelins dans les cavernes des monts de Brume."
- Treizième paragraphe : "Sur le plan de la beauté visuelle, [...]"
- Quatorzième paragraphe : "[...] tout en étant d'accord pour trouver outrancier l'accompagnement [...]"

Par ailleurs, j'ai oublié, hier, de répondre à Aldaril :

ALDARIL a écrit :
Je vais peut-être donner l'impression de radoter, mais je trouve que les adaptations tuent les oeuvres !

Sans forcément aller jusqu'à parler de meurtre ;-), on peut parfois effectivement avoir l'impression qu'une adaptation cinématographique "enferme" un récit littéraire dans une certaine représentation. C'est à peu près ce que dit, dans un intéressant entretien publié récemment sur Tolkiendil, le comédien Dominique Pinon, qui a prêté sa voix pour lire la version audio du roman Le Hobbit pour l'éditeur Audiolib : selon lui, "le cinéma quelque part met fin à l’imaginaire, à cause de l’image. Un récit, chaque personne qui l’écoute, développe son propre imaginaire. Cela reste ouvert. Le cinéma est un moyen de « fermer »."
Sébastien Marlair (bien connu en ces lieux... ;-)...) aborde aussi cette question, dans un article du dossier Tolkien du numéro 527 du Magazine Littéraire paru ces jours-ci ("Un hobbit attendu", p.80-81), parlant notamment d'une sorte de "« capture d'écran »" dans laquelle l'oeuvre de Tolkien pourrait se retrouver "comme figée". Il préconise sagement de ne pas s'enfermer dans la seule représentation visuelle et narrative des films, notamment en lisant et relisant Tolkien, bien entendu.
Le fait est, à mon avis, qu'il ne dépend que de nous, lecteurs et/ou spectateurs, de savoir faire la part des choses, et d'apprécier les oeuvres pour ce qu'elles sont, les livres originaux comme les films qui en découlent. Dans tous les cas de figure, nous sommes heureusement tous censés être libres quant à notre imagination. :-)

Cordialement,

Hyarion.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - babar - 23/12/2012

Tilkalin a dit :
babar a dit :
Et où disparait il à la fin? Bizarre...
Mais ne touchons-nous pas là l'essence même de ce personnage ? ;-)

D'ailleurs personne n'a trouvé cette course-poursuite invraisemblable? Pourquoi leur tourne t'il autour?




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 24/12/2012

Babar a écrit :
D'ailleurs personne n'a trouvé cette course-poursuite invraisemblable?

Tu n'es pas le seul à avoir été perplexe devant cette séquence qui suit la rencontre de Radagast avec Gandalf et l'expédition d'Erebor. ;-) À cet égard, et pour ne citer que des membres du présent forum, je me permets de reproduire les propos que Druss et Elendil Voronda ont tenu respectivement sur les fuseaux des forums (ou fora) de Tolkiendil et TolkienFrance consacrés au sujet (concernant la citation d'Elendil, comme dirait JR, l'emphase est mienne).

Le 13-12-2012 à 00:22, sur Tolkiendil, Druss a écrit :
Pour faire rapide, toutes les scènes avec Radagast sont à virer. Clairement. Entre sa présentation, où il passe pour un doux dingue, son traineau, ses mimiques à pleurer, ce personnage est sans doute le pire du lot. La scène où la compagnie est attaquée par des Wargs en présence de Radagast, lequel sert d'appât avec son traineau est d'une stupidité. Tout ça pour mener Thorin et les nains à Rivendell. Non franchement, il y avait mieux à faire. Une parenthèse à ce moment. Comment une troupe d'Orques menés par Azog, sur des Wargs (et donc venant de l'Est des Monts de Brume) et Radagast en traineau arrivent à traverser les montagnes en un claquement de doigts et la compagnie doit se taper les tunnels et les combats de géants ? PJ a oublié de réfléchir sérieusement à la question.

Le 19-12-2012 à 07:16, sur TolkienFrance, Elendil Voronda a écrit :
Si on parle de la qualité du film sans tenir compte de l'adaptation, le traîneau de Radagast fait partie des trucs ridicules auxquels on ne peut croire une demi-seconde. Les séquences de course-poursuite dans les souterrains sont d'un grand ridicule, surtout la chute finale. Et la première poursuite des Wargs est filmée de manière cacophonique : les Wargs courent visiblement beaucoup plus vite que les Nains, mais dès qu'ils sortent de l'écran, ils prennent 200 mètres de retard. Malgré quelques bons moments, tout cela ne fait pas un grand film.

De mon point de vue, la séquence de la course-poursuite dans la prairie avec les Wargs ne fait pas partie des séquences les plus réussies du film en l'état, et je ne sais pas si la version longue à venir du long métrage y changera quelque-chose. Heureusement, on oublie assez vite ce moment un peu confus du film, car il précède presque immédiatement la très belle séquence de Rivendell.

Cordialement,

Hyarion.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Silmo - 24/12/2012

Hyarion a dit :
appeler Sebastian / Sébastien un hérisson en Terre du Milieu a de quoi être considéré comme étant un brin incongru... ;-)

En effet, voila un patronyme qui ne manque pas de piquant :-D




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Anglin - 27/12/2012

C'est peut être la que l'on se dit qu'un 'Mal est' un bien.
Sébastien Mâle est un Hérisson !!! Première nouvelle !
La scène du hérisson mort n'est elle pas la même dans Narnia ?
Un animal en Rade de Gaz t-répasse à l'écran ?




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - jean - 27/12/2012

J’ai enfin vu le « hobbit » hier soir en VF (pas de VO) et en 3D. Le délai mis à le voir montre mon degré de motivation mais enfin je me devais d’y aller. Qu’en dire ? J’ai du mal à synthétiser mes impressions
-    La 3D je suis agréablement surpris. D’habitude je trouve que ça n’apporte pas grand-chose mais là je dois dire que j’ai été émerveillé par certaines scènes (le vol des aigles par exemple)
-    48 images/s je ne sais pas si j’ai vu une vraie différence
Pour le reste je suis partagé. L’histoire est finalement assez fidèle (plus que je n’osais l’espérer) même si la vision de PJ n’est pas la mienne, mais ça c’est inévitable et là encore j’ai été plutôt agréablement surpris. Alors d’où vient mon malaise ?  pas réellement des introductions de PJ. Finalement peu importe que ce soit Radagast et non Gandalf qui découvre la vraie identité du Nécromancien. Radagast est rigolo et décalé oui mais pourquoi pas, le Hobbit est une œuvre pour enfants et pleine de clins d’œil et c’est bien que PJ ne se prenne pas trop au sérieux. L’introduction d’Azog là encore pas très grave.

Je trouve cependant au final que le film en fait trop, Trop de quoi ? ben de tout
-    Trop de nain dans l’Erebor même au temps de sa splendeur (même Smaug ne pourrait pas venir à bout de dizaine de milliers de nains sur leur territoire)
-    Trop d’or dans le trésor pour être crédible
-    Des cavernes trop grandes (la montagne devrait s’effondrer comme une coquille d’œuf au moindre mouvement tectonique) (de ce point de vue la grande salle de la Moria dans FR était plus crédible avec ses forets de colonnes)
-    Trop de bastons à répétition
-    Trop de violences
-    Trop de cascades inutiles (les géants de pierre oui mais pas avec les nains sur leurs genoux, les pins ne devraient pas tomber en dominos sous l’effet de quelques wargs)
-    Trop de chutes à répétitions et de trop haut (comment croire que les nains ou Bilbo peuvent survivre à des dizaines de mètres de chute successives)
-    Trop d’orcs (comment croire à la sortie de la montagne)
-    Etc, etc
En bref je trouve que pour faire « faire spectaculaire PJ a trop enchainé les effets spéciaux au risque de tomber parfois dans l’excès.

Cependant les autres spectateurs semblaient aimer alors c’est peut être moi qui suis un vieux grincheux…




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Anglin - 27/12/2012

Alors on est au moins deux vieux Grincheux. Je suis completement d'accord avec ton second paragraphe Jean.

Bofur = Grincheux en Islandais (donc en fait on est trois ...)

Tolkien a dit :
Tolkien : «It was Bofur, and he was grumbling about it, when Bilbo opened his eyes.» The Hobbit, VII, Queer Lodging.

Tolkien : « C'était Bofur, et il ronchonnait à ce sujet quand Bilbo ouvrit les yeux. .» Bilbo le Hobbit, VII, Un curieux logis.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 27/12/2012


Moi j'aime pas le Hobbit au cinéma

I. ;)




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Anglin - 27/12/2012


Lui non plus ...




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Lenidem - 02/01/2013

Bonjour à tous,

Pour ma part, je suis allé au cinéma en me disant que je n'allais pas voir "l'adaptation à l'écran d'un roman de Tolkien" mais "la préquelle aux films du Seigneur des Anneaux selon Peter Jackson". Je n'en attendais donc rien de spécial, puisque je savais que ce serait radicalement différent du livre que j'aime. Au final, je ne suis sorti ni déçu, ni enthousiasmé : c'était bien du Jackson, avec ses qualités et ses défauts.

Heureusement tout de même que j'étais prévenu de certains ajouts, comme le traineau à lapins que je trouve parfaitement ridicule et invraisemblable. Néanmoins, en discutant avec quelqu'un qui n'a pas lu le livre, j'en suis venu à me demander si, au fond, cette innovation est vraiment si éloignée que ça de l'esprit du roman. Ne serait-ce pas un peu dans la même veine que les animaux serviteurs de Beorn? En revanche, là où le bât blesse à coup sûr, c'est que ce traineau comme Radagast ne servent à rien. Inutile de m'étendre sur ce que tout le monde a déjà dit : contrairement au Seigneur des Anneaux, Le Hobbit est un roman à la construction linéaire qui va droit au but. L'adaptation en semblait donc bien plus facile, et pourtant Peter Jackson a préféré ajouter des tas de scènes qui n'apportent rien à l'histoire.
Bien sûr, la tentation de "faire des liens" avec Le Seigneur des Anneaux était grande, et je peux comprendre que certaines scènes, comme celle du Conseil Blanc, étaient trop tentantes pour être mises de côté. Encore fallait-il que ce soit bien fait. Dans l'histoire que nous montre Jackson, Saruman s'obstinant à nier l'évidence n'est pas crédible une seule seconde, au point que ni Gandalf ni Galadriel ne l'écoutent. Comment diable a-t-il pu être considéré comme un grand sage dans de telles conditions? À propos de Galadriel, je me serais d'ailleurs bien passé de son petit tour de magie : était-elle là ou non? Mystère! ...Oui, sauf qu'on s'en fiche et qu'encore une fois, ça n'apporte rien.
Et c'est là une manie de Peter Jackson qui peut être anodine, mais qui a tendance à m'agacer : celle d'ajouter des petites scènes ou de modifier de petites choses comme pour le plaisir de changer ou d'en faire plus. Je donnerai un seul exemple, qui m'a fait taper la main sur le front : Thranduil qui chevauche un cerf. Pourquoi diable? Un cheval, ce n'était pas assez bien (un cheval blanc aurait eu le double avantage de "faire style" et de coller tant avec la tradition féérique qu'avec le cerf de la Forêt Noire)? Apparemment, c'était trop sobre pour Jackson. Il lui faut du spectaculaire (ou du ridicule ; les deux vont souvent de paire chez lui). Au point qu'il verse souvent dans la caricature. Caricature des nains qui ne savent pas ce qu'est un légume, caricature d'elfes qui jouent de la flûte pour de gros bourrins. La caricature peut avoir du bon, mais a-t-elle vraiment sa place dans l'adaptation des textes fondateurs du genre?
Pour continuer dans les reproches, je dirais que contrairement à la plupart des avis que j'ai pu lire, j'ai trouvé la scène de l'attaque d'Esgaroth et du Mont Solitaire mal fichue. Dès les premières secondes, on comprend (du moins ceux qui ne s'en doutaient pas) qu'on ne verra pas Smaug. Et je trouve que c'est une mauvaise idée qui ne pouvait donner qu'un résultat médiocre. C'est censé être une scène de carnage avec un dragon énorme : ce n'était pas le moment de laisser planer un pseudo-mystère ou je-ne-sais-quoi, mais de montrer une de ces batailles avec plein de figurants que Peter Jackson affectionne tant! Bien sûr, révéler d'entrée de jeu l'apparence du dragon qu'on ne rencontrera qu'à la toute fin aurait gâché le suspens... Eh bien il suffisait de commencer par autre chose.
Je fais un peu le reproche inverse à l'arrivée de Gollum, qui apparaît tout bêtement. Par ailleurs, la scène des énigmes, si bonne soit-elle, nous montre un Gollum assez différent de celui qu'on voit dans le roman, où il est franchement inquiétant et dans lequel on ne décèle, en fait, guère de trace du "Sméagol" qui ne réapparaîtra que bien plus tard grâce à l'influence de Frodo. En soi, pourquoi pas, d'autant que le jeu d'Andy Serkis est toujours aussi bon et que cela donne lieu à quelques gags bien trouvés. Seulement voilà : cela bouleverse complètement le sens de l'acte généreux de Bilbo quand il choisit de le laisser en vie. En effet, le Gollum du film est, la moitié du temps, plutôt sympathique et même mignon ; avoir pitié de lui devient dans ces conditions bien plus facile (pour ne pas dire normal) que dans le livre où Bilbo ne voit en lui qu'un tueur potentiel certes misérable, mais aucunement gentil et encore moins drôle. C'est de là que vient toute la beauté de son geste, que le film rabaisse à quelque chose de bien plus banal.

Si surprenant que cela paraisse, il y a tout de même certains ajouts que j'ai appréciés, comme Gandalf disant à Bilbo que le monde n'est pas dans ses livres ni dans ses cartes, mais à l'extérieur : c'est peut-être une réflexion un peu trop sérieuse pour le roman, mais je trouve qu'elle convient parfaitement.
J'ai aussi beaucoup apprécié la chanson des nains (dommage qu'elle ne dure pas plus longtemps), particulièrement prenante. J'apprécie l'air troublé de Bilbo lorsqu'il l'entend, et j'aime à penser que cette chanson a beaucoup pesé dans sa décision de joindre à l'expédition. De même, le fait qu'elle soit interprétée dans le générique de fin par Martin Freeman (ou par quelqu'un ayant une voix très proche de la sienne) montre à quel point Bilbo tend à se rapprocher du groupe de Thorin, à adopter leur quête qui, à la base, ne le concerne pas, et enfin colle parfaitement à son rôle de "passeur culturel", d'intermédiaire entre les Hobbits et les autres espèces.

Bref, cette adaptation m'a laissé mi-figue mi-raisin. Il me semble clair que pour ce qui est de la profondeur et de la poésie, le film n'arrive à la cheville du roman qu'à de rares reprises. Cependant, malgré tous les défauts cités, j'ai globalement passé un bon moment, même si je n'attends pas pour autant les épisodes suivants.

En tout cas, cela reste bien mieux que le massacre opéré sur Tintin (que j'avais eu la sottise d'attendre avec impatience)...




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Semprini - 02/01/2013

J'ai également vu le film : je suis rentré dans la salle heureux et j'en suis ressorti las.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - TB - 04/01/2013

C' est dommage...Je m' en faisais toute une joie!
Déjà que j' avais été injuste, pour le SdA...Alors qu' au final, j' ai l' ultimate-trop-bonne-collector-des-goûts-cuted-à-donf-édition, et que je l' ai regardée plusieurs fois! Je tenais, publiquement, à demander pardon à Peter Jackson, pour toutes les horreurs que j' ai pu proférer à son endroit...
Après tout, si on fait abstraction de toute association d' idée(s) avec, disons...La littérature anglo-saxonne du siècle dernier...Il est pas si mal, ce film, nan!? Je veux dire, sur une planète qui semble considérer Justin Bieber, Depardieu, et Amélie Nothomb, comme des artistes...Mmmh!?
Comparé à, je sais pas, moi...Eragon, par exemple!? Ou à une tentative d' explicitation idéologique ( Ou même, simplement logique...On laisse tomber les idéaux! ) de la carrière politique de Cohn-Bendit...Hein...C' est pas si mal, nan!?
Vous allez me dire: " Cohn-Bendit...C' est n' importe quoi! Qu' est-ce qu' il a à foutre avec Tolkien, et le SdA, Cohn-Bendit...!? "
C' est ce que je disais...Tout pareil! ( Pour Eragon, je reconnais...C' était bas! )
Bref, je peux pas en vouloir à un type qui m' a permis d' avoir, sur une décennie ( Et c' est pas rien, 10 ans...Il suffit de se regarder dans un miroir pour s' en rendre compte! ), le plaisir de lire Isengar, et les contributeurs de ce délicieux forum, et de faire, bonjour la cerise, resurgir la légende...Vinyamar, Semprini, Sosryko, Silmo ( C' est dingue, j' avais pas remarqué comme l' alphabétique serpent participe de la légende...)!
Et qui sait, demain: GreenGnou, Fangorn, Kloczko, Caledfwlch...Et Cédric!
Bon, vous me direz qu' il y a, aussi, Hyarion, et quelques autres...Mais comment critiquer un type qui commence ses contributions par: " Or donc..."! Et puis, faut pas charrier...Même si je trouve Hyarion, un peu ( trop ) gentil, j' entends pas trépigner dans les gradins...On reste dans le dithyrambique soft, le minimum syndical, l' expression du, et de, goût! 
Nan, faut savoir reconnaître ses torts...Du moins, en ce qui concerne mon plaisir perso: avec du bol, ai-je pensé, on aura droit à vingt chroniques suplémentaires de Maître Semprini, quelques redoutables précisions d' Hisweloke, une imparable traduc d' un barbarisme maori, dans, et par, un élan du Quebec ( Un Gnou, si vous préférez...! ), une colère jupitérienne, et nécessaire, de Monsieur Edouard! Un genre de compensation, quoi...Le salaire de la Peur, les dix dollards de Judas, la rançon du succés, le prix du sang, et des larmes!
Et au final...Que dalle! Nib...Rien...Si ce n' est le regret, en forme de soupir, de Semprini!
Comprenons-nous bien...Je dis pas qu' un soupir de Semprini vaut pas un film de PJ! Pas plus qu' une disserte de m'sieur Hyarion...Mais bon, j' aurais pas craché sur un peu de rab!
Et le film...!?
Ben, vous allez rigoler...Je l' ai pas vu! Bien sûr, je pourrais me retrancher derrière le fait que j' habite Nemours, une sorte de trou noir, au fin fond de la Seine et Marne...Nulle part, quoi, comme dirais le père Ubu! Et qu' au multitruc du bled, la dernière fois que je suis passé devant, ça jouait Titanic en 3D, un concert, en LIVE, d' un Jackson ( Mais c' était pas Peter...Y chante pas Peter, nan!? ), et un film écolo, produit par Framatom-Areva, et commenté par Cohn-Bendit, sur le bonheur de vivre des bûcherons canadiens...!
Et rectification, Tianic, c' était pas en 3D, c' étaient des tuiles du toit qui avaient pris la tangente, et avec la météo de merdre...Le Centre Culturel d' Animations Artistiques barre en couille, faut dire les choses...La Culture, depuis Malraux, c' est plus ce que ça aurait pu être!
Et puis, vous savez ce que c' est...On dit un truc, et on fait le contraire! Et pour être tout à fait franc...
( En général, quand on vous dit ça, y a des chances pour que votre interlocuteur essaye de vous bourrer le mou dans la seconde qui suit...)
...Mais, moi, je vous le jure...
( Aïe...Ca empire, le serment, c' est pas vraiment la garantie du réel, je serais vous, je commencerais à me méfier! )
...Nan...J' vais être honnête...
( Alors là, c' est la totale...Barrez-vous, je vous aurais prévenu! )
...Aahemmm...Pfffuuit...Bonbonbon...Euh, alors voilà...J' aime pas trop le Hobbit! Je veux dire, le VRAI Hobbit...Le livre, quoi! De Toto...Parfaitement!
Et je dirais même plus...Si ce roman avait été écrit, commako, par J.K. Rowling, R.E. Howard, L.F. Celine, ou moi, vous seriez les premiers à faire la moue, en lisant un truc qui, si on s' amusait à le comparer à une oeuvre musicale, commence en opérette, et se termine en requiem! Et les elfes bourrés, et les pitbuls qui font dans l' aide à domicile...Et...Et...Et...!
- Un jour, quand je serai moins laconique, et moins feignant, je vous préciserai mes réticences. -
Du coup, je suis pas en manque de prod' jacksonienne: vu le texte de base, il a eu le parfait alibi pour donner libre cours à son monumentalent! Le peu que j' en ai vu, et le beaucoup que j' ai lu, ici même, plus une radinerie sélective, m' enjoignent d' attendre que je puisse trouver, au rayon Occasions de Giberts, Boulinier, et/ou autres, l' ultime version de la, seconde, trilogie du siécle! Il me suffit de patienter quatre courtes années...Rien d' insurmontable! D' autant qu' à mon âge canonique, les années comptent double, minimum, et vu le sujet de l' attente, ce sera demain, pour ainsi dire!
Et puis, en ce moment, quand je pratique le cinoche à domicile ( Le seul qui te permet de pis...De pas emmerder la planète, si t' as envie de bouger, et le seul que je pratique encore! ), je découvre des p'tites merveilles: Inception, V pour Vendetta, Seven Swords, Sin City, Doberman...Et à 5 €uros le bout, j' aurais tort de me priver: j' ai même l' intégrale de Pirates des Caraïbes!
Et si on s' envoit du Jackson, on peut bien se coller un bandeaux sur l' oeil, nan!?
Et Toto, vous vous demandez...Ben, j' attends la nouvelle version du Hobbit, à LA librairie du bled! En 2037, si j' ai bien compris...
D' ici là, PJ aura illustré le Silmarillon ( Deux trilogies...), et aura, presque, fini les HoME ( Une trilogie par volume ), et on aura resculpté les Bouddhas de Bâmiyân, à son effigie, pour saluer son élection de Président-à-vie de New Middle-Earth ( Le nouveau nom de la Terre, depuis la resurrection de Toto...Encore que moi, j' affirme que c' est pas Toto, mais Elvis: Toto n' a jamais porté des bottes en crotale! ).
Enfin, c' est comme ça, on écoute jamais les vieux...Ni ce que leus pauv' mains racontent! Pourtant, c' est pas compliqué: le poing serré, et le majeur bien dressé...Et bonne année!
Carpe diem...




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - cecelia8899 - 04/01/2013

Je crois qu'il faut parfois prendre un peu de recul, en tant qu'amoureux de Tolkien, pour se rendre compte à quel point les films de Jackson respectent les livres d'origine, même si nous pouvons nous disputer à l'infini sur tel ou tel choix, jusqu'au "ton" que dégage le film, et qui d'une certaine façon n'a rien a voir avec ce que j'imagine de la Terre du Milieu. Pourquoi les nains doivent-ils être si grossiers ? Pourquoi les elfes sont-ils systématiquement ridicules ?

On en revient peut-être toujours à la question de l'inadaptabilité du Seigneur des Anneaux et de la fiction de Tolkien, qui a mon sens tire sa beauté de ce qu'elle n'est jamais littérale, mais profondément liée à la nature même du langage. Un cinéaste moins amoureux de ce qu'il met à l'écran et plus de ce qu'il n'y met pas nous aurait peut-être plus satisfait. Le seul, peut-être à avoir éffleuré par l'image la beauté de l'art de Tolkien, c'est sans doute Alan Lee.

Bref, il suffit de lire les lettres que Tolkien consacre à la critique du scénario de l'adaptation animée alors prévue pour le SdA pour comprendre à quoi nous avons échappé.

Que le Hobbit soit du bon cinéma ou pas peut se discuter. Pour ma part, je n'arrive pas vraiment à entrer dans une position critique. Le film m'a fait rouvrir le livre des Contes et légendes inachevés, et reprendre les Appendices du Seigneur.

Le film m'a donné envie de ressortir mes vieilles peintures Citadel pour peindre des figurines de gobelins et de nains.

Le film ma rempli d'une énergie renouvelée et d'un appétit comme vierge pour l'oeuvre de Tolkien. Certaines images m'ont transporté, comme des couvertures de livre de jeu de rôle illustrés par Mc Bride prenant vie. Sans recul, j'éatais "complétement dedans"- et en même temps, comme je sais ce que je vois, et je vois bine que ce n'est pas une grande oeuvre de cinéma. Mais face au Hobbit (plus que face aux Deux Tours ou au Retour du Roi), vraiment, mon sens critique me semble complètement déplacé.

J'ai pris un immense plaisir à un film qui trahit respectueusement toute l'idée que j'ai de Tolkien.


Pour finir, un note amusante: Dans le très beau livre "Art and Design" inspiré par le film, il y a cette mention au début:

"Publié avec la permession mais pas l'approbation de The Tolkien Estate" c'est une mention juridique destinée à se désolidariser par principe des propos tenus dans le livre ou c'est la marque d'un jugement esthétique ?




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Silmo - 05/01/2013


Toujours pas trouvé le temps d'aller voir "The Hobbit One".
Y a pas urgence.
Je me garderai donc de critiquer, en mal comme en bien.

Mais c'est toujours un plaisir de lire toutes vos réactions.

Silmo

ps : au fait, "Pirate des Caraïbes", ca reste vachement bien... enfin les trois premiers.
De même que pour Indiana Jones, les lois de la robotique, ou la Sainte Grenade d'Antioche*, on ne doit jamais dépasser Trois !!
*  dans "Sacré Graal" (pour les jeunes pousses qui ne connaissent pas ce chef-d'oeuvre) :"then shalt thou count to three, no more, no less. Three shall be the number thou shalt count, and the number of the counting shall be three. Four shalt thou not count, neither count thou two, excepting that thou then proceed to three".




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Silmo - 10/01/2013


Je n'y suis toujours pas allé mais j'hésite encore plus après avoir lu CECI !

S.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Silmo - 10/01/2013


Oops je vois plus haut que l'inconvénient avait déjà été signalé en fin d'année dernière...




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Druss - 10/01/2013

Les nausées sont dues au format 48 images/s...car non Isengar, ce n'est pas le film lui-même qui donne la nausée ;), mais à moins d'être (mal)chanceux (c'est selon), très peu de salles proposent ce format... Je l'ai vu en vitesse normale et 3D, et je n'ai eu aucun problème.


[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 10/01/2013

Ayant vu une fois le film en HFR ("high frame rate") de 48 images par seconde (après l'avoir vu en 24 images par seconde), je ne peux que renvoyer aux impressions qui ont été les miennes à ce sujet le mois dernier (cf. l'avant-dernier paragraphe de ma critique publiée ici le 16-12-2012 à 18:24), en ajoutant que je n'ai pas constaté le moindre problème de nausée durant la projection, en tout cas ce qui me concerne. Pour ce qui est des autres spectateurs présents dans la salle (qui était bondée), j'ai bien vu une poignée de personnes déranger quelque peu les autres avec la lumière du couloir lorsqu'ils ouvraient une porte de la salle de cinéma pour aller aux toilettes... mais cela pouvait très bien n'être qu'une simple affaire de besoins naturels à satisfaire, dans le contexte d'une longue projection de 169 minutes... ;-)
Toujours est-il que la projection m'a paru s'être bien passé, et fait finalement assez rare à observer en ce qui me concerne, il y a même eu des applaudissements lors de l'apparition du générique de fin.

Elendil a, lui aussi, vu le film en HFR : pour autant que je sache, il ne m'a pas fait état d'un malaise particulier vis-à-vis du "high frame rate"... ;-)

Amicalement,

Hyarion.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Elendil - 10/01/2013

Je confirme, pas la moindre nausée en ce qui me concerne, juste une simple fatigue oculaire, que j'estime être nettement plus le fait de la 3D que des 48 images/sec. Le format 48 images/sec améliore d'ailleurs nettement le rendu de la 3D et élimine les saccades visibles lors des travellings.

L'impression de « rapidité » de l'image rapportée par certains lors des premières scènes du film n'est absolument pas due à la vitesse d'image. Ayant par la suite vu le film en 24 images/sec., je peux témoigner que l'impression est exactement la même. Si Bilbo vieux donne l'impression de marcher à pas accélérés dans Cul-de-Sac, c'est parce que cela a été filmé ainsi. Je songerais plutôt à incriminer les prothèses de pieds de Hobbits, qui m'ont paru encore plus démesurées que dans le SdA et semblent parfois gêner les acteurs.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Silmo - 10/01/2013

Soyez tranquille... Ma crainte était toute relative.
Je n'ai même pas cillé durant la scène d’avènement césarien dans Prometheus. je crois même que j'ai repris du popcorn !
Silmo




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Lenidem - 11/01/2013

J'ai revu le film, en 3D cette fois ; je ne suis pas fan de ce gadget (d'ailleurs, le dernier film que j'avais vu en 3D, c'était Avatar... oui, c'était aussi le premier), mais là, j'ai été très impressionné par le rendu. Aucun problème de nausée, juste les yeux qui fatiguaient, mais ce n'était pas en HFR (du moins je ne crois pas, vu que le prix du billet).

Concernant le film, deux remarques et trois fous rires.

Première remarque, les pieds du Hobbit. Ça m'avait un peu gêné à la première séance, ça m'a sauté aux yeux à la seconde (la faute à la 3D?...) : comme le dit Elendil Voronda, ils sont démesurés.

Seconde remarque : Peter Jackson semble adorer les séances de vertige mêlé de pseudo-suspens dans lesquelles un personnage manque de tomber dans un gouffre et se fait hisser par un ami/allié... Une dans Le Retour du Roi, une dans La Communauté de l'Anneau, et déjà deux dans Un Voyage inattendu, c'est fort.

Allez, un peu de détente maintenant.

Fou rire n°1 : en voyant Thrór se frotter les mains dans sa salle au trésor, j'ai tout de suite repensé à ça : http://www.youtube.com/watch?v=-quI0nWGuAo

Fou rire n°2 : quand Gandalf s'aperçoit que Galadriel n'est pas/plus là, je l'imaginais planquée derrière un pilier... (Oui, ça tient à pas grand-chose, un fou-rire.)

Fou rire n°3 : lorsque Bilbo admet qu'il n'est pas un héros, je l'ai entendu dire avec la voix du Chevalier Noir : "I'm not the hero you deserve, but the one you need!" - comme ici, à partir de 2'10 : http://www.youtube.com/watch?v=-quI0nWGuAo

À part ça, j'aime toujours autant la chanson du Mont Solitaire.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Lenidem - 11/01/2013

Oups... "(Oui, ça tient à pas grand-chose, un fou rire [sans trait d'union].)"




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Lambertine - 21/01/2013

Ce n'est que ma critique sur mon blog...

http://lambertine.blogs.lalibre.be/archive/2013/01/20/l-ecu-de-chene.htmlDescription du lien




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) -
sosryko - 22/01/2013

Lien vers la critique du fil Le Hobbit par Lambertine




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Lenidem - 24/01/2013

C'est vrai, Thorin a eu droit à un remaniement en profondeur. Sa première apparition donne le ton. Et deux des scènes les plus agréables du livre se trouvent complètement altérées par ce passage du léger au sérieux : l'arrivée à Rivendell/Fondcombe/Fendeval (je ne sais plus comment l'appeler...) dans le stress de la poursuite (et qui, soit dit en passant, ne donne nullement l'impression de "surgir" devant les voyageurs : quelle idée, ce passage secret...), et le vol à dos d'aigle, dont l'émerveillement est occulté par le suspens portant sur l'état de Thorin, justement (mais là, mon souvenir est peut-être un peu déformé : je viens de relire le passage en diagonale, et Bilbo comme les Nains semblent plus effrayés qu'émerveillés, en fait).




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 24/01/2013

Dans ce passag, c'est le lecteur qui est émerveillé... là où pendant la scène adaptée, le spectateur en profite pour aller discrètement changer l'eau du poisson.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Aglarond - 25/01/2013

Lenidem a dit :
l'arrivée à Rivendell/Fondcombe/Fendeval (je ne sais plus comment l'appeler...)

Imladris ;)

A.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 28/01/2013

C'est moi, où bien au final tout le monde s'en fiche de cette adaptation ?
J'ai l'impression que d'un forum à l'autre, les discussions sur le sujet sont d'une mollesse aussi affligeante qu'un scénario de Peter Jackson.

En tout cas, ça manque de Legolettes, tout ça :)

I. en passant




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Adanedhel - 28/01/2013

Faut dire, il est moins facile, pour une adolescente de quinze ans, de tomber en pâmoison devant la barbe et les quasi-dreadlocks de Thorin Lécudechesne... (à cet âge-là, souvent, "le poil, c'est mal". Après, il devient mâle.)

T. qui n'a pas vu le film non plus, parce que la baby-sitter + le prix de la place, ça vaut pas le coup. (surtout vu le caractère du baby-sitté... hum.)




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Elendil - 28/01/2013

Même si le film reste un succès du box-office (rien qu'en France, 4 374 391 entrées au 24 janvier), il fait tout de même nettement moins bien que La Communauté de l'Anneau (plus de 6 millions d'entrée après la cinquième semaine d'exploitation). Ceci explique peut-être cela.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 29/01/2013

Dame ! Le public pré-pubère de Peter Jackson reste tout de même considérable... :D




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Hyarion - 29/01/2013

JR a écrit :
C'est moi, où bien au final tout le monde s'en fiche de cette adaptation ?

C'est tout toi, ça, cher JR... ;-)
Un certain nombre de personnes connues en ces lieux (et qui ne sont évidemment pas "pré-pubères"... ;-))...) ont vu le film, mais n'ont pas pu (ou voulu) prendre le temps d'exprimer ici (en public) leur avis de façon circonstanciée. Ce qui ne signifie pas forcément qu'elles n'ont pas aimé le film, ou que celui-ci ne mérite pas, à leurs yeux, que l'on en parle. ;-)
Ceci dit, je comprends la relative lassitude des uns et des autres quant aux discussions publiques sur le sujet, après des années de feuilleton juridico-financier en guise de prologue, et plus d'années encore à faire et refaire le procès de P.J. de façon excessivement passionnelle... Même toi, cher JR, de ton côté, tu as confessé ne plus te sentir vraiment dans le coup (pour reprendre ton expression, l'emphase est mienne) :

À Hyarion, sur Tolkiendil, le 17-12-2012 à 21:34, Isengar (JR) a écrit :
Mais pour ce qui est du film en lui-même, j'ai lu ta critique, fort bien écrite. Et ça me suffira pour passer à autre chose :)
Je suis trop vieux pour ces conneries. Et je préfère le cinéma honnête.

Pour ma part, comme je l'ai écrit dans ma critique - que je te remercie encore d'avoir pris le temps de lire :-) -, seul un visionnage des trois longs métrages achevés pourra permettre d'essayer de se faire un avis éclairé sur l'adaptation cinématographique de The Hobbit par Peter Jackson, et juger éventuellement de sa réussite... sachant qu'en ce qui me concerne, en attendant de voir la suite, je persiste à penser que le premier film tient la route.

Amicalement, ;-)

Hyarion.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ewyxo - 29/01/2013

je me permets d'ajouter une modeste contribution

je distingue bien le film de l'adaptation

alors je dirai 'bon film , mauvaise adaptation'

le film m'a beaucoup enthousiasmé, avec un bon rythme de moments d'humour et d'action,
des personnages attachants et une trame qui donne envie de voir la suite ...
plein de bons moments comme le lien avec la trilogie précédente,
gandalf qui se cogne pareillement chez bilbo,
l'arrivée inquiètante de dwalin, les chants des nains, les géants des montagnes,
thorin et ses boucliers de chênes,le rugissement de smaug qui conclut,
le genre de film que je souhaiterais voir plus souvent au cinéma,
plutôt que les 'block-busters' insipides ou le cinéma d'auteur nombriliste,

le souci vient de l'adaptation,
les écrits de tolkien sont caricaturés sans finesse avec azog le coléreux qui étripe son lieutenant ou encore un sinistre concours de rot nain ...
il y a des personnages juste décoratifs comme radagast, saroumane ou galadriel,
trop de  péripéties du roman ou des appendices sont prétextes à de gigantesques spectacles extravagants comme erebor ou la caverne des gobelins,
un choix d'autant plus regrettable que la confrontation bilbo/gollum s'avère réussie en restant dans la lignée du livre,

la meilleure invention de PJ tient en seul regard :
celui que jette thorin à trandhuil,
regard lourd de conséquence annoncant le contentieux elfe/nain des prochains episodes

Les rendus puérils du SDA par PJ sont toujours présents : sauron avec une apparence physique tellement grotesque ... Une consolation de taille : les 13 nains ne sont pas 13 'gimli' façon PJ


PJ livre ici une version hypertrophié du conte de jrr tolkien,
3 films de 2h30 pour un livre qui ne fait que 10 à 15 % du SDA ?
nous sommes très loin de la modestie et de l'astuce du roman originel,
en fait ce n'est plus une adaptation mais une expropriation du roman originel de jrr tolkien pour le réduire à un simple synopsis.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 30/01/2013

Une "adaptation de l'histoire", et non une "adaptation du roman", en quelques sortes.

Merci pour ce commentaire très éclairant :)

I.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - babar - 31/01/2013

InseroLePseudoIci a dit :
InsererLeTexteIci


Effectivement c'est ça, pas d'autre mots, Jackson se réapproprie l'oeuvre... C'est donc une pierre à l'édifice de ceux qui le trouve infidèle à Tolkien.

Et vu la tournure que prennent les choses, c'est évident que si c'est pas lui qui fait le silmarillion en dix épisodes de 3 trilogies, ce sera Disney!!!

désolé!


[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Elwe - 31/01/2013

JR : j'ai eu la même impression que toi! ;)
J'ai encore souvenir du buuzzzzzzzz énorme lors de la sortie du SDA-PJ (je ne m'arrête pas aux seuls échanges JRRVFiens, d'ailleurs en décembre 2001 je n'étais pas des vôtres)... En fait, tout le monde s'enfout, comme pour un de ces multiples blockbusters US qui font du bruit durant la com' pré-sortie, pendant qques jours après... Mais sans lame de fond, ni legolettes (mince!) ^^

E.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 01/02/2013

C'est exactement ça : l'effet "lame de fond" n'a cette fois pas eu lieu.
Même les échanges sur le pathétique forum de jacskondrim sont mous du genou...

Ou alors, les échanges n'ont plus du tout lieu sur les forums tolkieniens et se sont déplacés ailleurs, sur des chats, sur facebook ou sur tweeter... bref, la grande époque des logorrhées pro ou anti semble appartenir au passé - dit-il avec une pointe de nostalgie dans le clavier...

I.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Zelphalya - 04/02/2013

Essaye Allociné voir.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Voranoe - 04/03/2013

next step
https://twitter.com/nanarland/status/288639797055082497




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 04/03/2013

C'est un fake.
Jackson n'a pas et n'aura jamais les droits d'adaptation.

I.




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Cédric - 11/04/2013

Mwarf, le test du bluray, ici : Les Numériques, le test.

Hi hi !


Cédric




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Gawain - 08/05/2013

Bonjour tout le monde.

Bon, Virginie et moi avons enfin vu le Hobbit, en DVD (comme disait Lenidem, ça en dit long sur notre motivation).

Et nous sommes du même avis : nous le trouvons encore pire que le Seigneur des anneaux. Si, si, c'est possible. Et bien sûr, c'est plus le côté adaptation qui nous fait vomir que le côté film en lui-même, même si certaines incohérences internes au film sont flagrantes.

En fait, on a l'impression d'être devant une parodie, scato de surcroît, du Hobbit de Tolkien. Jaxon aurait peut-être du le réintituler The Soddit.
Que ce soit le concours de rots, le troll qui crache un gros glaviot dans la soupe et croit que Bilbo lui est sorti du tarin, ou Radagast qui nous fait du Tom Bombastick (encore une parodie), Jaxon arrive arrive en effet à nous balancer encore plus d'humour pipi caca prout que dans la 1e trilogie. Bien éloigné de l'humour tolkienien donc.
Si on ajoute les clichés naheulbeukiens (les nains sont des gros bourrins, les elfes "des gens qui bouffent de la verdure (évidemment ça fait pas des bons voisins...)", autant vous dire que Virginie et moi avons passé une bonne partie de la soirée à nous étrangler. Pourtant il ne me semblait pas que nous faisions partie des "gardiens du temple"...

Et Radagast! RADAGAST !!!!! Hyarion a raison de le comparer à JarJar Binks, c'est tout-à-fait ce que j'ai ressenti. Ce personnage est passé d'un aimable marginal je m'en foutiste dans le livre à... à quoi d'ailleurs? Un hippie ayant trop abusé des champignons (c'est l'opinion de Saruman), un simplet new age tendance rebouteux ? Le voir récupérer un petit hérisson appelé Sébastien (!) poussant le même genre de cris qu'un Scrat (!!) et se déplaçant en traineau à lapins (!!!), mais se battant quand même à l'épée comme un Shaolin (!!!!), ça ça nous a achevé. Le voir détaler en hurlant de Dol Guldur jusqu'à son traîneau dont un des lapins tape du pied pour donner le signal du départ, ou bien contempler béat de stupeur la coursuite bennyhillesque (sans rire, coupez le son et mettez la musique de Benny Hill, vous allez voir) des gros méchants wargs et du traineau à lapins (de Rhosgobel !), si ce n'est pas de l'énôrme parodie !

Et au niveau interne aussi, il y a des problèmes. Des situations téléphonées (Gandalf qui prévoit le conseil blanc et dit aux nains de partir en douce), des combats qui virent franchement au jeu vidéo (le combat sous les monts brumeux, on dirait un jeu de plates-formes des années 90) et un Saruman pas crédible pour un sou. Je m'explique sur ce dernier point : en plus de tous les indices que la Terre du Milieu s'agite de nouveau, on retrouve une lame de Morgul, un artefact puissant, qui fait même reculer Elrond. Et Saruman qui nie l'évidence ! C'est comme si l'état major français s'apercevait qu'il manque un missile nucléaire et que leur chef leur dise "Pas de soucis, c'est surement des gamins qui l'ont pris pour fêter le 14 juillet !" Là, 3 options : a) Mon chef est un crétin, b) Mon chef est un traître, c) Mon chef a raison, c'est surement rien. Et bien la décision officielle du Conseil, c'est l'option c) !
De même, la progression de Bilbo est, comment dire, trop rapide. Dans le livre, la première créature qu'il tue est une araignée isolée à Mirkwood. Là, c'est un gros warg puissant qui a surement l'habitude d'adversaires autrement plus agiles. Et à la fin, il attaque les orcs à lui tout seul. A ce rythme, à la fin du film 2, il détruit Dol Guldur en soufflant dessus !

Pourtant, il y a des motifs de satisfaction : un acteur principal enfin crédible, une technique encore une fois à la hauteur, un Thorin valable dans son rôle de chef, même si je le voyais beaucoup plus vieux (quoique son gros câlin à Bilbo à la fin, ça ne colle pas vraiment au perso...).

Bref, c'est bien sûr une réaction à chaud, mais nous redoutons la suite.

Pascal




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - ISENGAR - 08/05/2013

Salut vous deux.
Et que pensez-vous d'Azog, le cyber-orc albinos miraculé au bras en dénoyauteur de cerises ?  :lol:




[Critiques] The Hobbit: An Unexpected Journey - Peter Jackson (2012) - Gawain - 08/05/2013

Ce que j'en pense? Bof... Perso inutile, mais dans la continuité de ce qu'a fait Jackson, ni plus ni moins. Ah si, avec Azog, on a quand même une histoire de vengeance à se mettre sous la dent. Il va surement remplacer Bolg à la bataille des Cinq Armées.

Et toi, qu'as-tu pensé de la merveilleuse diversion de Radagast, qui, au lieu de foncer sur son traîneau à lapins tout droit dans une direction opposée à celle des nains, consiste à tourner en rond autour d'eux, histoire que les orcs aient bien le temps de repérer les nains (ce qui ne loupe pas !)

Et une question me travaille : Gandalf reçoit de Thrain, que l'on dit perdu, la clé et la carte, mais Sauron n'est revenu que récemment à Dol Guldur. Donc, où Gandalf a-t-il rencontré Thrain, si ce n'est pas dans les geôles du Nécromancien ?

A plus

Pascal

PS : La future maman se porte bien ? Smile