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Ce soir, c'est trilogie - Version imprimable

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Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 09/06/2020

Allons. Soyons sérieux, ce soir il y a Magic Mike sur RTL9 !! Les yeux pervenche d'Elijah Wood ne sauraient lutter contre Channing Tatum qui se défroque. Sinon y a toujours un Columbo sur une chaine ou une autre.... au pire un peu de stress sur BFM, mais tout sauf le SdA de PJ.




Ce soir, c'est trilogie - ISENGAR - 09/06/2020

En zappant, scène grandiose que tout le monde a oublié, juste avant l'entrée en scène de Xenarwen :

[Gargarisme de Frodon, agonisant]
[Cri de Nazgûl jacksonien]
Sam (effrayé) : ils approchent !
Grand-pas : Sam, connaissez-vous l'athelas ?
Sam : oui
Grand-pas : allez en chercher !
[Encore un gargarisme de Frodon, toujours agonisant]
[Sam part seul chercher des feuilles dans les environs]
[Arwen, approche en catimini et glisse un coutau sous la gorge de Grand-pas]

Mais... mais où sont passés les Nazgûl qui étaient si près ??

Exemple parmi des dizaines d'autres déjà discutés en ces lieux.

Qu'on m'explique enfin quelle est donc la différence entre ce genre de sketch scénarisé avec les pieds, et les scènes honnies de l'ex-Bilogie du siècle ? En quoi l'adaptation du Seigneur des Anneaux serait-elle meilleure que l'adaptation du Hobbit ?

I.




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 10/06/2020

ISENGAR a écrit :

De l'art de remettre 20 centimes dans la machine... :D

Avec TF1 qui rediffuse la première trilogie environ six mois après France 3 (rediffusion qui est à l'origine du présent fuseau), c'est à se demander si les programmateurs des chaînes de télé ne cherchent pas à reproduire, à leur façon, la dimension cyclique tolkienienne à travers toutes ces rediffusions... ^^' En tout cas, j'ai joué le jeu la dernière fois, mais pas cette fois-ci.

ISENGAR a écrit :

En zappant, scène grandiose que tout le monde a oublié, juste avant l'entrée en scène de Xenarwen :

[Gargarisme de Frodon, agonisant]
[Cri de Nazgûl jacksonien]
Sam (effrayé) : ils approchent !
Grand-pas : Sam, connaissez-vous l'athelas ?
Sam : oui
Grand-pas : allez en chercher !
[Encore un gargarisme de Frodon, toujours agonisant]
[Sam part seul chercher des feuilles dans les environs]
[Arwen, approche en catimini et glisse un couteau sous la gorge de Grand-pas]

Mais... mais où sont passés les Nazgûl qui étaient si près ??

N'ayant pas regardé cette nouvelle rediffusion du premier film de la première trilogie hier soir, j'ai dû prendre le temps de recourir au coffret DVD, plus tard dans la nuit, pour vérifier ce qu'il en est dans le passage dudit film évoqué...

D'abord, dans cette scène qui se passe près des Trolls changés en pierre, ce n'est pas Samwise qui dit « ils approchent ! » (en VF), mais Meriadoc. ;-) Ensuite, ce n'est pas vraiment un cri direct de Nazgûl qui se fait entendre juste avant le propos dudit Meriadoc (ce fameux cri strident que l'on entend si souvent en d'autres occasions), mais plutôt un son un peu différent accompagnant les Cavaliers Noirs, peut-être davantage lié à leurs montures, et entendable plus ou moins précédemment lors de la scène du bac de Châteaubouc, quand les Nazgûl sont contraints de poursuivre les Hobbits ayant pris le bac en passant par une autre route. C'est un son qui a priori suggère donc plutôt une certaine distance, voire tout simplement une ambiance. Ceci dit, les cris des Nazgûl proprement dit se font effectivement entendre dans la scène de fuite précédent la scène dont tu parles, mais là, on peut supposer qu'Aragorn a emmené les Hobbits entre temps assez loin pour que les Nazgûl soient de leur côté remontés en selle (ils étaient à pied dans la séquence d'Amon Sûl où Viggo Mortensen leur met le feu), et soient toujours sur leurs traces mais à une distance encore indéterminée quoique suffisante pour que l'on puisse entendre ce son, peut-être une sorte d'équivalent au hennissement pour les montures des Cavaliers Noirs, et qui n'est pas en tout cas le cri strident direct des Nazgûl, cri que l'on entendra à nouveau lorsque les Cavaliers Noirs essaieront d'intercepter Arwen emmenant Frodo à cheval vers Rivendell. Il n'est pas interdit de penser, du reste, que l'usage de ce son participe, avec d'autres sons, d'une volonté du cinéaste de faire partager le ressenti, plein de peur, que sont censés éprouver eux-mêmes les personnages poursuivis.

Bref, à cette aune, il n'y a rien de particulièrement incohérent dans cette scène, du moins à ce qu'il me semble. À force de chercher des poux dans la tête de PJ, on finirait par oublier que le boulot d'un cinéaste est de savoir suggérer, et cela sans forcément expliciter le moindre aspect d'un récit. C'est d'ailleurs la même chose en littérature, chaque artiste ayant des moyens spécifiques de suggestion. Au public d'y être réceptif ou pas, mais en l'occurrence ici, je ne vois pas où serait le problème. :-)

ISENGAR a écrit :

Qu'on m'explique enfin quelle est donc la différence entre ce genre de sketch scénarisé avec les pieds, et les scènes honnies de l'ex-Bilogie du siècle ? En quoi l'adaptation du Seigneur des Anneaux serait-elle meilleure que l'adaptation du Hobbit ?

Je maintiens ce que j'ai dit pour ma part : malgré les défauts qu'il a par ailleurs, le premier film de la première trilogie reste le meilleur de Peter Jackson, toutes trilogies confondues. Le sketch dont tu parles n'en est tout simplement pas un, tandis que les deux trilogies comportent pourtant bien d'autres scènes que l'on pourrait effectivement qualifier chacune de sketch à proprement parler. Or il se trouve que ces scènes me paraissent être plus lourdement présentes dans la deuxième trilogie, démesurément étirée en terme d'intrigue (ceci expliquant peut-être en partie cela), que dans la première trilogie, bien mieux structurée en comparaison, nonobstant tous ses défauts (dont certains de ces sketchs ou sketches, en particulier ceux montrant, d'une façon consternante, Legolas surfant ou Gimli rotant). En ce qui concerne les livres, je suis plus attaché au Hobbit qu'au Seigneur des Anneaux, alors que c'est l'inverse pour toi, et sans doute cela peut-il influencer nos points de vue respectifs quant au travail de PJ... mais cependant, en m'efforçant de m'en tenir autant que possible à des considérations de spectateur cinéphile, de façon générale, l'adaptation du Hobbit me parait aujourd'hui être très largement ratée, tandis que celle du Seigneur des Anneaux me parait bien davantage tenir la route en comparaison, même si la qualité suit globalement une pente descendante au fil des trois films de cette première trilogie.

Entre nous, je n'arrive pas à comprendre, mon cher JR, pourquoi tu tiens tant à cultiver cette posture du « fan hardcore » consistant à vouloir tout jeter dans ce que PJ a fait « d'après Tolkien » : n'importe qui, quel que soit son niveau de tokienophilie, est capable (ou du moins devrait être capable, à mes yeux) de reconnaître que la deuxième trilogie n'a pas du tout la même valeur que la première, au moins en matière d'adaptation, et même plus globalement en termes de prise de risques sur un plan cinématographique (certains cinéphiles fans de PJ ne seraient peut-être pas d'accord sur ce dernier point, mais il n'est pas question d'eux ici). Or, à un moment donné, on peut se demander, très honnêtement, où est encore le rationnel quand il s'agit de tout rejeter sans nuance. L'affaire n'est certes pas nouvelle, car rejeter des films ou des projets de films s'inscrit dans une tradition du fanariat tolkienien déjà fort longue puisqu'elle remonte aux premiers projets d'adaptations au cinéma... et déjà à l'époque, il y avait des fans plus « hardcore » que d'autres, prêts à défendre Tolkien envers et contre tout, comme s'il n'y avait qu'une seule « bonne façon » d'appréhender Tolkien. Souviens-toi de Vera Chapman, par exemple : c'est elle qui a suscité la création de la Tolkien Society britannique... parce qu'au départ elle ne supportait pas l'idée de laisser le champ libre au regard des hippies sur l'œuvre de Tolkien, un regard qui n'était pourtant pas moins légitime que le sien ! Et le projet d'adaptation des Beatles (qui t'aurait sans doute intéressé s'il avait abouti), même en restant plus ou moins au stade de la rumeur, fut loin d'être désiré, là encore, par certains fans plus « hardcore » que d'autres ! Bref, si tu souhaites des explications, ceci étant dit en toute amitié, elles me paraissent être à chercher avant tout dans ton propre point de vue, car à un moment donné, il ne sert plus à grand-chose de réclamer des arguments si l'on n'est pas vraiment prêt soi-même à un véritable exercice dialectique, un peu comme quand on parle d'autres sujets, d'autant plus clivants qu'ils sont autrement plus graves et dans lesquels la foi vient (trop selon moi) se mêler à la raison... Entre nous, à moins que le mot « fan » ne puisse décidément que nous ramener fatalement au mot « fanatisme » dont il dérive, nous ne sommes pas censés en être là à propos de Tolkien et de sa réception, si ? ^^' Pour ma part, même je dis souvent que je ne suis fan de rien (c'est ainsi que je le ressens en tout cas, même si comme tout le monde j'ai des centres d'intérêt plus ou moins prononcés, voire sans doute quelques passions), j'essaye néanmoins, notamment au contact du travail de recherche de notre amie Forfirith sur les fans de Tolkien, d'avoir un regard équilibrée sur cette notion (plurielle) de fan... mais j'avoue qu'il me parait y avoir quand même des attitudes (notamment vis-à-vis de la première trilogie de PJ) que, probablement, je ne comprendrais jamais... ^^'

Tout ceci étant dit, je pense de toute façon que, pour ma part, j'ai suffisamment argumenté comme ça. Place aux autres... s'ils ont quelque-chose à dire... à part bien sûr des expressions caricaturales du genre « Xenarwen » ou « Arwen-Xéna » (car même là-dessus, j'ai déjà longuement et suffisamment écrit précédemment, me semble-t-il)... ;-)

Amicalement (bien entendu), :-)

B.




Ce soir, c'est trilogie - ISENGAR - 10/06/2020

Merci d'avoir pris le temps de répondre. J'espère que tu as quand même dormi un peu...  Smile

J'ai regardé la scène un peu vite, et sans doute avec une indécrotable subjectivité.
Cependant, l'impression d'incohérence est tout de même là. Le danger rôde, qui s'est physiquement manifesté au détriment de Frodo dans les ruines du Mont venteux. Et Aragorn, si vigilant par ailleurs, laisse Sam partir seul cueillir des plantes médicinales, tandis que super-Arwen (je m'autorise une variante) surgit des buissons en plein coeur des terres sauvages pour mettre en lumière l'incompétence de son ranger de fiancé. Bof et re-bof.

Même si cette scénette, coincée entre l'immolation ridicule des Nazgûl et la chevauchée à géographie variable d'Arwen, n'est pas l'exemple le plus solide et le plus abouti (il y en a une multitude par ailleurs) c'est dans l'accumulation de ces moments sans véritable logique que j'inscris la comparaison entre le Hobbit et le Seigneur des Anneaux et leur simillitude.
Je persiste dans le "sans véritable logique", quand bien même mettrais-tu à chaque fois en avant, sans doute à juste titre, un pouvoir de suggestion dont Peter Jackson userait et abuserait, au point qu'il en devienne, à mes yeux du moins, totalement transparent.

Je reconnais cependant que c'est bien pire dans le Hobbit, même si j'ai tendance curieusement à penser aujourd'hui que le Hobbit est une version plus aboutie, plus contrôlée, des stupidités encore possiblement naïves de la première adaptation.

Hyarion a écrit :

Et le projet d'adaptation des Beatles (qui t'aurait sans doute intéressé s'il avait abouti), même en restant plus ou moins au stade de la rumeur, fut loin d'être désiré, là encore, par certains fans plus « hardcore » que d'autres !

Le projet (les projets en réalité, le premier avec Kubrick, puis l'autre avec Boorman) sont longtemps restés secrets.
La seule information de l'époque s'était adressée au public adolescent anglais d'un magazine musical (juin 1969), et pour un projet (Kubrick) qui était déjà de l'histoire ancienne, pour un groupe qui était déjà séparé en coulisses. Difficile dans ces conditions d'affirmer que des fans hardcore de Tolkien se seraient exprimés à ce sujet... si certains l'ont fait, c'est a posteriori, de toute façon, et sur une affaire qui a toujours relevé de la légende urbaine, faute de documentation.
Même pour l'avis très critique de Tolkien, rien n'est certain (même si c'est de l'ordre du très probable). Les seules sources dont on dispose sont discutables : je ne fais ni confiance dans la mémoire sélective de Paul McCartney, et encore moins dans la parole de celui à qui il s'était confié en 2002, c'est à dire... Peter Jackson :lol: .

Bonne journée Smile

I.




Ce soir, c'est trilogie - Gawain - 10/06/2020

Et si ça se trouve, le cri de Nazgûl, c'est juste Arwen qui éternue !

Je sors... :)




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 11/06/2020

ISENGAR a écrit :

Le projet (les projets en réalité, le premier avec Kubrick, puis l'autre avec Boorman) sont longtemps restés secrets.
La seule information de l'époque s'était adressée au public adolescent anglais d'un magazine musical (juin 1969), et pour un projet (Kubrick) qui était déjà de l'histoire ancienne, pour un groupe qui était déjà séparé en coulisses. Difficile dans ces conditions d'affirmer que des fans hardcore de Tolkien se seraient exprimés à ce sujet... si certains l'ont fait, c'est a posteriori, de toute façon, et sur une affaire qui a toujours relevé de la légende urbaine, faute de documentation.

Certes, comme je l'ai dit moi-même, le projet d'adaptation des Beatles a toujours plus ou moins relevé de la rumeur aux yeux du public, mais même si ce fut a posteriori vu la séparation du groupe alors déjà effective, il y a bien eu des réactions, généralement passionnelles et même volontiers agressives vis-à-vis du projet ou de l'idée-même d'un projet de ce genre, de la part de fans de Tolkien pour le coup particulièrement tolkienolâtres (des « fans hardcore », donc), ces réactions ayant été publiées dans la « newsletter » tolkienienne britannique The Middle Earthworm à partir d'août 1969. Je ne dévoilerai pas ici le détail des recherches de Forfirith (elle en parlerait évidemment bien mieux que moi, de toute façon : Forfi, si tu nous lit... ;-)...), mais je peux au moins te dire que, déjà à l'époque, en matière de phobie des adaptations et de vocabulaire choisi pour l'exprimer... c'était assez gratiné ! ^^'

ISENGAR a écrit :

Même pour l'avis très critique de Tolkien, rien n'est certain (même si c'est de l'ordre du très probable).

Pour ce qui est notamment des appréhensions de Tolkien en matière d'adaptation, et puisque tu as mentionné le nom du brillant réalisateur d'Excalibur, je profite de l'occasion pour partager ici l'intéressant témoignage de John Boorman à propos de son projet d'adaptation du Seigneur des Anneaux (1970), témoignage recueilli par Michel Ciment il y a plus de trente ans et que j'ai justement relu récemment, à l'occasion de la réédition du livre que Ciment a consacré au cinéma de Boorman (ouvrage semblable à celui, très connu, que le même Ciment a également écrit sur Kubrick). C'est un témoignage dont je t'avais d'ailleurs déjà parlé lors du moot de 2018.

Après Leo the Last j'ai proposé aux Artistes Associés un scénario sur Merlin l'enchanteur, mais ils m'ont incité à adapter plutôt le roman de Tolkien dont ils avaient les droits. Non seulement je le connaissais, mais il avait eu une grande influence sur moi par la façon dont il renouvelait les mythes, reprenant certaines légendes arthuriennes. L'histoire se passe dans les régions moyennes de la terre et a un côté médiéval sans l'être. On y rencontre des elfes et des nains. L'anneau représente le pouvoir et est convoité par les forces du Bien et celles du Mal. La seule façon d'éviter que l'anneau tombe entre les mains des puissances maléfiques est de le détruire. Mais en le détruisant on supprime aussi les deux pôles du Bien et du Mal et en chacun on retrouve le Bien et le Mal. C'est un peu comme la mort de Dieu. C'est un livre merveilleux, à la fois récit d'aventures et fable métaphysique. Je pensais que le livre était inadaptable à l'écran, mais les producteurs ont tellement insisté que je me suis laissé convaincre ; c'était tellement tentant. J'ai demandé à Rospo Pallenberg de m'aider. C'était un architecte qui avait fait ses études à Rome et conçu l'un des meilleurs gratte-ciels de Wall Street. J'admirais sa tournure d'esprit, son intelligence et sa façon originale de regarder le monde. C'était une entreprise colossale, très difficile à mener à bien, et je pense que j'aurai travaillé dans la direction du Songe d'une nuit d'été de Max Reinhardt. J'ai été en correspondance avec Tolkien qui refusait que l'on illustre son livre et craignait par-dessus tout qu'on en fasse un film d'animation ! Il m'avait finalement donné son accord. Il y eut ensuite un changement à la tête des Artistes Associés, nos rapports tournèrent à l'aigre et je dus renoncer au projet. Avec le recul je me rends compte que la préparation du Seigneur des anneaux m'a beaucoup aidé pour Zardoz et Excalibur.

John Boorman, cité in CIMENT, Michel, Boorman, un visionnaire en son temps, édition définitive, Marest éditeur, 2019 (première édition : Calmann-Lévy, 1985), « Projets », p. 273.

Curieusement, ce témoignage, à ma connaissance, n'est jamais repris par les tolkienologues parlant de la question des adaptations... À noter, par ailleurs, que Boorman parle de Tolkien à plusieurs reprises ailleurs dans le livre de Ciment (dès la première édition de 1985, l'édition définitive de 2019 n'apportant rien de plus sur ce point précis).

ISENGAR a écrit :

Merci d'avoir pris le temps de répondre. J'espère que tu as quand même dormi un peu...  :)

De rien... et oui, j'ai quand même dormi un peu... ^^'
Mais après notamment la séance de dessin de ce mercredi soir, et vu le temps qu'il m'a fallu pour pondre le présent message (avec un PC et internet qui rament), je crois je vais essayer, cette nuit, de prendre le temps de me reposer davantage. ;-)

Bonne nuit, donc ! :-)

B.




Ce soir, c'est trilogie - ISENGAR - 11/06/2020

Hyarion a écrit :

la « newsletter » tolkienienne britannique The Middle Earthworm à partir d'août 1969.

Wap ! Autant pour moi.
C'est une donnée dont j'ignorais l'existence.
J'étais persuadé, au regard de tout ce que j'ai pu lire (sous le seul prisme de témoignages de spécialistes des Beatles, il est vrai), que les fandom tolkienien de l'époque avait été à peu près ignorant du projet "Kubrick", et a fortiori, du projet "Boorman", qui lui n'avait fait l'objet à l'époque d'aucune communication publique.

Le magazine Disk de juin 1969, qui avait donné l'information d'un projet "Kubrick" du Seigneur des Anneaux adapté au cinéma ("The Beatles fairy story film, en page 6 !"), avait un tirage important, et ses lecteurs mélomanes se confondaient régulièrement avec le jeune lectorat de Tolkien, ça expliquerait que des fans aient pu réagir (ou surréagir) à cette nouvelle. Les dates correspondent bien, par ailleurs.

J'ai hâte de prendre connaissance des réactions de mes hardcore prédécesseurs de 1969 Big Grin
Forfi, quel talent !

I.




Ce soir, c'est trilogie - Forfirith - 30/06/2020

Merci Hyarion de m'indiquer ce sujet ;). (Je ne passe pas autant que je le souhaiterais sur ce bon vieux forum de JRRVF, mais je pense souvent à vous :))
En effet, dès 69, énormément de réactions (britanniques) très fortes aux annonces (à la radio en particulier) de l'adaptation potentielle des Beatles et de Boorman ensuite (je n'ai pas vu Kubrick mentionné). Aussi, en 1960, les fans américains avaient entendu parler de la version envisagée avec un scénario de Zimmerman (voir L207 et 210), mais après coup, et je dois dire que je ne me rappelle pas de commentaires aussi virulents (plusieurs explications possibles: projet déjà annoncé comme capoté, donc pas actualisable, et/ou public de fans américains alors liés au fandom de science-fiction et très éclectique donc probablement moins "hardcore"). Quant à l'adaptation de Bakshi, elle a globalement été bien reçue par les fans en réalité, malgré de grosses réticences en amont en fait. Enfin, je ne vais pas trop m'étaler sur le sujet faute de temps (j'ai une conclusion à rédiger parait-il...), mais c'est un sujet intéressant (que je mentionnerai d'ailleurs comme piste de prolongement des recherches dans ladite conclusion).




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 03/07/2020

Ah j'ai hésité à publier ça mais après tout on est dans l'espace libre !
Ce fuseau  s'appelle "ce soir c'est trilogie," mais pour moi "ce soir c'est nostalgie",
En souvenir de Tolkien, joueur de rugby, c'est today l'anniversaire de l'Essai du Bout du Monde que les Anglais eux-mêmes qualifièrent de Try of The Century (l'essai du siècle) commis par des Français contre la Nouvelle-Zélande.
1994, à 3 minutes de la fin du match les All Blacks mènent 20 à 16 et boum, essai fabuleux, les commentateurs commencent à parler de French Flair et de Brillant Try, les Bleus l'emportent 20-23. contre les Néo-Zélandais. Belle époque du jeu à XV.
Ce jour là, ce furent les Bleus qui emportèrent la Bataille des Champs Verts Smile
https://www.youtube.com/watch?v=22Gaw9mrvcE
Vive l'ovalie et souvenirs de liesse avec les amis.
S.




Ce soir, c'est trilogie - ISENGAR - 13/10/2020

Décidemment, le manque d'imagination de la programmation télévisuelle m'effare et me stupéfie...
4 mois après TF1, c'est au service public de sombrer dans la médiocrité jacksonienne... Sad

Heureusement, il y a des activités plus saines à ma disposition... je vais aller lire.

I.




Ce soir, c'est trilogie - ISENGAR - 03/12/2020

Le rythme s'accélère.
L’œuvre risiblement ennuyeuse de Peter Jackson est encore une fois à l'honneur ce soir sur une chaîne du groupe TF1.
Triste de voir le nom de Tolkien associé à cette mascarade cinématographique.
Nous préférerons le téléfilm de Noël sur la chaîne Gulli. Au moins est-on sûr d'y trouver un scénario et des acteurs correctement dirigés, et une musique plus inspirée.

I.




Ce soir, c'est trilogie - ISENGAR - 13/09/2021

On aura eu quelques mois de répit... mais la chose est de retour ce soir sur une des chaînes du groupe TF1...
Heureusement, pour ce qui ont goût pour de la fantasy de qualité,  il y a Kamelott sur une des chaînes du groupe M6... ]Big Grin

I.




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 13/09/2021

Pas le pire et pas obligé de le regarder  Smile
Et Kaamelott c'est jamais faux (en redif autant que souhaité)
Perso, je trouve qu'Elijah Wood et d'autres ont connu mieux.
Je vais peut-être regarder LCP "10 mai 1981, le jour du Grand Soir" (curieux titre qui parle de jour et de soir)




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 15/09/2021

Je rectifie pour Kaamelott , car parfois on n'est pas d'accord avec mister Astier.
cf cette vidéo dans un vidéoclub où il parle de sa passion du cinéma et dit vers 18 minutes 50 n'avoir jamais pu regarder jusqu'au bout "La Communauté de l'Anneau" (assez d'accord) mais n'avoir jamais pu finir les bouquins de Tolkien - moins d'accord, ajoutant (Isengar va s'évanouir) qu'il n'a pas de soucis avec Peter Jackson mais plus avec Tolkien.
https://www.youtube.com/watch?v=sr_A6DBkMFk
Flûte (diaule), il va baisser dans notre estime.
Il se rattrape un peu avec "Les Vestiges du Jour" de James Ivory sans expliquer l'idée de liberté mais il oublie tant d'autres, Chaplin, Visconti, Fellini, De Sica, Scola (on ne peut parler du ciné italien sans eux) Renoir, Carné, Melville, Tavernier, Tati, Casavettes, Lynch , Scorcese, Welles, Huston,  les frères Coen, Wes Anderson,  Kaurismaki,  Kurosawa, Gus Van Sant, Bergman (Ah,Fanny et Alexandre) , Fritz Lang, Wenders, Raül Ruiz (un de mes préférés), Kiarostami,  Kim Ki-duk, Kitano  - encore un "K",  Wong Kar-Wai tant d'autres... (sélection un peu limitée quand Astier préfère citer quelques mauvais films d'Astérix dont le sien).
S.
ps : ah j'oubliais Blake Edwards dont Astier ne peut omettre l'héritage.
pps: afin de le pardonner, on ne peut jamais condamner un Français critiquant un Anglais




Ce soir, c'est trilogie - Yyr - 20/03/2024

Ce soir, ce n'était pas trilogie, mais un pendu (*) avec Esteldil.
Le papa était plutôt prévisible : je l'ai soumis à « Gandalf - Hobbit - Frodo - Anneau » ;).
Lui a terminé avec « Ocatarinetabellatchitchix ».
Il m'a épargné « Franz Ktazenblummerswishundwagenplaftembomm » ;).

(*) Nos pendus sont gentils : ils touchent le sol ;)




Ce soir, c'est trilogie - Cédric - 20/03/2024

Yyr a écrit :

(*) Nos pendus sont gentils : ils touchent le sol Wink

:lol:




Ce soir, c'est trilogie - ISENGAR - 28/06/2025

Je ne savais pas trop où ranger ça. C'est donc ce fuseau qui s'y colle...

Le New York Times vient de s’essayer à un classement des 100 meilleurs films du XXIᵉ siècle.
Il s'est appuyé sur le vote de plus de "500 réalisateurs, acteurs et personnalités influentes d’Hollywood et du monde entier" et avec pour fil rouge la question simple : "Quels films ont réellement résisté à l’épreuve du temps ?"

Le résultat est ici (attention, il faut un compte pour y accéder plus facilement)

Évidemment, comme toute liste de ce type, la part de subjectivité est immense.

On peut s'interroger, par exemple - vous me voyez venir ? - sur la présence incongrue dans le "ventre mou" de cette liste, en 87ème position, d'un film dont je n'écrirai pas le nom, premier opus d'une trilogie du siècle abondamment commentée dans notre beau forum et qui semblerait, dans le cerveau d'un jury fatigué par les canicules successives, avoir "résisté à l'épreuve du temps" !!
Quelle drôle d'idée...
Au moins, ils ont eu la décence de ne pas y coller les trois...

Bon week-end à tous ! Smile

I.




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 29/06/2025

Quand on évoque David Lynch, c'est pas grave de ne pas savoir le ranger.
Pas d'accord pour le premier ni quelques suivants




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 29/06/2025

Sur le podium des trois premiers je suis super heureux,  Mulholland Drive, de David Lynch (2001) que j'aurais voté avant Paradise, oui, mille fois oui, un film à l'envers qui ne se comprend qu'au générique de fin, faut être attentif (faut rester dans la salle, le seul film où je retournai dès la séance suivante au mk2 Beaubourg, parce que je n'avais pas compris le scénario à rebour, en troisième, There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson, je n'ai pas aimé, mais bon, chacun ses goûts et faut assumer ses mauvais goûts comme l'avant-dernier épisode de Star Wars, selon moi un sommet juste avant la chute des films en ligne.




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 29/06/2025

Ah mais, voici un autre classement qui, ouf,
met Lynch et Mullolhand Drive en tête, je ne me trompais pas, hi hi hi.

On parle ici de ce siècle, re-ouf, sinon, la liste aurait été longue,
Il manque au podium "Star Wars 8" et bien au dessus, très très loin au dessus selon bibi, un jugement hyper partial  "les Mystères de Lisbonne" de Raoul Ruiz, perfection à tous points de vue dans ma collection.

S.  Smile

ps: cet autre classement cité  met "In The Mood For Love" en deuxième des films de ce 21ème siècle, je suis mille fois d'accord, moins pour la suite, "No country for old Men"  ou "Le Ruban Blanc ' auraient mérité mieux, perso le "Grand Budapest Hôtel" serait aussi  en finale du tournoi, "Memento" (200) également comme une prouesse, "Le Secret de Brokeback Mountain", pas une révélation mais un bienvenu, il y aurait bien à commenter, surtout quand les idées reculent, "Inglorious Basterds" ( mon préféré, faut bien un Tarantino mentionnons aussi les deux Kill Bill) ou encore en tête, tout Sorrentino comme "La grande Belezza" et son trop méconnu "Les Conséquences de l'Amour", un des plus beaux films de ce siècle.
Notre ami Benjamin aura certainement un autre avis, rereOuf, on se limite au 21eme siècle, sinon on n'en finirait pas.  Big Grin

Silmo




Ce soir, c'est trilogie - Beruthiel - 29/06/2025

Tout à fait d’accord avec toi pour Mulholland Drive, Silmo  !!! L’un de mes films préférés. Vu moi aussi deux fois à quelques jours d’intervalle à sa sortie.

Quelques autres remarques rapides sur les films de la liste de Sens Critique (celle mise en lien par Silmo, celle d’Isengar, je n’arrive pas à la voir).

Le Voyage de Chihiro fait aussi partie de mes films préférés (tout Myazaki en fait…). Pas trop fan de Paul Thomas Anderson.
Fan par contre des premiers films de Terence Malick jusqu’au Nouveau Monde mais après… J’aime aussi beaucoup les frères Cohen mais parmi les films cités, je préfère A Serious Man. J’avais aussi beaucoup aimé In the Mood for Love (mais pas revu depuis sa sortie), de Nolan je préfère Interstellar.
La fin de Melancholia restera gravée dans ma mémoire (même si je n’aime pas le film dans sa globalité) ainsi que le regard de Cate Blanchett à la fin de Carol
Parmi les films récents non évoqués, je pense à Parasite (mais c’est vache maigre côté cinéma pour moi ces dernières années…).

C.




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 30/06/2025

Merci Beruthiel

On est OK sur "Mullholand Drive" le film de ce siècle, c'est mon top absolu.
Il faut effectivement le revoir deux fois et relire jusqu'au bout le générique, comprendre la dédicace très émouvante de Lynch, sinon incompréhensible (super Lynch).

Compliqué le podium suivant, au 21ème siècle (ouf le 20ème, je ne me retiendrais pas, la liste serait trop longue et éclectique) , si on reste dans cette temporalité, j'hésite... "In the mood for love", Sorrentino ,"Les Conséquences de l'Amour" (2004) un film splendide et trop peu connu, j'en fis la pub et tous ses films bon sang c'est plus que collector (wikipédiez, nom de Zeus).
C'est pas tout bien sûr, dur de choisir  dans des styles divers : "No Country for Old Men" me vient en tête, furieux, violent et quelle réal,
"Le Ruban Blanc", inoubliable, "Printemps, été, automne, hiver... et printemps" qui ferait plaisir à Ronan, extraordinaire de beauté et simplicité. A revoir of course. Smile
Almodovar
Raoul Ruiz, c'est si beau.
Bon, je me tais, on est hors Tolkien et aucun  Peter Jackson au palmarès, n'en déplaise à l'académie des Oscars :-)
Silmo




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 02/07/2025

Silmo a écrit :

Notre ami Benjamin aura certainement un autre avis, rereOuf, on se limite au 21eme siècle, sinon on n'en finirait pas.  :D

J'aurai effectivement des choses à dire, cher François, mais ces derniers jours ont été épuisants (beaucoup de boulot, avec en sus la chaleur caniculaire que je ne supporte pas...), et j'ai déjà dépensé mon quota d'énergie forumesque cette nuit, dans deux autres messages ailleurs en ces lieux : je tâcherai de revenir plus tard...

En attendant, sachez que les deux classements en question des 100 meilleurs films du XXIe siècle, celui du New York Times (mentionné par JR/Isengar) et celui de la BBC (mentionné par Silmo), peuvent être consultés et comparés à partir du même site web francophone, celui de SensCritique.

Pour mémoire :

Bonne nuit à toutes et à tous.

Amicalement,

B.




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 02/07/2025

Merci pour ces liens ;-)




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 09/08/2025

Le 2 juillet dernier, votre serviteur Hyarion a écrit :
Silmo a écrit :

Notre ami Benjamin aura certainement un autre avis, rereOuf, on se limite au 21eme siècle, sinon on n'en finirait pas.  :D

J'aurai effectivement des choses à dire, cher François, mais ces derniers jours ont été épuisants (beaucoup de boulot, avec en sus la chaleur caniculaire que je ne supporte pas...), et j'ai déjà dépensé mon quota d'énergie forumesque cette nuit, dans deux autres messages ailleurs en ces lieux : je tâcherai de revenir plus tard...

En attendant, sachez que les deux classements en question des 100 meilleurs films du XXIe siècle, celui du New York Times (mentionné par JR/Isengar) et celui de la BBC (mentionné par Silmo), peuvent être consultés et comparés à partir du même site web francophone, celui de SensCritique.

Pour mémoire :

Malgré la chaleur caniculaire qui est revenue ces jours-ci (même si heureusement que les nuits sont maintenant un peu plus longues), je reviens donc un peu pour ma part sur ces classements de films du XXIe siècle signalés précédemment dans le présent fuseau en juin dernier, quoique seulement pour évoquer en particulier certains films de ce début de siècle, au-delà même desdits classements.

Pour mémoire, il avait notamment été question d'un certain long métrage particulièrement bien classé :

Le 29 juin, Silmo a écrit :

Sur le podium des trois premiers je suis super heureux,  Mulholland Drive, de David Lynch (2001) que j'aurais voté avant Paradise, oui, mille fois oui, un film à l'envers qui ne se comprend qu'au générique de fin, faut être attentif (faut rester dans la salle, le seul film où je retournai dès la séance suivante au mk2 Beaubourg, parce que je n'avais pas compris le scénario à rebour [...]

Le même jour, Silmo a écrit :

Ah mais, voici un autre classement qui, ouf,
met Lynch et Mullolhand Drive en tête, je ne me trompais pas, hi hi hi.

Le même jour, Beruthiel a écrit :

Tout à fait d’accord avec toi pour Mulholland Drive, Silmo  !!! L’un de mes films préférés. Vu moi aussi deux fois à quelques jours d’intervalle à sa sortie.

Le lendemain, Silmo a écrit :

Merci Beruthiel
On est OK sur "Mullholand Drive" le film de ce siècle, c'est mon top absolu.
Il faut effectivement le revoir deux fois et relire jusqu'au bout le générique, comprendre la dédicace très émouvante de Lynch, sinon incompréhensible (super Lynch).

Or donc, le film Mulholland Drive de David Lynch est sorti en salles (en France) en novembre 2001, et j'étais alors passé à côté, bien qu'allant à l'époque encore au cinéma très souvent, plusieurs fois par mois et pratiquement chaque semaine (hors coupure estivale). De fait, tout le long de cette année-là, en 2001 donc, j'étais allé voir de nombreux longs métrages, pour n'en citer ici que quelques-uns (en me basant chronologiquement sur mes archives de fréquentation personnelle des cinémas) :
- en janvier, Mortel Transfert de Jean-Jacques Beineix (dont j'ai déjà parlé ailleurs en ces lieux) ;
- en février, Le Pacte des loups de Christophe Gans (vu alors trois fois [!] en salle) et Sous le sable de François Ozon (avec Charlotte Rampling) ;
- en mars, Stalingrad (Enemy at the Gates) de Jean-Jacques Annaud ;
- en avril, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet (vu deux fois en salle en avril et mai) ;
- en mai, Apocalypse Now Redux de Francis Ford Coppola (la version rallongée de 2001 antérieure au récent “Final Cut”, vue une deuxième fois au cinéma en juillet de cette année-là) ;
- en juin, Les Âmes fortes de Raoul Ruiz (avec Laetitia Casta) ;
- en juillet, Malena de Giuseppe Tornatore (avec Monica Bellucci) ;
- en août, Shrek d'Andrew Adamson et Vicky Jenson (début d'une série de films d'animation dont l'intérêt n'a cessé de baisser par la suite) et la Planète des singes (Planet of the Apes) de Tim Burton (d'après l'œuvre de ce pauvre Pierre Boulle : adapter seulement son roman depuis les années 1960 était bien suffisant jusqu'au dit Tim Burton, et je déteste par principe absolument tout ce qui a été fait depuis à partir de son concept) ;
- en septembre, L'Anglaise et le Duc d'Éric Rohmer et La Chambre des Officiers de François Dupeyron (deux films historiques très soignés) ;
- en octobre, Sur mes lèvres de Jacques Audiard ;
- en novembre, Chevalier (A Knight's Tale) de Brian Helgeland (avec Heath Ledger) et Ma femme est une actrice d'Yvan Attal (avec son épouse Charlotte Gainsbourg) ;
- en décembre, le film animalier Le Peuple migrateur de Jacques Perrin, Jacques Cluzaud et Michel Debats, et bien sûr pour finir Le Seigneur des Anneaux : la Communauté de l'Anneau (The Lord of The Rings: The Fellowship of the Ring), premier film de la première trilogie de Peter Jackson (vu deux fois au cinéma à l'époque).

Comme je l'ai dit, la liste n'est pas exhaustive, car j'allais voir alors presque tout ce qui sortait dans les salles obscures, presque un peu comme une sorte de festivalier, pouvant passer ainsi du « sérieux » au « moins sérieux » d'une séance à l'autre : ainsi par exemple, en juin 2001, quelques jours après avoir vu Les Âmes fortes de Raoul Ruiz, adaptation du roman de Jean Giono (avec Laetitia Casta donc, et aussi notamment John Malkovich parlant français, si je me souviens bien), j'étais allé voir HS Hors service de Jean-Paul Lilienfeld (avec Dieudonné M'Bala M'Bala [avant que celui-ci ne fasse ses adieux à l'humour], Lambert Wilson, François Berléand et Lorànt Deutsch), « un mini-“Pulp Fiction” à la française, franchement distrayant » pour citer un critique du journal Le Parisien de l'époque, mais qui se trouve être à peu près complètement oublié aujourd'hui. Et je pourrais citer d'autres films, plus ou moins oubliés, plus ou moins oubliables... 

Bref, toujours est-il que je n'avais pas vu Mulholland Drive en salle à l'époque, mais seulement quelque temps après en vidéo (peut-être d'abord en VHS, ayant plus tard acquis un DVD du film en tout cas), puis finalement sur grand écran lors d'une séance estivale de cinémathèque en plein air il y a déjà une quinzaine d'années, si je me souviens bien... Peut-être avais-je été initialement peu motivé, entre autres, par le souvenir d'une certaine adaptation de Dune de Frank Herbert, que j'ai eu longtemps si souvent du mal à regarder jusqu'au bout sans m'endormir, avant plus récemment de voir ce film de Lynch de 1984 remonter peu à peu dans mon estime, car le réalisateur, même s'il a quelque peu « renié » ce long métrage, me parait avoir fait un travail sérieux et honnête avec celui-ci, qui a certes ses gros défauts (identifiés depuis longtemps) mais aussi ses qualités (notamment son introduction et sa musique). Je connais par ailleurs d'autres films de Lynch, mais pour la plupart d'entre eux, j'avoue avoir souvent eu un peu trop de mal à « entrer dedans » pour sans doute pleinement les apprécier à leur juste valeur : seul peut-être Elephant Man (The Elephant Man), son chef d'œuvre de 1980, me parait être un film immédiatement accessible au grand public, quoique son sujet, très fort émotionnellement, imposait sans doute de lui-même cette accessibilité, même si cela reste bien en soi un long métrage de David Lynch.

Pour en revenir à Mulholland Drive, soyons honnêtes : le film est a priori incompréhensible, car volontairement cryptique comme très souvent avec Lynch, mais je n'ai pas cherché à le décoder absolument, même en sachant que le propos du film peut s'expliquer « en partant de la fin » ou en tout cas a posteriori. Mulholland Drive m'a, en fait, parlé d'une autre manière, de façon à la fois toute personnelle et sans doute marginale par rapport à tout ce que l'on a pu en dire.

L'action du film se passe à Los Angeles (L.A.), la cité des anges et surtout la ville de l'usine à rêves qu'est Hollywood, soit la cité des rêves selon Lynch lui-même. C'est précisément avec une image de rêve que j'ai débarqué à L.A. en juillet 1999, l'année où du reste le film de Lynch a été en grande partie tourné, sur place. Je me souviens des lumières de la ville le premier soir en allant à l'hôtel, après une longue retenue à la douane de l'aéroport (on a cru que j'avais mis de la drogue dans les noix aveyronnaises que j'avais dans mes bagages et qui, après vérification tatillonne, m'ont tout de même été confisquées), et je me souviens aussi du lendemain matin, lors du petit déjeuner dans cet hôtel où j'avais passé la nuit, situé sur Colorado Boulevard, à Pasadena. Il y avait à l'époque, et il y a peut-être encore toujours, des palmiers bordant cette partie du boulevard, des palmiers du genre Washingtonia (palmiers jupons) typiques de cette région en Californie, avec leurs stipes (faux-troncs) très élancés et leurs feuilles ou palmes au faîte (sommet) toujours très vertes, et montrées ainsi pleines de vie dans les films, en photos, sur des affiches, etc. Or c'est ce qui m'a marqué, ce matin-là, en regardant les arbres sur Colorado Boulevard, à travers les vitres de la salle du breakfast pendant que je déjeunais : les palmiers étaient à peu près comme dans les films, mais avec leurs palmes vertes en partie desséchées, grillées aux extrémités par le soleil, et ainsi vus « en vrai », sans notamment les filtres colorés dont sont souvent saturés les images filmées aux États-Unis qui nous parvenaient alors en Europe. C'était très symbolique pour moi, dès mon arrivée, un peu comme si j'étais passé « de l'autre côté du miroir », quoique dans le sens inverse de celui d'Alice : j'avais débarqué dans le réel derrière le rêve, en ayant conscience que les Américains, à divers égards, vivent dans leur propre film, dont nous n'avons longtemps vu, ailleurs en Occident, que la présentation fantasmée à travers notamment l'industrie hollywoodienne. Dans le film de Lynch, on voit parfois ces palmiers typiques de L.A. et de sa banlieue, mais bien verts et conformes à la représentation idéale de la cité des rêves, à ne pas percevoir toutefois sans doute au premier degré dans l'esprit du cinéaste, et ce sont donc à mes impressions personnelles vécues sur place que ces arbres me font penser lorsque je revois les images de ce long métrage.

Un peu moins d'un mois plus tard, pour rentrer en Europe, je revenais à L.A. où je passais notamment ma dernière nuit, avant le vol du retour, dans une maison de la « rue (ou allée) de Vénus » (Venus Drive) sur le « mont Olympe », ou plus exactement dans le quartier résidentiel de Mt. Olympus sur les Hollywood Hills, au dessus de Hollywood Boulevard : je vous épargne les détails, mais telle fut, entre autres choses et si j'ose dire, la part mythique de ma toute petite part du « rêve américain » dans la cité des rêves...

Pour en revenir aux classements de films précédemment signalés, j'ai remarqué qu'outre Mulholland Drive (2e long métrage dans le classement du New York Times, 1er dans celui plus ancien de la BBC), un autre film figure en assez bonne place (7e pour le New York Times, 6e pour la BBC), à savoir Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry, sorti en salles en 2004. Je me souviens être allé voir ce long métrage deux fois de suite sur grand écran, en novembre de cette année-là. Cela fait assez longtemps maintenant que je ne l'ai pas revu, mais c'est un excellent film, tourné dans les États de New York et du New Jersey, dans des conditions parfois très improvisées sans pour autant que cela se voit à l'écran. Kate Winslet et Jim Carrey y interprètent des rôles principaux alors volontairement à contre-emploi vis-à-vis de leurs registres habituels, tout comme un certain Elijah Wood, ici dans un rôle plus secondaire mais contribuant nettement à casser son image « gentiment larmoyante » de Frodo Baggins dans la première trilogie de PJ, alors encore toute récente. La musique originale du film, composée par Jon Brion, est constituée de pièces brèves mais marquantes et totalement en harmonie avec le ton et l'esprit du long métrage (ton et esprit auxquels la bande-annonce française de l'époque ne rend d'ailleurs pas justice, me semble-t-il, mais c'est un détail). La mise en scène de Michel Gondry, ingénieuse et originale derrière une apparence générale « simple », me parait bien servir le propos – oscillant entre naturalisme et folie, entre légèreté et mélancolie – de cette histoire d'amour.

Le scénario de ce film m'avait suffisamment intéressé pour que je tienne à m'en procurer un exemplaire, publié en anglais à l'époque chez Newmarket Press à New York (avec une introduction de Michel Grondry traduite du français par lui-même). Il a été écrit en 2002-2003 par Charlie Kaufman, d'après une histoire imaginée par Gondry, Pierre Bismuth et ledit Kaufman, ce dernier ayant précédemment scénarisé notamment Dans la peau de John Malkovich (Being John Malkovich), un film de Spike Jonze (avec évidemment John Malkovich, notamment dans une fameuse scène d'« auto-exploration » de l'acteur dans sa propre tête réussissant à être aussi hilarante que cauchemardesque), sorti en 1999 et que j'avais alors vu en janvier 2000, mais en ressortant de la salle avec une certaine sensation de malaise tant le scénario m'avait paru pervers, jusque dans sa conclusion. Ce n'est pas le cas avec Eternal Sunshine of the Spotless Mind, même si son sujet – le couple, son usure, ses désillusions... – est traité d'une façon elle aussi pour partie inquiétante et qui en tout cas donne à réfléchir. Pour l'anecdote, laquelle remonte déjà à sept/huit ans, je me souviens que j'avais proposé à mon ex de l'époque de revoir un jour ce film pour la première fois avec elle, mais celle-ci n'avait alors pas voulu... parce que cela lui aurait trop péniblement rappelé, pensait-elle, une de ces précédentes relations de couple ! Tant pis. Peut-être que ce long métrage s'apprécie mieux quand on a appris, autant que possible, à vivre avec son vécu en matière de relations, affectives, sexuelles, amoureuses. Car voila pourquoi Eternal Sunshine of the Spotless Mind donne à réfléchir : que se passerait-il si on nous offrait l'opportunité d'effacer de notre mémoire tout souvenir douloureux ? Serions-nous ainsi libérés d'un passé aliénant car conditionnant notre avenir, ou bien renoncerions-nous ainsi à une part de notre humanité ? Tel est le point de départ de ce film, que je ne peux que fortement recommander, au-delà du fait qu'il soit plutôt bien placé dans les classements précédemment évoqués.

Du reste, il y aurait bien sûr d'autres choses à dire sur d'autres films que j'ai vu et qui figurent dans ces classements – même si, comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire en ces lieux, je vais aujourd'hui bien moins souvent au cinéma qu'au tout début de ce siècle –, mais ce sera peut-être pour une autre fois.

Amicalement,

B.


[EDIT (10/08/2025, 10h53): rajout des illustrations et corrections de fautes diverses]




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 15/08/2025

Hyarion a écrit :

Mulholland Drive, soyons honnêtes : le film est a priori incompréhensible, car volontairement cryptique comme très souvent avec Lynch, mais je n'ai pas cherché à le décoder absolument, même en sachant que le propos du film peut s'expliquer « en partant de la fin »

Pour être précis, pas tout à fait en partant de la fin du film mais plutôt en lisant jusqu'au bout le générique de fin  Smile
Tu  as parlé de l'usine à rêves d'Hollywood et le film ne parle que de ça, rêves impossibles, inaboutis qui se transforme en cauchemar, ponctué de quelques scènes mystérieuses ou oniriques : une jeune femme débarque dans la cité des anges et avec des rencontres de hasard commence une petite carrière, rencontre producteurs et réalisateurs.... tout cela occupe les  du film En fait cette première partie principale n'est que le flash-back de tout ce qu'elle s'est imaginé et qu'elle se remémore au moment où elle se tire une balle après avoir compris que toute cela n'était que fantasmes, le dernier quart film replace les fait dans leurs réalité, les personnes pour qui elle pensait être importante alors qu'elle était insignifiante, les illusions qu'elle a forgées Enfin, tout au bout du générique apparaît le nom de nom de cette jeune actrice, à laquelle Lynch rend discrètement hommage avec la date de son suicide - leurrée comme tant d'autres par le rêve hollywoodien  :|
A revoir en dvdSilmo




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 15/08/2025

Silmo a écrit :

A revoir en dvd

Il est quelque part dans ma vidéothèque, donc, oui, à l'occasion, même si j'ai pour le moment d'abord retrouvé mon DVD d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind... ^^

Concernant le propos de Mulholland Drive, à te lire, il faut croire que si le film m'a parlé d'une autre manière, comme je l'ai écrit avec mon histoire personnelle de palmiers californiens, je n'étais pas, au fond, très éloigné des intentions précises de Lynch... même si je n'ai jamais voulu, pour ma part, faire une carrière d'acteur à Hollywood. ^^'

Amicalement,

B.




Ce soir, c'est trilogie - Beruthiel - 15/08/2025

Hyarion a écrit :

Concernant le propos de Mulholland Drive, à te lire, il faut croire que si le film m'a parlé d'une autre manière, comme je l'ai écrit avec mon histoire personnelle de palmiers californiens, je n'étais pas, au fond, très éloigné des intentions précises de Lynch...

Je m’étais fait la même remarque en te lisant : ton ressenti fait bien écho au thème de Mulholland Drive : le rêve (les feuilles vertes des palmiers) et la réalité derrière le rêve (les feuilles desséchées)…
Concernant l’intrigue du film, je la comprends comme toi, Silmo. Il y a cependant des éléments qui échappent à la compréhension (comme cette sorte de monstre caché derrière un mur à la sortie du restaurant). Mais c’est très bien qu'il reste du mystère….

J’avais aussi vu Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Je ne m’en souviens plus très bien mais je sais que j’avais aimé.

C.




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 15/08/2025

S'agissant d'un cauchemar durant un speed, avant pour la jeune fille de sombrer définitivement, les moments onirique (le théâtre bleu) et l'apparition  près du restaurant me semblent seulement relever du delirium tremens et c'est une incohérence cohérente.
S




Ce soir, c'est trilogie - Beruthiel - 17/08/2025

Interprétation cohérente effectivement…
Mais en fait je n’ai pas vraiment envie de tout expliquer de manière rationnelle…Toute cette scène (avec ce qui se passe avant dans le restaurant) m’a beaucoup impressionnée.  Ce que j’aime dans le film, c’est que Lynch a réussi à trouver un équilibre entre une intrigue on va dire suffisamment compréhensible (du moins a posteriori Wink ), émouvante, et des images, des ambiances qui parlent fortement à notre imaginaire sans avoir besoin de faire sens...




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 17/08/2025

sages paroles.  Smile




Ce soir, c'est trilogie - Cédric - 23/10/2025

J'espère que vous n'avez pas loupé le rdv du jour, car ce soir, c'est trilogie - épisode 1 (sur TMC)  Big Grin




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 23/10/2025

Sans façon, même si c'est programmé pour Halloween et même si c'est le moins mauvais de la trilogi de PJ.
Et puis il y a les deux films de la famille Addams sur RTL9... A ne pas rater.
:p  Big Grin




Ce soir, c'est trilogie - Yyr - 28/02/2026

Ce soir c'est trilogie sur RTL9 : Rambo x 3 :)

Je regarde :)
Avec les copains, quand nous étions petits, nous étions subjugués :)




Ce soir, c'est trilogie - Elendil - 28/02/2026

Revu la trilogie dernièrement. Le premier est toujours aussi intéressant. Je me suis fait une fois de plus la remarque que l'alliance avec les moudjahidines dans le troisième volet doit désormais être perçue assez différemment de la façon dont elle avait été reçue à l'époque.

E.




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 28/02/2026

C'était certes une trilogie quand nous étions plus jeunes... mais plus maintenant (avec deux films supplémentaires depuis le changement de siècle... mais que je n'ai pas eu moi-même l'occasion de voir)... ;-)

Avec le désengagement effectif de l'URSS en Afghanistan (plus de trente ans avant un autre désengagement peu glorieux d'une autre grande puissance), le troisième film, Rambo III (1988), « dédié au courage du peuple afghan », était en fait déjà dépassé géopolitiquement à sa sortie...

C'est, en tout cas, notamment grâce à l'ensemble des trois premiers films qu'est né le toujours savoureux Jésus II : le Retour... ;-)
Tandis que de nos jours, Mel Gibson prépare un Jésus II bien plus au premier degré... mais c'est une autre histoire... ^^'

Amicalement,

B.




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 28/02/2026

et "jours de retard" x3, .... Bon anniversaire Yyr :-)




Ce soir, c'est trilogie - Yyr - 01/03/2026

Elendil a écrit :

Revu la trilogie dernièrement. Le premier est toujours aussi intéressant. Je me suis fait une fois de plus la remarque que l'alliance avec les moudjahidines dans le troisième volet doit désormais être perçue assez différemment de la façon dont elle avait été reçue à l'époque.

Oui je me suis fait la même réflexion hier soir.
En concédant que si Massoud n'avait pas été assassiné, l'Afghanistan n'aurait peut-être pas été aussi mauvais ensuite (?)
Je me suis aussi fait la réflexion que les 2e et 3e opus mettaient étaient de très bons exemples de ce que j'ai soutenu lors de ma conférence aux Bernardins, l'art comme disposition au salut : ici les défaites américaines sont corrigées, rectifiées, parfaites, sauvées par l'art cinématographique ...

Hyarion a écrit :

C'était certes une trilogie quand nous étions plus jeunes... mais plus maintenant (avec deux films supplémentaires depuis le changement de siècle... mais que je n'ai pas eu moi-même l'occasion de voir)... ;-)

Mince ! Autant j'ai eu connaissance et visionné le 4e opus autant je n'avais pas eu connaissance du 5e tu me l'apprends Hyarion ! Vaut-il la peine d'être vu ? (je pense que oui au moins de principe ?)

Silmo a écrit :

et "jours de retard" x3, .... Bon anniversaire Yyr :-)

Oh ! Comme c'est gentil :) :) :).
Merci Silmo !
Tu es notre Papa Ours Nord Polaire à nous ;).




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 01/03/2026

Yyr a écrit :
Hyarion a écrit :

C'était certes une trilogie quand nous étions plus jeunes... mais plus maintenant (avec deux films supplémentaires depuis le changement de siècle... mais que je n'ai pas eu moi-même l'occasion de voir)... ;-)

Mince ! Autant j'ai eu connaissance et visionné le 4e opus autant je n'avais pas eu connaissance du 5e tu me l'apprends Hyarion ! Vaut-il la peine d'être vu ? (je pense que oui au moins de principe ?)

Sur le principe, s'agissant du développement du personnage principal et de ce qu'il est devenu en vieillissant, je suppose que oui, mais de ce que j'en avais lu dans les critiques de l'époque, le cinquième et dernier film ne serait pas de grande qualité, sur le fond comme sur la forme. Disons qu'en comparaison, je reste plus curieux de voir le quatrième film, déjà apparemment un peu différent des précédents (le temps a passé, déjà)...

Bon anniversaire, avec un peu de retard. ;-)

Amicalement,

B.




Ce soir, c'est trilogie - Yyr - 01/03/2026

Merci :) :) :)




Ce soir, c'est trilogie - Elendil - 01/03/2026

On passe un assez bon moment avec le quatrième, à condition de laisser son cerveau au vestiaire, mais pour le coup, l'envie de le revoir ne m'est pas venue. Le cinquième, paraît-il, en rajoute dans le manichéisme et l'hémoglobine : j'ai passé mon chemin. Ah, et pour les inconditionnels, il y a un Rambo 6 sous forme de prequel annoncé pour cette année, mais sans Stallone dans le rôle titre.

E.




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 02/03/2026

J'avoue n'en avoir jamais vu aucun, jamais de chez jamais  sauf des extraits à me faire zapper illico , ni aucun Stallone d'ailleurs ( ni Rambo, ni Rocky - je préférais Karaté Kid) sauf, pour être gentil un bout d'un  parodique "Expendable" (une partie)  et une brève apparition dans les "Gardiens de la Galaxie"
Sorry Sylvester, je préfère ta version de Sylvestre dans Titi et RoMinet.
Smile
Un manque béant dans une collection de presque 2.400 DVD, mais Stallone, j'aime vraiment pas, ni scenarii, ni personnages, ni physique testostéroné, sauf, un peu, à une époque révolue sa marionnette des Guignols de l'Info.

En fait, sauf quelques exceptions rares , par exemple si c'est drôle,, je ne supporte guère  les films violents, voire très violents, et uniquement pour le défoulement de la violence.
J'en regarde s'ils se passent il y a très longtemps, ou dans très longtemps ou bien très loin (Dracula, Alien ou encore de vieux classiques (Roger Corman) ou de SF - bref, ni ici, ni dans mon siècle.
Les films de guerre historiques oui, je regarde si basés sur des faits concrets, mais pas du sang juste pour du sang, des beignes et des bourre-pifs.

Une Nuit en Enfer, ça me fait marrer parce que c'est too much tout comme la mode actuelle et passagère du virilisme.... mais Stallone, c'est comme les betteraves, non vraiment je peux pas :-)

S.

ps : jamais à une contradiction près, je prends Tarantino en bloc, plein de violence, dans le top 100 de ma collection, mais c'est autre chose, il s'agit de "Cinéma" avec majuscule (désolé Adrienne).




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 02/03/2026

Mon premier film avec Stallone vu au cinéma, quand j'étais gamin, c'était une comédie policière, Arrête ou ma mère va tirer ! (Stop! Or My Mom Will Shoot), sorti en 1992... de même que mon premier film avec Schwarzenegger vu sur grand écran avait été une autre comédie, Un flic à la maternelle (Kindergarten Cop) sorti en France l'année précédente. Il fallait bien commencer quelque part et « en douceur » (plutôt qu'avec Rambo III ou Terminator 2)... ^^'
Mais in fine, j'ai vu plus souvent les films de ces deux acteurs sur le petit écran que sur le grand.

Amicalement,

B.




Ce soir, c'est trilogie - Yyr - 02/03/2026

J'ai finalement visionné le 5e opus de Rambo hier soir.
Mon appréciation globale de la saga est celle d'Elendil.
Pour moi, il y a donc bien une trilogie (avec des vertus, accompagnées d'excès), puis un 4e opus non sans intérêt (première partie) mais qui ne me donne pas l'envie spéciale d'être revu, et un 5e pour lequel je ne vois pas vraiment d'intérêt.




Ce soir, c'est trilogie - Elendil - 02/03/2026

Silmo a écrit :

ps : jamais à une contradiction près, je prends Tarantino en bloc, plein de violence, dans le top 100 de ma collection, mais c'est autre chose, il s'agit de "Cinéma" avec majuscule (désolé Adrienne).

Paradoxalement, les réalisations de Tarantino m'intéressent assez peu au final. C'est pour moi un cinéma bourré de citations qui masquent un vrai penchant pour la violence gratuite et un manque d'originalité assez patent. Très bien filmé, c'est sûr : c'est un caméraman de premier ordre. Mais sorti de là, il me fait penser à un Kubrick en panne d'inspiration. (A contrario, même si le film n'est pas un chef d'œuvre, la violence est loin d'être gratuite dans le premier Rambo : c'est un conflit sur l'inadaptation sociale des vétérans du Vietnam et leur rejet par la société civile, montré d'une manière, disons, directe.)

E.




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 02/03/2026

Yyr a écrit :

J'ai finalement visionné le 5e opus de Rambo hier soir.
Mon appréciation globale de la saga est celle d'Elendil.
Pour moi, il y a donc bien une trilogie (avec des vertus, accompagnées d'excès), puis un 4e opus non sans intérêt (première partie) mais qui ne me donne pas l'envie spéciale d'être revu, et un 5e pour lequel je ne vois pas vraiment d'intérêt.

Merci pour ce retour. Même sans l'avoir vu, je ne suis pas surpris de ton avis concernant le 5e film, souvent décrit comme dispensable : on verra, me concernant, si je tombe dessus un jour à la télé... sachant que les trois premiers films me paraissent de nos jours être plus régulièrement rediffusés que les deux derniers.

S'agissant de ce que tu considères être une trilogie, je comprends que l'on puisse la considérer comme telle, dans la mesure où il y a eu à l'époque un contexte assez homogène de productions et de réceptions successives, mais il me semble cependant que le tout premier film, adapté d'un roman dans lequel le personnage principal ne survit pas, a une identité propre, se suffisant à lui-même, avec son message à la fois brutal et tragique. Les deux films suivants, certes divertissants, apparaissent bien plus comme des exploitations d'un filon (qui plus est dans un certain contexte politique, reaganien), avec des excès tels, qu'associés à d'autres excès dans d'autres films d'action avec Stallone de la même époque (excès divers, jusqu'au fameux placement produit !), c'est bien avant tout de toute cette surenchère dont se moquent pertinemment les Inconnus dans leur Jésus II : le Retour. Dès lors, lorsque tu parles de vertus, au-delà donc du premier film, est-ce par rapport à ce que tu as écrit précédemment concernant l'art comme disposition au salut ?

En ce qui concerne le cinéma de Tarantino, ayant déjà exprimé mon point de vue à son propos dans le dernier paragraphe d'un message de 2021 dans un autre fuseau, je ne peux qu'y renvoyer puisque cela reste d'actualité.

Amicalement,

B.




Ce soir, c'est trilogie - Yyr - 02/03/2026

Hyarion a écrit :

S'agissant de ce que tu considères être une trilogie, je comprends que l'on puisse la considérer comme telle, dans la mesure où il y a eu à l'époque un contexte assez homogène de productions et de réceptions successives, mais il me semble cependant que le tout premier film, adapté d'un roman dans lequel le personnage principal ne survit pas, a une identité propre, se suffisant à lui-même, avec son message à la fois brutal et tragique. Les deux films suivants, certes divertissants, apparaissent bien plus comme des exploitations d'un filon (qui plus est dans un certain contexte politique, reaganien), avec des excès tels, qu'associés à d'autres excès dans d'autres films d'action avec Stallone de la même époque (excès divers, jusqu'au fameux placement produit !), c'est bien avant tout de toute cette surenchère dont se moquent pertinemment les Inconnus dans leur Jésus II : le Retour.

Je suis tout à fait d'accord.
Dans mon esprit le mot trilogie était volontiers approximatif.

Dès lors, lorsque tu parles de vertus, au-delà donc du premier film, est-ce par rapport à ce que tu as écrit précédemment concernant l'art comme disposition au salut ?

Pour les vertus, pas de rapport plus spécial ou direct que ça au salut, non.
Par vertus, c'est plutôt que je reconnais aux volets 2 et 3 des passages nous « encourageant au courage », si je puis dire (tout en gardant bien à l'esprit des excès et caricatures, je ne suis pas naïf).
Et je me souviens, ça peut vous paraître bête, mais, voilà, c'est là : enfants, je nous revois encore avec un de mes copains essayer de se dépasser pour sauter du (petit) préau de notre école élémentaire, réussir à le faire en criant « John Rambo ! » :)




Ce soir, c'est trilogie - Beruthiel - 02/03/2026

Silmo a écrit :

J'avoue n'en avoir jamais vu aucun, jamais de chez jamais  sauf des extraits à me faire zapper illico , ni aucun Stallone d'ailleurs ( ni Rambo, ni Rocky - je préférais Karaté Kid)

Je ne suis donc pas la seule  Smile  (enfin je n'ai pas vu Karaté Kid non plus...). J'y viendrai peut-être un jour (cela fait longtemps que mon compagnon m'y incite...), enfin disons le premier Rambo et le premier Rocky, cela devrait suffire...




Ce soir, c'est trilogie - Hyarion - 02/03/2026

Yyr a écrit :

Et je me souviens, ça peut vous paraître bête, mais, voilà, c'est là : enfants, je nous revoie encore avec un de mes copains essayer de se dépasser pour sauter du (petit) préau de notre école élémentaire, réussir à le faire en criant « John Rambo ! » :)

Non, même si le personnage ne faisait pas partie de mes « modèles » (à choisir une référence hollywoodienne du temps, j'étais plus intéressé par Indiana Jones), je ne trouve pas ça bête : à l'époque, chez les gamins, Rambo était incontestablement une figure populaire ! :-)
Je me souviens encore de la « pression » qu'il y avait, à l'école primaire, pour regarder ce qui devait être une des premières diffusions de Rambo III à la télé (sur TF1, sans doute, quelque temps après la sortie du film au cinéma)... simplement afin de pouvoir en parler le lendemain dans la cour de récré... ^^'

Merci par ailleurs pour tes précisions.

Amicalement,

B.

P.S. :

Beruthiel a écrit :

... enfin disons le premier Rambo et le premier Rocky, cela devrait suffire...

Pour simplement découvrir dans leur originalité ces deux personnages qui ont rendu Stallone célèbre, le premier film pour chacun peut en effet suffire. :-)

Quant à la série de films Karaté Kid, je crois que j'avais vu le troisième film au cinéma à l'époque, mais jamais revu depuis, d'où un souvenir assez flou... et j'avoue que je ne me souviens pas des autres films de la série, même diffusés à la télé.

P.S. 2 :

Pour en revenir à Stallone, je repense tout-à-coup au projet qu'il a longtemps eu, et auquel il continue de penser, de faire un film sur Edgar Allan Poe, projet sur lequel il a travaillé en écriture dès les années 1970, mais qui n'a jamais abouti jusqu'ici. J'ai vu récemment un extrait d'entretien datant de l'année dernière, dans lequel Stallone, qui a maintenant 79 ans, estime que, compte tenu de l'évolution du public et de ses capacités d'attention devant une fiction sur écran(s), le format de la série télé pourrait aujourd'hui mieux convenir pour un tel projet biographique. Mais bon, ça ne veut pas dire que cela se fera enfin, car beaucoup de temps a passé...




Ce soir, c'est trilogie - Silmo - 10/03/2026

on ne discutera pas sur Karaté kid même si Ralph Machio ne me laissait pas de glace dans ma vingtaine, so cute, mais moins de souvenir que Noriyuki (Pat) Morita, le vrai héros du film.

hélas ce sale con de Donald Trump a récupéré la chanson finale du premier film de la trilogie  "you're the best" pour en faire un de ses hymnes .........Snif pitié, quand on arrive là !!!! Quel con.