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Tolkien aux Bernardins 2025 - Version imprimable

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Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 28/03/2025

Incidemment, la semaine qui a suivi fut assez terrible pour moi (d'où ce compte-rendu relativement tardif) avec de mauvaises nuits et une pile d'imprévus auxquels faire face. Le dernier d'entre eux ce matin, où nous avons sauvé des griffes du maudit chat du voisin la merlette de notre jardin. Éclopée, il n'est pas sûr qu'elle s'en sorte. Et, en attendant, il faut que je trouve le moyen d'empêcher ce chat de revenir dans notre jardin. Sacrée Nature ...




Tolkien aux Bernardins 2025 - sosryko - 28/03/2025

Cher Yyr,
woaow ;-) mille merci pour ce généreux retour qui rend si bien compte de la belle soirée que fut cette conférence.
Bravo à toi et merci à Rémi Brague pour cette conférence de haute volée. Bon repos à toi, cher ami,
S.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Silmo - 29/03/2025

Ne sais que dire, sinon bravo à Sosryko pour ce beau message. Combien de regrets que la santé et le confinement 'obligé' m'aient empêché d'aller aux "Bernardins" lieu pourtant proche.
Yyr, désolé pour la merlette, mais les chats ne sont pas à blâmer, c'est leur instinct, leur nature. Tolkien ne les aimait point :
« Il trouvera plus sûrement le chemin de la maison par une nuit sans lune que ne le feraient les chats de la Reine Berúthiel. » Le Seigneur des Anneaux - Livre II - Chapitre 4
Citation hors propos un jour d'éclipse donc avec Lune et espérons sans chat du voisin ou de Berúthiel !! Faut déplacer le nid des merles.  :8




Tolkien aux Bernardins 2025 - sosryko - 29/03/2025

Il y a confusion Silmo : le beau message est celui de Yyr, qui était le discutant de Rémi Brague. Etant sur Bordeaux, je ne pouvais pas être présent lundi dernier, et je le regrette bien ;-)
S.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 29/03/2025

Yyr a écrit :

Tolkien et la Nature

Après l'écoute (Tolkien Reading Day), le dialogue.
Lundi soir 24 mars a donc eu lieu la première des trois conférences grand public au grand auditorium du Collège.
[...]

Merci pour ce compte-rendu, Jérôme.

Je ne réagirais, très rapidement, que sur deux points :

Yyr a écrit :

Être au-delà de la Nature n'implique pas que nous soyons au-dessus d'elle sinon métaphoriquement. Bombadil est celui qui oppose le refus le plus net à l'asservissement de la Nature par le projet moderne que résume l'expression bien connue de Descartes « maîtres et possesseurs de la nature » (Discours de la méthode, VI) qui faisait coïncider en toute connaissance de causes la maîtrise (politique) et la possession (économique), coïncidence qui n'existait jusque là que dans le servage. Tom Bombadil renvoie quant à lui à une maîtrise sans possession (cf. les paroles de Baie d'Or à Frodo), telle que celle qui fut confiée à l'origine à Adam dans la Genèse (1, 26.28). (*)

(*) Ce faisant Tom renvoie au paradis terrestre — de même Baie d'Or qui évoque à Rémi Brague la très énigmatique Matelda de la Divine Comédie de Dante (Purgatorio, XXVIII, 40-41).

J'avoue que je ne saisis pas très bien en quoi le passage cité de la Genèse évoquerait particulièrement une maîtrise « sans possession », là où il est en tout cas tout de même question de domination. 
S'agissant de Tom et de Baie d'Or, sans surprise, c'est une interprétation chrétienne qui est proposée : j'avais modestement suggéré autre chose lors de mon intervention durant le colloque « Tolkien et l'Antiquité » en 2022, intervention dont le texte, je ne l'oublie pas, doit être partagé dès que possible sur JRRVF.
Le rapport entre Baie d'Or et Matelda chez Dante me parait assez ténu, a fortiori au-delà du seul passage mentionné du Purgatorio, mais bon, parmi d'autres possibilités d'évocation, pourquoi pas.

Yyr a écrit :

Enfin j'ai noté la question de cet auditeur qui a bien saisi l'impasse dans laquelle nous sommes et qui demandait : « quelle issue ? ». C'est moi qui ai répondu mais trop vite, en me contentant de dire le pessimisme de Tolkien, et que, pour nous, il nous restait à « jeter l'Anneau ». Il eût été plus juste sans doute de parler de « défaire l'Anneau ». Mais surtout, il y avait moyen de faire le lien entre cela et la conférence. Puisque l'Anneau n'est détruit que parce que la Providence y a pourvu, aperçu de « la victoire ultime » (L 195).

« Jeter l'Anneau » apparaît quasiment comme un préalable, mais tout dépend ce que l'on croit qu'il représente : il peut très bien n'être qu'un gadget de nécromancien auquel on aura accordé trop d'importance, d'une manière ou d'une autre. À la question « quelle issue ? », je renverrai modestement à la formule bien connue de Gandalf : « All we have to decide is what to do with the time that is given us » (« Tout ce qu'il nous appartient de décider, c'est quoi faire du temps qui nous est imparti. » [SdA, I, 2]). La seule chose sûre, c'est notre temps limité ici-bas, qu'il ait été donné ou non par ce que l'on peut croire être Dieu. Entre divin et animal, humains faillibles et imparfaits, à nous d'essayer d'en faire quelque-chose qui ait du sens à la fois pour notre part raisonnante et notre part imaginative. L'issue ? Personne n'en sait rien, alors on verra bien, sachant qu'en tout cas, il n'y a pas de raison que la nature ne nous survive pas si l'humanité devait éventuellement disparaître... mais ça, ce n'est certes pas écrit dans la Genèse (ni dans l'Apocalypse)...

En décembre dernier, précédemment en ces lieux, j'avais écrit que je ne me prendrais plus la tête avec des choses qui n'en valent pas la peine, notamment dans le domaine tolkienien, et j'entends bien continuer à m'y tenir, pour les raisons indiquées dans mon message du 14 décembre et qui restent d'actualité.

Toutefois, je me permets de signaler un entretien que Jean, en tant que commissaire de l'exposition aux Bernardins, a accordé à Cécile Séveirac pour le média confessionnel d'actualités et d'évangélisation catholique Aleteia, entretien publié vendredi dernier, 21 mars, sur le site dudit média :
https://fr.aleteia.org/2025/03/21/tolkien-aux-bernardins-decouvrir-ce-monde-cest-partir-pour-un-voyage

Il n'y a pas de problème avec cet entretien, mais certains commentaires au bas de celui-ci m'ont rappelé l'existence de points de vue religieux sur Tolkien qui, à mes yeux, participent avec constance à la désespérance que peut susciter non seulement ce monde, mais aussi certains de ceux qui, paradoxalement, se réclament de l'espérance tout en se voulant, en matière de croyances, plus « authentiques » voire plus « propres » que les autres.

Extrait de l'entretien :

Cécile Séveirac : Quelle place la foi de Tolkien prenait-elle dans sa vie ?
Jean Chausse : Tolkien est né anglican. Sa mère se convertit au catholicisme à la mort de son époux, et entraine dans sa conversion ses enfants. Tolkien a alors 8 ans. Or, dans l'Angleterre de l'époque, l'abandon de la foi anglicane était très peu accepté, vécu comme une trahison, ce qui a conduit à la mise ban de sa mère, à la fois par la société et par sa famille. Refusant de revenir sur son choix, la mère de Tolkien a voulu que ses enfants soient catholiques et les a confiés à un tuteur qui était prêtre, le père Francis Morgan de l'oratoire de Birmingham. Lorsqu'elle meurt à son tour, Tolkien n'a que 12 ans. Il vivra toute sa vie avec l'image d'une mère "martyre", affirmant que "la grâce coule dans mes veines grâce au martyre de ma mère". Toute sa vie, il est resté pratiquant. Il assistait à la messe, se confessait une fois par semaine, récitait le chapelet tous les jours. Des traces de cette foi peuvent encore être retrouvées dans les lettres qu'il écrivait à ses fils pendant la Seconde Guerre mondiale, dans lesquelles il disait avoir une "faim dévorante pour le Saint Sacrement" ou encore "Je suis tombé amoureux du Saint Sacrement".

« Tolkien aux Bernardins : “Découvrir ce monde, c’est partir pour un voyage” », Aleteia.org, 21 mars 2025

Parmi les commentaires au bas du texte de l'entretien, on trouve ceci, écrit par un certain Gontran Lupy :

En commentaire sur le site d'Aleteia (2025-03-22 ; 16:46), Gontran Lupy a écrit :

Quel dommage que vous ne donniez pas l’explication du pourquoi JRR considérait que sa mère était une martyre.
La voici : Atteinte de la tuberculose, et très pauvre suite à la mort de son mari, elle n’avait pas les moyens de se soigner. Sa famille anglicane a conditionné son aide à l’abandon de la foi catholique. Ce qu’elle a refusé. Et elle en est morte.
Est-ce que les oecuménistes vont finir par ouvrir les yeux ? Les hérétiques existent et ils ne nous aiment pas, au point de préférer nous voir morts que catholiques.
Je ne sais si JRR pourrait être canonisé, mais sa mère devrait l’être.

En commentaire sur le site d'Aleteia (2025-03-22 ; 16:47), Gontran Lupy a écrit :

J’ajoute que seuls les tradis peuvent comprendre le Seigneur des Anneaux. Hélas.

Quelques jours plus tard, Jean a pris le temps de répondre factuellement au premier de ces commentaires :

En commentaire sur le site d'Aleteia (2025-03-23 ; 17:36), Jean Chausse a écrit :

Il est certain que JRR Tolkien considérait sa mère comme une martyre, mais il faut nuancer le propos. Mabel Tolkien n’était pas malade de la tuberculose mais du diabète. Une maladie pour laquelle il n’existait aucun traitement en 1905. Elle n’est donc pas vraiment morte faute de pouvoir se soigner. D’autre part elle a fait deux séjours à l’hopital qui ont été pris en charge par sa famille tandis que ses deux enfant étaient pris en charge par leurs tantes le temps de l’hospitalisation.

Cela n’empèche pas que Mabel a été l’objet de pressions intenses de sa famille.

Ce à quoi Gontran L. a répondu, plus récemment :

En commentaire sur le site d'Aleteia (2025-03-27 ; 01:49), Gontran Lupy a écrit :

Ce n’est pas ce que raconte Joseph Pearce dans son introduction à l’œuvre de Tolkien.

Gontran L., on l'aura compris, se veut être un catholique traditionaliste (« tradi »), et cela semble même aller assez loin dans son cas, d'après les commentaires qu'il laisse sur d'autres sites confessionnels (catholiques intégristes) ces dernières années : ainsi, il déteste l'actuel pape François, qu'il a désigné en novembre 2023 comme étant « l'un des pires modernistes, « égout collecteur de toutes les hérésies » que la terre ait porté », déclarant également en octobre 2024 que la renonciation de Benoît XVI à sa charge pontificale en 2013 serait une « pseudo-renonciation » et que son successeur, le pape actuel qu'il appelle avec force mépris « la Bergouille », serait donc selon lui « un imposteur »...

Il se trouvera décidément toujours sur cette Terre, des gens pour s'efforcer, généralement malgré eux, de donner diversement raison, par leurs idées absolues, leur pensée arrivée, leurs anathèmes, leur « hygiénisme spirituel », leur pharisaïsme, etc., à cette formule figurant en épigraphe de 2084 : La fin du monde (2015), un roman dystopique de Boualem Sansal, écrivain franco-algérien actuellement iniquement emprisonné par la dictature algérienne pour délit d'opinion : « La religion fait peut-être aimer Dieu mais rien n'est plus fort qu'elle pour faire détester l'homme et haïr l'humanité. » Pour compléter le sombre tableau, je repense, comme souvent, à cette autre formule, du marquis de Sade cette fois, extraite de l'Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice (Deuxième partie) : « Il n'y a d'autre enfer pour l'homme que la sottise et la méchanceté de ses semblables [...]. » Désespoir donc, auquel « hélas » peuvent participer activement des gens qui peuvent pourtant parler d'espérance : quand le comprendront-ils, si jamais cela devait un jour se produire ?

Mais bon, passons sur les « subtilités » pontificales (entre autres) de Gontran L., qui pourront à certains peut-être paraître inoffensives à notre époque, mais qui n'en sont pas moins dignes de la rhétorique de tous les fanatiques restés tristement célèbres à travers l'histoire, ceux « qui établissent une orthodoxie sur le plan religieux ou politique, qui distinguent entre le fidèle et le schismatique » ainsi qu'en parlait Cioran (cf. « généalogie du fanatisme », in Précis de décomposition, 1949)... et concentrons-nous simplement sur les propos dudit Gontran L. relatifs à J. R. R. Tolkien, en essayant malgré tout d'en tirer quelque-chose et de rester constructif... 

J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer par le passé, en ces lieux et ailleurs, ce que je pense de Joseph Pearce et de ses suiveurs en matière d'étude et de réception de l'œuvre de Tolkien : leur vision du sujet, trop étroitement religieuse, et plus généralement pour le moins idéologiquement orientée, plait sans doute à des gens comme Gontran L., mais elle est très discutable, et d'ailleurs à mon sens insuffisamment discutée. Je note au passage que si Gontran L. s'appuie sur Pearce pour contester des faits correctement énoncés par Jean, il est alors permis de se demander si Pearce (dont je n'ai lu qu'une petite partie des écrits : mon abnégation a des limites) n'a pas tendance à systématiquement parler de Tolkien comme par exemple Philippe de Villiers parle (entre autres) de l'histoire de France depuis des décennies, à savoir en partant de certains faits établis pour plus ou moins les « tordre » à volonté dans un sens correspondant à son idéologie politico-religieuse .

Mais ce qui m'interpelle surtout, c'est ce commentaire : « J’ajoute que seuls les tradis peuvent comprendre le Seigneur des Anneaux. Hélas. » Tout, au fond, est un peu dans ce « hélas » : le commentateur regrette apparemment que la compréhension du SdA soit inaccessible, sinon sans doute à tout le monde dans son esprit, du moins à tous ceux qui se disent catholiques. Pour lui, même s'il le déplore, ou feint de le déplorer, du haut de sa conscience supposée « supérieure », seuls des « initiés » peuvent comprendre : les « tradis », donc. Mais comprendre quoi ? Et pour résumer un auteur et son œuvre à quoi, in fine ?

Le point de vue de Gontran L. ne m'intéresse en fait pas beaucoup, mais quand bien même on pourrait le considérer comme anecdotique, minoritaire, ou insignifiant dans son excès même, ledit point de vue me parait cependant au moins représentatif d'une part de la réception de Tolkien qui n'est ni nouvelle, ni anodine à mon sens, a fortiori dans le contexte général actuel dit du « retour du religieux » (« religieux qui n'est jamais parti », pourrait plaisanter Rémi Brague, avec un humour « chestertonien » que la plupart du temps, je vous l'avoue, je ne goûte guère). Or cette part de la réception, religieuse voire politico-religieuse, a ses écrits, ses commentaires... et elle renvoie à un usage particulier qui peut être fait d'un auteur et de son œuvre, notamment ici s'agissant de l'identité anglo-catholique de l'écrivain, sur laquelle peuvent se projeter des ressentis victimaires et identitaires occidentaux notoirement contemporains. Quitte à consacrer un évènement à Tolkien dans un cadre confessionnel, je me dis qu'il serait peut-être utile d'en faire une occasion pour évoquer franchement le problème d'une réception de Tolkien à l'aune du religieux, c'est-à-dire sans chercher à éviter d'aborder honnêtement les limites que pose ledit problème, bien au-delà donc des facilités d'un recours à Tolkien pour pourfendre sempiternellement (et d'une façon parfois quasi-pavlovienne même) la modernité sous toutes les formes (technicienne, « laïcarde », « hérétique »...) possibles et imaginables...

Plus généralement, on en revient ici à des questions déjà anciennes et évoquées à des degrés divers, ici comme ailleurs... Ce que j'appelle la planète Tolkien oscille en permanence entre ressentis et savoirs. Peut-on établir une juste part des uns et des autres en vue d'une éventuelle « compréhension » ? Et peut-on se contenter, à cette aune, d'un irénisme tolkiénophile symbolisé par les formules rituelles « À chacun son Tolkien (c'est bien commode) » et « On aime tous Tolkien (c'est merveilleux) » ?

Enfin bref... la polémique ne m'intéresse pas (du tout), et je ne suis pas, par ailleurs, dans le secret des discussions du comité scientifique de l'évènement des Bernardins, qui a peut-être déjà étudié la question. Disons que ce n'était là que mes deux centimes, simplement en réaction à certains commentaires extérieurs, désespérants comme je l'ai écrit (y compris d'un point de vue spirituel), mais dont je ne suis pas surpris qu'un évènement comme celui des Bernardins puisse incidemment les attirer, fut-ce évidemment au milieu d'autres commentaires autrement plus positifs ou en tout cas bien moins excessifs.

Yyr a écrit :

Incidemment, la semaine qui a suivi fut assez terrible pour moi (d'où ce compte-rendu relativement tardif) avec de mauvaises nuits et une pile d'imprévus auxquels faire face. Le dernier d'entre eux ce matin, où nous avons sauvé des griffes du maudit chat du voisin la merlette de notre jardin. Éclopée, il n'est pas sûr qu'elle s'en sorte. Et, en attendant, il faut que je trouve le moyen d'empêcher ce chat de revenir dans notre jardin. Sacrée Nature ...

Silmo a écrit :

[...]
Yyr, désolé pour la merlette, mais les chats ne sont pas à blâmer, c'est leur instinct, leur nature. Tolkien ne les aimait point :
« Il trouvera plus sûrement le chemin de la maison par une nuit sans lune que ne le feraient les chats de la Reine Berúthiel. » Le Seigneur des Anneaux - Livre II - Chapitre 4
Citation hors propos un jour d'éclipse donc avec Lune et espérons sans chat du voisin ou de Berúthiel !! Faut déplacer le nid des merles.  :8

Pour mémoire, concernant la nature des chats, que Robert E Howard a pu longuement étudier en les observant, cela a précisément été le sujet d'échanges entre Céline — « notre » Berúthiel du forum — et votre serviteur, en début d'année dans le fuseau dédié, avec notamment le partage d'un texte de Howard intitulé “The Beast From the Abyss” (et des illustrations garanties sans IA) :
ce message

Attention aux mauvaises nuits, cher Jérôme : quoiqu'il arrive, d'une manière ou d'une autre, il faut te reposer. D'ailleurs, au milieu d'un tas de choses fatigantes et autres imprévus stressants, je crois que bien dormir fait précisément partie de « quoi faire du temps qui nous est imparti »... ^^'

Et de fait, à l'heure qu'il est, mes paupières sont lourdes... Vite, au lit !

Amicalement,

B.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 29/03/2025

À noter pour la semaine prochaine !

  • jeudi soir : conférence / témoignage Tolkien & l'Homme avec, entre autres, notre ami Jean ;
  • vendredi soir, samedi après-midi & samedi soir : festival des heures musicales ; je renvoie au message d'Elendil pour les différents liens d'inscription.

Il reste des places.
Pour ma part je serai là samedi après-midi — who else ? :).

Silmo a écrit :

Yyr, désolé pour la merlette, mais les chats ne sont pas à blâmer, c'est leur instinct, leur nature. Tolkien ne les aimait point :
« Il trouvera plus sûrement le chemin de la maison par une nuit sans lune que ne le feraient les chats de la Reine Berúthiel. » Le Seigneur des Anneaux - Livre II - Chapitre 4
Citation hors propos un jour d'éclipse donc avec Lune et espérons sans chat du voisin ou de Berúthiel !! Faut déplacer le nid des merles.  :8

Non. Les merles sont chez nous de générations en générations. Le chat du voisin n'est pas chez lui. Hier soir je lui ai tapissé le chemin qu'il emprunte de branchages et de ronces. Nous verrons. Sauron quand il n'était que Tevildo était le Prince des chats. Je suspecte le jardin de Tolkien d'avoir lui aussi souffert du chat du voisin — figure mythique, archétypale.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Elendil - 29/03/2025

Yyr a écrit :

Non. Les merles sont chez nous de générations en générations. Le chat du voisin n'est pas chez lui. Hier soir je lui ai tapissé le chemin qu'il emprunte de branchages et de ronces. Nous verrons. Sauron quand il n'était que Tevildo était le Prince des chats. Je suspecte le jardin de Tolkien d'avoir lui aussi souffert du chat du voisin — figure mythique, archétypale.

Personnellement, je n'apprécie guère les merles, du fait que ceux-ci aiment un peu trop les cerises... Mais quant au chat du voisin, voilà un propos qui me semble très orienté vers la domination de la nature, non ? Ce n'est pas parce que le chat « appartient » au voisin (notion toute relative s'agissant des félins) que celui-ci reconnaît les délimitations cadastrales. Pas plus que les merles de ton jardin, qui n'hésiteront pas à picorer les fruits du voisinage si ceux-ci leur plaisent.

Après, je peux comprendre que tu veuilles préserver les passereaux qui nichent chez toi. Il est certain que je laisserais bien moins volontiers les chats du voisinages vaquer chez moi si je les soupçonnais de braconner les écureuils, les rouges-queues ou les mésanges charbonnières. Fort heureusement, tout ce petit monde semble trop méfiant pour les félidés en vadrouille. (Il n'y a pas de merle dans le coin, par contre les pies pullulent, hélas.)

E.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 30/03/2025

Yyr a écrit :

Pour ma part je serai là samedi après-midi — who else ? Smile.

Moi ! :-)
J’ai réservé pour le concert Voyage en Terre du Milieu. J’irai cette fois sans compagnon ni enfant (ni chat…)  mais j’ai aussi réservé pour toute la famille la visite des tapisseries, pendant les vacances scolaires.

PS : la cohabitation des chats et des oiseaux dans un jardin peut effectivement être compliquée. Je compatis et j’espère que la merlette se rétablira…

C.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 30/03/2025

Beruthiel a écrit :

J’ai réservé pour le concert Voyage en Terre du Milieu. J’irai cette fois sans compagnon ni enfant (ni chat…) mais j’ai aussi réservé pour toute la famille la visite des tapisseries, pendant les vacances scolaires.

Oh super ! :)
Comment te reconnaîtrai-je ?
Moi je fais 1m80 je suis brun jeune (50a) svelte beau et intelligent — mais moins qu'Isengar :).
Je devrais arriver avant, on peut se donner rdv devant une tapisserie.

Pour le chat il me faut confesser qu'il n'en est pas à sa première victime, et qu'il parsème encore en plus jardin et potager de ses déjections. Mais mon barrage de branches et d'épines semble faire son office depuis deux jours ...




Tolkien aux Bernardins 2025 - Elendil - 31/03/2025

Faites-moi signe quand vous serez là. J'arrive pour ma part le vendredi dans la journée et je reste jusqu'au dimanche matin.
J'espère que ce sera aussi l'occasion de croiser Silmo.

E.




Tolkien aux Bernardins 2025 - ISENGAR - 31/03/2025

Beruthiel a écrit :

Moi ! :-)

Yyr a écrit :

Oh super ! Smile
Comment te reconnaîtrai-je ?

Elendil a écrit :

Faites-moi signe quand vous serez là.


Hihi ! le format de ces messages me rajeunissent de 20 ans et me ramènent au temps des rencontres IRL et des moot de notre jeunesse Smile

I.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 31/03/2025

Yyr, je t'ai écrit à l'adresse mail donnée dans ton profil. C'est plus facile pour s'organiser.

C.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 02/04/2025

Un détail, qui n'en est pas un en fait, m'interpelle, après avoir vu défiler des publicités pour les Bernardins, notamment sur le réseau de Mark Z. ces derniers temps : dans le contexte général de tout ce qui est proposé (concerts, conférences, colloque...), l'accès à l'exposition des tapisseries d'Aubusson est-il libre en une quelconque façon ? Si je me souviens bien, les publicités que j'ai vu passer parlaient d'un « accès libre », mais sans forcément préciser à quoi au juste...

Amicalement,

B.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Elendil - 03/04/2025

Accès gratuit, mais réservation obligatoire d'un créneau horaire, pour des raisons de sécurité (limitation du nombre de personnes dans la nef).
Généralement, les créneaux du matin ont toujours de la disponibilité. En après-midi, cela peut être plein.

E.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 03/04/2025

Ce soir 2e conférence grand public !
Je ne pourrai en être et ne sais pas si Jean pourra nous faire un compte-rendu.

Ce week-end, rendez-vous aux présents du samedi à 13h30 sur le petit parvis devant l'entrée des Bernardins.
Proposition de pique-nique pour qui n'aura pas déjeuné : le temps devrait s'y prêter.
Possibilité de se voir même pour ceux qui n'assisteraient pas aux concerts ensuite — ce sera notamment le cas de Benilbo.

Jérôme




Tolkien aux Bernardins 2025 - jean - 03/04/2025

Après plusieurs années d’absence, je reviens sur ce forum. Je ne l’avais d’ailleurs pas totalement quitté car je continuais à le lire très régulièrement. Ce qui fait que le message très courtois, sur ce même, fuseau d’Hyarion l’avant-veille de Noël ne m’avait pas échappé. Comme je suis le principal organisateur des manifestations aux Bernardins, je me dis que ce sera plus simple que je puisse intervenir en direct plutôt que de compter sur Jérôme et Damien pour le faire à ma place.
Si Cédric voit un inconvénient à mon retour, qu’il me le dise très simplement et je comprendrai très bien.
Pour répondre plus précisément à la question d’Hyarion
-    L’accès à l’exposition est libre et gratuit mais il faut s’inscrire à l’avance sur le site des Bernardins. Nous sommes soumis à une jauge assez stricte de nombre de visiteurs et il y a donc des moments ou il est impossible d’accepter des visiteurs qui n’auraient pas réservé préalablement. L’exposition peut également avoir été privatisée par des entreprises mécènes pour une soirée ou une après-midi pour y recevoir leurs partenaires. L’accès à la nef est alors réservé aux invités. Raison de plus pour vérifier sur le site des Bernardins et réserver sa venue.
-    Les concerts de demain et après-demain (les 4 et 5 avril) sont, en revanche, payants il faut réserver sur le site des Bernardins
-    Les journées du colloque les 16, 17 et 18 mai seront payantes (sauf pour les prêtres et séminaristes). Le tarif sera de 30 euros pour un jour, 40 pour deux journées et 50 pour les trois jours.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 03/04/2025

jean a écrit :

Après plusieurs années d’absence, je reviens sur ce forum.

Et je salue ton retour, Jean.

jean a écrit :

Si Cédric voit un inconvénient à mon retour, qu’il me le dise très simplement et je comprendrai très bien.

Je ne peux pas parler à la place du maître de ces lieux, mais je doute que ton retour puisse présenter un inconvénient pour lui.

jean a écrit :

Pour répondre plus précisément à la question d’Hyarion
-    L’accès à l’exposition est libre et gratuit mais il faut s’inscrire à l’avance sur le site des Bernardins. Nous sommes soumis à une jauge assez stricte de nombre de visiteurs et il y a donc des moments ou il est impossible d’accepter des visiteurs qui n’auraient pas réservé préalablement. L’exposition peut également avoir été privatisée par des entreprises mécènes pour une soirée ou une après-midi pour y recevoir leurs partenaires. L’accès à la nef est alors réservé aux invités. Raison de plus pour vérifier sur le site des Bernardins et réserver sa venue.
-    Les concerts de demain et après-demain (les 4 et 5 avril) sont, en revanche, payants il faut réserver sur le site des Bernardins
-    Les journées du colloque les 16, 17 et 18 mai seront payantes (sauf pour les prêtres et séminaristes). Le tarif sera de 30 euros pour un jour, 40 pour deux journées et 50 pour les trois jours.

Merci pour cette mise au point générale.
Mon interrogation ne concernait pas les concerts, car dès que leur organisation a été connue, je me suis bien douté qu'au moins eux seraient payants (d'expérience, je sais de très longue date qu'il est assez peu fréquent que les concerts de musique dite classique soient gratuits, a fortiori avec des musiciens professionnels). À cette aune, je devrais, en principe et notamment si je n'ai pas de problème de train, pouvoir assister à certains des concerts en question.
Pour ce qui est des journées du colloque, il est bon à savoir qu'elles seront payantes, vu que ce n'est pas forcément le cas, en fonction des structures organisatrices, mais sachant qu'il est vrai qu'au moins lorsque celles-ci sont privées, c'est plutôt habituel.
Merci à toi, Jean, ainsi qu'à Elendil qui m'a également répondu précédemment, pour toutes les précisions concernant l'accès à l'exposition, lequel accès est donc libre mais avec inscription à des créneaux horaires : c'était là bien l'objet de ma question.

Amicalement,

Benjamin.




Tolkien aux Bernardins 2025 - vincent - 05/04/2025

bonsoir à toutes et à tous
bravo pour tout ce travail !
j'ai eu un contretemps jeudi mais j'étais présent à la première conférence et viendrai à la 3e
amicalement
vincent




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 06/04/2025

Alors au plaisir de te revoir bientôt Vincent :)

Très belle journée pour moi hier avec la joie de nombreuses et belles compagnies.
[édit : et pour ceux qui ont fait la connaissance d'Anouck, voici son site]

J'ai pour ma part assisté aux trois premiers concerts de l'après-midi.
Je laisserai ceux qui ont éduqué leur oreille en parler, mais je peux partager quelques souvenirs photos.

Ici le « Voyage en Terre du Milieu » par la Garde républicaine (désolé j'étais tout au fond) :

Puis le « Valaquenta » de Martin Romberg interprété par Alexandre Launay :

Enfin « The vagabond » de Vaughan Williams, « Akallabêth » de Paul Corfield Godfrey (ici présent aux côtés de Damien) & « The Road Goes Ever On » de Donald Swann avec Timothée Varon et Masahiko Omori.

C'est cette toute dernière partie qui m'a ému le plus. Ils ont d'ailleurs eu droit ... à un rappel ! Nous leur avons redemandé le Namárië :) (c'est du reste le morceau que j'ai le mieux suivi ;))

Je suis claqué, je n'en dis pas plus.




Tolkien aux Bernardins 2025 - ISENGAR - 06/04/2025

Vive Namárië !
Merci pour ce premier retour, cher Jérôme.
Repose-toi bien !

I.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 06/04/2025

Bel après-midi pour moi aussi !
J’ai été heureuse de revoir Benilbo et Yyr (plus de vingt ans après Pibrac !), de faire la connaissance « en vrai » de Hyarion, Elendil et Jean, et de rencontrer Anouck (merci d’ailleurs Yyr pour le lien vers son site).
Je n’ai assisté qu’au premier concert, dont j’ai plus particulièrement retenu The dream of Gandalf, d’Aulis Sallinen mais je laisse moi aussi nos experts musicaux s'exprimer...




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 06/04/2025

De mon côté, la semaine aura été chargée de bout en bout... et à l'instar de Jérôme, même étant rentré à la maison plus tôt que lui, je suis un peu claqué aussi ! ^^'

Ce fut pour moi également un bel après-midi que celui de ce samedi parisien, lors duquel j'ai eu le plaisir de rencontrer pour la première fois Beruthiel et Jean, ainsi que de revoir Benilbo, Anouck, Yyr, Elendil et un peu plus tard Moraldandil.
Bien qu'ayant pris le temps ce soir de répondre à Silmo sur un autre fuseau à propos d'autre chose (avant d'oublier...), il vaut mieux que je revienne un peu plus tard pour partager ici mes impressions concernant les deux concerts du festival auquel j'ai pu assister : une nouvelle semaine commence déjà demain lundi...

Bonne nuit à toutes et à tous.

B.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 13/04/2025

Bonjour à tous,

Je suis retournée hier matin aux Bernardins, en famille cette fois. J’ai donc pu revoir avec plaisir les tapisseries. Je les aime toutes (sauf peut-être The Trolls dont le style me plaît moins) mais j’apprécie particulièrement Bilbo woke up with the early sun in his eyes (la lumière du soleil sur les montagnes et les nuages, l’aigle…). Mon fils était content de voir des illustrations des histoires qu’il connaît (Bilbo, Roverandom, le Père Noël) et les tapisseries liées au Seigneur des Anneaux ou au Silmarillion ont provoqué un déluge de questions. Je vous soumets deux d’entre elles, auxquelles je n’ai pas trop quoi su répondre :

- Pourquoi y a-t-il une étoile rouge dans le ciel lors de la rencontre entre Beleg et Findling/Gwindor (voir ici)  ? Un symbole de la « mauvaise étoile » de Túrin : la malédiction de Morgoth, ou cela fait-il référence à quelque chose de plus précis ?

- Quelle est cette montagne solitaire derrière le lac Mithrim ?

Au final, la tapisserie qui l’a le plus fasciné est celle représentant la carte de la Terre du Milieu. Il s’imaginait voyageant (en vélo !) d’un endroit à l’autre.

Il y avait beaucoup de monde, des personnes de tous les âges. L’exposition est un vrai succès si j’en juge par cette matinée.

J’ai réservé pour la conférence Tolkien et le Mystère.

C.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 13/04/2025

Beruthiel a écrit :

- Pourquoi y a-t-il une étoile rouge dans le ciel lors de la rencontre entre Beleg et Findling/Gwindor (voir ici)  ? Un symbole de la « mauvaise étoile » de Túrin : la malédiction de Morgoth, ou cela fait-il référence à quelque chose de plus précis ?

Lors de notre visite commune de l'exposition, Céline (avec Benilbo, Anouck et Yyr, tous guidés par Elendil), juste avant le premier concert de l'après-midi du 5 avril dernier, j'avais au départ assez spontanément confondu la représentation de Taur-nu-Fuin avec une de Mirkwood, car la tapisserie que tu évoques (Beleg finds Findling in Taur-nu-Fuin) est exposée entre deux autres qui illustrent des scènes du Hobbit (Bilbo woke up [...] et Bilbo comes to [...]), et que Tolkien a dessiné les arbres de manière très proche dans les deux cas. Or, après tout, si l'on se permettait tout de même un parallèle avec le Troisième Âge, l'étoile rouge pourrait symboliser une continuité entre l'esprit mauvais de Morgoth et celui de Sauron, évoqué implicitement à un moment dans le SdA (livre II, chap. 3) à travers une étoile rouge, brillante « comme un œil vigilant » et visible au dessus d'arbres...

Beruthiel a écrit :

- Quelle est cette montagne solitaire derrière le lac Mithrim ?

J'avoue n'en avoir aucune idée, la consultation des cartes géographiques du coin ne permettant pas, a priori, d'identifier une montagne en particulier dans les environs du lac en question.

Merci par ailleurs, Céline, pour le compte-rendu de ta nouvelle visite, en famille, de l'exposition.

Comme annoncé précédemment, je reviendrais ici dès que possible pour parler des concerts du 5 avril, tant que mes souvenirs restent encore assez frais...

Amicalement,

B.




Tolkien aux Bernardins 2025 - ISENGAR - 13/04/2025

Beruthiel a écrit :

- Quelle est cette montagne solitaire derrière le lac Mithrim ?

D'après Hammond et Scull (in Artiste et illustrateur, 1996 (trad. J. Georgel), p.50), qui citent un passage de L'Esquisse de la Mythologie, il pourrait s'agir de la plus haute cime du Thangorodrim (cf La Formation de la Terre du Milieu, 2007 (trad. Daniel Lauzon), p. 34).

I.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 13/04/2025

Beruthiel a écrit :

- Pourquoi y a-t-il une étoile rouge dans le ciel lors de la rencontre entre Beleg et Findling/Gwindor (voir ici)  ? Un symbole de la « mauvaise étoile » de Túrin : la malédiction de Morgoth, ou cela fait-il référence à quelque chose de plus précis ?

En effet !
Outre le renvoi possible mentionné par Hyarion, quelqu'un a-t-il écouté le commentaire de Denis Bridoux associé à cette tapisserie ?
(je l'ai fait pour ma part mais ne me souviens pas d'un commentaire à ce sujet)

J’ai réservé pour la conférence Tolkien et le Mystère.

Super, à bientôt alors :)




Tolkien aux Bernardins 2025 - Elendil - 14/04/2025

ISENGAR a écrit :
Beruthiel a écrit :

- Quelle est cette montagne solitaire derrière le lac Mithrim ?

D'après Hammond et Scull (in Artiste et illustrateur, 1996 (trad. J. Georgel), p.50), qui citent un passage de L'Esquisse de la Mythologie, il pourrait s'agir de la plus haute cime du Thangorodrim (cf La Formation de la Terre du Milieu, 2007 (trad. Daniel Lauzon), p. 34).

I.

C'est même la seule explication plausible. Au demeurant, à cette distance, les trois cimes du Thangorodrim pourraient se confondre ou bien la première pourrait masquer les deux autres (quand bien même elles seraient de même hauteur).




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 14/04/2025

Merci à tous pour vos réponses, que j'ai transmises à l'intéressé Smile




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 17/04/2025

Ce fuseau mérite bien de signaler la sortie du livre de Jean Le Dieu de Tolkien, sortie concomitante à l'événement des Bernardins dont il est par ailleurs le premier artisan.

Ma revue du livre dans cet autre fuseau.

De quoi encourager ceux qui le souhaitent à venir écouter la troisième conférence grand public sur Tolkien & le Mystère : ce sera pile dans une semaine :).
Le père Jean-Robert Armogathe interviendra avec à ses côté un autre membre éminent tant de ce forum que du conseil scientifique de l'événement : Sosryko lui-même :).




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 25/04/2025

La troisième conférence s’est donc tenue hier soir. Il y avait dans l’assistance Leo Carruthers, Michaël Devaux, Moraldandil, Yyr (et ma très modeste personne ;-)). La conférence du Père Armogathe était intéressante mais Yyr et moi-même avons surtout été impressionnés par la prestation de Sosryko. Il nous a livré, entre autres, une belle analyse de la scène où Sam s’éveille en Ithilien après la défaite de Sauron.

Sosryko, depuis plus de 20 ans que je te lis sur ce forum, j’ai toujours été impressionnée par ce que tu partages avec nous. C’était un grand plaisir pour moi de t’écouter hier, merci encore !

C.

PS : en proustophile, j’ai aussi apprécié la citation du Temps Retrouvé...




Tolkien aux Bernardins 2025 - sosryko - 26/04/2025

Chère Beruthiel,

c'est bien à moi d'être reconnaissant pour ta présence mais aussi celle des amis que tu cites (vous avez été un précieux soutien) ainsi que celle de tous les nombreux auditeurs (près de 180, le grand auditorium était quasiment plein) dont plusieurs (confidence de Moraldandil) membres de Tolkiendil (j'aurai bien voulu remercier et rencontrer chacun d'entre eux, qu'ils le soient donc ici : qu'ils aient apprécié ou non la rencontre, je les remercie d'avoir fait le déplacement).   
Je n'aurais jamais cru, il y a 20 ans, pouvoir participer à une si grande entreprise que ces événements aux Bernardins (les conférences n'étant que l'apéritif avant le colloque à venir qui s'annonce beau et bon, dans un cadre magnifique [que je découvrais jeudi dernier]). Mais cette entreprise aurait été amoindrie et vaine si elle ne m'avait pas permis, 20 ans après nos premiers partages en ces lieux, de faire ta connaissance, chère Céline ; je garde une grande joie de nos trop courts échanges avant et après la conférence.

Le lien entre les deux interventions, celle du père Armogathe (il est possible qu'elle soit mise en ligne ici, ou bien qu'elle figure, avec celle de Rémi Brague, dans une publication qui reste encore un objet de discussion) et la mienne, était celui de l'amour désintéressé en tant que moteur de l'histoire de la Terre du milieu et réponse à la puissance du mal qui y est à l'œuvre.
Ainsi, M. Armogathe terminait sa conférence sur une belle citation de Mortgoth's Ring

Ceux qui appellent la lumière de Varda appellent l'amour d'Eru pour Eä [...].
Cependant ce don Ilúvatar aux Valar contient un danger (peril) qui lui est propre, ainsi que chacun de ses dons gracieux : ce qui revient finalement rien moins à dire qu'ils jouent un rôle dans le Grand Conte afin qu'il puisse être achevé ; car sans le danger (peril) ils seraient sans pouvoir (power), et le don serait vain.

J.R.R. Tolkien, Morgoth's Ring, p. 380

tandis que j'ai enchainé avec une autre citation, tirée du commentaire des Eldar du fragment de la Conversation entre Eru et Manwë dans la traduction de Michaël Devaux :

Il pourrait bien arriver que […] quelque chose […] ait pour [son possesseur] une valeur qui ne réside pas dans la chose même ou dans son apparence, mais que lui, le possesseur, lui attribue : tel est, par exemple, le cadeau d’un être cher {litt. une personne qu’il a aimée = of one whom he loved}. De la contrefaçon (c’est-à-dire de la copie exacte), il ne pourra donc pas se satisfaire, disant que « ce n’est pas la même chose que celle qui est perdue ». Mais ce sera parce qu’il aimait l’histoire de la chose [history of the thing] plus que toute autre qualité qu’elle possédait : et parce que cette histoire était liée à une personne chérie, il lui attribuait une partie de cet amour. C’est un aspect du mystère de l’amour [the mystery of love], et du choix, par amour, d’une chose vraiment unique, dans sa particularité et son histoire propre, qui appartient à la nature de l’[être] incarné [the nature of the Incarnate].

JRR Tolkien, in : L’effigie des Elfes, La Feuille de la Compagnie no3, p. 123

Citation que j'ai effectivement mise en parallèle avec un extrait du Temps retrouvé

Certains esprits qui aiment le mystère veulent croire que les objets conservent quelque chose des yeux qui les regardèrent, que les monuments et les tableaux ne nous apparaissent que sous le voile sensible que leur ont tissé l’amour et la contemplation de tant d’adorateurs, pendant des siècles.

Marcel Proust, Le temps retrouvé

L'applicabilité de ce passage de Tolkien est multiple. Alors que les Eldar parlent du lien indissoluble entre le fëa (esprit) et le hröa (corps) par le souvenir du second que conserve le premier chez un Elfe désincarné, j'ai souhaité rendre hommage à Christopher Tolkien.
C’est en effet l’amour qui sauve les œuvres de l’oubli, sur un mode mineur, comme sur un mode majeur.
Sur un mode majeur, ce que Tolkien appelle le mystère de l'amour du monde et des hommes (avec ses multiples manifestations : la joie, la reconnaissance, la subcréation, mais aussi et surtout le pardon et la pitié qui permettent à la Providence d'agir) constitue une réponse, la réponse, au mystère du mal.
Tandis que, sur un mode mineur, c’est effectivement l’amour de Christopher Tolkien pour son père et l’admiration qu’il portait à son œuvre littéraire qui a sauvé celle-ci aussi bien de l’oubli que de la méprise : il a utilisé le succès du Seigneur des Anneaux et du Hobbit pour non seulement publier des milliers de pages inédites sur l’Histoire de la Terre du Milieu, dont le désormais célèbre Silmarillion mais également sa correspondance et ses poèmes, ses dessins et ses aquarelles, ses essais et conférences. Parmi ces écrits en apparence sans rapport avec le légendaire tolkienien, nous connaissons, depuis leur édition en 1988 par Christopher Tolkien, le poème « Mytopoeia » et la conférence « Du Conte de fées » qui constituent en réalité deux manifestes littéraires de Tolkien.
Partant et revenant régulièrement à ce manifeste qu'est l'essai sur le Conte de fées, écrit pour une conférence données en 1939, donc entre la parution du Hobbit et alors que Le Seigneur des Anneaux est en chantier, j'ai voulu montrer ce que Tolkien entendait lorsqu'il affirmait qu'un bon conte de fées pouvait (mais pas nécessairement) être "un véhicule du Mystère" (mais même alors ponctuellement dans le surgissement même du Mystère au travers du récit, et "pas aussi aisément" qu'il apporte le recouvrement et l'évasion).
Mais cela ne pouvait se faire sans revenir au texte même de Tolkien, à la manière dont il tisse la trame du romance qu'est le Seigneur des Anneaux, avec le désir profond d'en faire un "bon conte de fées" au sens où il l'entendait.
C'est ainsi que j'ai endossé avec plaisir le rôle de Tom Bombadil, celui de "ramasseur de mousse", après que le p. Armogathe ait endossé celui de Galdalf, la "pierre vouée à rouler" dans un conférence ambitieuse qui arpentait toute l'histoire de la Terre du Milieu, depuis l'Ainulindalë jusqu'au salut de Frodo sur le Mont Orodruin, son échec personnel à assumer jusqu'au bout sa mission étant contré par les conséquences de la pitié exercée à l'égard de Gollum.
Il ne me restait qu'à me tourner, ainsi que Céline l'a dit, vers le réveil de Sam en Ihilien, pour commenter une des pages du Seigneur des Anneaux qui m'émeut le plus et qui s'avère travaillée avec un soin tout particulier (pour en faire une véhicule du mystère chrétien de la résurrection et de la rédemption, ce que j'ai essayé de mettre en lumière) :

« Eh bien, maitre Samsaget, comment vous sentez-vous ? » dit-il.
Mais Sam retomba sur l’oreiller et le regarda bouche bée, et pendant un moment, entre confusion et joie indicible, il fut incapable de répondre. Enfin, il dit d’une voix entrecoupée : « Gandalf ! Je vous croyais mort ! Mais d’un autre côté, je me croyais mort aussi. Est-ce que toutes les choses tristes vont se révéler fausses ? Qu’est-il arrivé au monde ? »
« Une grande Ombre est partie », dit Gandalf, puis il rit, et ce son était comme de la musique, ou de l’eau dans un pays asséché ; et, l’écoutant, Sam se rendit compte qu’il n’avait pas entendu un rire, le son de l’absolue gaieté, depuis des jours et des jours sans nombre.

Le Retour du Roi, VI.4 « Le Champ de Cormallen »

Edit (après avoir pu me rendormir et récupérer) : Il faut aussi dire un mot des questions de l'auditoire qui ont suivi, qui étaient toutes intéressantes, bien vues, et permettaient d'approfondir. Un moment très fort. Nous avons fait au mieux pour y répondre, toujours à deux voix qui se voulaient complémentaires, selon les sujets. Comme d'habitude, le lendemain, on se dit qu'on aurait dû aussi dire plus ou mieux sur un point ou sur un autre, mais il me semble que souvent, même imparfaites, de bonne réponses ont été apportées, avec même, j'ose le croire, quelques interprétations nouvelles ;-).
Entre autres questions qui m'ont marqué :
- comment Tolkien, avec les Istari présentés comme des Mages, assume-t-il sans contradiction avec sa foi la condamnation biblique de la sorcellerie et de la magie ?
- Peut-on dire qu'il y a chez Tolkien une pensée pré-écologique ?
- Quelle est la place de l'hubris grecque dans le rapport au mystère du mal dans le monde de Tolkien ?
- évidemment, la question (qui a fait sourire et rire Michaël, Yyr, Céline et d'autres qui savaient à qui elle était posée) : Mais pour vous, qui est Tom Bombadil ?
- Et enfin, une question de la part du p. Armogathe lui-même, qui se souvenait d'échanges préparatoires que nous avions eu : Est-ce qu'Eru est présent dans le Seigneur des Anneaux ?
Pour répondre en quelques minutes à cette dernière, dans un premier temps, j'ai rappelé qu'Eru était bien présent dans les appendices, à deux reprises sous le nom de l'Unique, nom qui, rétroactivement vient s'opposer à l'Unique du romance, qui est le Grand Anneau, de la même manière que, dans le Conte d'Arda Melkor s'affirme Lord of All, usurpant le titre que les Valar et Elfes attribuent à Eru seul : deux analogies du choix devant lequel Jésus place ses disciples entre servir Dieu ou Mammon, deux maîtres irréconciliables et deux services inconciliables. Ce qui m'a conduit ensuite à rapprocher deux extraits éloignés du SdA dont un qui se trouve dans la maison de Tom Bombadil, pour établir l'agir voilé d'Eru dans le corps même du romance mais pas du tout pour établir ce que vous pensez probablement vous qui lisez ces lignes et qui n'étiez pas dans l'auditoire : je n'ai pas montré que TB serait Eru !! C'eût été ridicule non seulement après la réponse que j'avais faite à la question précédente, mais aussi et surtout après avoir passé une soirée à rappeler qu'un conte de fées n'est pas une allégorie mais que c'est l'analogie qui travaille la pâte d'un conte eucatastrophique.
Ce temps de questions/réponses fut un troisième temps important de cette rencontre qui, je l'espère, aura donné envie à certaines personnes présentes de s'inscrire pour le colloque à venir.

S

PS : ayant pu lire de nombreux extraits de Tolkien, j'ai pu me consoler (un peu, un tout petit peu) de mon absence à la lecture intégrale du Silmarillion et autres textes du Tolkien Reading Day sous les voûtes des Bernardins la nuit du 22 mars dernier. Dans les moment de partage qui ont suivi, ceux qui étaient présents et qui y avaient participé (Michaël, Jules, Moraldandil, Yyr, etc.) éprouvaient encore le bonheur de cette merveilleuse expérience.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 26/04/2025

Merci infiniment pour ce très beau compte-rendu Sosryko :)
Et pour ta générosité car, dans cette affaire, tu as énormément œuvré, bien davantage que la conférence le laisse voir. Mais sois heureux, cela porte déjà des fruits :).

J'ai bien aimé, dans la conférence du père Armogathe, son invitation à réfléchir (à la suite de Sosryko qui le soulignait à Cerisy en 2012) sur le distinguo entre CS Lewis et JRR Tolkien : le premier davantage symbolique, le second davantage analogique. Non pas dans un sens strict car tout artiste est nécessairement symbolique. Mais dans la mesure où le premier est davantage « allégorique » au sens où les images du monde secondaire font signe de façon plus univoque vers les réalités du monde primaire, à l'inverse du second, dont les images sont moins directives, moins déterminées : au sens où elles se font véhicule, précisément, et non simple transposition. À ce sujet, certains ont attiré l'attention sur la différence entre un auteur protestant et un auteur catholique. Pour ma part, j'y vois plutôt la marque d'un esprit plus philosophique chez l'un et plus artistique chez l'autre (c'est le propre de la raison de rechercher la vérité par l'univocité et la précision des termes, celui de l'art de la rechercher par  la sensibilité et l'émotion des images).

J'ai été enchanté par la lecture et relecture du Réveil (Relèvement) en Ithilien par Sosryko. Je ne sais plus si c'était avec Beruthiel ou avec Étienne (un autre auditeur), nous nous faisions la réflexion : prendre le temps de lire, prendre le temps de digérer, de se sustenter d'un texte ! Je n'avais encore jamais entendu toute la profondeur de ce cri du cœur de Sam : « Est-ce que toutes les choses tristes vont se révéler fausses ? Qu’est-il arrivé au monde ? » On ne saurait mieux exprimer ce que veut dire le mot Rédemption (en veillant à ne pas séparer cette parole de l'émotion et de la joie). Cf. l'émotion vécue par Tolkien suite à la guérison du petit garçon de retour de Lourdes (« Lettre n°89, à Christopher Tolkien (1944) », Lettres, p.148 = Letters, p.100 = expLetters, p.142).
Incidemment, quand je lis à la suite : « puis il rit, et ce son était comme de la musique, ou de l’eau dans un pays asséché », je ne puis m'empêcher de reconnaître un lien avec : « Je tends les mains vers toi, me voici devant toi comme une terre assoiffée » (Psaume 142 (hébr. 143) v. 6). Non pas que ce lien soit univoque. De toute façon, la question n'est pas tant la coïncidence des images que de ce qu'elles signifient : en dernière analyse (comme pour tout le reste, dirait Tolkien) notre mortalité. C'est-à-dire nos limites, nos blessures, et notre besoin d'être secourus, complétés ... sauvés. Le point est, sous un certain aspect, entièrement humain, sous un autre aspect, entièrement chrétien, et ces deux aspects sont véridiques (& c'est bien pourquoi la foi chrétienne est celle de l'Incarnation). Ainsi le lien quoique non explicite n'en est-il pas moins certain.

Ce sera justement mon sujet lors du colloque (dont le traitement te doit beaucoup, tu le sais, Sosryko), celui du rapport entre imagination et rédemption chez Tolkien, c'est-à-dire entre art et salut, et donc entre ce qui est très humain et ce qui est très chrétien. J'aime beaucoup la question du paradoxe religieux chez Tolkien (paradoxe d'une œuvre chrétienne privée de références chrétiennes pour le dire brièvement) tant elle nous invite à réfléchir. Dans cette interview de 1962, Tolkien donne trois raisons à l'absence d'explicite chrétienne à son œuvre : « There is no religion in the book for reasons which are partly aesthetic, partly auctorial, and partly ... the history ». Contrairement à ce qui est souvent mis en avant par la critique (et ce qui du reste l'était souvent aussi par Tolkien lui-même), la raison chronologique n'est pas première. Les deux premières sont relatives à la façon dont Tolkien conçoit l'art. Et d'une, et c'est ce que JR Armogathe et Sosryko ont abordé dans cette conférence, « l'élément religieux est absorbé dans l'histoire et dans le symbolisme » (« Lettre n°142, à Robert Murray (1953) », Lettres, p.246 = Letters, p.172 = expLetters, p.257). Et de deux, et c'est ce que j'aborderai dans ma conférence lors du colloque, l'auteur n'est que subcréateur. La dimension chronologique, elle, fera l'objet d'un autre travail, il faut nous en laisser pour les 20 prochaines années ;).




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 27/04/2025

Tant mieux si tout s'est bien passé et s'il y a eu du monde : cette troisième conférence avait l'air très intéressante.
Merci beaucoup, en tout cas, pour ces évocations détaillées du contenu de la soirée de jeudi dernier : de nouveau de passage à Paris ce jour-là, je ne pouvais pas rester pour assister à cette conférence-dialogue, comme je ne pouvais pas être présent aux derniers concerts du soir du 5 avril dernier, lors du festival des Heures musicales.

Je me permets de revenir aux deux concerts de l'après-midi du même 5 avril, auxquels j'ai pu donc assister, avec Beruthiel pour le premier à 15h (Yyr n'était pas loin de nous cependant), puis Beruthiel ayant dû repartir, avec Yyr et Moraldandil pour le deuxième à 16h30. Elendil, pour sa part, était chargé de la présentation du programme avant chacun des dits concerts.

Le concert de 15h, « Voyage en Terre du Milieu », avec l'Orchestre symphonique de la Garde républicaine dirigé par le colonel Sébastien Billard, a eu pour programme, par ordre d'exécution des œuvres (je cite de mémoire) :

  • Ouverture d'Obéron ou The Elf King's Oath (1826) de Carl Maria von Weber ;
  • Ouverture The Hobbit (1967) de Corey Blyton ;
  • A Lord of the Rings Suite (2000-2004) de Howard Shore ;
  • Symphonie n°7, op. 71, The Dream of Gandalf (1996) de Aulis Sallinen ;
  • L'Apprenti sorcier (1897) de Paul Dukas.

En ce qui concerne l'ouverture d'Obéron, que j'ai trouvé fort bien interprétée par l'orchestre avec ce qu'il faut d'expressivité et d'enthousiasme, j'essaierai de l'évoquer plus en détail ailleurs en ces lieux, dans le cadre d'une évocation plus générale de la musique symphonique et concertante de Carl Maria von Weber (1786-1826), évocation prévue de longue date et qui sera partagée dès que possible dans le fuseau adéquat.

Je ne connaissais pas l'ouverture de concert The Hobbit de Corey Blyton, composée avec l'autorisation de J. R. R. Tolkien : elle m'a paru sonner comme une musique de film telle que l'on pouvait en composer à la fin des années 1960, semblant même, par certains aspects, annoncer ce que composera John Williams une dizaine d'années plus tard pour le premier film de Star Wars. A Lord of the Rings Suite de Howard Shore est une suite orchestrale mettant particulièrement en valeur la flûte soliste, et plus exactement la flûte traversière s'agissant de l'interprétation par l'orchestre lors du concert, avec de facto une couleur sonore différente de celle de la musique originale de la première trilogie de PJ, marquée notamment par l'utilisation de la flûte irlandaise. Cette petite suite est d'une toute autre dimension que les six mouvements de la Lord of the Rings Symphony pour orchestre et chœur qu'Howard Shore a également composées à partir de son travail sur les films : d'une durée d'exécution se situant entre 5 et 10 minutes, ladite suite réunit plusieurs thèmes principalement issus du premier film de la première trilogie, mais aussi un peu du troisième, tous ces thèmes ayant pour point commun d'être associés aux hobbits. J'ignore si cette suite a éventuellement fait l'objet d'enregistrements au disque à l'instar de la symphonie en six mouvements...

La Symphonie n°7 The Dream of Gandalf du compositeur finlandais Aulis Sallinen, composée en 1995-1996 sur commande de l'Orchestre symphonique de Göteborg, est une œuvre que je connaissais déjà, à travers une interprétation de l'Orchestre philharmonique de Rhénanie-Palatinat dirigé par Ari Rasilainen, enregistrée en 2002 avec d'autres œuvres symphoniques de Sallinen, et éditée en CD chez CPO (Classic Produktion Osnabrück) l'année suivante. L'enregistrement de 2002 a la particularité de se terminer mystérieusement avec une quinzaine de secondes de silence suivant les dernières du percussionniste jouant seul du célesta. Le concert a été l'occasion pour moi de vérifier que c'est bien avec le célesta que se termine cette symphonie en un seul mouvement d'un bloc, une symphonie par ailleurs riche en motifs aux accents variés, rappelant parfois les couleurs orchestrales finlandaises de Jean Sibelius, parfois même aussi quelque mélodie provençale, et qui dans l'ensemble paraissent évoquer un sommeil paradoxal de Gandalf trahissant beaucoup de préoccupations... Mais de quel Gandalf s'agit-il au juste, celui du Hobbit ou celui du SdA ? Ce n'est qu'un détail, mais sur ce point, le livret du CD de 2003 mentionne deux points de vue un peu contradictoires : pour le commentateur Martin Anderson, Sallinen a eu l'idée de sa Septième Symphonie suite à un projet de ballet inspiré par le Seigneur des Anneaux, tandis que selon les remarques du compositeur figurant également dans le livret, le matériau sur lequel repose la symphonie avait été conçu à l'origine pour un projet de ballet basé sur le Hobbit, projet qui ne pu aboutir sous sa forme originale pour des questions de droits, ce qui n'empêcha pas plus tard qu'un ballet inspiré du Hobbit soit finalement créé à l'Opéra national finlandais avec la Symphonie n°7 de Sallinen comme élément musical central. Toujours est-il que la symphonie renvoie à un rêve d'un personnage commun à deux romans de Tolkien...

  • Aulis Sallinen (né en 1935), Symphonie n°7 (op. 71) The Dream of Gandalf, Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz (Orchestre philharmonique de Rhénanie-Palatinat), dir. Ari Rasilainen :
    https://youtube.com/watch?v=0peAgxr6lJ4[/*]

Le concert de l'Orchestre symphonique de la Garde républicaine s'est brillamment terminé avec l'interprétation du célèbre poème symphonique L'Apprenti sorcier de Paul Dukas, composé en 1897 d'après la ballade Der Zauberlehrling de Goethe. Cette œuvre française a la particularité de compléter le programme de l'album contenant principalement un enregistrement de la Symphonie n°1 The Lord of the Rings de Johan de Meij, dans la très belle version arrangée pour orchestre symphonique (avec cordes) de Henk de Vlieger, enregistrement réalisé en 2001 avec le London Symphony Orchestra (LSO) dirigé par David Warble et édité en CD chez Madacy l'année suivante, avec donc en supplément une interprétation de L'Apprenti sorcier de Dukas par la même formation.

  • Paul Dukas (1865-1935), L'Apprenti sorcier (Scherzo d'après une ballade de Goethe), poème symphonique, London Symphony Orchestra, dir. David Warble :
    https://youtube.com/watch?v=v7iiv3KrbBA[/*]

Le concert de 16h30, « Le Conte des Puissances du Silmarillion », avec le pianiste Alexandre Launay, a eu pour programme Valaquenta (2009) et Valaquenta II (2020), deux suites pour piano de Martin Romberg, compositeur norvégien installé en France, à propos duquel j'ai appris récemment que non seulement Tolkien mais aussi Lovecraft et Robert E. Howard font partie de ses inspirations artistiques. Je connais surtout sa première suite Valaquenta, enregistré avec le pianiste Aimo Pagin et édité en CD chez Lawo en 2011, avec un enregistrement d'une autre suite pour piano de Romberg, Tableaux Fantastiques (2008), inspirée de dix tableaux du peintre polonais Jacek Yerka. Chaque pièce des suites Valaquenta renvoie à un personnage du Silmarillion, en l'occurrence les Valar masculins Manwë, Ulmo, Aulë, Oromë, Mandos, Lòrien (Irmo) et Tulkas pour ce qui est de la première suite. En complément de celle-ci, la seconde suite, Valaquenta II, qui a fait l'objet d'un enregistrement tout récemment mais qui, je suppose, ne sera hélas probablement pas édité en CD, est consacrée aux Valar féminins Elbereth, Yavanna, Nienna, Estë, Varië, Vána et Nessa.

Comme il avait notamment été précisé, dans le programme diffusé en ligne, que les cinq concerts donnés les 4 et 5 avril le seraient dans la grande nef du Collège des Bernardins, Yyr et moi-même, quoique heureusement attentifs à l'heure qui tournait tandis que nous étions restés assis dans ladite nef, sommes arrivés un peu en retard au deuxième concert, qui avait en fait lieu au grand auditorium du Collège, deux étages au dessus. Rien de bien grave finalement, même si Jean a tenu à s'excuser pour ce malentendu, et nous sommes arrivés au moment où le pianiste venait de commencer à interpréter « Ulmo », ma pièce préférée de la première suite Valaquenta. Le style de Romberg est héritier du romantisme du XIXe siècle mais aussi d'un certain impressionnisme musical de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, et cela constitue un heureux mélange dans sa production pourtant toute contemporaine. Sa pièce « Ulmo » fait, à cette aune, beaucoup penser à Claude Debussy et à Maurice Ravel, tout comme sa pièce « Mandos » évoquera plutôt Frédéric Chopin (j'en ai convenu avec Moraldandil) ainsi que les dernières œuvres pour piano de Franz Liszt. J'ai trouvé ce concert bien mené, dans une ambiance généralement contemplative, à laquelle se prêtait la présence, derrière le piano, d'une rosace du XIIIe siècle baignée de lumière naturelle en cet après-midi ensoleillé. Le pianiste a joué les pièces de façon soignée, en prenant le temps de présenter chacune d'entre elles, apparemment dans une logique consistant à former des couples ou des duos de Valar, quitte à mélanger l'ordre d'exécution du contenu des deux suites Valaquenta I et II, le concert s'étant terminé, de mémoire, par la dernière pièce de la première suite. Si quelqu'un a gardé une trace du programme détaillé d'exécution de ce concert, cela pourrait du reste être intéressant de la partager ici.

Voila pour mes quelques impressions concernant ces deux concerts, que j'ai bien appréciés... et j'arrête-là, car il est tard...   

Bonne nuit, à toutes et à tous.

Amicalement,

B.

P.S. : j'avais entendu dire que Martin Romberg lui-même pourrait être présent au concert du pianiste Alexandre Launay... Est-ce que cela a finalement été le cas ?




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 28/04/2025

Merci Benjamin pour ce retour illustré sur les concerts du 5 avril dernier.
L'occasion pour moi de dire que l'émotion de ces concerts fut renforcée par le plaisir de les entendre en bonne compagnie.
Je suis tout de même frustré de mon côté d'avoir manqué « Manwë & Varda » et d'être arrivé au milieu d'« Ulmo » :/.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Elendil - 28/04/2025

Je me contente de répondre très brièvement à quelques points mentionnés par Hyarion, faute de temps.

Hyarion a écrit :

A Lord of the Rings Suite de Howard Shore est une suite orchestrale mettant particulièrement en valeur la flûte soliste, et plus exactement la flûte traversière s'agissant de l'interprétation par l'orchestre lors du concert, avec de facto une couleur sonore différente de celle de la musique originale de la première trilogie de PJ, marquée notamment par l'utilisation de la flûte irlandaise. Cette petite suite est d'une toute autre dimension que les six mouvements de la Lord of the Rings Symphony pour orchestre et chœur qu'Howard Shore a également composées à partir de son travail sur les films : d'une durée d'exécution se situant entre 5 et 10 minutes, ladite suite réunit plusieurs thèmes principalement issus du premier film de la première trilogie, mais aussi un peu du troisième, tous ces thèmes ayant pour point commun d'être associés aux hobbits. J'ignore si cette suite a éventuellement fait l'objet d'enregistrements au disque à l'instar de la symphonie en six mouvements...

Personnellement, je n'avais jamais eu l'occasion d'entendre cette suite, car je crains qu'il n'en existe aucun enregistrement, que ce soit au disque ou autrement. J'ai néanmoins trouvé qu'elle rassemblait le meilleur de la musique de Shore, spécialement pour les thèmes associés aux Hobbits, en effet. C'était donc une belle découverte pour moi.

Hyarion a écrit :

Ce n'est qu'un détail, mais sur ce point, le livret du CD de 2003 mentionne deux points de vue un peu contradictoires : pour le commentateur Martin Anderson, Sallinen a eu l'idée de sa Septième Symphonie suite à un projet de ballet inspiré par le Seigneur des Anneaux, tandis que selon les remarques du compositeur figurant également dans le livret, le matériau sur lequel repose la symphonie avait été conçu à l'origine pour un projet de ballet basé sur le Hobbit, projet qui ne pu aboutir sous sa forme originale pour des questions de droits, ce qui n'empêcha pas plus tard qu'un ballet inspiré du Hobbit soit finalement créé à l'Opéra national finlandais avec la Symphonie n°7 de Sallinen comme élément musical central.

Si j'en crois toutes les informations que j'ai pu rassembler, le projet de ballet concernait bel et bien le Hobbit à l'origine. Il est à craindre que le commentateur du livret ait fait un raccourci un peu malheureux.

Hyarion a écrit :

En complément de celle-ci, la seconde suite, Valaquenta II, qui a fait l'objet d'un enregistrement tout récemment mais qui, je suppose, ne sera hélas probablement pas édité en CD, est consacrée aux Valar féminins Elbereth, Yavanna, Nienna, Estë, Varië, Vána et Nessa.
[...]
Le pianiste a joué les pièces de façon soignée, en prenant le temps de présenter chacune d'entre elles, apparemment dans une logique consistant à former des couples ou des duos de Valar, quitte à mélanger l'ordre d'exécution du contenu des deux suites Valaquenta I et II, le concert s'étant terminé, de mémoire, par la dernière pièce de la première suite. Si quelqu'un a gardé une trace du programme détaillé d'exécution de ce concert, cela pourrait du reste être intéressant de la partager ici.

Concernant l'ordre, c'est Alexandre Launay qui avait suggéré à Martin Romberg de mêler les deux suites, considérant d'une part que Romberg avait manifestement voulu associer les thèmes propres à chaque couple de Vala et de Valië et d'autre part que les morceaux consacrés aux Valier étant fréquemment plus courts et plus simples que ceux dédiés aux Valar et qu'il aurait donc été décevant pour l'auditoire d'entendre Valaquenta II après Valaquenta I (cela explique aussi pourquoi les couples étaient traités dans l'ordre inverse du texte, avec la Valië avant son parèdre). Alexandre -- j'emploie son prénom, c'est un ami -- avait discuté de cela avec Romberg, qui avait approuvé ce choix. Il l'avait testé en jouant l'ensemble des deux suites lors d'un petit festival de musique qu'il avait organisé à La Roche-sur-Foron l'an dernier.

Dans l'ensemble, Alexandre, qui est grand amateur de Tolkien en général et du Silm. en particulier, s'était efforcé de suivre d'aussi près que possible l'ordre de la Valaquenta de Tolkien, excepté cette inversion masculine-féminine. Il s'en était d'ailleurs expliqué au début du concert (mais tu as manqué cela, puisque tu es arrivé légèrement en retard). Sauf erreur, cela devait donner l'ordre suivant : Varda-Manwë, Ulmo, Yavanna-Aulë, Vána-Oromë -- Entracte -- Vairë-Mandos (Námo), Estë-Lórien (Irmo), Nienna, Nessa-Tulkas.

Comme on peut le constater, l'ordre textuel est principalement modifié par le fait qu'Oromë et Vána viennent à la fin de la première moitié, plutôt qu'à la toute fin, ce qui tient au fait qu'un entracte est nécessaire pour un programme aussi long, qu'il fallait éviter de déséquilibrer la longueur des deux moitiés et qu'Alexandre ne voulait pas séparer les Fëanturi et leur sœur. Cette modification est assez inévitable pour un programme de concert, quoiqu'on puisse envisager les choses autrement au disque. Si l'on quitte l'ordre narratif pour la hiérarchie que nous présente Tolkien, la place d'Oromë s'explique mieux, mais il aurait tout de même dû suivre Mandos et Nienna, tandis que cette dernière aurait dû passer avant Lórien. J'ai suggéré à Alexandre de remédier partiellement à la difficulté en introduisant Nienna avant Estë. C'est apparemment un choix qu'il envisageait déjà d'expérimenter, au demeurant. Il ne resterait alors plus qu'Oromë à avoir une position un peu trop avancée, mais le regroupement des Fëanturi et de leur sœur produit quelque chose de cohérent sur le plan logique et musical, me semble-t-il.

J'ajouterais aussi que j'ai trouvé l'interprétation d'Alexandre de très grande qualité, différente, mais tout aussi intéressante que celle d'Aimo Pagin, que je connaissais déjà. J'aimerais bien l'aider à trouver un éditeur pour faire enregistrer les deux suites dans cet ordre combiné. C'est un challenge qui l'intéresserait d'autant plus qu'il aime beaucoup les compositions de Romberg et qu'il semble très bien s'entendre avec lui. Nous verrons bien... j'ai encore quelques projets en cours avant d'imaginer prendre du temps pour réaliser celui-ci.

E.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 28/04/2025

Merci Hyarion et Elendil pour tous ces compléments. Je vais essayer d'écouter Valaquenta (toujours le même problème : pas facile de trouver le temps pour une écoute attentive...).




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 08/05/2025

10 jours plus tard…

J’ai écouté avec plaisir les suites Valaquenta… Je partage ta préférence pour Ulmo, Hyarion. J’aime aussi particulièrement Lórien. Cela m’a fait regretter de n’avoir pas pu assister au deuxième concert…

En cherchant sur YouTube des enregistrements de Valaquenta II, j’ai trouvé une captation du festival de la Roche sur Foron avec Alexandre Launay, festival dont parlait Elendil :

Elbereth par Alexandre Launay

Il y a aussi une pianiste, Alexandra Silocea, qui propose sur sa chaîne YouTube un enregistrement de Valaquenta II (sous la forme d’une playlist, ce qui est pratique) :

Elbereth par Alexandra Silocea

Je ne pourrai malheureusement pas être présente à la présentation de Yyr lors du colloque le vendredi 16 mai. Je viendrai cependant le samedi après-midi.

C.




Tolkien aux Bernardins 2025 - ISENGAR - 09/05/2025

J'aime beaucoup les suites pour piano de Martin Romberg.
Il y a quelques années, j'avais enregistré une série radiophonique à Chartres (pour une station locale), et des extraits d’œuvres de Martin Romberg faisaient partie de la bande son que j'avais sélectionnée. Chouette souvenir ! Smile


Sinon, je serai également samedi après-midi aux Bernardins (j'entends Yyr clamer "Y'a intérêt !")
En fonction des trains disponibles, je me suis fixé comme objectif d'être au moins présent dès la conférence de Léo Carruthers à 14h00.
Et j'ai un truc à faire entre 17h40 et 18h40 ( Wink ), je resterai donc jusqu'à la fin de la journée !

I.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Elendil - 09/05/2025

A noter que Silocea avait précédemment enregistré la pièce pour piano Eärendil de Romberg dans un précédent album (qu'on peut écouter ici sur YouTube). Et apparemment cet enregistrement de Valaquenta II doit sortir en CD en juin.

Incidemment, les poèmes symphoniques de Romberg liés au Silm. ont été enregistrés avec comme chef d'orchestre la française Ariane Matiakh. Ils devraient eux aussi sortir en CD d'ici à début 2026. Avec quel orchestre ? Je n'ai pas l'information, mais puisque ça s'est fait en Allemagne, je parierais sur la Württembergische Philharmonie Reutlingen, dont Matiakh est chef principal depuis 2022.

E.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 09/05/2025

Merci, Elendil, pour toutes ces informations et notamment pour les compléments déjà donnés l'autre jour dans ton précédent message du 28 avril dernier.

J'avoue que je ne me rappelais plus de la distinction nominale entre Vala/Valar côté masculin et Valië/Valier côté féminin.

Elendil a écrit :

J'ajouterais aussi que j'ai trouvé l'interprétation d'Alexandre [Launay] de très grande qualité, différente, mais tout aussi intéressante que celle d'Aimo Pagin, que je connaissais déjà. J'aimerais bien l'aider à trouver un éditeur pour faire enregistrer les deux suites dans cet ordre combiné. C'est un challenge qui l'intéresserait d'autant plus qu'il aime beaucoup les compositions de Romberg et qu'il semble très bien s'entendre avec lui.

Ce serait intéressant, en effet.

Beruthiel a écrit :

En cherchant sur YouTube des enregistrements de Valaquenta II, j’ai trouvé une captation du festival de la Roche sur Foron avec Alexandre Launay, festival dont parlait Elendil :

Elbereth par Alexandre Launay

Merci Beruthiel pour le lien. Je note qu'il est mentionné que Martin Romberg était bien présent lors de cet autre festival.

Beruthiel a écrit :

Il y a aussi une pianiste, Alexandra Silocea, qui propose sur sa chaîne YouTube un enregistrement de Valaquenta II (sous la forme d’une playlist, ce qui est pratique) :

Elbereth par Alexandra Silocea

Il s'agit précisément de l'enregistrement tout récent auquel j'avais fait allusion dans mon précédent message... mais je ne savais pas que ledit enregistrement était aussi disponible sur YouTube : merci pour cet autre lien, Beruthiel.

Elendil a écrit :

Et apparemment cet enregistrement de Valaquenta II doit sortir en CD en juin.

Heureuse nouvelle, si cela devait se confirmer : je n'avais guère d'espoir jusqu'à présent de ce côté-là, dans la mesure où Martin Romberg n'avait pas communiqué là-dessus initialement, et que le format CD, auquel je reste attaché, se trouve être de moins en moins dans l'air du temps...

Yyr a écrit :

Merci Benjamin pour ce retour illustré sur les concerts du 5 avril dernier.
L'occasion pour moi de dire que l'émotion de ces concerts fut renforcée par le plaisir de les entendre en bonne compagnie.

Le plaisir fut d'autant plus partagé de mon côté qu'il est rare que je sois accompagné lorsque je me rends à des concerts : ça me changeait un peu... ^^

Yyr a écrit :

Je suis tout de même frustré de mon côté d'avoir manqué « Manwë & Varda » et d'être arrivé au milieu d'« Ulmo » :/.

Pour être tout-à-fait franc ici – et tu as d'ailleurs pu voir en direct, Jérôme, que je n'ai pas cherché à le cacher sur le moment ^^' –, j'ai horreur d'arriver en retard à un concert, a fortiori si ce n'est pas faute d'être sur place à l'avance... Heureusement que je n'ai pas complètement manqué l'interprétation d'« Ulmo » (nous n'en avons raté qu'au maximum le premier tiers, me semble-t-il), car dans ce cas-là, la déception aurait sans doute été là. Il est vrai cependant que « Manwë » et « Varda » avaient déjà été exécutés (si j'ose dire) à notre arrivée, ce qui n'est pas rien... mais bon, pour ma part, disons que la période que je traverse m'amène à relativiser beaucoup de choses... et que plonger immédiatement dans les eaux d'« Ulmo » a sans doute quelques vertus apaisantes... Je suis ravi par ailleurs que Beruthiel partage ma préférence pour cette dernière pièce en particulier.

Amicalement à toutes et tous,

B.

[EDIT: correction d'un lien hypertexte.]




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 13/05/2025

Beruthiel a écrit :

Je ne pourrai malheureusement pas être présente à la présentation de Yyr lors du colloque le vendredi 16 mai. Je viendrai cependant le samedi après-midi

C'est gentil Beruthiel.
Ton message m'a donné l'idée de vous préparer un synospis :)




Tolkien aux Bernardins 2025 - ISENGAR - 13/05/2025

Hihi !
En case 2, je dirais bien LC au centre, MD à sa gauche, mais qui est l'homme à la chemise rose ?

I.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 13/05/2025

ISENGAR a écrit :

...mais qui est l'homme à la chemise rose ?

Je suppose que c'est Sosryko... mais cela fait un bail que je ne l'ai point (re)vu « en vrai »... ^^'

Amicalement,

B.

[EDIT: rajout de «(re)» à «vu»]




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 13/05/2025

eh oui — who else ? ;)
bien vu Benjamin




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 13/05/2025

Incidemment (©Elendil), je trouve que ton style graphique personnel s'affine de plus en plus au fil du temps, Jérôme. :-)

Comme quoi, en dessin, rien ne vaut la pratique aussi régulière que possible (et du reste, il va bien falloir moi-même que je m'y remette vraiment un jour, après une assez longue interruption durant bien des mois)...

Amicalement,

B.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 13/05/2025

Merci Yyr !

Ton dessin me semble révéler une certaine appréhension... Ne t'inquiète pas,  tout va bien se passer ;-)




Tolkien aux Bernardins 2025 - sosryko - 13/05/2025

Oh oui, merci Yyr !! Quel talent ! Et surtout, loin de la mise en défaut, c'est une belle mise en application de ton propos. L'art comme accomplissement de notre nature et source de bienfait, till the world is mended
Il est extra ton LC :-)) & tu me connais bien : je ne serai bien rasé que le lendemain, présidence de session oblige ;-)
S.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 14/05/2025

Merci à tous ;)




Tolkien aux Bernardins 2025 - Silmo - 14/05/2025

Excellent, quel talent !!  Cool




Tolkien aux Bernardins 2025 - ISENGAR - 15/05/2025

Chers tous,
nous sommes à la veille de l'événement, l'occasion de remettre ici le lien vers la page du collège des Bernardins qui décline le programme de ce grand week-end tolkienien international.
Programme du colloque international aux Bernardins, 16-18 mai 2025

L'accueil sur place est demain à 10h30 et Jean ouvre le bal à 10h45. Jérôme est quant à lui attendu à 15h30. Pour le reste, je vous laisse consulter le programme Smile
Vous aurez remarqué qu'avec le père Clément Pierson (Chartres), Bertrand (Vernouillet) et votre serviteur (Luisant), l'Eure-et-Loir débarque en force aux Bernardins. :p

A très vite !
I.