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Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 16/05/2025

Avec une journée supplémentaire, le programme de bal (pour reprendre le mot de JR) est de facto plus chargé que celui du colloque « Tolkien et l'Antiquité » en 2022 (qui était déjà important). J'espère que cela se passera aussi bien que possible, notamment pour les intervenants, compte tenu des contraintes de temps associées à ce genre d'exercice de prise de parole en public.

Yyr, ainsi que nous avions pu en discuter sur place en marge des concerts, je serais intéressé en particulier par le contenu de ton intervention de ce vendredi après-midi, mais il n'y a pas d'urgence. :-)

Amicalement,

B.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 19/05/2025

Bref retour à chaud, y employant les dernières forces qui me restent.
& Merci pour vos pensées et vos paroles, à ceux qui n'étaient pas là.

Le colloque a été une très grande réussite et il reste à nous atteler aux Actes.
Réussite qui s'inscrit dans celle de l'ensemble de l'opus (textus mundi emendare : tel était son nom intra muros si je puis dire).
Le signe de cette réussite en était l'esprit de communion (sagesse) qui a accompagné la réalisation (art) — et les moments de joie et de profonde émotion (parvis des gentils) les signes de ce signe.
Autrement dit, l'œuvre réussit dans la mesure où elle est polarisée par l'amour (et vice versa : l'amour est aussi en vue de faire œuvre commune).
À cet égard, la présentation de mon propre travail avait (entre autres) la prétention d'une mise en abyme (*)
La voici (pour Benjamin, Céline & qui voudra) : le texte prononcé, le diaporama qui l'accompagnait, ainsi que son illustration finale qui a attiré quelques intérêts.

Jérôme

(*) D'où le synopsis supra qui avait, lui, une intention prophétique (@ Damien ;)), tout en suggérant que mon audace a aussi la prétention d'une certaine humilité (d'autant plus que “mon” travail a bénéficié d'autres intelligences : il a lui-même été perfectionné par une communion).




Tolkien aux Bernardins 2025 - Eva - 19/05/2025

Merci Jérôme pour ces beaux cadeaux.
Étant au bureau, je n'ai lu que la 1re phrase du texte prononcé, qu'elle belle mise en bouche !
Ton arbre de vie me fascine et ses courbes douces et ses ramures m'hypnotisent.

Pour les Actes, est-ce qu'ils concerneront uniquement les trois derniers jours ou aussi les conférences précédentes ?




Tolkien aux Bernardins 2025 - sosryko - 19/05/2025

Chère Eva,

oui, il est prévu que les actes contiennent les traces des trois conférences précédentes. Mais tout reste à faire, ne serait-ce qu'obtenir l'accord des conférenciers (nous l'avons de principe) et surtout qu'ils trouvent le temps de transmettre un texte qu'ils jugent digne de publication (en ce qui me concerne, il me faut rédiger ma propre intervention à la suite de celle du P. Armogathe  lors de la conférence à deux voix sur le Tolkien & le Mystère). Il en est de même pour tous les intervenants du colloque, qui vont reprendre leur intervention pour la corriger un peu, la compléter souvent (ne serait-ce que pour les références). Il faudra être patiente, mais sois assurée que nous avons bien l'intention d'aller au bout : depuis le début, c'est l'objectif que nous nous sommes fixés et il faut absolument conserver trace pour ceux qui n'ont pas eu le privilège d'être là, à commencer par tous ceux c la maison JRRVF ou Tolkiendil qui nous ont inspirés, portés, encouragés ou interpelés depuis des années.
Tout comme Yyr, je suis bien fatigué & il est difficile de faire le tri dans la masse des émotions et souvenirs accumulés pendant ces trois jours si intenses. Mais bon, et même si je suis de parti pris et même si je suis fatigué : 
- il n'est pas difficile d'affirmer haut et fort que la présentation de Yyr était merveilleusement étoilée, la profondeur du propos étant auréolée de la beauté du support (l'image traduisant la pensée, la forme de la conférence révélant au cœur ce que le fond révélait à la réflexion ; et les partages mis en ligne ce jour sont à la hauteur de la générosité de cette présentation),
- et puis, parmi celles qu'il m'a été donné de suivre (je n'ai pas pu être là à toutes) et qui m'ont tout à la fois touché pour différentes raisons, celles de Michaël Devaux, Holly Ordway, Clément Pierson, Giuseppe Pezzini, Damien Bador & Leo Carruthers ; qu'on ne cherchera pas à hiérarchiser, mais qui donneront matière à penser et à discuter à nombre d'entre nous (et aussi beaucoup de joie, tout simplement).
- bref, en toute fausse modestie, je pense qu'on peut dire que ce colloque était tout à fait correct, plutôt bien, voire pas trop mauvais. 
- en toute honnêteté cette fois, on sait qu'on n'a pas été parfait (plus encore que ceux qui auront à critiquer, car nous avons vu des erreurs et des manques qu'ils n'ont pas vu, et regretté ce que nous attendions et qui n'a pas pu être, ou que nous aurions dû faire différemment) mais une chose est certaine : on est très, très contents d'avoir été de l'aventure ;-) -- tout à la fois soulagés de voir l'aboutissement de plus de 3 ans de travail et tristes que ce soit passé si vite. Tristes de cette tristesse qu'on éprouve lorsqu'on termine de lire Le Seigneur des Anneaux... Mais telle est la joie poignante qui a laissé en nous sa marque : à l'image de celle qui procède de l'aperçu soudain de la réalité, de la rencontre fugitive du Roi ou de la Reine de Faërie, sur le mode de la surprise ou bien, plus justement encore pour moi, sur celui du recouvrement a posteriori (notre cœur n'était-il pas brûlant en dedans de nous lorsqu'il nous parlait?) : que peut-on demander de plus dans ce monde où tout est transitoire, où la route se poursuit sans fin ? Comment regretter d'avoir été heureux, de savoir que cela a été, que cela ne nous sera pas ôté, et qu'il ne tient qu'à nous d'être fidèles aux souvenirs joyeux de la traversée commune accomplie ? En comment l'être sinon en portant nos regards vers les horizons découverts ou déployés par ce recouvrement même dans chacun de nos petits royaumes personnels ?

S.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 20/05/2025

Merci Eva :)

& merci Sosryko (tu fais partie des intelligences et des sensibilités qui ont soutenu et se sont ajoutées aux miennes dans ce travail — et c'est devenu une habitude te concernant mais cela ne dispense pas de te rendre hommage)




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 20/05/2025

Merci Yyr pour le partage de ta présentation ! Je n’ai pas encore lu le texte mais déjà admiré ton arbre... Tout cela est dûment enregistré sur mon ordinateur.
D’une manière générale, un grand merci encore à tous ceux qui ont fait vivre ces événements aux Bernardins !




Tolkien aux Bernardins 2025 - Elendil - 21/05/2025

Ce n'est pas directement lié à cet événement, mais puisque j'ai évoqué la question de la synchronicité au cours du colloque, j'ai reçu cette semaine une demande qui est étonnamment proche de la présente thématique. J'ai posté l'avancement actuel de ce travail sur le forum de Tolkiendil, et j'invite les personnes intéressées à en discuter là-bas (ou directement avec moi) : Quenya Airamenta - une messe en quenya.

E.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 27/05/2025

Yyr, j’ai lu ta présentation et je voulais te féliciter pour ce beau travail. C’est très riche.

Lors du parvis des Gentils, l’un des intervenants (Flavien) a expliqué que l’œuvre de Tolkien lui avait servi d’intermédiaire pour accéder au catholicisme, auquel il s’est converti.
Moi, je ne suis pas croyante. Lorsque j’ai lu Tolkien, la dimension chrétienne m’a échappé. J’ai découvert cela grâce aux échanges sur jrrvf et aux différents travaux publiés par les éminents membres de ce forum.  Cet éclairage sur l’univers de Tolkien fait partie des choses qui m’ont aidée à mieux comprendre ce que peut être la foi chrétienne, qui m’était complètement opaque.  Disons que le brouillard s’est éclairci… Maintenant à Pâques, je penserai au réveil de Sam en Ithilien ;-)

C.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 27/05/2025

Merci Céline :) :) :)




Tolkien aux Bernardins 2025 - sosryko - 27/05/2025

Merci Beruthiel pour ce témoignage -- et pour le clin d'œil ;-) -- mais aussi pour ta présence et ton soutien pendant les événements des Bernardins : c'était beau et bon de se revoir en l'espace de trois semaines alors que nous ne nous étions pas rencontré les 20 dernières années -- et merci à Cédric, encore et toujours, pour JRRVF, qui a permis que les premiers échanges aient lieu, qu'ils perdurent et se maintiennent jusqu'à aujourd'hui. Je le redis : merci à toi Cédric, à toi et aux deux Maïar qui t'assistent de tous leurs talents (et quels talents !) :)
S.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 29/05/2025

Je ne réagis ici que tardivement (en raison du contexte évoqué au début d'un autre message posté ailleurs ce soir), mais je remercie les participants du colloque pour le partage de leurs impressions, et en particulier Jérôme pour le partage de son travail (texte, diaporama et illustration) pour ledit colloque.

J'ai lu ton texte dans les jours qui ont suivi sa mise à disposition, Jérôme, et je l'ai trouvé vraiment intéressant (même nous ne pouvons pas être d'accord sur tout).
Ce que tu as écrit/dit à propos de l'art, l'artisanat, le beau et l'utile, m'a fait immédiatement penser à William Morris. Peut-être que quelqu'un sur place t'aura déjà parlé de cet auteur, mais au cas où, je me permets de (re)signaler ici l'article pour la revue Fantasy Art and Studies paru en 2018 (n°4, p. 11-21) que j'avais consacré à Morris et en particulier à un de ses romances tardifs, Le Lac aux Îles Enchantées (The Water of the Wondrous Isles) :
https://fr.calameo.com/read/0049974318461ba0e43ec 

Mahdî Brecq (notre ami Alkar) avait très aimablement intégré cet article dans la bibliographie de l'édition en français (qu'il a co-traduite avec Elias Ebnöther) de l'ouvrage de Rudolf Simek La Terre du Milieu. Tolkien et la mythologie germano-scandinave (Passés Composés, 2019) : je l'en remercie encore, si jamais il continue de passer par ici.

Si tu lis éventuellement cet article, Jérôme, en supposant que Morris ne te sois pas déjà familier, et même si mon approche pourra ne pas beaucoup t'intéresser, tu y trouveras peut-être quelques éléments utiles, que ce soit dans le texte et/ou dans les références bibliographiques.
Incidemment, j'avais déjà signalé en passant, dans un autre fuseau en 2018, que les talents d'une certaine Míriel en matière d'artisanat d'art et sa liberté de faire des choix me font penser au personnage féminin principal du romance de Morris en question (personnage féminin pour le nom duquel j'avais proposé, dans l'article, une traduction en français autre que celle de référence que je ne trouvais pas satisfaisante : cela se voit dès la citation que j'avais choisie de mettre en épigraphe).

Je me permets de réagir en ces lieux à un message posté, par Elendil, au lendemain du colloque sur le forum « d'à côté » (celui de Tolkiendil), car cela me parait plus simple de le faire ici, où ont lieu l'essentiel des échanges concernant l'évènement.

Le 18 mai dernier à 18h35, sur le forum de Tolkiendil, Elendil a écrit :

C'est fini (et j'ai failli manquer mon train après le colloque) !
Plus de 50 000 visiteurs pour l'exposition, c'est impressionnant.
Maintenant, plus qu'à attendre l'édition des actes du colloque.

Mention spéciale à la conférence de Michaël Devaux, qui a évoqué en détail trois textes inédits de Tolkien sur le latin et qui bat en brèche le supposé conservatisme religieux de Tolkien (être attaché à la messe en latin ne signifie pas être attaché à la messe tridentine, puisque la messe de Paul VI peut aussi se dire en latin, comme Michaël l'a bien analysé au travers de ces textes).

En ce qui concerne la « mention spéciale », même si je peux comprendre que l'ambiance du colloque ait pu être de nature à susciter une certaine euphorie, j'avoue trouver franchement curieux que la conférence en question puisse avoir « battu en brèche » le conservatisme religieux de Tolkien : le sujet est bien plus vaste qu'une simple question d'attachement à la messe en latin, qu'il s'agisse de celle selon le rite tridentin ou de celle de Paul VI. Par ailleurs, il semble bien que Tolkien a fait preuve d'un loyalisme scrupuleux à l'égard de l'autorité pontificale sa vie durant, comme le laisse penser la réceptivité dudit Tolkien à des prescriptions religieuses des papes Léon XIII, Pie XII et Jean XXIII pour ce qui est de pratiquer le rosaire, sujet précédemment étudié par Michaël Devaux dans un article paru dans l'A&H HS3 (« Tolkien et le Rosaire : qu'ont les Elfes à faire avec le Christ ? »). Mais cela me semble en soi bien insuffisant pour relativiser franchement la question du conservatisme religieux ou politico-religieux de Tolkien, lequel avait notamment, en matière de références, une préférence significative pour le pontificat de Pie X, qui a marqué sa jeunesse estudiantine et qu'il évoquait encore dans les années 1960.

Mis à part cela, l'exposition des tapisseries d'Aubusson a semble-t-il été effectivement un succès : plus de 50 000 visiteurs, c'est beaucoup.

Beruthiel a écrit :

Lors du parvis des Gentils, l’un des intervenants (Flavien) a expliqué que l’œuvre de Tolkien lui avait servi d’intermédiaire pour accéder au catholicisme, auquel il s’est converti.

Concernant ce fait, évoqué aussi ailleurs par Jérôme, il serait intéressant de savoir, dans la mesure du possible, si l'intervenant avait ou non une culture religieuse, chrétienne en particulier, avant de découvrir l'œuvre de Tolkien.

De façon plus générale, je souhaiterai savoir si les discussions du « parvis des gentils » apparaitront, d'une manière ou d'une autre, dans les actes du colloque : je pense qu'il serait bon qu'elles y figurent.

Amicalement à toutes et tous,

B. (fatigué... Il faut que j'aille dormir !)


[EDIT: inévitable correction de fautes diverses... mais après ça, au liètch (au lit) !]




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 01/06/2025

Hyarion a écrit :

J'ai lu ton texte dans les jours qui ont suivi sa mise à disposition, Jérôme, et je l'ai trouvé vraiment intéressant (même nous ne pouvons pas être d'accord sur tout).
Ce que tu as écrit/dit à propos de l'art, l'artisanat, le beau et l'utile, m'a fait immédiatement penser à William Morris. Peut-être que quelqu'un sur place t'aura déjà parlé de cet auteur, mais au cas où, je me permets de (re)signaler ici l'article pour la revue Fantasy Art and Studies paru en 2018 (n°4, p. 11-21) que j'avais consacré à Morris et en particulier à un de ses romances tardifs, Le Lac aux Îles Enchantées (The Water of the Wondrous Isles) :
https://fr.calameo.com/read/0049974318461ba0e43ec [...]

Si tu lis éventuellement cet article, Jérôme, en supposant que Morris ne te sois pas déjà familier, et même si mon approche pourra ne pas beaucoup t'intéresser, tu y trouveras peut-être quelques éléments utiles, que ce soit dans le texte et/ou dans les références bibliographiques.

Merci beaucoup Benjamin !!
Je m'y plongerai avant la finalisation des Actes du Colloque, et avec grand plaisir !
Et très content si des choses t'ont parlé, ce sera avec plaisir aussi d'échanger à ce sujet à l'occasion.

[Arf (édit) : ton article n'est pas téléchargeable il me semble par calameo ; accepterais-tu de me l'envoyer par courriel séparé ?]




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 02/06/2025

Hyarion a écrit :
Le 18 mai dernier à 18h35, sur le forum de Tolkiendil, Elendil a écrit :

Mention spéciale à la conférence de Michaël Devaux, qui a évoqué en détail trois textes inédits de Tolkien sur le latin et qui bat en brèche le supposé conservatisme religieux de Tolkien (être attaché à la messe en latin ne signifie pas être attaché à la messe tridentine, puisque la messe de Paul VI peut aussi se dire en latin, comme Michaël l'a bien analysé au travers de ces textes).

En ce qui concerne la « mention spéciale », même si je peux comprendre que l'ambiance du colloque ait pu être de nature à susciter une certaine euphorie, j'avoue trouver franchement curieux que la conférence en question puisse avoir « battu en brèche » le conservatisme religieux de Tolkien : le sujet est bien plus vaste qu'une simple question d'attachement à la messe en latin, qu'il s'agisse de celle selon le rite tridentin ou de celle de Paul VI. Par ailleurs, il semble bien que Tolkien a fait preuve d'un loyalisme scrupuleux à l'égard de l'autorité pontificale sa vie durant, comme le laisse penser la réceptivité dudit Tolkien à des prescriptions religieuses des papes Léon XIII, Pie XII et Jean XXIII pour ce qui est de pratiquer le rosaire, sujet précédemment étudié par Michaël Devaux dans un article paru dans l'A&H HS3 (« Tolkien et le Rosaire : qu'ont les Elfes à faire avec le Christ ? »). Mais cela me semble en soi bien insuffisant pour relativiser franchement la question du conservatisme religieux ou politico-religieux de Tolkien, lequel avait notamment, en matière de références, une préférence significative pour le pontificat de Pie X, qui a marqué sa jeunesse estudiantine et qu'il évoquait encore dans les années 1960.

Je suis d'accord avec Benjamin.
Il y a un raccourci de la part de Damien en identifiant conservatisme et attachement au rite tridentin. Ce dernier évoque plutôt le traditionalisme. & ce que Michaël a montré, c'est qu'il fallait détacher la problématique de la messe en latin de celle du traditionalisme.
Quant au « conservatisme » en lui-même, on n'y reviendra pas, mais, puisque « Jésus Christ, hier et aujourd'hui, est le même, il l'est pour l'éternité » (He 13,8), tout chrétien s'entend dire : « tiens-toi au modèle donné par les paroles (...) ; garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l'aide de l'esprit Saint qui habite en nous » (2Ti 1,13-14).




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 03/06/2025

Yyr a écrit :
Hyarion a écrit :

J'ai lu ton texte dans les jours qui ont suivi sa mise à disposition, Jérôme, et je l'ai trouvé vraiment intéressant (même nous ne pouvons pas être d'accord sur tout).
Ce que tu as écrit/dit à propos de l'art, l'artisanat, le beau et l'utile, m'a fait immédiatement penser à William Morris. Peut-être que quelqu'un sur place t'aura déjà parlé de cet auteur, mais au cas où, je me permets de (re)signaler ici l'article pour la revue Fantasy Art and Studies paru en 2018 (n°4, p. 11-21) que j'avais consacré à Morris et en particulier à un de ses romances tardifs, Le Lac aux Îles Enchantées (The Water of the Wondrous Isles) :
https://fr.calameo.com/read/0049974318461ba0e43ec [...]

Si tu lis éventuellement cet article, Jérôme, en supposant que Morris ne te sois pas déjà familier, et même si mon approche pourra ne pas beaucoup t'intéresser, tu y trouveras peut-être quelques éléments utiles, que ce soit dans le texte et/ou dans les références bibliographiques.

Merci beaucoup Benjamin !!
Je m'y plongerai avant la finalisation des Actes du Colloque, et avec grand plaisir !
Et très content si des choses t'ont parlé, ce sera avec plaisir aussi d'échanger à ce sujet à l'occasion.

[Arf (édit) : ton article n'est pas téléchargeable il me semble par calameo ; accepterais-tu de me l'envoyer par courriel séparé ?]

You're welcome, Jérôme.

Les numéros de la revue Fantasy Art and Studies sont librement consultables en ligne ou achetables en format papier avec impression à la demande, mais leurs contenus ne sont effectivement pas téléchargeables. J'ai bien sûr gardé une copie personnelle de tous mes articles écrits pour cette revue, et je t'enverrai une copie de celui sur William Morris dès que possible.

Amicalement,

B.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 26/06/2025

À signaler ce billet de Holly Ordway, conférencière du colloque :

The Christian Consonance of Middle-earth
A Landmark International Conference




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 15/07/2026

En référence à la troisième conférence, il y a maintenant un peu plus d'un an déjà, voici ce que m'a inspiré l'exégèse poétique & spirituelle de Sosryko :

(en haute définition ici)

Encore merci Sosryko, nous avions passé une très belle soirée entre autres grâce à toi, et, tu vois, l'enchantement dure toujours.




Tolkien aux Bernardins 2025 - sosryko - 16/07/2026

Yyr a écrit :

tu vois, l'enchantement dure toujours.

Grâce à toi, cher ami, grâce à toi Smile

Merci pour ce magnifique partage, où éclat, lumière et couleurs riment avec et joie, lisière et douceur.
Joie de Sam, à la lisière du mystère.
Douceur de ta palette et de ta touche.
Et ce Gandalf qui irradie, toute sa personne, son chapeau et les pans de son manteau semblant comme traversés par la joie qui rayonne comme un soleil et répond à la vie autour d'elle, comprenant que l'impossible est advenu, la fatalité a été vaincue et l'inexorable a battu en retraite.

« Comment je me sens ? s’exclama-t‑il. Eh bien, je ne sais pas, comment dire. Je me sens, je me sens… – il agita les bras – je me sens comme le printemps après l’hiver, et le soleil sur les feuilles ; et comme des trompettes et des harpes et toutes les chansons que j’ai entendues de ma vie ! »

Le Retour du Roi, VI.4 Le Champ de Cormallen, trad. D. Lauzon, 2016, p. 264

S.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Beruthiel - 16/07/2026

Encore un beau dessin Jérôme ! J’aime bien Frodo : plus en retrait, meurtri mais encore capable de sourire à la joie de son ami. Au premier coup d’œil, j’avais pris ta signature pour la pousse d’un jeune arbre...

Amicalement,
C.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 18/07/2026

Merci à tous les deux ! :)

Ce dessin n'a pas abouti comme je le souhaitais (quant à la lumière)... J'ai encore bien du chemin à faire... Mais je suis content que nous puissions ainsi comme nous asseoir aux côtés de ces trois amis.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Silmo - 29/07/2026

Splendide, cher Jérôme  Smile




Tolkien aux Bernardins 2025 - Cédric - 29/07/2026

Silmo a écrit :

Splendide, cher Jérôme  Smile

Je plussoie !
Ce qui m'impressionne le plus Jérôme, c'est ta capacité à dessiner dans une perspective quasi photographique. Je suis bluffé !
Et parce qu'un lien vaut parfois bien des mots, je vous redonne le lien vers la galerie de notre cher artiste : https://www.jrrvf.com/fervent-hommage/artistes-illustrateurs/jerome-sainton/

C.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Hyarion - 29/07/2026

Ce dessin me parait bien fait en l'état. La composition avec vue en plongée est originale et plutôt appropriée à la scène du roman. La luminosité me parait bonne, à moins de vouloir souligner davantage quelque dimension spirituelle, mais les différents registres de couleur verte me paraissent déjà harmonieux en l'état : cette maîtrise de l'aquarelle est un atout précieux, Jérôme. Le style de dessin ne correspond pas à ma vision de l'univers tolkienien (dont la découverte pour moi, il est vrai, remonte au plus tôt à l'adolescence et non à l'enfance), mais il serait tout-à-fait adéquat, je pense, pour illustrer Tolkien en littérature jeunesse, de manière sans doute très évocatrice en rapport avec le texte et probablement au moins une part de l'intention de l'auteur. Cela me fait penser à un propos de Leo Carruthers, concluant l'entretien qu'il avait accordé pour le hors-série de Philosophie Magazine paru en 2022 (p. 97) : « Nous avons raison d'espérer, même dans les pires moments. La vie, bien sûr, ne ressemble pas exactement à ce que Tolkien dit d'elle. Lui-même s'attribuait l'attitude d'un enfant. Sa foi a renforcé son amour des contes, qui ont eux-mêmes fortifié sa capacité à croire en l'avènement d'un monde meilleur – en dépit de tout. Il louait dans Mythopoeia les poètes qui n'ont « pas oublié la nuit » mais voient au-delà. »

Amicalement,

B.




Tolkien aux Bernardins 2025 - Yyr - 31/07/2026

Oh ! Merci beaucoup pour vos compliments & commentaires !

Hyarion a écrit :

La luminosité me parait bonne, à moins de vouloir souligner davantage quelque dimension spirituelle [...]

Eh oui ! C'est là où je n'ai pas à la fin sur le papier la lumière que j'avais dans la tête. Et, puisque tu cites Leo, mon intention était de faire figurer une lumière projetée par une lampe invisible : non seulement Gandalf mais Sam et Frodo aussi devaient être comme transfigurés (même si moindrement que Gandalf), c'est-à-dire, laisser passer à travers eux une lumière qui ne venait pas d'eux. Mais, faute de véritable maîtrise et de suffisamment d'expérience de l'aquarelle, je n'ai pas ordonné entre eux tous mes lavis comme il aurait fallu et, à la fin, ayant déjà beaucoup retravaillé le centre du dessin au cours de sa réalisation, le papier ne répondait plus (j'avais perdu de sa matière) et faisait buvard : je ne pouvais plus travailler la lumière et j'ai dû me contenter de faire ce que je pouvais...

Vivement le Paradis, où

Les poètes auront leur têtes surmontée de flammes,
et ils pinceront des harpes de leurs doigts sans défauts

Mythopoeia, v 146-147