Forum JRRVF
The Letters - Version imprimable

+- Forum JRRVF (https://www.jrrvf.com/forum)
+-- Forum : L'Œuvre - Etudes & réflexions (https://www.jrrvf.com/forum/forumdisplay.php?fid=3)
+--- Forum : Tolkien et la Littérature (https://www.jrrvf.com/forum/forumdisplay.php?fid=11)
+--- Sujet : The Letters (/showthread.php?tid=1724)

Pages : 1 2 3 4 5 6


The Letters - Silmo - 11/10/2025

bonne idée :-)




The Letters - Hyarion - 11/10/2025

Yyr a écrit :

Au fait, les amis, je pense scinder ce fuseau pour déplacer la (belle) digression auquel il a donné lieu dans un fuseau à part disons si elle doit se développer encore ; sinon, si elle s'arrête là j'aurais tendance à la laisser ici — sauf avis contraires.

Oui, je me suis douté que tu y songerais, ce pourquoi je me suis efforcé de « conclure » moi-même s'agissant de ma part à ladite digression... car une belle digression est aussi sans doute une digression s'arrêtant naturellement, si j'ose dire, par la bonne volonté des participants, en évitant ainsi la nécessité de scinder. Je pense que nous pouvons laisser les choses en l'état ici.

Peut-être y aura-t-il d'autres digressions, à partir d'autres extraits traduits et commentés des Letters (je n'oublie pas le reste de mon « programme »)... mais ce sera une autre histoire. ^^

Amicalement,

B.




The Letters - Yyr - 13/10/2025

Hyarion a écrit :

Et je me demande ce que Tolkien et Camus diraient, l'un en face de l'autre, des derniers mots attribués à Socrate lors de son procès par Platon dans son Apologie de Socrate (traduction approximative) : « Mais il est l'heure de nous quitter, moi pour mourir, et vous pour vivre. Qui de nous a la meilleur sort ? Personne ne le sait, excepté la divinité. »

Très belle question !
À poser au sujet du bac de philo : il faut mettre Tolkien au programme !

Nul doute pour moi que, tandis que les deux hommes se seraient retrouvés sur la citation de « l'exil d'Hélène » que tu donnes dans le fil d'à côté (et qui me rappelle un passage (mais où ?) où Tolkien cite l'aphorisme d'après lequel les dieux rendent fous ceux qu'ils veulent perdre), en cette question que tu poses, en revanche et précisément, ils divergent.

Sans « au-delà » à cette vie terrestre, et surtout sans « au-delà » relié à nous (de façon très large : ex. immortalité de l'âme, réincarnation, paradis, résurrection, etc.) à partir duquel nos actes d'ici-bas ont leur sens ultime, ces actes sont ultimement absurdes (ce qu'a bien exprimé Sartre dans la nouvelle « le mur », avec la réflexion de ce condamné à mort).

Camus s'en sort en proposant d'« imaginer Sisyphe heureux » : trouver un bonheur exutoire dans la lutte même contre l'absurdité, ainsi que je le formulerais. Mais l'absurdité demeure.

Non pour Socrate, et moins encore pour Tolkien, pour lesquels il existe quelque Autre qui garantit un sens ultime à nos vies et à nos actes.
Je dis « moins encore pour Tolkien » parce que pour ce dernier toutes les facultés de l'homme ont un but et sont sauvées, ce qui n'est pas le cas pour Socrate.




The Letters - sosryko - 13/10/2025

Yyr a écrit :

[...] et qui me rappelle un passage (mais où ?) où Tolkien cite l'aphorisme d'après lequel les dieux rendent fous ceux qu'ils veulent perdre [...]

C'est marrant, il y a quelques temps, un certain Yyr avait exploré, avec quelques amis et pendant quelques jours, la question de la traduction du passage en question...

S ;-)




The Letters - Hyarion - 13/10/2025

Yyr a écrit :

Nul doute pour moi que, tandis que les deux hommes [Camus et Tolkien] se seraient retrouvés sur la citation de « l'exil d'Hélène » que tu donnes dans le fil d'à côté (et qui me rappelle un passage (mais où ?) où Tolkien cite l'aphorisme d'après lequel les dieux rendent fous ceux qu'ils veulent perdre), en cette question que tu poses, en revanche et précisément, ils divergent.

C'est ce que j'ai supposé moi-même en posant ladite question, sans toutefois essayer de développer davantage, notamment car mon message était déjà bien long. ^^'

sosryko a écrit :

C'est marrant, il y a quelques temps, un certain Yyr avait exploré, avec quelques amis et pendant quelques jours, la question de la traduction du passage en question...

Je me disais bien que cela me rappelait vaguement quelque-chose... ;-)

Amicalement,

B.