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Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Version imprimable +- Forum JRRVF (https://www.jrrvf.com/forum) +-- Forum : Au-delà de l’Œuvre (https://www.jrrvf.com/forum/forumdisplay.php?fid=4) +--- Forum : Les Adaptations et créations (https://www.jrrvf.com/forum/forumdisplay.php?fid=12) +--- Sujet : Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses (/showthread.php?tid=2317) Pages :
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Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Cédric - 15/01/2004 Voici le nouvel edito de Semprini : Peut-être dernier édito d'une très belle série (ou alors, devons-nous attendre à un ultime édito pour la sortie du DVD version longue ? ;-), je renouvelle tous mes remerciements et félicitations à notre ami cinéphilo-tolkienlogue ;-)) Bonne lecture ! Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - greenleaf - 15/01/2004 Magnifique. Merci, merci beaucoup de ce compte-rendu qui non seulement donne corps à mes propres réflexions, plus paresseuses, mais souligne les importants dilemmes de l'adaptation et ne manque pas non plus d'aborder le travail cinématographique de Jackson, qui fut pour moi, je pense, la plus grande des déceptions. greenleaf Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - vincent - 15/01/2004 bravo semprini Vincent Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Silmo - 15/01/2004 Bravo Semprini et merci. Maintenant que la liste des éditos est complète, je vais pouvoir me faire un petit reccueil. J'ai bien rigolé à un moment en te lisant car dans un fuseau de la section "films", quelqu'un avait demandé quel réalisateur on aurait hypothétiquement préféré à PJ pour tourner le SdA... et j'avais failli poster un message pour répondre Ingmar Bergman :-) Et puis je m'étais abstenu craignant que ça ne parle qu'aux vieilles barbes (je parle pour moi :-)). S'agissant de la construction du film qui alterne les plans immenses et en grande partie numériques (sauf certains paysages) avec les gros plans systématiques pour toutes les scènes de personnages, je crains que PJ ne s'en soit malheureusement expliqué dans un de ses commentaires du film (je crois dans la version longue des Deux Tours): plus un personnage est filmé de près, dit-il, moins il y a de décor autour et si la scène est ratée, elle devient plus facile à remprendre ou à refaire en post-production.... et c'est aussi une économie de décor!!! Au moins, il n'a pas honte de le dire. Remercions le de sa franchise. Merci d'avoir évoqué la scène des Elfes vers les Havres avec l'apparition en rêve d'Eldarion. Je crois qu'il n'en avait pas encore été question dans les fuseaux que j'ai consultés et c'est vrai que c'est un moment magnifique. Je te trouve un peu dur avec Elijah Wood que tu trouves trop souriant à la fin du film. Entre l'hébétude et la douleur constipée, il fallait bien que son cachet soit justifié par une troisème tête d'expression, non? Silmo
Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - sosryko - 15/01/2004 Oui, merci Semprini, Sosryko
Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - mati04 - 15/01/2004 Je joints mes felicitations aux autres pour la somme de travail effectué et l'interet constant de tes editos.Meme si je ne partage ton point de vue et en particuliers ton approche du cinema. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - mati04 - 15/01/2004 OUPS desole mauvaise manip je reprens. enfin je finirais par te remerciais encore pour tes editos qui m'ont fais reflechir sur une approche differente de cette adaptation et c'est pourquoi je traine souvent sur ce forum sans il est vrai souvent intervenir.il faut dire que le niveau de certains po Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - ISENGAR - 15/01/2004 Merci pour cet article plus qu'éclairé, Semprini. I. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - babel - 15/01/2004 Merci pour cet édito (cette série, devrais-je dire), qui rencontre complètement ma propre opinion des films de Jackson. b. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Finrod - 15/01/2004 Que dire de plus ? Comme d'habitude, cet édito est agréable à lire, pertinent, très bien fait et surtout remarquablement argumenté. Ca fait plaisir de lire des critiques telles que les tiennes à côté de toutes les âneries que l'on trouve le plus souvent dans la presse et sur Internet. Bref, merci Semprini ! :-) L. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Finrod - 15/01/2004 J'oubliais : cette fameuse scène de la vision d'Eldarion par Arwen m'a pour ma part laissé plutôt de marbre. Il s'agit d'un des rares points pour lesquels je ne partage pas l'avis de Semprini. Ca doit être que j'ai vraiment trop de mal avec la "Arwen" du film ;-). Par contre, je suis définitivement à 100% d'accord sur le fait que l'un des pires problèmes avec PJ se trouve dans sa propension presque insupportable à la surenchère, et ce dans tous les domaines. Le trop plein de gros plans, d'effets spéciaux, de mouvements de caméras incessants à tendance à me donner la nausée. Et quel manque de subtilité dans cette vision du "phare" de Barad-dûr par exemple... Mais bon, ce n'est pas la peine de revenir encore là-dessus ;-). L. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - babel - 15/01/2004 --> Finrod Un rôle très ingrat, finalement. On glose beaucoup sur Liv Tyler, mais il faut bien avouer qu'elle n'a pas trop dû savoir sur quel pied danser au cours du tournage... b. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - myau - 15/01/2004 Et bien je ne vais pas être tres original, bravo pour ce tres beau texte, franchement... tout particulierement la toute fin du commentaire concernant les débats soulevés : il est vrai que tant de discussions, parfois d'affrontements comme tu le glisse si judicieusement ;) , sont basées sur, je cite, "des lectures différentes du livre que des conceptions différentes du cinéma"... Allez Bonne journée à tous (et évitez de vous acharner sur moi, j'ai déjà donné ! :D Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - babel - 15/01/2004 --> myau Après ça, on peut effectivement râler sur les incohérences scénaristiques, les manques ou les modifications par rapport au livre, mais à vrai dire, ça paraît finalement assez secondaire au regard des simples problèmes de mise en scène. A quoi cela sert-il de construire des décors plus vrais que nature si le cadrage et la direction d'acteurs appauvrissent la scène qu'on veut filmer de manière si dramatique par moment (Je repense à la scène d'adieux à Rivendell, exemple parmi d'autres)... A quoi cela sert-il de pousser le réalisme des décors, des costumes... si c'est pour laisser Eowyn abattre un mastodonte de deux coups de tranchet et faire de Legolas une machine invincible ? Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - myau - 15/01/2004 oui, mais apres celà rejoint la notion cinématographique elle-même... Concernant la fin, je ne voit pas ce qu'on peut lui reprocher, A MOINS que...si elle n'est pas assez longue... Bref, je trouve que le film en lui même est vraiment..enfin vous voyez...^^ Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Moraldandil - 15/01/2004 Bravo, Semprini. Presque, parce que la vision d'Arwen en chemin m'a plutôt agacé personnellement. Mais c'est peut-être du fait de Liv Tyler, dont j'ai fini par mal supporter la larmoyance (pour employer un suffixe en vogue)... ;-) Il me semble que l'opposition pour / contre est assez tranchée pour ce volet, ce que tu as bien éclairé par l'opposition de deux visions distinctes du cinéma. Je dois l'avouer, pour moi, cela reste plus que de belle images qui bougent : l'aspect visuel ne suffit pas à compenser la pauvreté de la mise en scène et du scénario. Bravo encore, et merci. Bertrand Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Yyr - 15/01/2004 De la modération, voyons ... Cédric sera bientôt contraint, sur le moteur de recherche, d'interdire les recherches à partir des mots-clés "bravo" & "Semprini" ;) ...
Merci. Je peux en effet offrir aux nombreux amis qui connaissent ma passion pour Tolkien autre chose qu'un visage défait, hagard, déprimé et muet, lorsqu'ils me demandent "alors, tu as dû aimer ?" : des liens sur tes éditos ! :) Je dis cela très sérieusement : J'aurais personnellement pris les choses forcément trop à cœur (peut-être pire qu'Isengar ;)). Tu as su à la fois donner une critique objective et rigoureuse - cela se sent - sans pour autant te priver d'exercer un réel jugement * (qui rejoint d'ailleurs, j'ai l'impression, celui de la majeure partie des tolkiendili dont je partage la sensibilité à cette "profondeur tolkiénienne") ... - jugement auquel je me fies (je n'ai pas regardé les films - mais on n'arrête pas de m'en parler évidemment, et de me demander un avis ... je _cites_ donc le tien en général ;)). * ai-je besoin de préciser, hélas, comme aujourd'hui on aurait trop tendance à croire qu'objectivité signifie s'efforcer d'équilibrer parfaitement les avantages et les inconvénients en toute chose ... et de conclure absolument que "tout se vaut" :| soupir ... Sinon, par rapport à l'inspiration Starwars, n'ai-je point aussi entendu ci et là parler de jar jar bins de service ? ... Jérôme Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Alfonso - 15/01/2004 Parvenir à mettre des mots sur ses idées avec une telle exactitude c'en est presque de la poésie, je ne vois pas comment le dire autrement... << La connivence qui s’établirait alors entre les spectateurs et les personnages se ferait non pas sur un plan immédiat et émotionnel comme chez Peter Jackson mais sur un plan où le spectateur apprivoiserait les personnages, dont les traits seraient révélés plus subtilement, et comprendrait la nature de leur rôle dans un plus grand dessein qu’eux-mêmes, les admirant de plus loin >> ..et ce n'est qu'un exemple. Encore Merci Semprini !
Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - romaine - 16/01/2004 Cet édito est mesuré, argumenté, approfondi....un vrai plaisir à lire! Bon, ce n'est pas parce que c'est une constante dans le travail de Semprini qu'il faut s'abstenir de le remercier. Merci Semprini :o) Pourtant je rejoins assez mati 04 dans sa défense des films qui privilégient le "côté sensoriel". Je trouve assez agréable d'être bluffée par les effets visuels, les beaux paysages et les costumes soignés. (J'assume ;o) ) De ce fait, je ne suis pas dérangée par le choix de Jackson d'avoir fait un film "grand spectacle" et de ne pas avoir approfondi les thèmes philosophiques de l'oeuvre ou même la subtilité des personnages. En gros, je n'en veux pas à Jackson d'avoir fait un film "commercial" plus qu'un film "intello", tant qu'il n'y a pas tromperie de sa part sur la marchandise, et il me semble que ce choix était patent depuis le premier film. En revanche, et sans connaître rien en technique cinématographique, la fin est baclée, hachée, on dirait qu'elle est finie à toute vitesse, ce qui est regrettable, même pour un film commercial. Concernant le "tout ce vaut" qui agace Yyr, je comprends, et partage: tout ne se vaut pas. Cependant, c'est assez difficile de faire la part des choses....sans être aussi attachée que myau à l'idée selon laquelle tout dépend de la vision de chacun, je constate de grosses divergences sur une même scène: Personnellement, la scène Arwen/Eldarion m'a plutôt déplu, je la trouve mièvre, et ne saurais précisément expliquer pourquoi, je dis donc que c'est "ma vision" (Yyr, si tu me dis que le "chacun sa vision" est l'apanage des gens qui ne savent pas argumenter, tu auras peut être raison, mais ce ne sera pas gentil du tout ;o) )
Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Yyr - 16/01/2004
Sinon, je ne sais si le choix était patent dès le premier film (?) (sans doute, personnellement, je l'ai peut-être pressenti *avant* le premier film ... quelques indices ... :) ... et je me suis vite sauvé en Faërie trois beaux hivers durant) ; mais quoi qu'il en soit je ne crois pas que Peter Jackson l'avait annoncé : je crois même qu'il avait plutôt mis en avant sa fidélité à l'oeuvre de Tolkien, non ? Mais, si ce choix de "surface" était délibéré chez PJ, alors, ce que je n'admets pas, mais alors pas du tout, c'est que l'on utilise une oeuvre telle que celle de JRR T pour produire sciemment de la surface, du grand spectacle ... au détriment de la profondeur, c'est-à-dire : du goût rapide et divertissant pour les yeux (comme, en exagérant je le concède, un fast-food pour le ventre), au détiment du sens pour l'âme (- qui n'a pas besoin de choses intellectuelles). Ce qui est l'antithèse de Tolkien. Une oeuvre, une histoire, des noms, ça se respecte. Si on n'a ni l'envie ni le talent de leur rendre un véritable témoignage, on invente sa propre histoire et on la met en scène ... bien sûr c'est plus difficile, ça demande des efforts ... Enfin, bon, voilà, ah la la je ne suis pas sérieux. Que veux-tu, ce sujet, c'est comme dire du mal des Elfes devant Sam :) il perd sinon sa sagesse son calme ... Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Lothiriel - 16/01/2004 ENFIN !!! :-D Merci Semp'. comme d'hab, on n'est pas d'accord sur tout, mais cette prose est toujours un plaisir à lire. quelle argumentation ! j'ai vu Ran très récemment : je ne peux donc que souscrire à ton dernier paragraphe. j'ai vu aussi, la semaine passé, un ovni nommé Soy Cuba, film d'un russe commandé par Castro et sorti en 64. en le voyant, j'ai plusieurs fois pensé aux films de PJ, en me demandant ce que telle ou telle scène du SDA aurait donné avec ce type de réalisation (très longs plans-séquences ; esthétisme primant sur le narratif ...). je suis heureuse aussi que la scène de la vision d'Arwen soit évoquée : je la trouve très belle - comme l'était celle des Deux Tours montrant la future mort d'Aragorn. au passage, Silmo, tu as dû zapper des messages, je suis quasiment certaine de l'avoir évoquée déjà ;-) j'aime beaucoup ROTK, je le précise. Moins que la Communauté, moins que les Deux Tours - mais pour ces deux-ci, j'ai déjà oublié mon sentiment post "première version", ce qui fausse la comparaison. Cinématographiquement, je lui reproche son côté haché. du point de vue de l'adaptation, je lui reproche ce choix de l'action à outrance. je le regrette d'autant plus que certains passages laissent annoncer de belles choses, surtout quand on songe à la bande-annonce - mais où est passée la scène où Eomer pleure Eowyn ? PJ me donne l'impression d'aimer ses personnages et pourtant de ne pas les laisser prendre toute leur épaisseur. C'est le cas de Faramir, d'Eomer, même d'Eowyn laissée sur son champ de bataille ; mais également d'Aragorn, de Gandalf même (fichue scène des coups de bâton sur Denethor !). quel dommage ... Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Emeric - 16/01/2004 Bravo pour cet immense travail de trois années Semprini! J'aimerais avoir plus de dévellopements sur un point particulier : à plusieurs reprises tu fais allusion à une certaine réussite plastique du film. Dans quel sens ? Pour ma part l'une des choses qui m'avaient frappées était au contraire un sentiment pervasif d'artificialité tout au long des films, qui me distrayait de la "suspension de l'incrédulité" qui m'aurait permie de les apprecier plus pleinement. Emeric Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Swing Kid - 16/01/2004 Bonjour à tous. Ce message est le premier que j’écris sur un forum Internet. Cela fait plusieurs jours que je lis les réactions des uns et des autres sur l’œuvre cinématographique de Peter Jackson, et je ne résiste pas à l’envie d’y apporter à mon tour mon petit grain de sel. ( En aparté, j’ai cherché en vain un endroit où je pourrais me présenter à vous en ma qualité d’amateur de l’univers des terres du milieu. Quelqu’un peut-il m’indiquer le fuseau approprié ? ) Dans l’ensemble, j’ai été plutôt surpris par la teneur qui m’a semblé sévère de certains commentaires. Les points qui sont soulevés ici ou là ( la représentation de l’œil au sommet de Barad-Dur, la scène de la destruction de l’Unique à travers la lutte de Frodo et Gollum, l’exploit de Legolas contre un oliphant, le plan du visage de Frodo après la piqure d’Arachne, etc…) me semblent être des points de détail sur lesquels on pinaille. L’œuvre de Peter Jackson n’est pas exempte d’imperfection, bien sur, comme toute œuvre humaine. Mais si je reconnais l’existence de certaines des imperfections signalées, elles restent à mes yeux d’ordre mineures par rapport au plaisir procuré par l’ensemble de l’œuvre. Oui, la vision des trois films de Peter Jackson m’a enchanté et certaines scènes, appuyées par une musique qui selon moi les renforce, m’ont fait vibrer : Ainsi l’arrivée des Rohirrims sur le champs de bataille du Pélennor, maintes fois évoquée, est un pur moment de bonheur. Reprenant l’analogie entre une connaissance scientifique partagée par des initiés et un article de vulgarisation scientifique destiné au grand public, je qualifierais l’œuvre de Peter Jackson comme étant une agréable et plutôt bien faite œuvre de vulgarisation illustrant l’univers de Tolkien, offerte au public. Excès d’indulgence de ma part ? C’est possible, mais le mérite premier à mes yeux de l’œuvre de Peter Jackson est avant tout de braquer le projecteur sur un auteur qui mérite d’être connu et lu par le plus grand nombre. Si malgré les défauts qui sont soulignés ici et là concernant les films, ces derniers incitent les gens qui ne le connaissaient pas, à lire Tolkien ; alors Peter Jackson mérite ma ( notre ? ) reconnaissance. Concernant l’Edito de M. Semprini, j’ai apprécié son argumentaire, mais j’avoue que lorsque je regarde un film, je ne sais pas analyser comme lui le travail de fabrication du film ( Plans, montage, …). Je réagis simplement, instinctivement, sans savoir le disséquer. Je ne saurais donc lui répondre sur ce terrain là. ( Je concède toutefois que certaines scènes de combat dans la foule sont un peu brouillées par un manque de stabilité des images ). Pour ma part, je n’ai rien à reprocher au jeu des acteurs. Le lien qui rattache le travail de Peter Jackson à celui de Georges Lucas, est pour moi un éloge si l’on compare aux opus IV, V, et VI de Star Wars. Pour conclure, je signalerais néanmoins au risque de me contredire, que je suis allé revoir hier pour la seconde fois, le retour du Roi. Est ce le fait d’avoir lu sur ce site des critiques sévères sur le film, qui ont troublé mon esprit, en soulignant des aspects qui m’avaient échappé lors de ma première projection il y a un mois ? Bien cordialement à vous tous. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Silmo - 16/01/2004 Lothiriel>>>"au passage, Silmo, tu as dû zapper des messages, je suis quasiment certaine de l'avoir évoquée déjà ;-)" Oops, désolé! :-)) Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Semprini - 16/01/2004 Là, c'est trop, vous exagérez. :) Merci à tous! :) Semprini, qui aime autant les (bons) films à grand spectacle que les (bons) films dits "intello". Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Semprini - 16/01/2004 Emeric, je trouve que l'usage cumulé de maquettes, des superbes paysages néo-zélandais, du matte-painting et de la colorisation (étalonnage) numérique nous donne parfois des plans plastiquement très réussis. Artificiels certes, mais si l'on suit les descriptions de Tolkien, comme PJ l'a fait, il est difficile de rendre compte d'une construction aussi dantesque que Minas Tirith par exemple sans artificialité. Je préfère encore la solution de PJ au tout numérique du Lucas de The Phantom Menace. Bienvenue Swing Kid! :) Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Lothiriel - 16/01/2004 Swing Kid : "Excès d’indulgence de ma part ? C’est possible, mais le mérite premier à mes yeux de l’œuvre de Peter Jackson est avant tout de braquer le projecteur sur un auteur qui mérite d’être connu et lu par le plus grand nombre." Tu n'es pas le premier à écrire cela, et cela me chiffonne toujours autant. si les films de PJ ne sont qu'une pub géante pour les livres, c'est dommage, non ? le premier mérite de PJ, puisqu'il est cinéaste, est de procurer du plaisir à ses spectateurs (et la première critique à lui faire est d'en avoir ennuyé certains !). une adaptation, quelle qu'elle soit, n'a pas vocation à donner envie de lire le livre ; elle est d'abord une oeuvre en soi, pour un support spécifique et un public spécifique. le fait d'avoir poussé nombre de personnes à lire le SDA n'excuse pas les faiblesses des films de PJ - ni ne rend ses qualités encore plus visibles, d'ailleurs. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Messaline85 - 16/01/2004 je suis nouvelle aussi, et je n'avais pas encore donner mon sentiment sur l'adaption de PJ.... Pour moi, c'est avant tout une adaptation particulièrement réussie, qui aura le mérite d'avoir fait découvrir la lecture et le monde de Tolkien au plus grand nombre, la plupart des jeunes que j'ai rencontré et qui ont aimé le film ont tous eu très envie de lire le livre... J'ai trouvé le film très bien fait dans l'ensemble, même si certains détails m'ont ...disons.. embêtés... dans un premier temps, je trouve que le rythme est bon et c'est un bon spectacle. J'ai particulièrement apprécié les versions longues des deux premiers, je pense ne pas être déçue par la vl du "Retour du roi". Pour moi, le film et le livre sont distincts, simplement parce qu'on ne peut les comparer, mais j'apprécie les deux... Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Swing Kid - 17/01/2004 Bonjour à tous. Je réponds d’abord à Lothiriel. « le premier mérite de PJ, puisqu'il est cinéaste, est de procurer du plaisir à ses spectateurs (et la première critique à lui faire est d'en avoir ennuyé certains !) » Je ne peux que regretter que les films de P.Jackson ont ennuyé une partie des spectateurs. Comme je l’ai déjà dit, j’ai eu beaucoup de plaisir à regarder les films de P.Jackson. Aussi dans mon esprit, je ne le réduis pas à une simple campagne de pub. Je dis simplement que si ses défauts l’emporte sur le reste, on ne peut au moins lui retirer l’ambition d’avoir voulu mettre un coup de projecteur sur un auteur et une œuvre qui nous sont chers. Et que ce point ne compte pas pour rien à mes yeux. Réponse à Méssaline85 : Réponse à Yyr : J’avoue avoir découvert des imperfections reprochées au film, à la lecture des messages sur ce forum, et ne pas les avoir remarqué auparavant en projection. Comme je l’ai déjà dit, j’ai été surpris par la sévérité de certains jugements. Il en est, après réflexion, que je ne conteste pas, mais ma sensibilité personnelle et le plaisir que j’ai eu à voir le film, font qu’en regard de l’ensemble, je les tiens à mes yeux pour des points de détail mineurs. Mais je suis heureux de découvrir des points de vue opposés au mien, et de pouvoir en débattre. Je vous dis tous à bientôt. Chaleureusement votre. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Lothiriel - 17/01/2004 SwingKid "S’il s’agit de faire seulement une œuvre en soi, alors faisons directement une œuvre originale et nouvelle." Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Swing Kid - 17/01/2004 Lothiriel, je constate que nous ne donnons pas la même vocation à une oeuvre d'adaptation. Néammoins,je prends en compte ton point de vue. Et peut-être que dans quelques temps, après réflexion, m'aura t'il fait évolué, ... ou peut-être pas. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Yyr - 17/01/2004
Après reflexion, non, ce n'est pas ce que je dirais ; tu peux te rassurer :)
Non : Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Lambertine - 17/01/2004 Chers Lothiriel et Swing Kid, Je ne sais pas si le cinéma actuel est plus pauvre ou plus riche que le cinéma des années 50,50 ou 30. A mes yeux ( mais je peux me tromper ) les cinéaste se sont inspirés de romans plus ou moins connus depuis l'invention du média. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Messaline85 - 17/01/2004 en effet, c'est une question qu'on peut se poser... Personnellement, j'ai toujours aimé lire, mais je rencontre tellement de gens, plus ou moins agé qui déteste lire et pour qui c'est une corvée, ça me rend triste qu'ils se privent d'un tel plaisir... Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Edrahil - 17/01/2004 J'en ai connu pas mal que le film de PJ a amené à lire Tolkien ( et même pour certains à venir ici ). *sifflote tranquillement* Tiens, on parle de moi ? :) :) Sinon, je tiens à remercier également beaucoup Semprini pour son édito extrêmement clair et très agréable à lire. Je m'y retrouve dans la majorité des points évoqués, sauf - au même titre que Finrod et Moraldandil - en ce qui concerne le passage avec Eldarion, qui m'a également laissé de marbre. Mais j'en suis convaincu, c'est en partie à cause de la mièvre Liv Tyler et de ses yeux de merlan frit que je n'ai pas accroché... :D En ce qui me concerne, c'est effectivement PJ qui, avec ses 2 premiers films m'avait poussé à m'intéresser à Tolkien - et accessoirement, m'a fait découvrir ce merveilleux site - ce dont je lui suis reconnaissant. Maintenant, j'ai autour de moi de nombreuses personnes qui se limiteront très certainement aux films, quelques-unes d'entre elles n'ayant pas supporté la différence de rythme entre les 2 supports, car s'attendant, au regard des films, à un roman d'aventures classique. Je ne suis pas pas excessivement optimiste quant à l'intérêt porté à Tolkien qui ressemble davantage à une "mode", dans l'ensemble, qu'à un réel intérêt durable. Nous verrons, avec le temps, ce qu'il en restera. E. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Mj du Gondor - 18/01/2004 Ce nouvel « édito » est effectivement un plaisir pour la lecture , une référence pour la critique. Il me semble que cette phrase résume bien nos divergences d’opinions exprimées dans les différents fuseaux consacrés à l’adaptation. Aussi, je ne peux pas manquer de me réjouir de cette appréciation même si elle est réductrice : « il y a des moments de très grande beauté plastique dans son adaptation qui pourraient suffire à combler ceux qui retiennent avant tout chez Tolkien son génie visuel. ». Oui !: La splendeur glaciale du hall de Denethor,le départ de Faramir sacrifié, la veillée d’armes de Pippin, jusqu’à la beauté cuivrée de Frodon dans son ultime résistance à l’Anneau et la chute dantesque de l’empire de Sauron ! Ce sont ces grands moments qui nous font oublier les évidentes fautes de goût, celles que tous ont relevées et que je complèterai encore par : la porte mélodieuse de la Moria , le palais « féérique » de Galadriel, (dans le 1, mais qui ne passent vraiment pas !) la pièce montée de la vue générale de Minas Tirith, l’éclair « transpatial ??, » de Minas Morgul et ses illuminations glauques …….. Tu termines par ce constat : « Par quoi l’on voit que depuis le début des débats soulevés par l’adaptation du Seigneur des Anneaux se confrontent et s’affrontent aussi bien des lectures différentes du livre que des conceptions différentes du cinéma. » J’ajouterai que l’adaptation cinématographique d’une grande œuvre littéraire et en particulier du genre du SDA qui allie sujets de thèses et pure narration d’un récit merveilleux constitue encore à elle-seule un genre particulier : n’est-il pas raisonnable de scinder les deux approches , de renoncer à rechercher devant un écran la profondeur du livre en s’abandonnant plutôt à ce que l’image peut nous offrir pour enrichir notre imaginaire c’est à dire cet aspect visuel ! Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Alfonso - 19/01/2004 Mj du Gondor>> Une salle de cinéma est-elle vraiment propice aux investigations intellectuelles ?
Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Alfonso - 29/01/2004 Cependant, je pense qu'il serait mérité que Peter Jackson obtienne l'oscar du meileur réalisateur pour les raisons que Semprini évoque dans son Edito et pour couronner en quelques sorte son projet entier (comprennat les trois films) qui l'a tout de même occupé pendant plus de 6 ans. < Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Alfonso - 29/01/2004 < Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Alfonso - 29/01/2004 mais mince à la fin..! Je cite donc Semprini: Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - ISENGAR - 30/01/2004 Il était une fois un chef de service d'une administration que je ne citerai pas. Très ambitieux, dédaigneux envers les collègues aux grades inférieurs, méprisant envers tout ce qui portait jupon, ce brave homme s'est retrouvé à la tête d'un service lourd et besogneux. Après deux années à brasser du vent et à briser des équipes autrefois solidaires, le chef de service s'est vu confier par une hiérarchie aussi aveugle qu'incompétente, l'organisation d'une mission capitale. Sauf que l'opération fut du boudin. Tant de mois de travail et d'efforts pour ça... Alors oui, ce chef de service méritait bien son oscar : il l'a reçu en pleine tronche ! Avec une spéciale dédicace de la part du ministre en personne. Hélas. Et on ose dire que les fonctionnaires sont des privilégiés... I.;o) Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Swing Kid - 30/01/2004 Réponse à la façon humour des Deschiens : « Oui, mais Jackson, il n’est pas chef de service dans une administration, lui … » ( ; - ))) Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Silmo - 30/01/2004 Je crois, Isengar que c'est en observant le fonctionnement de l'administration (française?!?! - sur laquelle je ne crache pas, j'y bosse...) qu'un américaion a décrit le fameux "syndrome de Peter" (ça ne s'invente pas ;-))) )... principe en vertu duquel tout fonctionnaire, tant qu'il travaille bien, est récompensé par des promotions... puis arrive forcément un moment où il occupe un poste où il a été nommé après une gratification mais pour lequel il n'est pas assez qualfié. On dit qu'il a atteint son "seuil d'incompétence"..... et il reste là à ne produire que du mauvais boulot... Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Edoras - 30/01/2004 Sauf qu'en ce qui concerne le mauvais boulot de Jackson, ca reste un jugement assez subjectif si j'en juge par le succès mondial des trois films (phénomène qui ne peut pas être négligé il me semble...) et les opinions divisés que l'on peut trouver un peu partout sur ce forum... Ah et au fait, en ce qui concerne l'intervention des hautes instances cinématographiques (je suppose qu'on peut penser aux producteurs n'est ce pas ?) leur intervention en général n'a guère d'effet bénéfique comme le montre les films dont le réalisateur a quitté la fabrication du film en cours de montage pour un "différent artistique" (un réalisateur est un technicien comme un autre aux states c'est la façon polie de dire viré !)... Certains ont dit il me semble que les films étaient simplistes et réducteurs fait pour une vision sans réflexion... Je n'ose pas imaginer ce que ca aurait donné si les producteurs avaient été aux commandes. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Remy - 31/01/2004 J'espère qu'il n'est pas trop tard pour te dire que tu as fait un beau travail Semprini. J'ai réagi spontanément à deux moments durant cette lecture. Il y ce moment là :"Le Retour du Roi de Peter Jackson ont eu sur l’auteur de ces lignes un singulier effet : l’anesthésie des sentiments, la désensibilisation de la sensibilité, l’atrophie de l’intelligence, le sentiment d’une grande fatigue." Où ma réaction fut: "Wow! Je pensais que c'était moi-même qui avait par moment de la difficulté à me concentrer et à saisir le fil." Et celui là : "... la symbolique du Roi Elessar guérisseur, passée aux oubliettes du montage..." Un sujet qui n'a pas été beaucoup brassé dans les fuseaux, puisque ce passage apporte une certaine profondeur prophétique au retour du roi en Gondor lors que Haleth affirme que le roi attendu sera reconnu par ses mains de guérisseurs. Comme une prophétie devenue rumeur folklorique qui prépare le retour du roi devant ce peuple et non comme ce retour empressé-de-par-son-évidence du roi au cinéma. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Lambertine - 02/02/2004 Si tu veux discuter de la problématique du Roi-Guérisseur ( et de son absence dans le vilm ) : vois le fuseau " La Voie Royale". Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Poldorea - 04/02/2004 Bonjour à tous. Je ne m'exprime malheureusement pas aussi souvent que je le voudrais sur cet excellent forum, faute de temps, mais je souhaitais tout de même te féliciter, Semprini, pour l'excellent travail que tu as effectué dans tes éditos. Tu as jeté un regard assez objectif sur la réalisation de PJ, et il est vrai que le RdR manque cruellement de profondeur eu égard au sujet qu'il traite. D'un autre côté, je suis fan de Tolkien depuis mon jeune âge (ça fait presque 20 ans que je lis et relis le SdA sans jamais m'en lasser), mais le fait de voir sur écran certaines des choses que je ne m'étais jusque là qu'imaginées m'a procuré un bonheur indéniable. Ces instants n'ont été toutefois que trop rares, par rapport à beaucoup de scènes qui ne correspondaient pas du tout au livre et à l'idée que je m'en faisais. A la décharge de P. Jackson, je dirais toutefois, après avoir vu un documentaire diffusé sur Canal+ (dans lequel intervenait aussi Vincent ;-)), que finalement, il n'a pas eu trop le choix de l'adaptation qu'il allait faire, il lui fallait produire du "grand spectacle", sinon les financements n'auraient pas été au rendez-vous, les producteurs estimant au final qu'une oeuvre plus profonde et d'un abord plus "philosophique" n'aurait sans doute pas été un grand succès commercial, sauf pour les amateurs de Tolkien qui auraient déjà lu le SdA. Il ne faut pas oublier que le cinéma est une industrie, dont le but est de rapporter de l'argent, et pour cela il faut ratisser large, quitte à faire des compromis dans la réalisation d'une adaptation (je ne me permettrai d'ailleurs pas de dire quoi que ce soit sur la réussite du film sur le plan purement cinématographique, ce n'est pas du tout ma tasse de thé, car je suis avant tout un "sensoriel", bien incapable de voir la différence entre les différents plans ;-)). Quoi qu'il en soit, j'estime pour ma part (j'assume entièrement mon point de vue), avoir passé plus de 3 heures qui ne m'ont semblé que quelques minutes et qui, en dépit de nombreux manques et déviations par rapport à l'original (je n'ai en particulier pas digéré l'attaque des morts-vivants sur Minas Tirith, cette vague verte qui balaie tout, alors que le récit original est d'une grandeur épique qui aurait beaucoup mieux convenu après la scène de la charge des Rohirrim), m'ont tout de même fait passer un bon moment. Voilà mon idée sur la question, et j'espère que je n'ai pas été hors sujet en écrivant cela dans ce fuseau... M. Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Lambertine - 06/02/2004 Cher Semprini, J'ai mis un certain temps avant de répondre à ton édito, mais il est tellement riche qu'il est difficile d'y réagir du tac au tac. je fais partie de ceux qui ont une expérience sensorielle du cinéma. Ou plutôt, de ceux qui ne peuvent s'ouvrir à la réflexion que si l'expérience sensorielle a eu lieu. Je l'avoue : je n'aurais pas pu reconnaître le SdA dans une histoire tronquée, ou dans une non-représentation du monde issu des livres. Je n'aurais pu regarder un tel film que d'une façon externe, sans connaître l' "enchantement" qui fait rentrer le spectateur dans l'histoire. Et j'avoue qu'un film que je regarde de façon externe, je l'oublie très vite. Le SdA, dis)tu, a été traîté comme un simple récit d'aventures. "Simple" n'est pas le mot que j'utiliserais, car il reste complexe, même dans les films. Mais récit d'aventures, certainement. Et le SdA est un récit d'aventures. On a parfois tendance à l'oublier à force d'y voir tout le reste, de découvrir la richesse et la profondeur de l'univers tolkiennien, mais la première lecture du Seigneur est en général celle-là : une belle histoire d'aventures, palpitante, angoissante. Au sujet de la surenchère dans les batailles : surenchère dans une bataille, dirai-je, celle des Champs du Pellenore, à partir de l'arrivée des Oliphants. Mais ce qui m'a touchée ( eh oui ! ) dans les scènes de bataille, c'est l'impression de fouillis, de désordre qui était représenté. Pas de belles batailles bien rangées, non : l'horreur et la confusion. Ce qui est à mon avis une bonne chose. Manichéisme : je ne suis pas d'accord non plus. C'est vrai que les plus belles scènes de compassion sont absentes. Mais le Gollum du film est bien un être troublé, déchiré. Sa scène de repentance est bien dans le film et, à mon humble avis, bien plus forte que dans le livre ( je sais, je radote, mais malgré tous les arguments que l'on a pu m'avancer, je n'ai jamais pu voir de repentance chez Gollum avant Cirith Ungol. Juste un certain attachement pour Frodo ). Je ne parlerai pas de technique. Je n'y connais rien, bien que j'aimes beaucoup le cinéma. J'avoue ne pas comprendre ce qui peut choquer dans la façon de filmer de PJ et de ses acolytes, ni ce qui rend la scène du mont venteux calamiteuse ( ce qui la rend calamiteuse pour moi, c'est l'attitude de Frodo ). Par contre, je suis d'accord sur le montage ( ou plutôt le démontage ) du film que j'appellerais "massacre à la tronçonneuse" tant il est visible que ce que nous avons vu n'est qu'une oeuvre tronquée. Au point de vue émotionnel : j'avoue encore une fois être tombée dans le piège du film, particulièrement, justement, au moment du "je peux vous porter vous", ou après la destruction de l'Anneau, lorsque Frodo et Sam sont seuls "à la fin de toute choses". "Essai fictionnel en mouvement" : je ne crois pas qu'il eut été bon de faire du SdA un essai fictionnel en mouvement, parce que, justement, je n'arrive pas à voir dans le Seigneur un essai fictionnel, mais plutôt un roman mythologique inclassable, dans lequel on trouve,et retrouve, et retrouve encore des choses nouvelles à chaque lecture. Adapter le SdA en étant moins "fidèle" aux événements ? Franchement, je doute que celà eut pu apporter quoi que ce soit au film. je ne parle pas des "petites" scènes ajoutées à la Eldarion, qui sont effectivement bienvenues. Je crois au contraire que si l'auteur a décrit ces événements-là, c'est qu'il avait ses raisons de les décrire. C'est pourquoi ce qui m'a le plus dérangé dans cette ébauche de film, c'est bien plus ce qui ne s'y trouvait pas ( je pense en particulier aux maisons de Guérison, ou à la fin de Saruman ) que ce qui s'y trouvait ( mis à part ce dont j'ai déjà parlé dans d'autres fuseaux ) ( HS : en voyant le Guépard, je n'ai jamais pu envisager une seconde que le prince Salina survive au générique de fin. Je dirais que sa mort est là sans y être ). L'influence de Star Wars : est effectivement ridicule lors de la charge des Olifants, mais pourquoi la voir dans la scène - très belle à mon goût - de la mort de Theoden. Le "Tu l'as déjà fait" est une phrase assez classique, et plutôt bien venu à cet endroit là ( sans oublier que ce ne serait qu'un "renvoi de ballon", Lucas ayant allègrement pioché dans Tolkien pour écrire son épopée ) Hiératisme des personnages : pourquoi aurait-il fallu les rendres hiératiques ? les personnages du SdA sont, si on peut dire celà d'êtres de fictions, des êtres de chair et de sang, terriblement humains ( non-humains compris ). je ne peux parler que pour moi, mais jamais je n'ai admiré "de loin" Frodon ou Aragorn, quel que soit leur rôle dans le dessein du monde. J'ai au contraire tremblé, souffert, pleuré, ri, fumé, mangé, aimé avec eux. Et je dirais que le seul moment ou le Roi m'ait jamais paru hiératique, c'est dans le film, justement. En gisant de pierre. Un de mes plus grands chocs au cinéma. Voilà. J'espère ne pas attirer sur moi les foudres du Forum pour avoir émis ces quelques bémols concernant ta critique... Michèle PS : au sujet de longs plans-séquenses, as-tu vu "L'Arche Russe" ? Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - Semprini - 06/02/2004 Bonjour Lambertine, >>>J'espère ne pas attirer sur moi les foudres du Forum pour avoir émis ces quelques bémols concernant ta critique... Tu plaisantes, j'espère. :) Tu as tout a fait le droit de critiquer mon édito, qui est loin d'être parfait. Tes commentaires relèvent souvent du subjectif, comme mes avis d'ailleurs. Je ne suis donc pas sûr que nos positions soient réconciliables. Je n'avais pas pour but dans ma critique d'aborder des questions de "technique" cinématographique. J'ai simplement essayé d'identifier les raisons des sentiments mitigés que j'ai éprouvés. Et ces raisons, comme toujours au cinéma, doivent être trouvées dans la mise en scène d'un film. J'ai acquis, ce faisant, la conviction que conserver la plupart des péripéties narratives du SdA nuit à son rendu cinématographique du fait de sa condensation (qui s'oppose selon moi au traitement requis du passage du temps, clé dans le SdA), et par l'accélération que celle-ci lui imprime. La réduction des péripéties (c'est-à-dire du temps consacré aux combats) que j'ai proposée aurait en outre peut-être permis de réintégrer certains passages importants du livre qui ont été omis (la fin de Saruman dont tu parlais par exemple). Bref, j'essaie simplement d'être honnête avec moi-même: puisque je trouve que le film est trop dense et trop accéléré, c'est donc qu'il faut couper certaines scènes pour mieux raconter les autres. Lambertine>>>HS : en voyant le Guépard, je n'ai jamais pu envisager une seconde que le prince Salina survive au générique de fin. Je dirais que sa mort est là sans y être ). Mais justement, c'est exactement là où je voulais en venir, Lambertine: le sentiment d'un évènement peut être éprouvé sans que cet événement soit décrit au cinéma, sans devoir tout montrer comme le fait PJ. A propos du Guépard d'ailleurs n'as-tu pas constaté à quel point Visconti mettait sa caméra loin des personnages, en certaines occasions, au contraire de PJ? Lambertine>>>J'avoue ne pas comprendre ce qui peut choquer dans la façon de filmer de PJ et de ses acolytes, ni ce qui rend la scène du mont venteux calamiteuse. Le Mont venteux est mal filmé et mal monté. C'est une telle évidence selon moi que je n'en dirai pas plus, même si le terme calamiteux est un peu fort. :) (en passant, PJ dans son commentaire de la version longue de La Communauté de l'Anneau, le dit presque lui-même: il explique qu'il s'agissait de la première scène du film tournée et qu'ils n'avaient pas encore pris leur marque à ce moment) >>>pourquoi aurait-il fallu les rendres hiératiques ? Je m'en suis expliqué dans l'édito. Et revois le Guépard. :) >>>PS : au sujet de longs plans-séquenses, as-tu vu "L'Arche Russe" ? Vu l'Arche Russe. Mais cela n'est pas du tout à cela que je faisais allusion. L'Arche Russe est constitué d'un seul plan séquence. Un impressionnant exploit technique, mais je préfère personnellement les films découpés un minimum. L'Arche Russe aurait gagné à l'être. Pour terminer, j'aime beaucoup les films d'aventures (presque autant les Indiana Jones que les 7 samourais d'ailleurs :) ). Je les préfère simplement plus sobres et moins condensés, où l'émotion n'est pas extirpé du spectateur à grand renfort de gros plan interminables et d'acteurs larmoyants. J'ai d'ailleurs distingué deux problèmes dans mon édito: Le RdR en tant que film et le RdR en tant qu'adaptation. Bon week-end!
Le Tournage - Edito n°15 - Vos réponses - babel - 06/02/2004 Tiens, Lambertine... |