Iarwain
Inscription : Jan 2002
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Cirdan> je ne suis pas mecontent qu'il ne se soit pas "occupe" de Tolkien de la meme facon.

Il lui a quand même consacré un chapitre de ses Admirations (livre que je n'ai pas lu, mais qui vient d'être réédité par L'oeil du Sphinx).
Pour revenir (mais pas trop, tu as raison) sur Lovecraft, j'aurais par exemple moins d'indulgence pour Derleth et Cie (entre autres, Brain Lumley) que pour Bergier, que je ne connais, il est vrai, moins que les deux précédents.

Iarwain

Iarwain
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Oups! il s'agit bien sûr de Brian Lumley, et non de "Brain Lumley" (lapsus révélateur ?)

Iarwain, tout confus.


Iarwain
Inscription : Jan 2002
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En réponse à mon propre message du 08/02, j'ai retrouvé la citation d'Ubik que Cédric mentionnait: c'est au chapitre 2, l'action se passe dans un moratorium où l'on conserve les défunts en "demi-vie":

"Un moment de silence, puis Ella se mit à rire.
-S. Dole Melipone, qu'est-ce que c'est que ça? Aucune chose ne peut avoir un nom pareil.
Ce rire chaleureux, au timbre unique et familier, fit passer des frissons dans la colonne vertébrale de Runciter; il se le rappelait encore, même après toutes ces années. Il n'avait plus entendu le rire d'Ella depuis plus de dix ans.
-Tu as peut-être oublié, dit-il.
-Je n'ai pas oublié, dit Ella, je n'oublierais pas un personnage nommé S. Dole Melipone. C'est quoi, un hobbit?
-C'est le principal télépathe de Raymond Hollis."

Donc, c'est confirmé, Philip K. Dick avait bien lu Tolkien (d'ailleurs, Ubik est paru en 1969)

Iarwain

Beruthiel
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Un petit ajout à la liste des allusions à Tolkien : c'est un passage de  l'essai de Houellebecq sur Lovecraft :
"Le XXeme siècle restera peut-être comme un âge d'or de la littérature épique et fantastique, une fois que se seront dissipées les brumes morbides des avant-gardes molles. Il a déjà permis l'émergence de Howard, Lovecraft et Tolkien. Trois univers radicalement différents. Trois piliers d'une littérature du rêve, aussi méprisée de la critique qu'elle est plébiscitée par le public. Cela ne fait rien. La critique finit toujours par reconnaître ses torts; ou, plus exactement, les critiques finissent par mourir, et sont remplacés par d'autres."

J'aime bien la fin ;-)
   

Tar Palantir
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Je fais remonter ce fuseau. Je viens en effet de tomber sur cette page, où l'auteur explique les relations entre des chansons de Led Zep et l'œuvre de Tolkien.

Laegalad
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Et un autre auteur qui multiplie les références à Tolkien : Stephen King. Enfin, je sais pour Minuit 4 (ou 2... enfin, avec un chiffre derrière), pour le reste, c'est une amie grande admiratrice qui me l'a dit... Parce que moi, Stephen King...

Dani
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Un groupe a adapté le silmarillion en métal (ou hard rock pour moi ça résonne un peu pareil, désolé pour les amateurs, mais on me l'a mis dans les oreilles alors que je dormais encore, donc pas en état de discerner le vacarme qui me sortais de mes rêves)
Je me renseigne sur le nom et je vous en fais part.

Nicolas
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Dans l'ouvrage intitulé "Stephen King de A à Z" (de George Beahm, éditions Vents d'Ouest), on peut effectivement lire aux pages 221 et 222 que "Le Seigneur des Anneaux" a servi de base au roman de Stephen King "Le Fléau". George Beahm rapporte d'ailleurs les propos tenus par King à ce sujet: "Ce n'est pas un hasard. Je n'en parle jamais à moins que quelqu'un ne le souligne, parce que mes livres n'ont pas eu la moitié du succès du Seigneur des Anneaux. A mon avis, c'est surtout parce que je n'ai pas voulu transformer les Etats-Unis après la maladie [dans Le Fléau, un virus semblable à la grippe décime une grande partie de la population terrestre] en Terre du Milieu. L'un des éléments qui m'a permis de faire cela est la phrase que j'ai écrite dans le livre: Après la peste, il y a la magie. La meilleure critique que j'aie lue disait que Stu Redman [le héros du roman] est un Frodon américain qui reste assis à la station-service avec ses camarades hobbits, et finit par se lever pour partir en quête."

Nimdhel
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A propos des chansons inspirées de l'oeuvre de Tolkien, je suis étonné de n'avoir pas vu mentionné "Tom Bombadilom" de Jacques Higelin.

Alieniste
Inscription : Dec 2003
Messages : 18

HI,

Le groupe de metal et non hard rock(beurk) qui a compose un album sur le Silmarillion est Blind Guardian sous le titre de "Nightfall in Middle-Earth. C'est un groupe de speed metal allemand qui tiens bien la route! ça vaut ce que ça vaut, moi j'adore. C'est sur ce n'est pas du classique composé par Howard Shore mais les fadas d'instruments purs tels  que la grosse batterie et la grande guitare electrique apprécieront.
Un autre groupe de symphonic metal, Rhapsody, devais faire une saga sur le SDA mais le projet a été annule dommage car celà aurait impressionnant vu la qualité de leur dernière saga sur "L'Epéé d'Emeraude".

Peace and Love Forever

Elbaratha
Inscription : Dec 2003
Messages : 170

Il y a un autre groupe dont le nom est inspiré de Tolkien. Les Silmarils. C'est très pop-rock, et les paroles n'ont rien a voir avec Tolkien (au premier abord du moins), mais je trouve ça assez sympa. Et en plus c'est français!
Elba

Aredwin
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Messages : 217

Pour ne citer que lui et ravir Cédric, revoici l'inénarrable Philip K.Dick (il l'est non?).
J'attire donc votre attention sur ce long passage de "Au bout du labyrinthe" ou "A maze of death" en VO:

-Il se leva pour aller prendre un visidisque et le plaça sur la platine.(...) Puis il monta le son. "...Legolas a raison. Nous ne pouvons pas tuer ce vieillard sans defiance, malgré notre peur et nos doutes. Attendez et montez la garde!".
Les mots tonifiants du vieux feuilleton épique lui rendirent l'optique normal des choses.(...) "...Tu parles comme un personnage qui connait bien Fangorn, n'est-il pas vrai?"(...)                                     
"Qu'as-tu à dire que tu n'aies pas dit lors de notre derniere rencontre?" lança une voix sonore. Levant les yeux, il se trouva face à la silhouette vêtue de gris de Gandalf. C'etait comme si Gandalf lui adressait la parole, à lui Ben Tallchief. En lui demandant des comptes. "Ou peut-être y a-t-il des choses dont tu veux te dédire?" continua Gandalf.(...) Je ne suis pas capable de te répondre en ce moment, Gandalf.(...) J'en ai envie Gandalf, songea-il(...)
A voix haute il déclara: "Gandalf, tu n'existes plus sauf dans l'esprit des hommes(...).

K.Dick revait-il déja d'une interpretation télévisuelle de l'oeuvre de Tolkien? C'est fort possible vu le regain d'interet pour celui-ci dans les années 70.
Ceci dit, c'est un passage tres interessant lorsqu'il est lu dans sa totalité.

Et nous terminerons sur une petite note musicale avec un groupe Quimperois, désolée on ne se refait pas comme dirait l'ancien, j'ai nommé "Eowyn". Musique d'inspiration Irlandaise et Celtique pour amateur de tavernes et autres bieres.

Cordialement.

Aredwin/Lord Running Clams :-) (cf. Les clans de la Lune Alphane)                                                                                                                                     

sosryko
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Nimdhel, je découvre bien en retard ton message, *rats* !
Quelqu'un pourrait-il (sans s'en vanter ;-)) nous/me transmettre les paroles de la chanson "Tom Bombadilom" qu'on trouve sur l'album "Tombé du Ciel" d'Higelin (je n'arrive pas à la trouver sur le Net) ?

Sosryko

Laegalad
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Hi hi :) On ne te referra pas :) Figures-toi que c'est le seul album de lui que mes parents ont, et que quand j'étais gamine, et avant de connaître Tolkien, il y en avait une qui passait régulièrement... c'était celle-là (comme quoi, j'étais peut-être prédestinée, comme pour la flûte :)) :

Y'a un drôle d'homme
qui se nomme
Tom Bombadilom
tous les gosses
du quartier l'appellent
Tom Bombadilom

Son carrosse est tout rouillé
et ses bottes sont trouées
y a des asticots dans le tuyeau de son shillom

O pauvre Tom
Tom
Tom Bombadilom
O pauvre Tom
Tom
Tom Bombadilom

Tom Bombadilom leur dit
je m'en fous
Tom Bombadilom leur dit
pensez-vous

Le loup a croqué ta femme
y'a ton chateau qy'est en flammes
t'iras en enfer su t'avales tes trois litres de rhum

O pauvre Tom
Tom
Tom Bombadilom
O pauvre Tom
Tom
Tom Bombadilom

Tom Bombadilom leur dit
je m'en fous
Tom Bombadilom leur dit
pensez-vous

Tant que le diable chaque soir
jouera du luth dans mon placard
tant que les fées viendront rêver sous mon chapeau
Tom Bombadilom a dit
il f'ra beau
si beau

Un jour le drôle d'homme qu'on nomme
Tom Bombadilom
m'a dit me parlant des hommes
je les trouve bizarres

Comme un poulet dans le noir
tenant une prise de courant
qui cherche en tâtonnant à se brancher quelque part

O pauvres hommes
comme
un poulet dans le noir

Tom Bombadilom a dit
je m'en fous
Tom Bombadilom a dit
lâchez tout

S'ils n'en font jamais qu'à leur tête
ils feront sauter la planète
moi je retourne chez les lutins et les fous

Tom Bombadilom a dit
venez-vous ?

Vision assez spéciale du bonhomme, quand même :)

Stéphanie - je le jure, je ne fais pas exprès :) !

Laegalad
Inscription : Sep 2002
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Brouf, les fautes de frappes...

melo dye
Inscription : Mar 2004
Messages : 358


Y'a qu'à demander !! ;-)


Y à un drôle d'homme
qui se nomme
Tom Bonbadilom
tous les gosses
du quartier l'appellent
Tom Bonbadilom
Son carrosse est tout rouillé
et ses bottes sont trouées
y à des asticots dans le tuyau de son shillom
O pauvre Tom
Tom
Tom Bonbadilom
O pauvre Tom
Tom
Tom Bonbadilom
Tom Bonbadilom leur dit
je m'en fous
Tom Bonbadilom leur dit
pensez-vous
Le loup a croqué ta femme
y a ton château qu'est en flammes
t'iras en enfer si t'avales tes trois litres de rhum
O pauvre Tom
Tom
Tom Bonbadilom
O pauvre Tom
Tom
Tom Bonbadilom
Tom Bonbadilom leur dit
je m'en fous
Tom Bonbadilom leur dit
moquez-vous
Tant que le diable chaque soir
jouera du luth dans mon placard
tant que le fées viendront rêver sous mon chapeau
Tom Bonbadilom a dit
il f'ra beau
si beau
Un jour le drôle d'homme qu'on nomme
Tom Bonbadilom
m'a dit me parlant des hommes
je les trouve bizzares
Comme un poulet dans le noir
tenant une prise de courant
qui cherche en tâtonnant à se brancher quelque part
O pauvres hommes
comme
un poulet dans le noir
Tom Bonbadilom leur dit
je m'en fous
Tom Bonbadilom leur dit
lâchez tout
S'ils n'en font jamais qu'a leur tête
ils feront sauter la planéte
moi je retourne chez les lutins et les fous
Tom Bonbadilom a dit
venez-vous?

trouvé sur

http://www.tolkien-music.com/

lien lui-même récupéré sur Yrch !!!

Mel'
Bonzaï fan d'Higelin

melo dye
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arf .... les grands esprits !!!!

;-*

Laegalad
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Hi hi :) Sauf que moi j'ai tout retapé manuellement :)

melo dye
Inscription : Mar 2004
Messages : 358

ben vi mais moi je suis pas tranquillement chez moi et je peux pas farfouiller dans mes vieux vinyles pour récupérer les paroles d'1 chanson que y'a longtemps que je la connais plus par coeur ...
;-p

sosryko
Inscription : Mar 2002
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Merci merci à toutes les deux, et tout particulièrement à Stéphanie qui "a tout retapé manuellement" ;-))

Sosryko, qui ne se refait pas sur certains points effectivement :-)

sosryko
Inscription : Mar 2002
Messages : 2 072

Trouvé dans "Lire" (avril 2004, p. 146), une réponse de Salman Rushdie à la question "votre livre culte?" :
"Le Seigneur des Anneaux de Tolkien. Même aujourd'hui, j'en trouve l'écriture un peu ridicule, mais ça me passionne toujours autant."

Korea
Inscription : Oct 2004
Messages : 121

Je remonte un fuseau, parce que je suis vraiment perplexe.

Je suis retombé sur la citation de Tolkien dans "le matin des magiciens" : "il se peut que Numinor, mystérieux centre celte du 5e siècle avant J-C ne soit pas une légende..."

Mais comment ont-ils entendu parler de ces "travaux", et de quoi s'agit-il au juste ? Ils n'ont pas lu les textes du Légendaire tout de même ?

Eruvike
Inscription : Nov 1999
Messages : 190

J'ai écrit un dossier de 10 pages sur cette question dans "Tolkien, les racines du légendaires" (La Feuille de la Compagnie, n° 2), Ad Solem, 2003, p. 147-156.

Vinyamar
Inscription : Apr 2001
Messages : 1 846

Ton dossier m'a d'ailleurs montré à quel point la méthodologie de Jacques Bergier était faible: il lui suffisait qu'un ami de confiance lui parle d'un sujet pour qu'il le prenne pour argent comptant.
Cela explique le contenu de son livre "le matin des magiciens", passionnant au demeurant, mais on a l'impression qu'il y croit, lui.

vincent
Inscription : Aug 2000
Messages : 1 436

ce qui va dans le même sens : tout en soulignant ce que la publication de Tolkien en France doit à Bergier, ChBourgois montre bien, dans son entretien, tout ce qui lui est étranger dans ce type de publication.

Vincent

Korea
Inscription : Oct 2004
Messages : 121

Il y aurait pas un site où télécharger la feuille ?

A moins qu'une âme charitable ne me fasse le résumé de l'article...

Elwe
Inscription : Jun 2003
Messages : 848

Il y aurait pas un site où télécharger la feuille ?

Cher(e) Korea,

Tu demandes à avoir la possibilité de télécharger la feuille pour en avoir la substantifique moëlle? Et pourquoi pas l'acheter tout simplement? ;o)

Je te donne rapidement le lien vers le site d'Amazon mais il n'est pas le sul à le vendre bien sur ;o)

Bonne lecture!

Julien - Elwë Ier
Empereur à vot' service! ;o)

Fangorn
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    Dans son dernier livre Nous, les dieux. L’île des sortilèges (Albin Michel, 2004), Bernard Werber se sert d’une des énigmes dans l’obscurité de Bilbo le Hobbit.

    Le dieu Chronos se présente en donnant l’énigme lui correspondant :
« Il dévore toutes choses,
Oiseaux, bêtes, arbres, fleurs.
Il ronge le fer, mord l’acier,
Réduit les dures pierres en poudre,
Met à mort les rois, détruit les villes,
Et aplatit les plus hautes montagnes.
Qui est-il ? » (§ 26, p. 72)

    Werber ne dit pas qu’il la reprend à Tolkien, mais peut-être le fera-t-il par la suite (je n’ai pas fini ;-))

Sébastien
« Avant que le fer ne fût trouvé ou l’arbre abattu,
Quand la montagne était jeune sous la lune,
Avant que l’Anneau ne fût forgé, ou le malheur ourdi,
Il parcourait les forêts au temps jadis. » ;-)

Coeur de Canard
Inscription : Oct 2002
Messages : 422


Il ya aussi le Cryptomicon de Neal Stephenson. C'est un peu un bouquin pour geek (bon le heros est un nain, son grand pere un elfe, son ex une hobbite et Gandalf un pretre catholique plus ou moins defroque mais c'est pas mal).

Question "stairway to heaven" est ce que c'est inspiere ou non de Tolkien, est ce que ca parle de Galadriel. Et au finale de quoi ca parle au fait ?

Eruvike
Inscription : Nov 1999
Messages : 190

J'ai retrouvé le site qui a motivé ce fuseau il y a quelques années...

http://www.adherents.com/lit/Na_445.html

Vinyamar
Inscription : Apr 2001
Messages : 1 846

Eruvike, détenteur de la plus longue recherche : 5 ans (et des brouettes !!) :-)

(c'est curieux, le sous titre de la page ne dit pas réellement ce qui s'y trouve)

sosryko
Inscription : Mar 2002
Messages : 2 072

Les références qui suivent ne sont pas de la "littérature" mais des essais. Lorsque Tolkien est mentionné ponctuellement, je cite, sinon, je donne les références que tous peuvent consulter sur Google print.

§1

« More recently, J. R. R. Tolkien in The Lord of the Rings took his four hobbits through the “Old Forest”, a dark, dank, misty place, which cast gloom and dread over the travelers. Its tree trunks of innumerable shapes and sizes were covered in moss, with writhing and interlaced roots, but no undergrowth, save for hollows, where the bushes were thick and matted. Passage through the forest was easy enough, despite the rarity of paths, but the hobbits were rapidly lost and disorientated. When they encountered a glade, they felt charmed and cheerful after the abominable forest. When they lay down to sleep, the hobbits were attacked by a hoary old willow with gaping fissures in his trunk. When they retaliated with fire, a wind seemed to rise, as if ripples of anger were spreading though the forest. »
George F Peterken, Natural Woodland: Ecology and Conservation in Northern Temperate Regions, Cambridge University Press, 1996, 522 p., p. 25

§2

« “Political ecology”, in the sense of politically located ideas of environment and of the “right” relationships of humans to and within “it”, has existed unconsciously from the moment people started to imagine environmental utopias and dystopias. It can be traced from Virgil’s The Georgics (29 BC), through the writings of Jean-Jacques Rousseau (1712-78) and Henry David Thoreau (1817-62), to the “Shire” and “Mordor” of J. R. R. Tolkien’s The Lord of the Rings. »
Political ecology : Science, Myth and Power, édité par Philip Anthony Stott et Sian Sullivan, Oxford University Press US, 2000, 276 p., p. 2.

§3 

« Unconsciously, the human realm is denied in favor of the world of pure technics. Man, the tool user, grows convinced that he is himself only useful as a tool, that fertility except in the use of the scientific imagination is wasteful and without purpose, even, in some indefinable way, sinful. I was reading J. R. R. Tolkien’s great symbolic trilogy, The Fellowship of the Ring [sic.], a few months ago, when a young scientist of my acquaintance paused and looked over my shoulder. After a little casual interchange the man departed leaving an accusing remark hovering in the air between us. “I wouldn’t waste my time with a man who writes fairy stories.” He might as well have added, “or with a man who reads them. »
Loren Eiseley, « The Illusion of the two cultures » (1964), dans Essays in context, édité par Sandra Fehl Tropp, Ann Pierson D'Angelo, Oxford University Press US, 748 p, p. 355.

§4

« Regardless of the definition of “fantasy”, however, it is clear that literary fantasy and the fantastic (whether these two terms refer to one thing or two distinct things) have a great deal to do with questions of theology and religion. How they are connected will vary depending on the definition of “fantasy” that is chose. Rabkin’s widely accepted view holds that fantasy (or the fantastic) involves the reversal of normal understanding of reality. In that case fantasy is, as J. R. R. Tolkien also argued, an act of “sub-creation” (Tolkien 1966:49). The human power of subcreation is finally dependant upon our understanding of the reality of the “primary” or empirical world, even when we seek to deviate from that reality in the most striking ways. Tolkien defines the fairy story as a form of evangelium, the “good news” or gospel of human salvation and recreation (1966:58-9). In other words, within a theological framework, human fantasy narratives imitate the creative power of God (Tolkien 1966:75). This view is more than a little reminiscent of Samuel Taylor Coleridge’s (1920) well-known description of the creative imagination as that aspect of the human spirit which is the image of God (although Coleridge assigned a lesser role to “fancy”, his word for fantasy). (…)
[6] (…) many scholars and other readers view fantasy as an escape from the grim day-to-day realities of our “primary” world to the joys of a “secondary world” (Tolkien 1966:60), in which good ultimately triumphs over evil through magic or other supernatural power. Tolkien indeed stresses the positive value of the escape and consolation provided by fairy stories. Theses stories are opiates, although Tolkien does not use that word. As anyone who has suffered prolonged and unavoidable pain can attest, opiates are sometimes necessary. However, no one would maintain that any person who requires an opiates is a healthy person. Fantasy is thus for this view a symptom of something very wrong with the primary world — perhaps one could say its “ungodliness”.
»
Violence, Utopia, and the Kingdom of God: Fantasy and Ideology in the Bible, édité par George Aichele, Tina Pippin, Routledge (UK), 1998, 176 p., p. 3, 6.

§5

« Hence the United States got bad technocracy. But how many Americans would want J to live in a “good” technocracy, a well-oiled totalism really capable of driving society relentlessly toward a preprogrammed future? Modern mythologists have always imagined such a system with horror : Frank Kafka’s The Castle, Mary Shelley’s Frankestein, Karel Capek’s robot world of R.U.R., George Orwell’s 1984, Aldous Huxley’s Brave New World, C. S. Lewis’s That Hideous Strength, J. R. R. Tolkien’s Lord of the Rings. The lesson is always that the technocratic promise is either a cheat or a nightmare, that to wield total power, even with the best of intentions, would be our undoing. In short, we dream of a system that gives us all we want but could not bear to live in a system powerful enough to do so. »
Walter A. McDougall, The Heavens and the Earth: A Political History of the Space Age, Johns Hopkins University Press, 1997, 555 p., p. 447.

§6

« The iconoclats, as John Damascus saw it, were too intellectualist in their religious stance. “Do not insult matter,” he protested, “for it is not without honour. Nothing is to be despised that God has made. That is a Manichaean error.” Icons make explicit the innate holiness of the material world, and call down God’s blessing on all human artistic creativity. The iconographer serves as the priest of creation, transfiguring it and rendering it articulate in praise of God. He acts as a “subcreator”, in J. R. R. Tolkien’s phrase, as a “maker” after the image of God the Maker. In the words of St Theodore the Studite, “The fact that the human person is made in the image and likeness of God means that the making of an icon is in some way a divine work.” »
Oxford Illustrated History of Christianity, édité par John McManners, Oxford University Press, 2001, 768 p., p. 143.

§7

« According to Hobbes, individuals have passions. They sense and reason, but they also will and want. They want status, property, and the like. In Hobbes’ view, this is human nature, the character of man in his natural state.
Unfortunately, property and power are scarce. Want causes competition and conflict. Humans left to their own inclinations soon degenerate into war of  “everyman against everyman.” (This view of human nature, incidentally, continues to be expressed in British literature, still reflecting the Hobbesian philosophy. In Lord of the Flies, by William Golding, boys left on a tropical island rapidly degenerate into fighting without justice or compassion. The Orcs in Tolkien’s Lord of the Rings personify this human tendency exaggerated into a disgusting tribe of monsters. And, of course, this Hobbesian view of human nature lies behind the so-called “conservative” perspective in Anglo-American society.) »
James L. Peacock, The Anthropological Lens: Harsh Light, Soft Focus, Cambridge University Press, 2001, 174 p., p. 12.

§8

Margery Hourihan, Deconstructing the Hero: Literary Theory and Children's Literature, Routledge (UK), 1998, ? p.  , pp. 32, 52-53, 65

§9 Article de Jonathan Langford, « Why the Academy Is Afraid of Dragons :  The Suppression of the Marvelous in Theories of the Fantastic », pp. 51-64 dans

Science Fiction, Canonization, Marginalization, and the Academy, édité par Gary Westfahl, George Slusser, Greenwood Press, 2002, 192 p.

§10  Tolkien (“On fairy Stories”) : pp. 26, 29-30, 36-37, 55-57, 61, 63 ; SdA : p. 80).

The Fantastic Sublime: Romanticism and Transcendence in Nineteenth-Century Children's Fantasy Literature, David Sandner, Greenwood Press, 1996, 168 p.


§11 (sur l’Évasion et la position de Tolkien à ce sujet)

Heidi Slettadahl MacPherson, Women's Movement: Escape As Transgression in North American Feminist Fiction, Rodopi, 2000, ? p., p. 28-32


§12  pp. 153-156 : Critique qui n’est pas sans rappeler sur certains point celle que fit Smadja 20 ans après

Rosemary Jackson, Fantasy: The Literature of Subversion, Routledge (UK), 1981, 224 p.

S.

Ardarin
Inscription : Jun 2005
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On retrouve aussi une référence à Tolkien dans "l'encyclopédie du savoir relatif et absolu" de Bernard Werber (quel titre!) dans un article sur la notion de "l'Est" où il dit que nombre de personnages partirent vers l'Est, dont Bilbo pour ce qui est de la littérature!
Sinon on trouve un certain nombre de groupes de Viking metal ayant pour référence Tolkien. Je ne citerais que Amon Amarth ou Gorgoroth (pourquoi c'est toujours des goupes de musique violente qui ont des références à Tolkien :'-( )

Souvenir d'un monde fabuleux (humpf soupir rêveur!)

Forfirith
Inscription : Jun 2003
Messages : 211

Je m'excuse par avance si ce message est légèrement déplacé par rapport au sujet

Voilà, en étant de baby-sittinng hier soir, j'ai du lire aux gamines des chansnons (en anglais) tirés de petites recueils type "My Firsty Rhymes" ou "My First Songs", édité chez Mark&Spencers.
Quel lien avec Tolkien ? Celui-ci:

So the cat on his fiddle played hey-diddle-diddle,
a jig that would wake the dead: (...)
the cow jumped over the Moon,
And the little dog laughed to see such fun,
And the Saturday dish went off at a run
with the silver Sunday spoon.

LotR, p. 175-176

Et aussi le poème dans Les Aventures de Tom Bombadil : "The Man in the Moon came down too soon". Les vers ne sont pas aussi proches, mais le thème est là.
Evidemment, je n'ai pas le texte "original", mais en tout cas la ressemblance dans ces deux poèmes m'a sauté aux yeux...Cela m'a fait me demander si c'était Tolkien qui avait repris une comptine pour enfant traditionnelle anglaise, où si les "auteurs" de ces livres s'étaient inspiré de lui...

Tilkalin
Inscription : Jun 2005
Messages : 320

Tiens ? Je tombe par le plus grand des hasards sur ce sujet en "farfouillant" dans le moteur de recherche et à sa lecture me revient en mémoire la citation d'Umberto Eco dans son "Apostille au Nom de la Rose", un de mes livres de chevet (p. 541-542) :

Umberto Eco a écrit :
Je crois qu'il y a trois façons de raconter sur le passé. L'une est le romance, du cycle breton aux histoires de Tolkien [...]. Le passé est alors scénographie, prétexte, construction de la fable et donne libre cours à l'imagination. [...] Le romance c'est l'histoire d'un ailleurs.
Puis vient le roman de cape et d'épée, comme celui de Dumas. Le roman de cape et d'épée se choisit un passé "réel" et reconnaissable [avec] des personnages déjà enregistrés par l'encyclopédie [...]. Par contre, dans le roman historique il n'est pas obligatoire qu'entrent en scène des personnages reconnaissables en termes d'encyclopédie commune.

Je cite la typologie d'U. Eco aux seuls fins de recadrer la référence à Tolkien dans son contexte. A noter aussi que cette marginalia est référencée par E.J. Kloczko dans Tolkien en France (p. 169).

Voilà, en espérant que cette citation ne soit pas redondante, mais après recherche dans le moteur, il me semble que non. ;-)

Cordialement,
Tilkalin.

Nerdanelle
Inscription : Jul 2006
Messages : 8

Dans Eragon on retrouve des mots tirés de chez Tolkien : il y a notamment une ville qui s'appelle Melian si je me rappelle bien.

Sinon en groupe de black metal je sais qu'il existe Gorgoroth (déjà cité) et aussi Elbereth et Ephel Duath. Par contre je serai incapable de vous en dire plus sur ces groupes !

lemminka
Inscription : May 2006
Messages : 36

Aucun rapport avec la littérature ni la musique, mais en regardant un reportage il  y a environ une semaine, le caméraman en vient à interviewer Mr et Mme.... Doriath ! quel beau nom ! voilà, c'était juste pour l'anecdote ...

lemminka
Inscription : May 2006
Messages : 36

Aucun rapport avec la littérature ni la musique, mais en regardant un reportage il  y a environ une semaine, le caméraman en vient à interviewer Mr et Mme.... Doriath ! quel beau nom ! voilà, c'était juste pour l'anecdote ... Quelqu'un sait-il quelle origine linguistique peut expliquer ce nom ?

Cédric
Administrateur
Inscription : Jan 1999
Messages : 5 232

Lemminka, je suppose que tu as cru que ton message n'était pas passé. N'oublies pas de rafraichir la page pour vérifier si celui-ci est bien ajouté.
T'ai-je souhaité la bienvenue ? Si non, c'est maintenant chose faite ;-)

eric
Inscription : Feb 2005
Messages : 122

Grima chez les verts, avec   
http://www.filfax.com/dossier%20internet...ndidat.htm
C'est hors littérature, et pas très gentil pour M. Grima, mais c'était assez tentant.
Plus in-littérature, quoiqu'il s'agisse ici d'un contr'exemple, Bilbo/Belbo.
Tilkalin > "un de mes livres de chevet"   Pour moi, c'est plutôt "Le Pendule de Foucault". J'ai correspondu (un peu) avec M. Umberto Eco, entre autres au sujet de son personnage Belbo : d'où il est ressorti que l'origine de ce nom, Belbo, n'a pas de rapport avec "notre" Bilbo.
Eric

lemminka
Inscription : May 2006
Messages : 36

bonjour cédric, merci pour l'accueil ! en fait, j'ai voulu modifier mon message en cliquant sur précédent... ! je ne trouve pas le lien pour modifier...

ISENGAR
Modérateur
Inscription : Jun 2001
Messages : 5 096

Coucou, Eric :o)
A quand les Letters d'Umberto Eco ?

I. :p

eric
Inscription : Feb 2005
Messages : 122

Letters grimées en Lettere   :)
e à i  (o, u, y)

Elbaratha
Inscription : Dec 2003
Messages : 170

Je fais remonter ce fuseau, juste pour dire que The Hobbit est mentionné dans Sophie's Choice comme faisant partie de la littérature de base des petits américains.
Le narrateur dans ce passage parle d'un certain Rudolf Höss, allemand qui aurait fait partie des SS et qui aurait été le commandant en chef des camps de concentration et d'extermination d'abord de Dachau et ensuite d'Auschwitz-Birkenau. Je ne sais pas si cet homme a vraiment existé ou s'il n'est que pure fiction, je n'ai pas vérifié. Toujours est-il qu'il aurait écrit un livre, peu de temps avant son exécution, et que le narrateur recommande l'étude de ce livre dans les écoles américaines dans la classe "eigth-grade" (ce qui correspond à peu près à la 5ème ou 4ème chez nous), "...along with The Catcher in the Rye, The Hobbit and the Constitution."
(W. Styron, Sophie's Choice, ed. Vintage Classics, p. 179)
Elba

Tharkun
Inscription : Sep 2003
Messages : 107

Rudolf Höss sur Wikipedia.
Je ne connaissais pas ce personnage.

eric
Inscription : Feb 2005
Messages : 122

Merci à Elbaratha et Tharkun, je ne savais pas comment, ni surtout où, avait fini ce triste sire.
De mémoire, je pense qu'il est question du Seigneur des Anneaux (ou de Tolkien?) dans le film ET, lorsque les enfants jouent à un jeu de rôle ou de plateau, vers le début.
Erik Orsenna (cf. Gracq) évoque le Seigneur des Anneaux et Tolkien dans Grand Amour (Seuil 1993 pp. 174 176 178). "J'ai correspondu (un peu) avec" M. Orsenna et il m'a écrit que je lui avais donné l'idée -ou l'envie, je ne sais plus- de relire le SdA. On ne m'en voudra pas pour cette dernière "information", destinée à Isengar : oui, ceci figurera dans les Letters/Lettere/Lettres.  ;-))

Feuille de Niggle
Inscription : Jul 2005
Messages : 244

... mais il ne faut pas oublier de distinguer les personnes, car il y a eu DEUX personnages de ce nom parmi les chefs nazi. Celui qui fut pendu dans le camp d'Auschwitz en avait été le responsable, mais l'autre était un plus haut gradé (qui a été "sauvé" à Nuremberg en raison de ses troubles mentaux évidents).

FdN

Tharkun
Inscription : Sep 2003
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L'autre personnage s'appelle Rudolf Hess.
J'ai d'ailleurs pensé à un faute de frappe mais j'ai vérifié avant de signaler l'erreur.

Matrok
Inscription : Jan 2007
Messages : 7

eric : Dans "ET", les gamins au début du film jouent à "Donjon et Dragon", un jeu intermédiaire entre le jeu de plateau et le jeu de rôle très populaire chez les ados américains au début des années 80. Ce jeu se déroule dans un univers d'heroic-fantasy donc il y a évidemment des trucs qui rappellent Tolkien, mais je ne crois pas me souvenir qu'il y ait une référence explicite. S'il y a une oeuvre littéraire qui est largement citée dans "ET", c'est plutôt le "Peter Pan" de Matthew Barrie...

Feuille de Niggle
Inscription : Jul 2005
Messages : 244

c'est vrai! en fait je pensais qu'on pouvait les confondre à cause de la prononciation. Et puis voir parler de ces sinistres personnages ça m'a redonné le souvenir glaçant d'une visite à Auschwitz-Birkenau :(

Le genre de voyage où l'on est content de se dire "There and back again"...