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Je suppose qu'il s'agit d'un élément censé rappeler le passé supposé agité du nain en question... Si c'est le cas, que de "sophistication" pour "personnaliser" les personnages, quand les nains étaient suffisamment décrits dans le livre sans qu'il soit nécessaire de beaucoup en rajouter pour que l'on puisse les identifier quelque peu à l'écran... Silmo a dit : Enfin, pour vos étrennes, voici en avant-avant-avant-avant première le trailer du Silmarillion avec des vrais morceaux de Valaquenta dedans :-D et aussi plein d'extraits de films.. Saurez-vous tous les reconnaitre? Tous les reconnaître, certes non, cher Silmo... tout au plus quelques-uns... ;-) Merci en tout cas pour ce lien. Le principal emprunt, notamment pour l'introduction "cosmique", me parait clairement concerner le remake très dispensable de Clash of the Titans sorti en 2010 (le film original de 1981 est tellement mieux...). Il m'a semblé en outre reconnaître des images issues de Prince of Persia, Robin Hood, la série de films sur Narnia, peut-être un peu d'Eragon aussi, quelques petites choses de la "trilogie" de Jackson, peut-être un film épique chinois dont le nom m'échappe, et aussi de curieux emprunts à ce qui semble être des cinématiques mettant en scène l'univers du jeu en réseau World of Warcraft... Mais je ne prétends pas être un expert, et j'en oublie certainement... Quant à la musique, caractéristique de tout un tas de bande-annonces de films plus ou moins épiques, il suffit de taper "Brand X Music" sur Gogol / Google pour avoir une petite idée de ce dans quoi vont souvent piocher les faiseurs de trailers... Tiens, "Never Surrender", "Forgotten World", "Lost Kingdom", ou "Dogs of War", par exemple... ce serait parfait pour un petit trailer mettant en scène War and Shadow XVII : le Retour du Fils de la Vengeance... ;-) Il me semble qu'il avait été question, sur un autre fuseau, il y a quelques années, d'une autre évocation en vidéo, celle de The Tale of the Children of Hurin... La musique est évidemment aisément reconnaissable (Shore puis Wagner), mais on remarquera que les références cinématographiques sont tout aussi variées ! ;-) |
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Silmo a dit : Enfin, pour vos étrennes, voici en avant-avant-avant-avant première le trailer du Silmarillion avec des vrais morceaux de Valaquenta dedans :-D et aussi plein d'extraits de films.. Saurez-vous tous les reconnaitre? C'est un truc de malade ce que certains peuvent faire quand ils s'emmerdent en salle de montage. Ce mec a du passer un exam genre "fais nous un trailer...". MERCI SILMO. |
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Bonsoir à tous, Après une longue éclipse, je suis revenu ces derniers temps sur ces bons vieux forums... Je dois dire que c'est ce fuseau qui m'a rappelé le plus de souvenirs, non seulement quant à la nature des débats, mais aussi (surtout !) quant aux positions des uns et des autres ! Plus sérieusement, pour nourrir le fond du sujet, que penser des informations savamment distillées depuis la Nouvelle-Zélande et la Californie et abondamment relayées ici-même depuis Bourg-de-Touque ? Pour ma part, je rejoins dans une très large part les réflexions de Hyarion du 23 décembre. Je n'ai jamais pensé qu'une mauvaise adaptation nécessiterait de prendre les armes pour défendre le livre : Dieu merci, dans nos bibliothèques, le Seigneur des Anneaux n'a pas été remplacé par le script du film. Autrement dit, nulle obligation de trouver le film mauvais pour prouver son attachement au livre. Tout cela pour dire que, s'agissant de cette fameuse bilogie, restons sereins ! Nous prendrons sans nul doute plaisir à ses qualités (comme cette très belle interprétation de la chanson des Nains), et quoique exaspérantes, les jacksonneries prévisibles ne changeront rien à l'essentiel : la qualité du livre que nous aimons tous ici, et que j'ai enfin lu en version originale après l'avoir lu en français il y a bien 15 ans ! Et puis, une bonne nouvelle : si l'on peut s'attendre à un magnifique oeil perçant de Smaug (je verrais bien une vision fugace de cet oeil s'ouvrant pour clore le premier volet sur une note inquiétante), gageons que cette fois-ci aucun faisceau de phare breton ne s'en échappera pour balayer les alentours ! ;) Amicalement, Aglarond |
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Tiens, il paraîtrait qu'on aurait affublé de voix françaises 13 nains et un hobbit ? I. |
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Une petite poussée de fièvre autour de l'apparence de Smaug ? Vivement juin 2012, que sorte Blanche-Neige et le Chasseur, qu'on puisse reparler de l'apparence des Nains dans la fantasy hollywoodienne de ce début de millénaire... I. |
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En effet, à peine des rumeurs de potins, mais l'apparence de Smaug est ici très classique. Si elle demeure dans cette veine, il n'y aura pas à se plaindre... à ce sujet ! ;) |
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Hey ! Ce serait-y pas Thor qui fait le chasseur? A propos de film à budget, Arte vient de consacrer plusieurs deuxièmes parties de soirée aux rois de la Série B dont un magnifique doc sur Roger Corman (gigantesque réalisateur), un autre sur Bud Spencer et un sur Christopher Lee où il fut question de son interprétation de Saroumane mais aussi de sa grande connaissance du SdA, le commentateur allant jusqu'à laisser entendre que, durant les tournages avec PJ, heureusement que le vieux Lee était là pour recadrer tant bien que mal les scénaristes. Silmo |
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Arf ! |
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Après tout, on a bien vu récemment une heptalogie transformée en octalogie... |
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Elbakin pose une question très intéressante qui rejoint une de mes pernicieuses interrogations d'il y a déjà deux ans (voir mon message du le 29-04-2010 à 19:18) : Les cinémas seront-ils prêts en décembre 2012 pour accueillir les avancées technologiques utilisées à l'occasion du tournage du Hobbit ? I. |
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En termes de désinformation, on sait que Peter Jackson et ses complices ne se sont jamais encombrés de scrupules. Mais là... je dois enlever mon chapeau et le descendre bien bas et reconnaître qu'ils ont fait très fort. Ces illusionistes, déjà rompus à tous les usages de la haute mystification, ont réussi à nous dégoter une abracadabrante histoire d'ancêtre, aka papy William John Jackson (1889-1940), vétéran de La Somme (juillet 1916), qui aurait rencontré le jeune officier des transmissions Tolkien, de la compagnie B du 1er régiment de Fusiliers du Lancashire, au moment où ces derniers relevaient son propre bataillon des frontaliers des Galles du Sud (pays celles d'Australie, mais bien celles du Pays de Galles) en première ligne le 24 juillet 1916. Alors là, qu'un obscur soldat d'un régiment gallois rencontre - et tape la causette - à un officier - anglais de surcroit - de communication des fusiliers du Lancashire au milieu des 26 divisions du corps expéditionnaire britannique en ligne sur un front de 25 kilomètres, c'est déjà guère probable, mais que le clampin - comme par le plus doux des hasards - soit l'ancêtre de Peter Jackson, et que Tolkien - je cite le subtil et candide rapporteur de cette belle anecdote - "partagea les expériences de première ligne" de William Jackson, c'est vraiment se moquer du monde avec un délice incommensurable. Respect. J'espère qu'après ce bel effort, Bilbo le Hobbit remportera autant et plus d'oscars que son malingre petit frère cinématographique. I. qui en rigole encore |
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J'ose même pas vous mettre le lien, mais bon, faut bien citer ses sources, même si elles viennent directement de la planète "1er avril"... |
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Voici quelques nouvelles fraîches qui ne sont guère enthousiasmantes... La traitement de Radagast, d'après les descriptions, n'est pas des plus réjouissant. La question des 48 images par secondes fait visiblement débat. Si la source d'Elbakin (qui pour une fois n'est pas citée) semble être convaincue, cette conviction n'est pas unanimement partagée. Voir cet article. La conclusion de l'analyse de l'auteur de l'article, pourtant plutôt dithyrambique sur ce qu'il a vu (ma traduction, et mes commentaires entre crochets): "Dans son montage introductif, Peter Jackson a déclaré qu'il faudrait une minute au spectateur pour s'habituer [à la diffusion 48 images/secondes], mais je ne l'ai jamais fait. Ca avait l'air tout le temps merdique [It looked like shit the whole time (sic)]. A-t-on des raisons d'être inquiets ? :/... I. |
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Is' a dit : La traitement de Radagast, d'après les descriptions, n'est pas des plus réjouissant. Comment ça, tu n'es pas convaincu par le traineau à lapins du grand Istar-ami-des-bêtes qu'est Radagast le brun? Tout le monde sait que le nord est de la Terre du Milieu est peuplé par des Géants des Flandres... Vous ne saviez pas que Radagast avait un pied à terre dans le plat pays (ça doit être dans le HoME XIV, ça) ? Au moins, ce ne sera pas des rênes ou des ours polaires, pour ne pas le confondre avec ce bon vieux Père Noël ou la Reine des Glaces de Narnia... Je sens qu'on va en entendre parler de ce traineau à lapins. :D |
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Très rare dans la famille des léporidés, l'Oryctolagus radagastus ardanensis :
I ;p |
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La tombe du Roi-Sorcier ? Le mec d'Angmar, avec son anneau ? Mais oui, sa tombe est pleine de trésor, c'est bien connu : le chapelet de l'arrière grand-mère de Marie, le crâne de Charlemagne quand il avait cinq ans, des pots de peinture écossaise, une tarière à trous carrés, une corde à tourner le vent, et des bocaux de pattes de serpent confites dans du miel de scarabée aussi... Étrange que seule l'épée ait disparu d'ailleurs. Attendez, trop génial, je parie que les scénaristes ont fait le lien entre le galgal et la tombe du roi-sorcier ! Une déduction ! (sur l'air de "une diversion") |
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Le galgal ? C'est quoi ? Jamais entendu parler... pourtant j'ai la version longue en blou-raie... :) |
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Une sorte de terrier pour lapin zombie...
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Oui, les lapins... lesquels font, évidemment, penser aux fameux lapins apparaissant sur le bord de la carte des Terres Sauvages, dans les éditions originales françaises du Hobbit... ;-)) Du coup, on pourrait presque se demander si cette histoire de traîneau de Radagast tiré par des lapins n'est pas, finalement, un clin d'oeil spécialement destiné au public francophone. Ce serait amusant... ;-) Cordialement, Hyarion. |
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Les lapins de la carte de Thror ? j'y aurais pas pensé. Bravo Hyarion :-D A la décharge de PJ, les neéo-zélandais sont un peuple néo-zélé en matière d'environnement. |
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Excellent Hyarion, bien vu ! :)
I. |
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Isabelle, je crois que dans le galgal tu as oublié l'aspirateur à copeaux, les braises congelées et la peinture écossaise. ;) |
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Ah non, la peinture écossaise, j'y avais pensé. |
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Ah oui, la peinture écossaise y était bien, en effet. J'ai du me mélanger les pinceaux enduits de ladite peinture. Quant aux braises congelées, elles sont en général rangées avec l'eau en poudre. Elles permettent en effet d'allumer un feu beaucoup plus rapidement. |
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Depuis la diffusion confidentielle d'un trailer de 10 minutes de Bilbo le Hobbit au CinemaCon (quel nom prédestiné...), le débat sur la technologie des 48 images secondes ("the 48fps controversy") continue de perturber le petit monde de l'internet tolkienien anglophone. Elbakin s'en fait l'écho dans une brève qui ferait douter les plus endurcis... Après le mode Xéna-la-Guerrière - en moins bien - de la "trilogie", la "Bilogie" serait donc tournée en mode "sitcom"... on pourra alors suggérer, pour ceux qui ont la mémoire télévisuelle qui porte loin, de nouveaux titres de circonstance : Nelly bobo le Hobbit... Cosbylbo le Hobbit... etc :D Quelques compléments dans ces articles (en anglais) I. |
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Arf ! Ce type aurait vendu des réfrigérateurs aux Inuits avant de devenir réalisateur que ça m'aurait à peine étonné... Mais on retient que la technologie des 48fps, ça passera ou ça cassera. Visiblement, il n'est pas question de revenir en arrière. Et tant pis pour Bilbo le Hobbit s'il sert d'essuie-plâtre pour des projets futurs :( Voir la brève sur Elbakin I. |
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Un autre article en Anglais, assez objectif, qui conclue en se demandant si la diffusion de ces 10 minutes en 48 fps au CinemaCon n'était finalement pas un poil prématurée... I. |
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Décidément... la polémique traverse les frontières. Un petit article de Tele-Loisirs.fr sur lequel je suis tombé. Rien de neuf, mais je n'ai pu résister au plaisir de la partager ici :p I. |
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Il y a aussi un papier similaire dans Télérama et il y en avait un lundi dans le HuffingtonPost. Cette fausse polémique est d'ailleurs un peu agaçante. Donc, si c'est pas pour nous faire économiser les lunettes, et puisqu'en général, c'est pas pour nous faire économiser quoi que ce soit que les nouveaux formats sont inventés, je me dis qu'une fois de plus, on nous prend pour des pigeons. Déjà, le blouray, c'est une belle connerie, je suis bien content de pas en avoir : c'est deux fois plus cher au seul motif que c'est truffé de bonus indignes, de suppléments inutiles, avec une image pas si meilleure que ça et un son tellement pas mieux qu'il doit falloir être pourvu d'une oreille absolue pour faire le distinguo. Toujours est-il que Peter Jackson est chargé de faire la promo du nouveau bidule inutile et je me dis que les producteurs ne sont pas idiots de chercher à l'imposer avec une locomotive comme le Hobbit. J'espère donc que les diffuseurs vont rejeter ce gadget en refusant de se procurer des projo 48 images par secondes. Après tout, la technique doit permettre au réalisateur de livrer un support dont une image sur deux aura été retirée par un ordinateur qui sache compter... jusqu'à deux. Silmo |
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"Silmo" pour Subliminal-mode ;-) |
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T'façon y'a rien de mieux que Star Wars version vintage. |
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Une fois de plus, PJ se comporte en grossier barbare avec l' oeuvre de Tolkien : quelques adjectifs sonnants et trébuchants me viennent en tête. -Malhabile ! Pour conclure : Mais où va t-il chercher toutes ces idées, ce cher bonhomme joufflu, qui tournait des films Gore ! ? |
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Silmo....non, rien, je t'aime ;o);o);o) |
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Je ne sais pas trop quoi penser de cette histoire de film tourné en 48 images par seconde au lieu des habituelles 24 images par seconde... D'un côté, le cinéma, même s'il est avant tout, à mes yeux, un art - fut-il encore assez "récent" par rapport aux autres -, s’appuie sur des techniques qui ne pouvaient qu'évoluer depuis l'invention du cinématographe des Frères Lumières. Des couleurs peintes à la main sur la pellicule des films français de Méliès, on est passé à la couleur filmé directement par les caméras ; du muet, on a évolué vers le parlant ; la 3D, déjà existante dans les années 1950 et aujourd'Hui très à la mode tout en étant une source de profit non négligeable pour les distributeurs ; et aujourd'hui, la grande affaire du moment, c'est d'une part, la capture de mouvement ou motion capture, et d'autre part, également, le tournage en 48 imageS par seconde... Je pense qu'il est juste et compréhensible, sur le principe, que les techniques du cinéma évoluent comme elles l'ont toujours fait, afin de faire substantiellement progresser, en l'affinant sans cesse, la capacité de l'art cinématographique à permettre l'immersion des spectateurs dans un film réalisé avec soin. D'un autre côté, la surenchère de certains cinéastes se voulant toujours la pointe de la technologie m'agace quelque peu, je l'avoue. Pour moi, James Cameron, par exemple, avant d'être un artiste, est surtout un capitaine d'industrie, et lorsque je regarde son cinéma, ce sont bien plus les innovations techniques, majeures, qui sont à retenir que les histoires, souvent cousues de fil blanc, qu'il raconte, même si ces histoires ont la prétention d'être universelles (je pense évidemment à Avatar, mais pas seulement). J'ai vu Abyss pour la première fois sur grand écran en cinémathèque, des années après sa sortie en salles : de tous les films de James Cameron, c'est probablement celui qui m'a le plus marqué. Ce qui m'a plu, dans ce film, c'est le mariage heureux entre une mise en scène et une bonne histoire, soit ce qui fait, à mes yeux, les qualités d'un grand film de cinéma. Il parait que Abyss était très la pointe de la technologie à l'époque : tout cela aujourd'hui est bien oublié, et j'avoue ne pas y accorder d'importance. Je l'ai souvent dit, et je le répète : comme disait Henri-Georges Clouzot, "Le cinéma : premièrement une bonne histoire, deuxièmement une bonne histoire, troisièmement une bonne histoire". Le reste est une affaire de mise en scène. Voila pourquoi j'aurai toujours du mal à comprendre pourquoi les cinéastes se voulant pionniers dans leur genre passent leur temps à donner plus ou moins la priorité à la technique plutôt qu'à l'art. La créativité me parait paradoxalement y perdre, quand, a priori, elle aurait tout à y gagner... La motion capture a un avantage certain : désormais, grâce à elle, les univers de fiction les plus extraordinaires, et notamment, bien sûr, ceux de la fantasy, peuvent prendre vie sur grand écran comme jamais auparavant. C'est une chance, et on ne peut que se féliciter de cette évolution de la technique cinématographique. Mais encore faut-il avoir suffisamment de recul vis-à-vis de cette innovation pour faire en sorte qu'elle serve au mieux les histoires mises en scène. Or, nous n'en sommes qu'au tout début... Et que dire donc de cette histoire de film tourné par Peter Jackson en 48 images par seconde, sinon que tout cela parait un brin prématuré par rapport au résultat de base souhaité ? The Hobbit est une bonne histoire. Telle quelle. Sans changer quoi que ce soit. Que l'on rajoute, par exemple, quelques personnages féminins parce que l'univers de Tolkien en manque, pourquoi pas, si ça reste cohérent avec l'univers en question (encore une fois, la mise en avant d'Arwen dans les films de Jackson ne m'a pas dérangé, en l'état... et si Galadriel apparaît dans l'histoire des prochains films, ma foi, là encore, pourquoi pas ?). Dans une adaptation d'une œuvre littéraire, il est normal que le cinéaste et/ou le scénariste propose une vision particulière des choses, dans un contexte artistique qui n'est pas celui de la littérature, et en prenant éventuellement un certain nombre de libertés. C'est comme ça, et c'est normal. Cependant, quand je vois que le soin que Peter Jackson semble davantage apporter à l'aspect technique d'une part et commercial d'autre part à cette adaptation du Hobbit, je m'interroge sur la question de savoir à quelle sauce la bonne histoire du départ va être mangée, le problème venant évidemment de la sauce... Le cinéma semble ici ramené à une pauvre histoire de fric... Le cinéma est une industrie, soit. Mais quid de l'art dans tout cela ? Bénéfice du doute, disais-je, il y a quelque temps, s'agissant du travail de Jackson, en l'état. Je reste sur cette position, puisque je n'ai quasiment rien vu du prochain film jusqu'ici, mais toutes ces péripéties dont nous parlons ici me laissent de plus en plus perplexe... Et pour en revenir au tournage en 48 images par seconde, il paraîtrait que le résultat équivaudrait, notamment pour les scènes d'intérieur, à l'impression de regarder une sorte de "sitcom" française, ou que sais-je... Or, là encore, je m'interroge : sous couvert d'immersion accrue par le biais de davantage de réalisme, quel est l'intérêt de donner la sensation au spectateur qu'il assiste à un tournage de film, plutôt qu'à une véritable histoire, fusse-t-elle de fiction ? Car c'est un peu ça que tout cela s'apparente : je veux bien que l'on m'en mette plein la vue, mais à condition que j'ai l'impression d'être vraiment dans une histoire, un univers différent du mien, et pas sur un plateau de tournage censé mettre en scène cette histoire, cet univers différent... Je n'ai pas envie de voir le film et son making off en même temps sur l'écran, en quelque sorte... Que devient le récit de Tolkien dans tout cela ? Doit-il n'être qu'un prétexte à autre chose qu'à mettre en scène une bonne histoire ? Difficile de savoir quoi penser de tout cela, à ce stade... Peter Jackson aurait, in fine, peut-être avantage à moins communiquer... Bénéfice du doute, donc, toujours... mais avec un brin de perplexité désormais. Once again, wait and see... Cordialement, Hyarion. Ai-je été assez subtil ? ;-) |
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Hyarion l'hermétique a posé la question suivante : Ai-je été assez subtil ? ;-) Ben, c'est à dire que "Zallf savonne Theodoric", c'est un peu obscur comme message subliminal... Bizarre... I. ;) |
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De ces questions, au demeurant pertinentes, et des opinions de leurs auteurs respectifs, qu'il faudra bien reconnaître comme respectables — opinions comme auteurs, faut-il le préciser ? —je retiendrai surtout que la fatigue visuelle qu'on peut reprocher à certaines innovations cinématographiques a été magnifiquement retranscrite au moyen d'un message subliminal qui est aussi pénible à mes yeux qu'à mon intellect, et que je ne saurai par conséquent cautionner, fut-ce aux moyens de circonlocutions verbales aussi proustiennement tortueuses que le rébus qu'on aura voulu présenter à la sagacité des lecteurs d'une manière aussi incongrue que celle-ci. ;-) Elendil, |
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Hi, hi, je vois qu'Isengar a parfaitement su nous décrypter et qu'Elendil, sans partager nos amitiés Zallfiques et Tondzhéennes (ce qui est éminemment respectable) nous le dit avec plus de panache que bien des débateurs hertziens. Restons-en là sur ce hors-sujet subliminal :-) Et revenons-en à nos moutons néo-zélandais broutant à une cadence infernale de 48/seconde... Je n'ai rien contre la modernité, bien au contraire, et suis fan de toute nouvelle technologie à condition que la nouveauté en question soit un moyen et non une fin. En l'occurrence, pour reprendre l'exemple de la 3D, ne doutons pas que l'objectif premier des producteurs est de nous faire payer plus cher les places de cinoche et de nous faire investir dans de nouveaux téléviseurs coûteux afin de renouveler à domicile l'expérience douloureuse de la migraine provoquée par ces satanées lunettes. Au moins, à la maison, le tube d'aspirine est à portée de main! S'agissant du système 48 images/seconde, je crois que c'est encore pire car je ne vois pas quel pourrait être l'apport créatif de ce bidule, le 'moyen' dont les réalisateurs pourraient s'emparer. Pour le moment, je n'y vois que la 'fin' 100% spéculative :-((( Celle des avides marchands de "décodeurs 48/s". Silmo
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Là par contre, j'ai rien compris... |
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ps : Romaine....non, rien, moi aussi ;-) |
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Hyarion a cité H.G. Clouzot : Certes, mais la mise en scène du cinéma, c'est un langage, un vocabulaire et une grammaire dont la combinaison fait le style du réalisateur. Clouzot, "Le cinéma : premièrement une bonne histoire, deuxièmement une bonne histoire, troisièmement une bonne histoire". Le reste est une affaire de mise en scène. Je ne développerai pas beaucoup car il en a déjà été question ici dans d'autres fuseaux. Notre cher Peter Jackson est plus un déclamateur qu'un poète. On peut d'ailleurs préférer ce style ci à celui-là, ou goûter les deux styles selon l'histoire racontée, n'est-ce pas? |
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Sauf bien entendu, si la Bilogie est un four... Et n'oubliez pas que: I :) |
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Rhâ, flûte, j'avais un début prometteur mais il me reste trois lettres qui ne font rien... "Citoyen, l'abus de bilogie..." mais j'ai pas "tue", j'ai "tol" ensuite :( |
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Arg, j'suis nul en anagramme (j'ai déjà du mal à contrepeter..!). J'ai trouvé "Becassine" ou "acolyte" mais rien qui complète. snif :-( |
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Silmo a écrit : En l'occurrence, pour reprendre l'exemple de la 3D, ne doutons pas que l'objectif premier des producteurs est de nous faire payer plus cher les places de cinoche C'est l'évidence même... ;-) La dernière fois que j'ai dû ressortir mes lunettes 3D achetées pour Avatar, c'était quand ? Peut-être cette projection du remake de Conan the Barbarian en août dernier, remake que j'ai vu (juste par acquit de conscience, hein, car il était impossible que ça vaille le film original de John Milius) avec le Dragon, sa fée et Elendil, à l'époque... Si je me souviens bien, la 3D n'avait guère bouleversifiée notre séance... Ah non, il y a une séance plus récente, l'hiver dernier, en compagnie des mêmes spectateurs : Sherlock Holmes 2 : A Game of Shadows. Mais je ne me souviens même plus si c'était en 3D... Ah, oui, je me rappelle, à présent : mon projection de film en 3D la plus récente remonte au jour de la sortie en salles de John Carter, en mars dernier. Le film d'Andrew Stanton était très bien, mais cette fois-là encore, la 3D ne m'a pas paru être particulièrement indispensable... Bref, sur ce sujet, j'aurai tendance à faire mienne l'observation extraite de cet article de la jeune journaliste belge Aude van den Hove : "À l'heure actuelle, peu de films ont fait un usage "intelligent" de la troisième dimension. Elle s'apparente surtout à un outil marketing qui vient se greffer à toutes les grosses productions." ;-) Silmo a écrit : Hyarion a cité H.G. Clouzot : Certes, mais la mise en scène du cinéma, c'est un langage, un vocabulaire et une grammaire dont la combinaison fait le style du réalisateur.Clouzot, "Le cinéma : premièrement une bonne histoire, deuxièmement une bonne histoire, troisièmement une bonne histoire". Le reste est une affaire de mise en scène. C'est bien ce que je sous-entend, à vrai dire, cher Silmo. Le fond est pour moi essentiel, même dans le registre du simple divertissement, mais le résultat suppose toujours, à l'évidence, une maîtrise de la mise en scène par le cinéaste, avec ses propres particularités, ses préférences, ses choix d'expression en la matière. Silmo a écrit : Notre cher Peter Jackson est plus un déclamateur qu'un poète. Pour ma part, j'avais écrit, sur le présent fuseau, en décembre dernier, que Peter Jackson était un metteur en scène au sens le plus étroit du terme : un "metteur en boîte" plus qu'un véritable créateur qui serait attaché au fond au moins autant qu'à la forme... J'ai toujours cette impression aujourd'hui, notamment avec cette histoire de 48 images par seconde. Mais bon, encore une fois... bénéfice du doute, et on verra bien... ;-) Silmo a écrit : On peut d'ailleurs préférer ce style ci à celui-là, ou goûter les deux styles selon l'histoire racontée, n'est-ce pas? Oui, bien entendu... pourvu que l'alchimie soit réussie entre le fond et la forme... Cela dépends notamment du talent - voire du génie - du cinéaste... et aussi du goût de chacun. Amicalement, Hyarion. |
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Votre serviteur a dit : Sauf bien entendu, si la Bilogie est un four... Je répondais en fait à Silmo qui avait dit : Tiens je vous fiche mon billet que ce sera le cadeau à la mode au prochain Noël, ou au suivant. Pour l'anagramme, trop fastoche ! La bonne réponse était : I. :) |
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Pour quelle bizarre raison, Mister J prétendrait-il avoir inventer le fil à couper le beurre...!?! |
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Rendus CGI sur "blue screen" vs les SFX "traditionnels", intérêt de la 3D vs. 2D, interrogations sur les 48 images / s vs. 24 images par secondes... Bigre, que de savantes questions en si peu de mots... Et cela sur fond de "la technique n'est pas mûre" ou d'un présupposé selon lequel toutes ces choses (ne) seraient (que) bassement "mercantiles" - comme une vague théorie du complot où du réalisateur à l'exploitant de salle en passant par le vendeur Certes... Mais n'est-ce pas aussi un combat d'arrière-garde ? Le N&B avait finalement aussi tout son charme et était parfaitement maîtrisé... Heh, la couleur, inutile artefact pour le vrai conteur d'histoires, aurait rendu Psychose trop sanglant de l'avis de maître Hitchcock... Je sais, ce qu'il faut pour échapper à la vacuité de la 3D, que dis-je, de la couleur, c'est du N&B muet de surcroit ! Ou alors, a contrario, ne se souvient-on pas des ces premiers grands films en couleur, "la technique alors n'était pas mûre". Ils bavaient de toutes les couleurs criardes du technicolor. Ah oui, mais n'était-ce quand même pas de bons films, du vieux Ben Hur aux Vikings ? Qu'ai je dit, que la technique ne résiderait pas (que) dans le choix du support ? Bigre. Allons bon, mes amis, finalement, au lieu du N&B muet, j'opte pour un Hobbit en technicolor et sur kinopanorama 35mm (le 70mm est vraiment du luxe) ! Ho Antilegôn. |
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... et sans Peter Jackson aux manettes, of course ;) |
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Hisweloke, Tu es de parti pris! Tu te ranges du côté de PJ parce qu'il va mettre un Dragon dans son prochain film, c'est tout :-b Ceci dit, ton intervention m'interpelle et je m'interroge... Suis-je en train de passer à côté de la modernité pourtant chère à mon cœur? D'abord, il apparait que les avis sont très partagés. Même chez les professionnels, on lit tout et son contraire : Plus intéressant, je viens d'apprendre que si les œuvres des frères Lumière sont saccadées, c'est qu'elles ont été filmées aux alentours de 18 images/sec et que les opérateurs tournaient la manivelle en se calant sur le tempo du "Régiment de Sambre et Meuse" qu'ils chantonnaient dans leur tête. Epatant. Je ne verrai plus jamais leurs films du même oeil :-) Ni ceux du vieux Méliès, précurseur du film colorisé image par image au pinceau à un poil, longtemps avant le technicolor. J'ai aussi appris que dans les Western de demain (à 48/s) les roues des diligences tourneront plus souvent dans le bon sens tandis que les rediffusions des vieux Western Old Style continueront à montrer des roues de charrette à contre-courant. Surtout, je saisis désormais mieux d'où vient la crainte proclamée partout d'un "effet série TV" qu'on repproche à PJ... Mais nous proposer des images si vraiment VRAIES, c'est oublier que le cinéma est un art d'illusion, que non seulement notre œil doit être trompé mais qu'il y est trop habitué pour ne pas regimber en cas de changement brutal. Voila, j'arrête de faire le rabat-joie. je rends les armes. Peut-être un jour de pluie, essaierons-nous de leur faire découvrir "Le Guépard", "Les hommes préfèrent les blondes", "Sunrise", "Les Enfants du Paradis" ou même "Ben Hur"; Fort à parier qu'ils nous disent "Beurk. L'image est vraiment dégueulasse" et nous pourrons répondre "Oui et c'est merveilleux, on appelle ça le Scintillement". |


