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On dit souvent que tolkien n'est pas raciste mais il y a des passages ou on se demande:les orientaux sont plutôt des rustres et ils sont pas très glorieux.Ulfang et ses potes ont fait des ravages quand ils se sont allié à morgoth et qu'ils sont allés faire la m.... dans la bataille NIRNAETH ARNOEDIAD.les passages : |
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Cela pourrait aussi être une dénonciation du racisme ;-) |
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Schématiquement, ton raisonnement est donc le suivant: Parce que Morgoth a réussi à corrompre certains hommes du Silmarillion, Tolkien est raciste? C'est conclure très (trop) hâtivement, et c'est faux. A cette aune, et si l'on considère que le Sil date d'une époque mythique et préhistorique, presque toute chronique historique est raciste. Sans parler de l'Ancien Testament, d'un racisme inoui puisqu'il parle de peuple élu. Permets-moi de te renvoyer vers le texte suivant qui traite de la question de façon plus générale: |
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Dans un récit mythique, il faut bien des méchants, et dans un récit historique, il faut bien qu'ils viennent de quelque part. Et puis il aurait dû penser à nous glisser dans les généalogies du sang de différentes régions. c'est vrai que les arbres ne sont pas assez compliqués comme ça. Et puis il aurait dû penser que des petits gars du XXIe siècle lui cherhcerait des noises à une époque où le racisme n'était pas chassé avec une telle verve (pour inf, amusez-vous à regarder des comiques des dix dernières années: vous allez halluciner en voyant que certains gags ne pourraient plus être fait aujourd'hui tellement cette chasse au racisme se fixe sur n'importe quoi !!) Et puis pour le mélange du sang, c'est sûr, si on est pas un bâtard, on est raciste, toutes les races pures sont racistes, même au début du monde. |
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Quelques précisions : au cours de la bataille de Nirnaeth Arnoediad il y a une partie des Orientaux qui ne se retournent pas contre les elfes mais se contentent de fuir parce que " leurs cœurs étaient plein de mensonges et de peurs ". Les Orientaux ne sont donc pas décrits comme étant tous des mercenaires sanguinaires mais simplement des hommes que l'on peut tromper. |
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Bon... ca c' est juste une possibilitée de raisonnement... et je vais maintenant me contredire en rajoutant quelques éléments au débats! dans le même genre d' idées que pour l ' histoire des orientaux il y a le cas de l' elfe noir. bah oui, il est noir il est méchant... mais bon... le noir et les ténébres ont toujours été les attributs du mal... et puis entre elfes... il y a aussi un certain racisme non? Et aussi entre les nains et les elfes: bah là c' est flagrant: les beaux elfes se sentent supérieur aux naugrim parcequ' ils sont laids (entre autres)
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je pense que ce sujet a deja ete traite avant. chez tolkien,effectivement,on peut dire qu'il y a un certain manicheisme,disons une centralisation sur les actes fait plutot par des peuples du nord-ouest de beleriand ou de la terre du milieu,et par des males;mais comme j'ai dit plus haut,je ne m'aventure pas plus loin. et puis,il y a des peuples de la terre du milieu qui sont rascistes,voila tout.(les orcs par exemple) |
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>et puis,il y a des peuples de la terre du milieu qui sont rascistes,voila tout.(les orcs par exemple) Et les êtres les plus "racites" ds le monde de Tolkien sont, bien sûr, ces "merveilleux" Noldor (Elfes Savants), enfin pas tous. Les Lindi sont très "racites", aussi... bref le monde de Tolkien est une "copie" de notre monde. Edouard Kloczko |
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Merci de m'avoir éclairer! |
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J'ai écrit il y a trois mois un essai sur le racisme, disponible sur ce lien (http://www.thamonodrim.com/Seuil/Essais/...m#_ednref1)... Toute critique serait la bienvenue ! Bonne lecture Franck |
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M'est avis qu'ils ont un libre arbitre fortement mâtiné d'atavisme. |
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le sujet du libre arbitre des orcs a déjà été partiellement traité dans le fuseau "les orcs sont immortels" cordialement |
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Merci Jean ! Je vais aller jeter un coup d'oeil. |
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Tolkien etait un fils de son temps, a vecu en pleine epoque colonialiste ou on exhibait encore les natifs de ces colonies lors d'expositions ou ils etaient presentes comme des sauvages. Tolkien, contrairement au tout venant, etait un homme extremement cultive, mais ne pouvait neanmoins echapper a tous les cliches qui circulaient dans les medias de l'epoque. Je ne le considere pas comme un raciste, meme au sens ou on l'entend aujourd'hui. |
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Je soutiens d'ailleurs dans mon essai, arguments à l'appui, qu'il était même souvent en avance sur son temps pour dénoncer le racisme : voir son discours d'adieu d'Oxford en 1959 où il dénonce l'apartheid, 35 ans avant sa chute. |
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Donc, les principales raisons sont: -Faut bien qu'il y'ait des méchants humains et pas que des monstres et autres perversions de Melkor. Notons que la personne noire est maudite dans la Bible, et Tolkien s'en est inspiré.(de la Bible en général, hein.) P.S: Pour l'Elfe Noir, m'est avis qu'il s'agit là d'un surnom. The_Bow_Of_Beleg. |
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" Je suis noire et pourtant belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Qédar, comme les pavillons de Salma." Je serais curieux que tu cites un pasage dans la Bible qui indique que la personne noire est maudite ??? La couleur de la lèpre (malédiction par excellence), c'est le blanc. Il n'empêche par contre que dans la culture hébraïque d'alors, comme encore dans les pays chaud, le noir est signe de laideur et de pauvreté (ce qui va ensemble). Les gens beaux ont la peau claire, voire blanche (comme dans le reste de ce cantique), d'où l'opposition qui est faite "je suis noire, et pourtant belle". Mais je vous prie de ne pas parler ainsi de chose que manifestement vous ne connaissez pas ! |
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Misère... Pour prendre la suite de Vinyamar, j'étais en train d'écrire ma bafouille lorsque je me suis rendu compte que d'autres mieux placés que moi avaient déjà fait le travail. Ainsi André Kabasele Mukenge (Doyen de la Faculté de Théologie aux Facultés Catholiques de Kinshasa...) : "la Bible ne développe pas une image négative des Noirs. Loin s’en faut. Moïse lui-même épousa une femme kushite (éthiopienne), donc noire. Lorsque son frère Aaron et sa sœur Myriam le critiquèrent pour cet acte, Dieu les désapprouva en frappant Myriam de la lèpre (Nb 12,1-10). Quant à l'instrumentalisation de la soi disant "malédiction de (C)Ham" par Noé pour justifier un racisme noir, voir l'article entier dont sont tirés ces deux paragraphes. Le fait est que "la personne noire" (pour reprendre les mots de Belthronding) fut bien considérée comme maudite...non pas dans la Bible mais dans ses relectures tronquées et racistes, rabbiniques comme ecclésiales et occidentales, exégèses honteuses d'un texte à qui l'on fait tout dire... mais qu'on n'écoute pas. S. |
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"Soyons naturel, voilà tout." Je l'avais pas vu celle-là ;-)... « J’ai peur, mais au final, cela me rassure. Car le combat pour la Paix Salam-Shalom demeure plus terrifiant que le combat pour la guerre. Il est si facile d’être haineux, d’être xénophobe, d’être raciste, d’être antisémite, d’être contre la religion de l’autre. Il suffit d’être naturel, d’être nature. Il suffit de donner libre cours à son cerveau primitif, de réveiller l’animal qui sommeille en nous, et qui tente de se protéger au milieu de sa horde, contre l’ennemi. » |
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Et voilà, encore une allusion sur les rapports entre la Bible et l'Oeuvre du Professeur... Je me demande s'il ne serait pas en train de se retourner dans sa tombe! T., lassé de ces débats religieux |
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encore une allusion sur les rapports entre la Bible et l'Oeuvre du Professeur... Je me demande s'il ne serait pas en train de se retourner dans sa tombe! Et si tu avais ouvert ses Letters, tu aurais vu que non. Double-peine pour Belthronding ! |
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Je vais devoir donc me plonger dans ses Letters, mais il me semblait que ses sources d'inspiration étaient plutôt à chercher du côté de la mythologie nordique (Edda, Kalevala et Völupsá, en particulier), des romans médiévaux, voire de Shakespeare (malgré l'avis critique qu'avait le Professeur vis-à-vis de celui-ci). Tolkien était catholique pratiquant, et cela l'a certainement influencé, mais il tentait de créer, si mes souvenirs sont exacts, une mythologie pour l' Angleterre, basée donc sur des éléments préchrétiens, du moins à mon avis... T., animiste, si çà vous intéresse... ;) PS: je viens de prendre l'index de mes Letters (j'ai pas le temps d'approfondir le sujet aujourd'hui) et les références à la Bible sont peu nombreuses, et souvent sans rapport direct avec son oeuvre...) |
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Certes, mais quand cela a un rapport direct, ça va chercher loin... Amicalement, |
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thingol : disons, pour simplifier, que les références que tu cites sont littéraires. et elles sont effectivement importantes comme "sources". voilà :-) Vincent |
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On ne va peut-être pas recommencer ici un débat mille fois traité sur ce forum. (mais je t'invite sincèrement à une appétissante lecture) |
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Merci pour les précisions à tous les trois (je me basais en partie sur ton travail, vincent), je relancerais ce sujet là où cela doit être, dès que j'aurai approfondi le sujet (ouais, ben çà sera pas ce soir, Melian s'impatiente. ;p |
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je croyais avoir deviné, thingol :-) mais justement : lorsque j'ai publié les _Rivages_, en 2001, je me suis abstenu, pour le premier livre français consacré au SdA, de développer des pistes très balisées par la critique anglo-américaine. amicalement |
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Je viens de lire ton article, Aglarond. Très bon. Tu pouvais aussi développer la notion d’ « hommes moindres » (lesser men), déjà débattue sur ce forum, et qui continue à servir de prétexte aux accusations de racisme. Autre argument intéressant pour ta recherche, et que tu trouveras aussi sur ce forum, (je crois que Lambertine fut la -ou une des – premières à l’avancer - coucou, Lambertine - celui du « racisme interne » : Tolkien décrit des populations relativement isolées les unes des autres, plutôt fermées sur elles-mêmes et chacune fière et satisfaite de sa propre culture, vivant qui plus est dans un monde instable et au bord de la guerre. Donc forcément, pour elles, tout étranger est un ennemi potentiel. Quant à la question du racisme dans la Bible : nous tombons tous trop facilement dans ce piège qui consiste à plaquer nos catégories mentales occidentales et contemporaines sur des cultures qui ne sont ni l’une ni l’autre. La notion de racisme telle que l’entendent les Européens du 21e siècle n’a aucun écho chez les populations antiques. On y retrouve, évidemment, du mépris, de la peur et de la haine pour d’autres peuples que le sien. C’est une attitude universelle, que Levy-Strauss et M. Mead ont retrouvée jusque chez les populations de la forêt amazonienne et du Sepik. Mais ce mépris, cette peur et cette haine, dans les textes antiques – mésopotamiens, égyptiens, hébraïques et jusqu’à l’empire romain – ne s’adressent jamais à une « race » stigmatisée en tant que telle, mais à l’étranger, au rival à l’ennemi. A celui qui n’appartient pas à la tribu, à la Cité ou à l’Etat, qui ne partage pas les mêmes coutumes, la même langue, la même religion (surtout dans les cas des hébreux), les mêmes mœurs. A un peuple rival, contre lequel on est en guerre, à un envahisseur ou à un vaincu. Et ce indépendamment de leur apparence physique ou de la couleur de leur peau. Des alliances militaires ou commerciales pouvaient se nouer entre des populations de couleur différentes sans aucun préjugé. Mais bien sûr – dans l’histoire comme dans l’œuvre de Tolkien – chaque population reste intimement persuadée de la supériorité de sa propre culture sur toutes les autres. L’esclavage relevait du statut – plutôt du non-statut – social, en aucun cas de la couleur. Par exemple, un riche romain – blanc - pouvait fréquenter amicalement et très honorablement un riche négociant africain – noir – et posséder des esclaves gaulois –blancs. La notion « race », puis celle de « race inférieure » qui en découle, appliquée à tout un ensemble de populations en raison de leur couleur ou de leur aspect physique, est relativement récente dans l’histoire. Elle est née d’abord des problèmes d’ordre moral (oui, oui, sans rire) posés aux nations européennes chrétiennes par la colonisation, et le sort qu’il convenait de réserver aux populations indigènes. – Sont-ils humains ? Ont-il une âme ? Peuvent-ils être baptisés ? Et si oui, une fois baptisés, a-t-on encore le droit de les utiliser comme esclaves, étant donné que l’esclavage, comme chacun sait, est indispensable à la bonne marche de l’économie ? D’où l’idée d’aller triturer la Bible pour voir si on n’y trouverait pas un verset ou deux, qui bien choisis, et bien isolés de leur contexte et surtout, surtout, de toute critique historique ou littéraire, pourrait donner une caution morale et religieuse au colonisateur et à l’esclavagiste. L’idée imbécile et monstrueuse de lui trouver une caution scientifique, biologique, née au 19e siècle, a trouvé son apogée au 20e siècle avec les conséquences que l’on sait. En conclusion : chercher du racisme anti-noir dans la Bible est une aberration. On y trouve bien, en revanche, du mépris pour les peuples ennemis, et pour ceux qui ne partagent pas les mêmes croyances. Et chercher du racisme chez Tolkien ? Dans sa vie : non, et ses lettres le prouvent suffisamment (compte tenue du contexte historique où vivait le Professeur, Aglarond, j’écarterais d’office le soupçon d’hypocrisie. L’Angleterre était encore durant la 2e GM une nation coloniale, et les thèses de la suprématie raciale, nazies ou non, s’y trouvaient fortement enracinées dans la population. Il fallait donc à Tolkien une bonne dose de courage et d’anti-conformisme pour affirmer publiquement sa haine de l’apartheid et son mépris pour l’anti-sémitisme.) Dans son œuvre ? Non plus. Voir les nombreux débats à ce sujet sur ce site, l’article d’Aglarond, mais surtout, simplement, relire son œuvre. |
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Et Cham, fils de Noé, qui se moque ouvertement de sa nudité? Ensuite, Noé, par l'intermédiaire de Yahvé, MAUDIT CHAM, LE FILS NOIR, ANSI QUE SA DESCENDANCE, LE CONDAMNANT LUI ET LES SIENS A L'ESCLAVAGE! |
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P.S pour Vinyamar. |
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Je n'irai pas jusqu'à dire "Cher Belthronding", car si je pense beaucoup de choses en ce moment, je me retiens néanmoins de les écrire (1) as-tu seulement pris le temps de lire les liens qui t'étais proposé (par moi, je sais de quoi je parle!!) ??? Devant autant de légèreté de ta part, je ne la ramènerais pas, et si d'aventure cela devait arriver, ne t'attend plus à ce qu'on prenne le temps de te répondre ou même qu'on prennne des gants pour le faire. Sosryko |
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Je n'irai pas jusqu'à dire "Cher Belthronding", car si je pense beaucoup de choses en ce moment, je me retiens néanmoins de les écrire (1) as-tu seulement pris le temps de lire les liens qui t'étais proposé (par moi, je sais de quoi je parle!!) ??? Devant autant de légèreté de ta part, je ne la ramènerais pas, et si d'aventure cela devait arriver, ne t'attend plus à ce qu'on prenne le temps de te répondre ou même qu'on prennne des gants pour le faire. Sosryko |
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Merci Melilot pour cette critique encourageante et constructive. Et en effet, un essai peut être la plupart du temps encore rallongé... Quand j'aurai le temps et le courage ! D'auatnt que je viens de revoir en profondeur mon passage sur les Orques. Belthronding : voici ce que me donne la Bible de Jérusalem : Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et avertit ses deux frères au-dehors. Mais Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent tous deux sur leur épaule et, marchant à reculons, couvrirentla nudité de leur père ; leurs visages étaient tournés en arrière et ils ne virent pas la nudité de leur père. Lorsque Noé se réveilla de son ivresse, il apprit ce que lui avait fait son fils le plus jeune. Et lui dit : Nulle trace du fait que Cham soit Noir. Au contraire, il est écrit que ses descendants furent les Cananéens et les Philistins, qui ne sont pas Noirs (ou qui n'étaient pas Noirs plutôt). Amicalement, |
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"Au fond, ne serait ce pas les populations qui maitrisent l'écriture qui peuvent développer ce sentiment." Malheureusement non, cher Lumière du Soir. Les populations qui possèdent l'écriture peuvent utiliser ce fait comme argument pour conforter leur sentiment de supériorité, mais des populations sans écriture peuvent éprouver aussi ce même sentiment. (Bien sûr, ça, ce sont des généralités. La réalité est plus nuancée : on peut par exemple être intéressé ou fasciné par certains éléments d'une culture étrangère, voire même, se laisser séduire au point de s'y jeter totalement, et cela, partout dans le monde. De plus "une population" ne signifie pas nécessairement "tous les individus qui la composent". Je n'ai pas dit que "tout le monde est forcément raciste de naissance"! Hé! 'ttention! :-P Cette idée que tu avances, nous vient d'une erreur de perspective : seules les cultures de l'écrit ont laissé des traces écrites - évidemment - nous permettant ainsi d'approcher leurs modes de pensée. Pour les populations sans écritures aujourd'hui disparues, cela ne nous est plus possible. Par contre, l'anthropologie, ou ethnologie (la différence entre ces deux termes est très mal définie), par l'étude des populations sans écritures actuelles, ou du moins chronologiquement proche, a pu prouver qu'elles aussi, tombent dans ce travers. A lire ou relire avec (grand) profit et plaisir : C. Levy-Strauss, Tristes tropiques, M. Mead, Moeurs et sexualité en Océanie(merci Rebeca :-) ), J. Malaurie, Les derniers rois de Thule et Hummocks 1 et 2, J.G. Neihardt, Black Elk Speaks. Le tout chez Plon, mais aussi en Pocket je crois, moins cher tout de même. Un des coups de génie de Tolkien, c'est d'avoir, tout discrètement, comme si de rien n'était, décrit ce shéma dans le Seigneur des Anneaux. Chez les Elfes, imbus d'eux-même et vaguement condescendants, quand ce n'est pas carrément méprisant envers les autres peuples.Chez les Nains, jaloux, secrets, méfiants.Chez les Hobbits, qui coconnent à l'écart du reste du monde dont ils ne veulent rien savoir et vont jusqu'à développer, à l'intérieur de leur étroite communauté, un "esprit de clocher" un petit peu lamentable. Chez les Gondoriens, tellement nostalgiques de leur splendeur passée qu'il en oublient de vivre au présent, et qui passent leur temps à traiter les autres peuples de "lesser men". Chez les Rohirrim, qui traitent Les Woses d'"hommes sauvages", et les Dunlendings - qu'ils ont tout de même chassés de leurs terres, on l'oublie un peu, ça - en ennemis féroces. Et chez les Woses, qui vivent aussi - comme les Hobbits finalement - à l'écart, cachés au fond de leurs bois, et n'ont pratiquement aucun contact avec les autres peuples. Tolkien s'en est bien rendu qu'"il est si facile d'être haineux, d'être xénophobe ..." comme citait Sosryko. Mais sa lumière à lui, c'est 1° de nous le montrer. 2° d'inciter - les peuples de sa création, mais rien ne nous empèche d'essayer d'en faire autant - la compréhension, la coopération et l'union plutôt que la rancune, la peur et la haine. C'est ça que symbolisent les Orcs, et non pas un peuple en particulier. |
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Bonjours à tous Chére Mélilot, voila qui est bien dit, chercher du racisme dans la Bible est une aberration, ce concept ne peut pas exister à l'époque de son écriture, mais combien de textes ont ils étaient dénaturés, déformés, vidés de leurs idées originales, ... et ce presque toujours pour des causes sonnantes ? , le plus évident pour ce forum, et ce ne sera pas ce cher Isengar qui me contredira, n'étant pas ce que vous devinez tous, et pourquoi ? , pour des questions de rentabilité évidemment. Trops souvent on tire un passage, ou pire, une phrase, hors de son contexte, pour cautionner une action dont l'objectif n'est pas toujours avouable. Est ce que toute population est persuadée de la supériorité de sa propre culture sur toute les autres, je ne le sais pas, et en tout cas je relativisera sérieusement, aussi bien dans la réalité que chez Tolkien, personnellement je n'ai absolument pas eu la sensation que Ghän-Buri-Ghän est manifesté un quelconque sentiment de supériorité. Au fond, ne serait ce pas les populations qui maitrisent l'écriture qui peuvent développer ce sentiment. Bien à vous tous |
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Chére Melilot Comme je n'ai lu aucun des ouvrages que tu cite, je te crois sur parole, cela hélas ne conforte qu'un peu plus les dires de cette chére Lambertine sur les raisons du pessimisme profond du Professeur quand à la nature de l'homme, décidément plus proche des orc que des humains. { :-( } Bien à toi ( ainsi qu'aux autres ) |
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Tiens, voilà un sujet intéressant à traiter (qui fut commencé quelque part je crois - dans le sens de l'histoire non ?. |
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Oui, oui. Si on part vers le pessimisme de Tolkien concernant la nature humaine, on rejoint aussi l'interrogation de Lambertine (sur le fuseau La bouche de Sauron ..., au sujet de la rareté du repentir chez les méchants. J'ai aussi depuis toujours en tête cette phrase désabusée de Legolas, au sujet du monde des hommes, qui disparaîtra "sans doute d'une occasion manquée". On ferait peut-être bien d'ouvrir un fuseau à part là-dessus, non? |
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Plutôt Gimli, chère Melilot ! A quoi Legolas répond qu'à celà les Elfes ne connaissent pas la réponse... (conversation à Minas Tirith après le Pelennor ou le Morannon). |
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;-) Pffffiuuuwww! J'aurais du relire, avant de citer n'importe quoi! |
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Moi, je serai de l'avis de Violette la Hobbite. Tolkien est un écrivain de son temps et son oeuvre qui n'est que le reflet des conceptions de son temps s'inscrit donc dans une époque. A son époque, fin XIXème, première moitié du XXème siècle, le racisme est largement répandu en Europe occidentale. L'idée que l'humanité serait divisée en "races" distinctes et qu'il y aurait une "hiérarchie" entre elles, est perçu comme une "vérité scientifique"... Naturellement "l'Européen" (blanc/chrétien) est au sommet. Il y aurait même une hiérarchie au sein des "européens" (blanc/chrétien). Pour les germanistes, c'est la glorieuse "race des seigneurs" que seraient les allemands. Pour les anglais, ce sont les conquérants anglosaxons. Pour les Français, c'est la "France éternelle". Naturellement, comme les Nunénoréens, ils arrivent sur les bateaux et accostent sur la Terre du Milieu africaine et asiatique et ils apportent "la civilisation" aux "hommes moindres". A cette époque on s'interroge encore sur la question de savoir si les Noirs sont humains ou non. Les Arabes eux sont considérés comme des humains et encore, mais complètement barbares... les chinois n'en parlons pas, etc, etc... L'univers de la Terre du Milieu est marqué par les "races", les races apparentées, mais aussi les "races" au sein de l'humanité, avec tous les clichés morphologiques et ethno-mythologiques qui vont avec. Les uns sont petits, trapus, et basanés. Les autres sont grands, blonds avec des yeux bleus. Les uns sont méchants, mauvais, et moches, les autres sont beaux, glorieux et Nobles. Les uns sont barbares, les autres civilisés, etc, etc... d'ailleurs, les Numénoréens sont investis par les Valars d'une "mission civilisatrice"... Ils ont vocation à dominer les "races inférieurs", mais pour leur apporter les bienfaits de la "civilisation". Ils ont une "éthique" ! C'est le fardeau de l'homme blanc ou du numénoréen. C'est intéressant car je suis en train de lire un livre d'Olivier Le Cour Grandmaison, "coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l'Etat colonial" aux éditions Fayard, où l'auteur démonte toute cette ambiance "racialiste" que l'on retrouvait dans toute l'inteligentsia européenne et plus spécifiquement française (politiques, médecins, écrivains...): Tocqueville, Renan, Maupassant, Marx, Engels, etc... Voilà, voilà un petit coup de gueule ! Mais j'aime Tolkien, le SDA et la Terre du Milieu ! Je suis un peu sado ! C'est comme "Voyage au bout de la nuit" de Céline ! |
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applicabilité... quand tu nous tiens... :o/ |
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sans parler d'Alexis Carrel et de ses thèses eugénistes, exposées dans "L'Homme, cet inconnu" qui lui valent aujourd'hui de voir débaptiser les rues et autres lieux publics à son nom (à Lyon, l'UFR de médecine A. Carrel a été renommé, en 1997, UFR RTH Laënnec, la rue à son nom a été débaptisée à la même époque), malgré ses travaux précurseurs sur la transplantation d'organes, qui lui valurent le Prix Nobel de Médecine, le premier pour un français si mes comptes sont exacts... Chasse aux sorcières, quand tu nous tiens! T., totalement hors-sujet... |
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Voici de quoi inspirer l'UFR de médecine, la prochaine fois qu'ils auront à débaptiser: SdA T3, Chapitre IX. LES HAVRES GRIS Page 414 L'amphithéatre "Cul de Carrel", ça aurait pas mal sonné ! |
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Une question se pose. Autant, j'ai dit que le racisme avec toutes les représentations qui l'accompagnent, constituait une donnée importante dans l'Europe de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Autant aujourd'hui, le racisme est condamné moralement et incriminé pénalement dans nos sociétés et c'est une bonne chose en soi. N'est-on pas conduit alors à vouloir faire de Tolkien un "grand humaniste" avant son temps ? Ne cherchons-nous pas à gommer certains aspects "dérangeants" de son oeuvre à l'aune des considérations morales d'aujourd'hui ? Peut-on juger un livre d'hier avec nos critères d'aujourd'hui, sans tenir compte de son contexte historique et de son environnement socio-culturel, qui ont présidé à son élaboration ? Ici, la question est plus délicate et complèxe, car il s'agit d'une oeuvre fantastique où le merveilleux cotoie un peu de réalité. Souvent dans les mécanismes qui président à la tyranie de la "bien-pesance" et au "politiquement correct", tout est blanc ou tout est noir ! Soit, c'est un raciste talentueux, soit c'est un grand humaniste visionnaire qui croyait en l'homme et qui avait horreur du racisme (la preuve, il aurait dénoncé l'apartheid !!!)... Moi, je crois à la nuance, à la complexité des choses et à la profondeur des personnes. Il y a du bon et du mauvais, des éclats luminueux et des zones d'ombres en chacun de nous. Personne n'est parfait, et personne n'est à l'abri des représentations qui avaient cours en son temps. Tolkien était un brillant écrivain, un talentueux conteur. C'était un humain avec ses rêves, ses tourments, ses éclairs de génie, ses préjugés. C'est un homme de son temps. |
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Mouarf, bon allez, continuons dans le HS... Je voulais juste faire remarquer que, si on prend les écrits de n'importe quel auteur n'étant pas de notre temps (voire même de notre génération) et qu'on ne les remets pas dans le contexte socio-culturel du pays et de l'époque, on leur attribue souvent des postures réactionnaires (raciste, eugéniste ou autres, selon les époques), quand on prend seulement la peine de lire ce qu'ils ont écrit. Bon, je ne dis pas non plus qu'Hitler et son Mein Kampf sont à excuser, par exemple... Il faut toujours replacer les choses dans leur contexte (la littérature sur Tolkien en est un bon sujet, non ?). T., totalement HS, là PS: en cherchant rapidement sur la toile, je me rends compte que j'avais totalement oublié les travaux du Professeur Laveran sur le paludisme, récompensés en 1907, soit 5 ans avant le professeur Carrel. On me l'avait pourtant assez rabâcher pendant mon bizutage...Ma seule excuse: il y a prescription, c'était il y a 8 longues années! ;) |
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La question n'est pas là ! C'est sur le fond ! Une oeuvre contient des relents de racisme ou elle n'en contient pas indépendamment du contexte socio-culturel. Ce dernier vient seulement éclairer ce contenu raciste. Ainsi, un roman qui contient des éléments racistes dans le contexte socio-culturel de la fin du XIXème et du début du XXème siècle en Europe occidentale, marqué par un racisme banalisé, n'est pas de la même nature qu'un roman qui contient des éléments de racisme dans le contexte présent de ce début de XXIème siècle. Dans le premier cas, ça s'inscrit dans l'ère du temps avec ses croyances bien ancrées, ses idées reçues et ses préjugés qui font consensus dans toute la société et c'est quelque part une forme de conformisme social. Pour ce qui est de Mein Kampf, ce n'est pas un roman, ce n'est pas une fiction littéraire, mais un programme politique funeste, un espèce de salmigondi informe de concentré de tous les préjugés raciaux de ce contexte socio-culturel fin XIXème/début XXème. |
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Et alors ? personne ne félicite Silmo pour sa saillie drôlatique ? Eh bien je m'en charge : Excellent maître Silmo :o) ! Semito, tous les hommes de la fin du XIXè et du début du XXème siècles n'étaient pas calés sur ce "contexte socio-culturel" dont tu nous parle avec brio. Des tas de contemporains dénonçaient avec virulence les discriminations, les injustices qu'elles soient sociales ou raciales. Jaurès, Zola, Lecache, Briand... rien que pour la France. Ils ne prêchaient pas dans le désert ces gens là. Et ils étaient loin d'être seuls. En tout cas, pour ma part, j'ai beau retourner mes Letters of JRR Tolkien, mes douze HoME, mon silmarillion et mon Seigneur des Anneaux dans tous les sens, en VO comme en VF, j'ai beau avoir lu le Smadja pour élargir mon champ de réflexion (;o)) je ne vois vraiment pas d'éléments crédibles pour soupçonner JRR Tolkien de racisme, même selon des critères solidement reconnus en ce début de XXIè siècle... et j'ai même tendance à relever des tas d'exemples concrets qui prouvent simplement le contraire - notables justement parceque Tolkien était issu d'un milieu social à peu près conservateur et très certainement baigné par ces fameux "préjugés de son temps" (quoiqu'un papiste en terre anglicane a forcément un petit côté subversif, non ? ;o)). Je ne comprendrais donc jamais ce procès hors-sujet qu'on lui fait à période régulière. Enfin, chacun son niveau de lecture après tout... j'ai bien vu moi même, dans un quelconque blockbuster récent dont le titre m'a échappé, un défilé d'innocents nénelfes en casques, cuirasses, bottes, pas de l'oie et cheveux tout blonds que j'ai immédiatement et formellement reconnu comme une tentative brouillonne et naïve d'ode nostalgique à un fascisme d'un autre âge... c'est dire ! ;o) cordialement I. |
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Excellent également maître Isengar ;p Un rapport avec un néo-zélandais en short ??? |
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La question du racisme supposé de Tolkien est, à mon avis, un faux problème ( même si Semprini a sans-doute bien fait de mettre les points sur les "i", dans Tolkien, Trente ans après (1973-2003) )... Oups ! Il faut que je vous laisse... J'ai un rendez-vous de forumistes de JRRVF tout à l'heure... ;-) Isengar, je ne sais pas s'il y aura des pruneaux d'Agen au menu... ;o) Nous verrons bien ! Cordialement, :-) Hyarion. |