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N'étant point grand maître du HTML comme certains (et étant de surcroit un rien fainéant) je ne m'en suis pas sorti avec les copier/coller... J'ai donc mis là, sans autre forme de procès, une petite digression sur le nom elfique de Tom Bombadil, Iarwain Ben-adar. Je serais très intéressé d'avoir vos avis sur la chose, surtout après ces longs débats sur Tolkien et son catholicisme ;) Didier. [Édit (Yyr, 2020) : texte d'origine accessible dans les archives de la Toile.] |
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Bonjour Didier, J'apprécie énormément la compilation que tu nous livres. Tom Bombabil, le sans père... Cela m'a fait immédiatement penser à Merlin, fils sans père, "homme" sans aucune allégeance et extrémement attaché aux forces primitives si je ne m'abuse. Et si on pousse le parallèle un peu plus loin, on pourrait faire des rapprochements intéressants. Je vais y réfléchir posément. Vinch' |
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Ni Dieu ni Maître ! j'adhére totalement à cette thèse , c'est ce que m'inspirait le message D'Hisweloke avant de lire son commentaire. |
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Cher Vinch', TB/Merlin ? Je n'y avais jamais pensé, mais ton post me fait réagir ... positivement. Merlin lié aux forces primitives face au Christianisme montant ( alors que l'on voit souvent une analogie Merlin/Gandalf ). Curieux, il est vrai, chez Tolkien, catholique convaincu. Remarque tout de même : TB, le sans père, est ininfluençable par l'Anneau. Mais, si le Mal triomphait (dixit Gandalf au Conseil d'Elrond ) lui aussi finirait par disparaître. Serait-ce chez Tolkien une volonté de dire que même le sans-père a besoin pour survivre de la victoire ( provisoire ) des forces du Bien ? Michèle ( qui aimerait bien avoir l'avis du TB du Forum, sans Dieu ni maître lui aussi ) |
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Sur Merlin, petite recherche sur Internet... De excidio et conquestu Britanniae de Gildas (VIe siècle) pose le personnage d'Aurelius Ambrosius, d'origine romaine, qui permet aux bretons de remporter leurs victoires jusqu'au combat du Mont Badon. Historia ecclesiastica gentis Anglorum de Bède (731) reprend textuellement le personnage, Ambrosius ou Aurelianus, en nommant en outre le tyran appelé par les bretons, Vurtigern. Historia Britonum (anonyme, parfois attribué à Nennius, entre VIIe et IXe siècle) reprend les noms d'Ambrosieus et de Guortigirn. Le chapitre 40 rapporte un récit où Guortigirn entreprend de construire une forteresse qui s'écroule chaque nuit. On lui fait l'oracle que la forteresse ne pourra être terminée que si l'on mêle aux fondations le sang d'un enfant sans père. Un orphelin fut amené devant Guortigirn, "Et juravit illis patrem non habere" ("Et celui-ci jura qu'il n'avait pas de père") et revèle l'existence de deux dragons sous les fondations. La suite est celle que l'on connaît dans la légende telle qu'elle est reprise aujourd'hui: l'enfant interprète ce combat comme le symbole de la défaite prochaine de Guortigirn. Mais sommé de donner son nom, il répond "Ambrosius vocor" ("On m'appelle Ambrosius"). Historia Regum Britanniae du Gallois Geoffroy de Monmouth (vers 1135) fige le personnage de Merlin. Wortegirn, ici de la parentèle d'Uther Pendragon et de son frère Aurélius, usurpe le pouvoir. La construction de la forteresse reprend les mêmes éléments mythiques, et l'orphelin est trouvé au hasard d'une querelle entre deux garçons: « Denique, cum multum diei praeterisset, subita lis orta est inter duos juvenes, quorum erant nomines Merlinus atque Dinabutius. Certantibus vero ipsis dixit Dinabutius ad Merlinum : quid mecum contendis, fatue ? Numquam nobis eadem erit nobilitas. Ego enim ex origin regum aditus sum ex utraque parte generationis meae ; de te autem nescitur quis sis, cum patrem non habeas » (Comme le jour était déjà bien avancé, une querelle s'éleva soudain entre deux garçons, nommés Merlin et Dinabut. Au cours de la dispute, Dinabut s'adressa ainsi à Merlin : "Pourquoi rivalises-tu avec moi, insensé ? Nous n'aurons jamais la même condition. Moi, je suis d'origine royale par mon père et ma mère. Quant à toi, on ignore qui tu es puisque tu n'as pas de père"). Ambrosius et Merlin, dont le nom apparaît pour la première fois, forme alors un même personnage: "Tunc ait Merlinus, qui et Ambrosius dicebatur..." (Alors Merlin, qui s'appelait aussi Ambrosius..."). Le Petit Saint-Graal ou "Cycle court" (anonyme, parfois attribué à Robert de Boron) achève de représenter le merlin que l'on connaît, né d'une vierge trombée par une incupe, nommé "l'enfant sans père", prophète et magicien, instigateur de la table ronde et de la quête du Graal (le personnage apparaissait aussi chez Chrétien de Troyes, mais sans histoire marquée). Cf. un site très intéressant sur Merlin, dont j'ai principalement résumé la lecture ici. D'autres sources, notamment la légende galloises de Myrddin, complètent le personnage Ce qui est intéressant pour nous (hormis la genèse complexe du personnage de Merlin), c'est qu'on rapproche évidemment plus souvent Gandalf de Merlin, quant on en vient à Tolkien. Dans une étude sur la "folie" de Merlin (lien ici, sur le même site que précédemment), l'aspect primitif de Merlin et quelques remarques de Jung, pourraient néanmoins assez bien s'appliquer à Bombadil. Hmmm, et au sage Nietszchéen aussi (je pense notamment à "l'Ombre", dans Zarathoustra)... Gandalf-Merlin-Bombadil-Zarathoustra? Me vlà dépassé, je commence à fumer... Je fais une pause et je vous attends, il me semble qu'on peut creuser encore ;-) Didier. |
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Tom Bombadil serait aussi vaincu car il ne pourrait rien tout seul contre les forces de Mordor et de Sauron ayant recouvré toute sa force maléfique et sa pleine puissance. La vieille forêt serait rasée, les arbres abattus et sa maison incendiée. |
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On s'y retrouve même très bien, Didier ! Pas mal, ce site sur Merlin. Surtout dans ce que j'appellerai le repositionnement historique du personnage ( mais celà nous éloigne un peu de TB ! Si çà continue, il faudra ouvrir un fuseau Merlin dans Tolkien et la Littérature ... ). |
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Bien, il est une question que je me pose, on parle ici de Tom Bombadil le sans père. said he to Troll: 'Pray, what is yon? Maintenant peut-on mettre en relation le Tom Bombadil des "Aventures de Tom Bombadil" et celui du "Seigneur des Anneaux"? Dans un certain sens il semblent les même, mais dans un autre ils sont tout différent. 'Les aventures de Tom Bombadil' semble se dérouler dans un monde hors du temps, alors que le 'Seigneur des Anneaux' se retrouve fixé dans l'histoire. Il serait bon je pense de intéresser à la différence du personnage entre les deux écrits. |
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C'est très très intéressant, cette idée et cette discussion... Sur Tom sans père, je pensais aussi au sorcier du Kalavala, Vainamoinen, qui est né de la mère des eaux, sans intervention d'un père. (Mais je ne sais rien de son oncle...;o) à ce sujet, il me semble avoir vu dans un fuseau passé relatif aux trolls qu'on ne pouvait pas trop comparer "les aventures de Tom BOmbadil" et le "Seigneur des Anneaux" pour des raisons d'écriture à une époque trop différente...impression à vérifier dès que le moteur de recherche sera à nouveau actif) Sur Tom sans dieu et un peu anar (notamment le " Ni dieu ni maitre" de MJ),ça me plait beaucoup... Tom est son propre maitre et sa maîtrise va aussi jusqu'à la décision de de se mêler que de ses propres terres.( Il le fait volontairement, et pas contraint en tant qu "esprit de la nature"à voir son domaine réduit pas la réduction de la forêt ou autres évènements de la TdM.) Sur le surhomme nitzschéen, une question: Il me semble avoir lu, dans un lien donné sur ce forum ( pareil, à rechercher quand le moteur remarchera) , qu'une des raisons pour lesquelles Tolkien n'aimait pas Wagner était justement la notion de surhomme nitzschéen qui devient son propre dieu (à la fin du crépuscule des dieux). De plus, pour le peu que je me souviens de Nietzsche, il me semble que son surhomme est un peu...agressif, et Tom est bienveillant comme tout. (Bon, ça fait deux questions, mais si Tom est sans dieu, est ce qu'on ne pourrait pas imaginer un athéisme tranquille, voire pépère? ;o) ) En tout cas, l'idée me plait, je continue à y réfléchir... |
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Ah, contente Romaine que tu te souviennes de ce cher Vaïno ;-)) |
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Ulmo a écrit :
En fait, je crois qu'il faut prendre certains des poèmes de The Adventures avec précautions. Cependant, si on en croit ce qui dit Robert Foster dans son Complete Guide , Sam serait l'auteur du poème et se serait inspiré de TB après l'avoir rencontré. Quand à l'oncle Tim, il serait, toujours selon Foster, probably imaginary and fictitious , et donc un pur produit de l'imagination poétique de maître Gamegie. I. |
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Romaine a écrit :
Raaah ! Tout ça rejoint à grands pas ma théorie d'un Tolkien plein de doutes secrets sur la valeur et la véracité de la foi catholique... et de la foi tout court ;o) Continuons, continuons ! ;o) I. |
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alors athée ou agnostique.. |
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Très agréable, cher dragon :) je ne trouve qu'à pinailler sur des points de détail ; sait-on jamais, s'ils peuvent apporter quelque chose : Didier a écrit :
Mmm ... pourquoi passer par ce long détour ? le quenya Eruhin(i), entre autre, tient en lui seul Eru, unique et incréé, Ses enfants híni, et Sa relation de père avec eux.
Ce serait fort sot voyons :) Au contraire, rencontrer une pensée agnostique renforce la crédibilité de ce monde. NB : Tolkien n'a-t-il pas plutôt insisté sur la dimension plus qu'inspiration chrétienne ? ;) Il a au contraire ôté consciemment tous les éventuels éléments d'inspiration chrétienne ... afin que que son oeuvre puisse être chrétienne - et le paradoxe n'est qu'apparent - car on ne peut être chrétien que libre ; ce n'est qu'en laissant son oeuvre libre, comme un parent laisse libre son enfant, qu'il a pu produire une oeuvre chrétienne (... non selon ses intentions, mais en laissant parler l'Esprit) ;)
Moui ... il y a aussi le fait que l'Anneau est un objet maléfique, qui oppresse la volonté des enfants d'Eru. Si Tom est libre du Mal (ainsi n'a-t-il aucune peur, etc...), il est logique que l'Anneau n'ait aucune prise sur lui.
J'ai du mal à entrevoir la curiosité de l'Athrabeth en ce sens, et encore ce qui te donne l'impression de doutes et de contradictions, mais je suppose que tu m'en diras plus bientôt ;) Au final, j'aime beaucoup la lecture que tu proposes. Après elle, je serais tenté de dire qu'on ne peut pas parler même d'agnostisme pour autant. Car l'agnostisme est une réponse (ou le choix de ne pas donner de réponse) à la question de Dieu. Or tu proposes la lecture d'un Tom qui n'a pas même lieu de se voir poser la question ;) Jérôme PS : Babar a écrit :
Mouais :) en fait, l'athée fait le choix de croire qu'il n'y a pas de Dieu : "Dieu n'existe pas", tandis que l'agnostique ne fait pas de choix : "Je ne sais pas / ne vois pas si Dieu existe ou non". |
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Et bien, je ne pensais pas que le rapprochement que j'avais fait entre Merlin et Tom suite à l'article de Didier rencontrerait un tel écho. J'ai commencé à chercher sur cette problématique mais le mythe de Merlin est tellement complexe qu'il me faudrait remonter aux sources et, par la même, parfaire mon anglais. A suivre donc ;-) Vinch' PS: Jérôme, es-tu simplement de passage ou bien de retour de vacances. Dans les deux cas, j'espère que tes congés furent agréables ;-) |
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Babar a écrit :
Pas bien sûr d'être d'accord à 100 % avec tes définitions... Ouille, on va encore frôler le hors sujet... :-) S'agissant de l'Athée, il lui faudrait, pour pouvoir "réfuter", comme tu le suggères, disposer de preuves, "irréfutables" et c'est, je crois, ce qui a toujours manqué dans ce débat vieux comme le monde, d'un côté comme de l'autre, chez les croyants et chez les non-croyants (j'aurais donc préféré: qui refuse de croire à l'existence de Dieu)
Et en ce qui concerne l'Agnostique, ta définition me conviendrait presque mieux.... quoique ,je ne suis pas sûr qu'il se fiche de l'existence ou non de puissances supérieures Autres avis tous bienvenus, of course Silmo PS: et pour revenir au sujet initial, je trouve passionnante la piste proposée par Didier. |
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Voila ce que c'est de ne pas systématiquement rafraichir la page avant de poster... je n'ai pas lu le message de Jérôme et je crois que nous en aboutissons ,grosso modo, au même, en réponse à Babar (du nom de l'éléphant qui porte des costumes verts et nous affirme que la vérité est ailleurs :-))))) |
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Pour l'agnosticisme :) en fait, je viens de vérifier : il s'agit d'une doctrine qui considère que l'Absolu ne peut être appréhendé. Donc c'est un peu la synthèse de nos différentes interventions ? Jérôme
Yyr a écrit :
hum ... :) j'écris bien vite ; et ce que j'ai écrit là est presque antynomique : d'abord je parle d'inspiration en pensant intention, ensuite en pensant inspiration au sens étymologique par l'Esprit ; ma formulation est à revoir :)
Mais c'est sympa comme tout ça :( ... Je suis désolé et vous prie de m'excuser :| |
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Pour prendre une bouffée d'oxygène suivant les conseils de ce très cher dévoué Vinchmor: et sans dépenser un sou, tu t'approprierais gratis (la suite du poème cité par Ulmo )
Bon, je sais c'est pauvre ! on essaiera de faire mieux! |
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Avant d' aller plus avant dans ce qui fut, est, et restera, sans doute, l' essentiel de mes multiples, et existentielles interrogations, à savoir " Qui suis-je ? ", il me semble nécessaire de préciser quelque peu les termes de mon humble réflexion...
Écoutons, une fois encore, notre brave Robert pour ce qu' il en est de l' athée et de l' agnostique...Ca sonne un peu comme une fable, vous ne trouvez pas...L' Athée et l' Agnostique...Voyons qui va manger qui:
Mais les lignes s' ajoutent aux lignes...Venons-en donc au choeur du sujet: qui suis-je ? Ou plutôt, afin de m' éviter une grandissante et schizophrénique confusion: qui est ce TB romanesque, et homonyme, dont l' identité profonde semble poser tant de problèmes aux lecteurs de Tolkien...? TB |
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TB a écrit :
Pas de souci :) c'est ta conviction (religion ?). Je me permets de relever qu'à mon avis elle s'oppose au savoir des Eldar, qui argumenteraient - toujours à mon avis :) - du fait que Bombadil est dit le plus ancien, tandis qu'Eru est très vraisemblablement considéré comme i eä han eä 'celui qui est au-delà de ce qui est' (VT 43) ... y compris au-delà du Temps. En revanche, je ne crois pas non plus que l'idée de l'incarnation d'Eru soit à écarter d'office ni qu'il s'oppose au savoir des Eldar ; l'Athrabeth justement l'envisage ... mais je suis surpris de voir l'éminent et agréable interniste TB faire usage des anciennes traditions religieuses grecques externistes pour défendre son point de vue ici *rire* ;)
Là ça change tout. Vu d'ici je ne vois pas ce que les Eldar pourraient t'opposer. Peut-être même te proposeraient-ils une incarnation, ou un souvenir d'Arda Alahasta ? Arda la Pure, non encore soumise au pouvoir du Morgoth, d'où un Tom Bombadil sans prise au Mal ... et donc sans besoin d'Eru ? Yyr PS : C'est toujours un délice de te lire, inclinant entre réflexion et fou rire, au point que je ne souffre même pas de te voir affubler notre cher professeur du sobriquet de Toto :) mais bon, TB est-il un sain exemple à donner ? :) :) :) |
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Oh, oui, quel bonheur de te lire, TB (bravo, pour ce post et pour plein d'autres d'ailleurs - quel régal) Ceci dit, homme/elfe/dieu/maiar/nain/ etc... (rayez les mentions à votre avis inutiles), qui/quoi que tu sois, Être DE PEU DE FOI, pourquoi écris-tu TB a écrit :
Peut-être (je dis bien peut-être) que nous le saurons un jour, à la fin de cette histoire, si la Terre est effectivement reconstruite, si nous sommes encore là pour en être témoin et si On nous dit enfin La Vérité.... :-))) |
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Juste un petit détour avant de potasser tout ça au calme et au frais, et je remonte un peu dans le fuseau par rapport au parallèle Tom Bombadil/Merlin : il me semble que je choisirais plutôt le frère Ambroise (heu, si c'est pas son vrai nom, je vous le dirai après avoir exploré les liens ;-P): c'est à lui que, son rôle achevé, vient Merlin/Gandalf, pour discuter de tout ce qui s'est déroulé. Peut-être un simple lien, mais j'ai du mal à me tenir au "nous ne saurons JAMAIS qui est Tom Bombadil" ;-) Et puis, je ne suis pas pressée d'arriver à la fin des temps, j'ai encore plein de randonnées à faire et d'arbres à qui parler ;-) |
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Raaah ! Que c'est bon de lire du vrai TB ;o) TB a écrit :
C'est un peu comme ça que je vois le bestiau. Son rapport avec la nature, les arbres, l'eau... sont détachement par rapport aux grands événements et au tourbillon de l'histoire au dessus duquel il semble flotter en chantonnant et en sautillant... En fin de compte la Terre du Milieu n'est-elle pas aussi mystérieuse et inconnue que le sus-nommé Bombadil Tom ? Yyr a écrit :
Très juste... et cela rejoint à merveille l'idée de TB (le nôtre, pas celui dont on parle... enfin, vous me suivez, hein ?) Cependant : Ulmo a écrit :
Cette remarque soulève quelque chose d’intéressant. J'en viens alors doucement à mon idée d'un personnage qui serait alors non seulement l'incarnation de la Terre du Milieu, mais aussi l'incarnation de ce que produit Tolkien. A la fois en terme littéraire, mais pourquoi pas en terme plus profonds et plus personnels ? MJ du Gondor a écrit :
Vinchmor a écrit :
(je ne cite pas toutes les autres remarques par manque de temps, et puis ces deux-ci me semblent résumer assez justement ce thread) Du coup, Isengar (c'est moi) a écrit :
Tolkien était un catholique fervent et mystique dans une Angleterre anglicane et anti-papiste, en quelque sorte prisonnier d'une foi qu'il pratique avec une ferveur étonnante en souvenir de sa courageuse Mère. Ce Tolkien, sans aucun doute conscient de la grande escroquerie intellectuelle avec laquelle le catholicisme romain s'est imposé aux IV-Vème siècles, ce Tolkien n'était-il pas intérieurement à la recherche d'une foi plus équilibrée et plus jolie à ses yeux. Une recherche dont l'Ainulindalë serait -pourquoi pas- un témoin discret, et Tom Bombadil -pourquoi pas- un aboutissement ? |
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J'ai lu avec beaucoup de plaisir les derniers échanges (j'attendais impatiemment la thèse de l'orphelin de père, Isengar :). Néanmoins, je vais essayer d'éclairer un sentiment que j'ai du mal à formuler (comme Tolkien ;). Je crois que le problème de ces discussions, cependant, est qu'on y revient toujours (parfois inconsciemment) à essayer de définir qui est Bombadil (même lorsqu'on s'en défend, TB, pour ensuite y voir malgré tout une certaine incarnation d'Eru ou de la Terre du Milieu; même lorsqu'on le renvoit à l'enfance de Tolkien, Isengar, etc.). Et de fait on retombe facilement dans les travers, c'est-à-dire l'incomplétude, des précédentes théories. Ce qui me plait dans mon petit machin 'agnostique' (je dis "mon", mais Benilbo en est aussi à la base ;), c'est qu'à bien y réfléchir il ne définit pas ce qu'est Bombadil, mais plutôt ce qu'il n'est pas. Il dresse Bombadil en alternative, au delà des convergences déjà connues (Eru~Bombadil, Tolkien~Bombadil, Maia~Bombadil, Arda~Bombadil, Nous~Bombadil, etc.), hors d'un "système" (Cadrer Bombadil par rapport à Arda Alahasta, Yyr, c'est se heurter à un double problème de chronologie externe). Je suis persuadé qu'il existe d'autres alternatives de ce type, et qu'à les mettre en lumière, on éclairerait non pas l'identité de Bombadil, mais sa 'signification' (dans le sens vague de mode de fonctionnement) au sein du récit. Bombadil est une zone d'ombre, quelque identité qu'on lui prête imparfaitement. Très bien... Qu'il a-t-il dans cette ombre? Didier. |
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Veuillez m'excuser d'ores et déjà des mots quelques peu violents que je vais utiliser mais...pfff..je vois votre réflexion anaro-athée-agnostique comme un ramassios d'arguments sans fondements. Un ensemble bancal qui vise seulement à prouver tant bien que mal qu'il puisse y avoir des aspect non chrétiens voire totalement athées..dans la mythologie tolkienienne (que le premier aspect soit présent je n'en doute pas...mais le second est bcp plus disctuble). |
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Ah! Isengar tu m'obliges à reprendre le clavier !!je partage tellement l'idée de ton dernier paragraphe le reste aussi bien sûr Mais cette idée m'a trottée par la tête tout l'après midi,: et si Tolkien avait voulu nous montrer un monde sans Eglise ? On ne peut douter de sa foi , Il la clame trop fort dans l'Ainulindalë avec la magnificence dont il pare Eru. TB : est-il seant de te dire que j'ai moi aussi beaucoup apprécié ton message !! Yyr : agnostique est peut être effectivement plus proche de la vérité pour certaine mais athée est tellement plus courageux intellectuellement. Mj |
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alors les voix de Tolkien sont impénétrables! |
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Mon précédant message s'adressait à Cynewulf dont la grandiloquence m'a fait sourire. Mais là MJ, bien sûr! Où est passé le clergé dans l'oeuvre de Tolkien ? |
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Vinch' : La dernière phrase ne serait-elle pas (approximativement) : Mais il n'y eut pas de temple dédié à Eru tant que l'influence des Numonoréens dura. Ed' |
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L'érudition de Cathy pardonnera toujours son manque de temps pour traduire les textes qu'elle cite (mais ce n'est pas nouveau,... il y a longtemps déjà qu'on le lui demande et il lui arrive bien de faire des efforts..... :-))). Si elle est débordée, je vais faire, à sa place, une tentative de traduction un peu différente de celle de Vinch': Eru had at the time of the War of the Ring no worship and no hallowed place ... Eru n'avait, au temps de la Guerre de l'anneau, ni bateau de guerre [Worship étant une forme anglaise ancienne de Warship : vaisseau de guerre / croiseur] ni aucun lieu pour fêter Halloween... It later appears that there had been a ‘hallow’ on Mindolluin,... On apprit, plus tard, qu'il y avait un Béni sur la Montagne du nom de Mindolluin [pour la notion de Béni, se reporter à l'album de Tintin au Tibet - quant à la Montagne citée, il s'agit d'un sommet proche de Minas Tirith]... only approachable by the King,... qui ne pouvait être approché que par le Roi [du Tibet???]..... where he had anciently offered thanks and praise on behalf of his people ... où il avait, dans le passé présenté les remerciements et prières en faveur des semi-hommes de son peuple [Be-Half : demi-êtres / semi-hommes]...; but it had been forgotten.... Mais il fut oublié [peut supposer qu'il s'agit du Roi, plutôt que son Peuple, à moins que ce ne soit le Béni]. ....It was re-entered by Aragorn .......Il L, p.206 |
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Silmo: blessed = bénie |
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Rooooh ! Cathy a oublié de mettre une pitite traduction pour certaines lectrices non-anglophones (que j'embrasse au passage :o)) if there is a God ... s'il existe un Dieu... L, p.51 Qui veut traduire le reste :D ? I. |
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Je suis tout à fait d'accord avec Cathy ( oh!!!!) on ne peut pas se fier à la seule Biographie de Carpenter! |
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Merci Isengar de te souvenir de nos demandes ! En effet, Cathie, pour permettre à celles et ceux qui ne maitrisent l'anglais que pour demander une bière au Pub du coin ;-), il serait sympa de d'ajouter la traduction des citations VO. Merci à tous de vous efforcer à ce petit exercice supplémentaire ! |
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Pourquoi c’est toujours aux mêmes de faire le travail ? Personnellement, mon anglais est des plus mauvais et ne me servirait qu’à commander une bière au pub du coin, cependant, j’arrive très bien sinon à traduire, du moins à saisir le sens de la seconde citation. Je suis sûr qu’avec un dico que je n’ai pas sur moi en l’instant, j’affinerai mieux mon approche de ces quelques lignes. Mais bon, comme je suis une âme charitable ;-) et que j’aime bien Toulouse ;-), voici ce que j’ai compris du passage (ce n’est franchement pas du mot à mot mais si quelqu’un veut me corriger en y mettant les formes, je n’en prendrai pas ombrage): Eru had at the time of the War of the Ring no worship and no hallowed place ... It later appears that there had been a ‘hallow’ on Mindolluin, only approachable by the King, where he had anciently offered thanks and praise on behalf of his people ; but it had been forgotten. It was re-entered by Aragorn, and there he found a sapling of the White Tree, and replanted it in the Court of the Fountain. It is to be presumed that with the reemergence of the lineal priest kings (of whom Luthien the Blessed Elf-maiden was a foremother) the worship of God would be renewed, and his Name (or title) be again more often heard. But there would be no temple of the True God while Numenorean influence lasted. Eru à l’époque de la Guerre de l’Anneau n’avait pas de culte ou de temple. Dans les temps anciens, il lui était offert des offrandes et des prières sur le mont Mindolluin par le Roi au nom du peuple mais ceci a été oublié. Cela fut rétabli lors de l’avènement d’Aragorn qui trouva pour signe un rejeton de l’arbre blanc qu’il replanta. La lignée des Prêtres-Rois fut rétablie, la célébration de Dieu fut restaurée et son nom fut à nouveau entendu. Mais il n’y eut pas de Temple dédié à Eru. L, p.206) La dernière phrase me pose un soucis que je ne peux résoudre sans mes bouquins, mais je pense avoir fait le gros du travail. Vinch', qui espère l'indulgence des anglophones pour avoir massacré un texte de Tolkien |
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Cynewulf a écrit :
Peut-être pas dans la biographie, mais dans les Lettres on a ce petit bout de phrase : « ... if there is a God ... » (L, p.51). BranchedeSaule a écrit :
Pas loin ;-) Eru had at the time of the War of the Ring no worship and no hallowed place ... It later appears that there had been a ‘hallow’ on Mindolluin, only approachable by the King, where he had anciently offered thanks and praise on behalf of his people ; but it had been forgotten. It was re-entered by Aragorn, and there he found a sapling of the White Tree, and replanted it in the Court of the Fountain. It is to be presumed that with the reemergence of the lineal priest kings (of whom Luthien the Blessed Elf-maiden was a foremother) the worship of God would be renewed, and his Name (or title) be again more often heard. But there would be no temple of the True God while Numenorean influence lasted L, p.206 Ce passage ce trouve bien à la fin du SdA, avant le mariage d'Aragorn. Derrière les apparences, chercher la vérité (du Légendaire?? )n'est pas toujours chose simple, surtout lorsqu'on a tendance d'y projeter ces propres fantasmes. Mais poser des questions au texte, où est passé le clergé par ex ou quelle est la fonction de TB dans la structure narrative, c'est sans doute tout aussi intéressant ;-)) Cathy |
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Merci Silmo de tous ces efforts: bon ! on ne peut pas dire que la lumière m'ait envahie ! j'imprime et je vais réfléchir quand les p'tits seront à l'école ! |
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lol Silmo ;-) F. |
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Bon bah me revoilà...et c'est reparti pour un tour!!!! |
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Ne t'en fais pas Cinewulf, ça te reviendra,mais j'aimais bien la version de de Silmo. Bien que je me demande s'il n'a pas confondu Tintin au Tibet et Tintin au temple du soleil; car ses allusions au prêtre-roi du haut de sa pyramide sacrificielle me faisaient penser au culte des Incas d'avant la venue des Conquistadores , et puis ce Vaisseau amiral de dieu, n'était-ce pas une Allégorie à Star Wars!....Il faut absolument que je retravaille mon anglais!! Vinch' Je trouve à ta version des accents bien païens confortés par l'ancêtre du prêtre-roi représenté par Dame Luthien vierge-elfe. |
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Silmo a écrit :
Alors, peut-être aussi, mon ami, parlerons-nous des Elfes, des Silmarils, et de nos voyages en Faërie, quand nous y cherchions le reflet de la Lumière ;) ISENGAR a écrit :
Ulmo parle de deux *contes* dont l'un semblerait se dérouler "hors du temps". Ca me semble insuffisant seul pour franchir le pas d'un *Bombadil* "hors du Temps" et "avant toute chose" ; si les Eldar le nomment "le plus ancien" cela implique un rapport au Temps :) Hiswelókë a écrit :
:) En fait, poursuivant à la lumière des traditions des Eldar l'intervention de TB, j'ai dit exactement :
Comment les Eldar pourraient-ils se heurter à des problèmes de cohérence externe ? :) Cette proposition n'en est-elle pas une qui, pour reprendre tes mots,
par ailleurs, une analyse interniste ne peut se heurter qu'à d'éventuels problèmes de cohérence interne, non ?
Cynewulf : Je ne puis m'empêcher de sourire, mon ami. Pourquoi donc ne pas s'en tenir à discuter de ce que *produit* le conte ? ... Dans l'Athrabeth qu'est ce qui te permet te prétendre que Cynewulf a écrit :
Nous avons là un texte qui donne une partie du savoir des *Eldar* d'après Finrod, une partie du savoir des *Edain* d'après Andreth, le propre positionnement de *Finrod*, et celui d'*Andreth*. Il y a des différences entre chaque. *Tolkien* se retrouve peut-être dans l'une ou l'autre de ces propositions (non des affirmations), mais cela lui appartient (comme à nous) ; libre à nous d'imaginer où il se situait (et je crois que toi comme moi le situons au même endroit :)) mais rien ne nous permet de l'y contraindre. Prudence. *Lire* le sens d'un conte tel que celui d'Arda (une/des dimensions religieuse(s) ou autre), c'est une chose. En tirer des hypothèses sur les idées et les convictions de l'auteur, c'en est une deuxième, de même qu'en tirer des hypothèses sur les sources, dans tous les cas soumis à des risques d'erreur ni quantifiables ni vérifiables (plus le désenchantement, pour certains, mais c'est autre chose ;)). Mais encore, à partir de ces étapes, préjuger des intentions de l'auteur dans son oeuvre, c'est encore des risques d'erreurs ni quantifiables ni vérifiables (c'est aussi allégoriser ... pour les étoilés c'est encore pire : c'est nier la liberté du conte). Le conte d'Arda est oeuvre artistique ; je me permettrai d'illustrer mon propos (que je crois être l'idée de Tolkkien sur le sujet) par ma propre expérience artistique : J'ai un jour réalisé un dessin à l'aquarelle, qui représentait le personnage d'un conte écrit avec des amis dans l'univers de STARWARS. Une amie, en observant mon dessin, m'a dit : "C'est Noumaïos ?" (le frère de Thémis - Ulysse 31). Effectivement, le personnage, dans sa posture, l'aura qu'il dégageait ... ce qu'il faisait ressentir, faisait beaucoup penser à Noumaïos. J'ai été très surpris, car je n'avais moi-même jamais fait le rapprochement, et la ressemblance m'apparaissait maintenant flagrante. Quant à avoir pris mon inspiration de là, même inconsciemment - autant que je puisse en juger :) -, eh bien non. Cela n'empêchait pas pour autant de trouver dans mon dessin une dimension noumaïesque :) (et il y avait bien un *sens* commun entre les deux lectures possibles de mon dessin) ... Plus généralement, lorsque je dessine un personnage, ses traits ne se conforment pas à mes intentions, et je *produis* toujours un être qui échappe enfin à mes intentions ... heureusement ! Les traits définitifs, puis la mise en couleur, donnent vie (et liberté) à un personnage lorsque celui-ci devient plus que ce dont j'avais l'intention : j'ai imaginé. Ceci fait, l'intention n'a plus aucune valeur, ce qui a été produit est la seule chose qui existe. Cela n'empêche pas - au contraire - de chercher à faire passer un *sens* à ses œuvres. L'imagination produit et donne vie à partir d'intentions, en trahissant toujours les intentions - non le sens. Cynewulf a écrit :
Je suis d'accord avec toi. Lire "Si ..." n'implique pas forcément le doute ; en mathématiques, c'est proposer pour construire une argumentation : "si ... alors ...". Ainsi ai-je un ami séminariste qui, avec beaucoup de douceur (cf. tes paroles : la foi se propose, elle ne s'impose pas), parle souvent ainsi : "Si Dieu est un Dieu d'Amour, alors ...". Cf. aussi la magnifique profession de foi de Finrod le Bien-Aimé dans l'Athrabeth : If we are indeed the Eruhin, the Children of the One, then He will not suffer Himself to be deprived of His own, not by any Enemy, not even by ourselves. Si nous sommes effectivement les Eruhin, les Enfants de l’Unique, alors Il ne permettra pas d’être Lui-même dépossédé des Siens, ni par aucun Ennemi, ni même par nous-même C'est le cas, dans la lettre de JRR Tolkien, où, si tu relèves le though 'bien que', je mettrais pour ma part l'accent sur la seconde partie de la phrase these must be '(alors) ils doivent être'. Pour le coup, Cathy, Blanche Dame des Tolkiendili, j'ose croire que ce petit bout de phrase hâtif et hors de son contexte n'était là que pour montrer combien tu es absorbée en ce moment par d'autres sujets ... ha ! ha ! ha ! ;) MJ a écrit :
J'allais dire que j'étais entièrement d'accord avec toi, chère MJ ... et puis en fait :) ... pour certains "croyants" ou "athées", je crois que leur "choix" peut constituer autant un choix de facilité que le "non-choix" de certains agnostiques ... si tu vois ce que je veux dire (ce dont je ne doute pas :)). Jérôme |
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Houm houm, est-il vraiment utile de monter sur ses grands chevaux, Cynewulf, pour une simple interprétation de "sans père" qui soulève bien des réactions... et si j'osais, de contre-reactions ni moins ni plus viscérales que celles qui sont décriées, avec le même brin d'argumentation automatique et d'intolérance rapide dans le ton (tiens, il m'avait déjà sembler noter le risque de dérapage dans le fuseau "Frodo à Orodruin"...)? En fait, j'ai beau relire ce qui précède, je ne vois pas ce qui justifie ta vindicte (et ton mépris? -- "le minuscule argument" qui fait rire...). En voilà taxés de blasphèmes, et de dénaturer l'oeuvre de Tolkien. Diantre, dès qu'on touche au sacré... *soupir*. "pas besoin de rechercher... pas besoin de se torturer l'esprit..", et d'accepter en fermant les yeux, alors *soupir*. Que diable, faisons bois de tout feu des convictions (d'un tenant comme de l'autre). I don't think Tom needs philosophizing about, and is not improved by it. But many have found him an odd or indeed discordant ingredient. In historical fact I put him in because I had already 'invented' him independently ... and wanted an 'adventure' on the way. But I kept him in, and as he was, because he represents certain things otherwise left out. I do not mean him to be an allegory - or I should not have given him so particular, individual, and ridiculous a name. Je ne pense pas qu'il faille philosopher sur Tom, cela ne l'améliore pas. Mais beaucouo ont trouvé qu'il est étrange, voire un ingrédient discordant. Dans les faits, je l'ai mis dans l'histoire parce que je l'avais déjà 'inventé' auparavant, et que je voulais qu'il ait une aventure propre. Mais je l'a gardé, tel qu'il était, parce qu'il représente certaines choses qui auraient été laissées de côté autrement. Je n'ai pas voulu en faire une allégorie - auquel cas je ne lui aurait pas donné un nom si particulier, et ridicule. Letters, n°153 C'est là toute la contradiction d'un auteur, semble-t-il. Vraiment? La contradiction n'est qu'apparente: il ne faut pas 'philosopher', c'est à dire ériger Tom en principe. Mais il représente quelque chose, et en bons lecteurs rien ne nous empêche d'essayer de savoir ce que sont ces choses. Pour la petite histoire toujours, Tolkien avait demandé à son éditeur, avant d'écrire le SdA, si une histoire sur Bombabil seule serait intéressante... Si l'idée avait été encouragée, nous aurions pu avoir Bombadil en personnage principal... Sa présence est-elle dès lors si anodine, simple clin d'oeil à ses enfants? Si je voulais être de mauvaise foi moi aussi, je reprendrais ton message, Cynewulf, ainsi: "il se réfusait à faire des références EXPLICITES au christianisme, mais cela ne l'a pas empêché de faire entrer des vérités de foi dans son oeuvre..." -- Je dirais "alors, le christinanisme est présent chez Tolkien, ainsi que nous l'avons montré par ailleurs (lembas, chemin étroit, figures christiques, etc.)... Mais ce qui aurait été laissé alors de côté si Tom n'était pas là, ce n'est pas ça"... Et de faire le jeu des athées, par pur plaisir rhétorique. Mais je n'ai pas envie d'être de mauvaise foi *rire*. Cynewulf a écrit :
-- Et pourquoi pas? Quel homme, à moins d'être obtus au plus haut point, ne doute jamais? Mais il n'est pas dit pour autant que douter ne renforce pas :) Didier, mécréant mystique :D
Ce qui nous a paru extraordinaire, c'est la complexité de ces textes. On les présente comme lisses, unifiés, alors que vous vous apercevez, quand vous les examinez réellement, qu'ils ont été extrêmement travaillés, qu'ils sont très "écrits", qu'ils sont chaotiques, tissés de contradictions, en un mot: vivants [...] Mais ce qui nous a aussi fascinés, c'est de nous apercevoir que plus on avançait dans nos recherches, plus le chemin était tortueux. A chaque fois qu'on croyait toucher au but et arriver à une conclusion, cette conclusion se dérobait devant nous à la dernière seconde. Gérard Mordillat et Jerôme Prieur, à propos des Evangiles dans l'émission "Corpus Christi" |
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Il nous faut des feux de croisement :) |
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Tu as vu, je te laisse la priorité :) |
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Merci :) Merci :) Hisweloke a écrit :
Tout à fait d'accord. Je ne puis m'empêcher bien malicieusement de faire remarquer que partir de là pour éclairer Bombadil me paraît aussi vain que de partir d'une affirmation style ... au hasard :) "et puisque Tolkien était catholique ..." pour éclairer Frodo sur le Mont destin. Pour paraphraser mon dragon préféré : "certes, en quoi cela éclaire-t-il le texte ?". Attention, je ne prétends pas que c'est ce qui a été fait par les uns ou les autres, hein :) C'est juste pour prévenir :) :) :) Hisweloke a écrit :
Sans jeu de mot, j'en doute ... :) mais c'est un autre débat ... Jérôme |
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Yyr a écrit :
Mmm ... je n'en suis plus si sûr, en fait, de cet énoncé ... ça dépend certainement de ce qu'on entend par doute : hésitation, crainte ? ou bien incertitude ? ... il faudrait une réflexion à part entière sur le sujet ... |
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Hisweloke, je pense qu'on peut tout à fait donner une inteprétation (chrétienne) du passage de TB dans le SDA, maintenant gloser sur son essence propre ça n'a pas de sens. A ma base TB n'a aucun rapport avec le SDA c'est un personnage à part, une sorte d'électron libre dans le monde de Tolkien, puis par un mouvement de l'Histoire, il apparait dans le SDA, pourquoi?? nul ne le sait...pour te donner un exemple, le passage de TB me fait penser comme le passage de la Lorien ou de Rivendell à une part de retraite des personnages, à chaqye fois après un moment éprouvant...Moria, Vieille Foret, blessure de Frodo, il faut un moment de récupération, en même temps qu'un moment de retrait du monde. La Lorien et le passage de la Vieille Foret sont deux passages significatifs: le temps n'y existe plus, le mal semble ne pas exister, ou n'être jamais entré dans ces lieu qu'on peut sans trop mal qualifier de sacrés. On ne sait pas qui est Tom, cela empêche t'il de donner une interprétation de son rôle?? Non, en tt cas je n'ai jamais rien dit de pareil... Yyr, que dirais tu d'un fuseau la dessus - le doute - (a moins que tu l'ai déjà ouvert). |
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Voilà un fuseau qui grandit trop vite pour moi... En tout cas, merci à l'inimitable TB et au canulardant Silmo pour deux bons moments d'hilarité :-D Un peu de calme ! Que Tolkien suscite des réactions passionnées se conçoit, mais de là à employer des mots comme "blasphème" ou "lèse-tolkienité" (!!!), il y a un monde... d'un certain point de vue, si l'on est croyant, c'est même là un beau blasphème. Plus spécialement, Cynewulf, ton point de vue me semble pour le coup bien carnassier. Tu pars sur le présupposé que Tolkien est un croyant fervent (ce que je ne contesterai pas pour ma part), sans doute sur la valeur du dogme catholique (ce qui m'apparaît moins totalement certain), et à partir de là tu interprètes Tom Bombadil... A mon sens, c'est à la fois une surinterprétation (le SdA n'est pas une allégorie de la doctrine chrétienne, même s'il en évoque des éléments) et une mutilation du texte (en n'en voyant qu'une face, et en ne prenant pas compte de la part qui peut échapper aux intentions de l'auteur). Yyr a fort bien dit les choses là dessus. Par ailleurs, c'est un procédé utile que d'avancer un raisonnement un peu "osé" et d'en tester les limites. Même si l'on peut trouver Toto un peu poussé dans les orties... J'en profite pour exprimer un agacement qui monte en moi depuis quelque temps... Autant j'apprécie que l'on donne une interprétation chrétienne de l'oeuvre de Tolkien, ce qui en éclaire nombre d'aspects (à mes yeux), autant la prétention que l'on sent poindre parfois d'en faire L'interprétation seule, unique, véritable et canonique, pour ne pas dire dogmatique, me tape singulièrement sur les nerfs. J'y vois un manque regrettable et inquiétant de tolérance, d'ouverture, et d'acceptation de divergences qui, pour n'être pas toujours réductibles (ce qui je ne trouve d'ailleurs pas souhaitable en soi) peuvent rester enrichissantes. Je suis probablement injuste, mais voilà, c'est dit. Pour discuter de la foi de Tolkien, le fuseau nouvellement ouvert est une bonne idée, mais sa place n'est peut-être pas dans la section Légendaire. Bien que je me sente vite noyé en la matière, je ne suis pas certain que citer les Lettres soit ce que l'on peut faire de plus pertinent. Il faut garder en tête qu'une lettre, c'est adressé à quelqu'un, on s'y montre rarement à jour, on contrôle ce que l'on affirme et on s'adapte à son interlocuteur ; ça me paraît visible dans les Lettres. Chercher dans la fiction, où il a vraisemblablement mis plus de lui-même, plus ou moins consciemment (n'a-t-il pas dit qu'il avait écrit le SdA avec son sang ?), pourrait être plus prometteur. Juste une idée en passant... Mj a écrit :
Ah oui ? Il faudra que tu m'expliques pourquoi. Spontanément, c'est plutôt le terme de "présomptueux" qui me viendrait à l'esprit. En d'autres mots, rashbold ou ofermodig... c'est finalement très tolkienien tout ça ! Oups, pardon pour ce délire :) Il faut dire que j'apprécie fort la valeur constructive du doute... Moraldandil |
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Moraldandil a écrit :
heu qui t'a donné cette impression de vouloir imposer une lecture unique; pas moi j'espère? |