|
* ronronron * |
|
Re-post croisés : bon j'arrête après celui-là promis (note : arrêter de poster tout en travaillant). Juste pour te dire que je suis heureux de t'avoir fait plaisir en même temps que Yyr, Laegalad :-) |
|
Heu... Meneldur avait mis un petit smiley tout en bas que tu n'as pas du voir Stéphanie... J'espère que ce malentendu va vite se dissiper et que Menel n'en prendra pas ombrage, car je sais qu'il n'y avait pas d'agressivité dans ta remarque :) I. |
|
Tout est dans la façon de dire les choses, en fonction de ce que l'on croit comprendre à la lecture des propos d'autrui... Meneldur ne m'a pas paru particulièrement méprisant dans son intervention, et j'avoue même qu'au début, l'espace d'un instant, au vu du contenu, j'ai cru que c'était un nouveau message d'Isengar... Mais bon, tout cela n'est pas grave, hein... ;-)
Je ne sais toujours pas aujourd'hui ce que ce petit canaillou de Gollum et son complice "Evil One" ont fait avec la fille blonde évoquée dans la chanson, mais... mmm... il y a comme du Frazetta là-dessous, moi je dis... ;op
|
|
JR a vu juste : je n'avais pas remarqué le petit smiley à la fin : Mea culpa donc, je n'ai pas d'excuse :$ Sosryko : j'avais bien compris, mais j'aime beaucoup cette chanson, que j'écoutais en boucle à l'adolescence même si ce n'était plus la mode (mais faut-il une mode à Scorpion ? ;) ) Je ne connaissais pas Love is New de Prysock, mais maintenant j'ai envie de partir faire une croisière au soleil :D |
|
Encore une trouvaille excellente de Maitre Took... Lors du prochain moot, tu nous fait un blind-test musical sur toutes les chansons ayant un rapport de près ou de loin avec le Prof? :D Vous voulez dire que Meneldur est finalement un vrai bisounours? E. |
|
Bigre, c'est bien planant "Gandalf" ! Du haut des pentes abruptes de l'Hélicon à contempler les brumes sur l'horizon, ça le fait, que je dis !:) Rooh et oh! Reviens Meneldur... Didier, bisounours (oui mais alors avec des écailles, des crocs dehors et des flammes en dedans) |
|
I’m no one but a new shadow, a new shadow, a new shadoooow... I ;) |
|
;-D! |
|
Comment oublier ce grand film de Mann et ce final qui emballe mon coeur dès les premières notes ; une des pus belles expériences de cinéma |
|
Ahmmmmmmmmm! * long soupir d'aise*. Pour ce coup-ci, je préfère l'original à l'Avathar. Petit clin d’œil amical pour Isengar. Ce film est une trahison! Une honte! Il n'est pas fidèle au livre : Alice épouse Duncan, Cora est enterrée à côté d'Uncas, Nat est un chat qui s'en va tout seul (mais avec Chingachgook). Pire : Cora est métisse, sa grand-mère était noire. Félonie! (mais j'aime ce film. Honte à moi) :-D So far away from Tolkien, |
|
L'objet de ce fuseau étant d'évoquer les œuvres musicales inspirées de la Terre du Milieu dans ce qu'elles peuvent avoir de plus variées "à travers les cieux, l'espace et le temps" ("un vaisseau s'en vient...", etc. ;-) ), voici quelques morceaux choisis... Montez le son... ;-) Commençons en douceur avec Summoning : Dagor Bragollach... Poursuivons avec une page instrumentale de Morannon : Crown of Orodruin... Et enfin, pour conclure en beauté, un troisième morceau, par Avathar, dont un thème mélodique n'est pas sans rappeler un air entendu dans une musique de film que nous vous laissons deviner... Collégialement vôtre, Hyarion et Didier. |
|
Miam aussi ! :-) Et pendant longtemps, je n'ai plus vu que Daniel Day-Lewis pour endosser le rôle d'Aragorn... |
|
Avec Didier, l'autre jour, on se demandait s'il était bien raisonnable d'ajouter d'autres extraits musicaux à notre florilège posté sur le fuseau dans la nuit du 6 janvier dernier (à 00h49)... Après avoir écouté la production d'autres groupes metalleux tels que "Gorgoroth" par exemple (qui n'a de tolkienien que le nom, et dont le propos est apparemment essentiellement satanique), nous nous étions dit qu'il ne fallait peut-être pas aller trop loin ici dans le brut de décoffrage... ;-) Toutefois, parmi toutes les possibilités offertes, il en est qui valent également le coup d'être évoquées... Étant essentiellement amateur de musique dite "classique" et de musiques symphoniques de films - et de rock des années 1965-1980 aussi ;-) -, je ne suis pas du tout un spécialiste des différentes formes de metal, Didier s'y connaissant bien mieux que moi dans ce domaine. Voici néanmoins, une petite sélection supplémentaire pour laquelle on aura, une fois de plus, avantage à monter le son... ;-) Commençons avec Gather Ye Wild et avec Bad Hobbits Die Hard, deux morceaux instrumentaux du groupe "Wuthering Heights" (nom emprunté au titre du roman d'Emily Brontë), groupe qui s'est aussi appelé "Minas Tirith" par le passé...
Amicalement, Hyarion. |
|
|
|
Changeons à présent quelque peu de registre, toujours en évoquant d'autres œuvres musicales inspirées par l'univers de J.R.R. Tolkien, mais cette fois-ci dans un domaine que je connais, personnellement, bien mieux que le metal, à savoir celui de la musique dite classique... Les œuvres en question ne sont pas très nombreuses, mais elles existent néanmoins ! En fait, je me permets à présent d'évoquer ici une belle œuvre en particulier, que j'ai découverte en janvier dernier à titre personnel, avant de la faire écouter tout récemment au Dragon et à sa fée... ;-) Il s'agit de la Symphonie N°1 "Le Seigneur des Anneaux" (Symphony No. 1 "The Lord of the Rings" ; Symfonie nr. 1, In de ban van de ring) du compositeur néerlandais Johannes Abraham de Meij, dit Johan de Meij (né en 1953). Directement inspirée - comme son nom l'indique - du Seigneur des Anneaux de Tolkien, cette symphonie a été initialement composée pour orchestre à vents, ou plus exactement pour orchestre d'harmonie (compte tenu notamment de la présence de percussions aux côtés des bois et des cuivres), entre 1984 et 1987, avant d'être créé à Bruxelles en 1988, par le Grand Orchestre d'Harmonie de la Musique Royale des Guides belges. La symphonie a, par la suite, été arrangée pour orchestre symphonique par Henk de Vlieger, créé dans cette version en 2001 par l'Orchestre philharmonique de Rotterdam, puis notamment interprétée dans cet arrangement par le London Symphony Orchestra (LSO), si célèbre pour ses enregistrements de musiques de films de cinéma, en particulier celles du compositeur John Williams. C'est dans cette version symphonique par le LSO que j'ai découvert cette symphonie de Johan de Meij, et je dois avouer que je préfère nettement cette version-là, tant la présence des instruments à cordes aux côtés des cuivres, bois et percussions originaux, donnent une ampleur supplémentaire, fort bienvenue, à cette œuvre lumineuse et colorée. Divisée en cinq mouvements, comportant chacun un titre correspondant à un ou des personnages, à un lieu, ou à une épisode important du roman de J.R.R. Tolkien, la Symphonie N°1 de Johan de Meij n'est pas sans rappeler, par sa structure de base, la très célèbre - et géniale - Symphonie fantastique op. 14 (1830) du compositeur français Hector Berlioz, elle aussi divisée en cinq mouvements désignés par des titres, lesquels correspondent à autant de scènes descriptives, caractéristiques de ce que l'on appelle la musique à programme. Les cinq mouvements de cette Symphonie N°1 "Le Seigneur des Anneaux" (Symphony No. 1 "The Lord of the Rings") sont intitulés comme suit : I - Gandalf (The Wizard) Le premier mouvement est un portrait musical de Gandalf, dont la puissance, la noblesse et la sagesses sont exprimées par un thème majestueux, pour lequel tout l'orchestre - ponctuellement accompagné de cloches - est mis à contribution. On retrouve ce thème par la suite dans les quatrièmes et cinquièmes mouvements de la symphonie. Dès l'ouverture, Allegro vivace, le magicien semble surgir avec une imprévisibilité pouvant le caractériser, avant de se mettre à galoper à cheval sur Gripoil/Shadowfax... La forte présence des cuivres, soutenus notamment par les cordes, fait penser d'emblée à John Williams... Le deuxième mouvement est une évocation de la Lothlórien, de la flore et des volatiles qui la peuplent, tout cela étant notamment exprimé par les bois de l'orchestre. La rencontre de Frodo avec Galadriel est ensuite plaisamment abordée, Allegretto. Puis, sont évoqués les visions de Frodo dans le Miroir de Galadriel, l'une de ces visions, celle de l'Œil de Sauron, bouleversant le Hobbit... Le troisième mouvement est un portrait de Gollum, créature visqueuse et timide représentée par le saxophone soprano. C'est un passage particulière évocateur de la symphonie, car on croit entendre les conversations que Gollum a avec lui-même, ses gémissements, ses sifflements et exclamations diverses. Le caractère fuyant, insaisissable du personnage, obsédé par l'Anneau Unique, est également très présent dans l'expression du saxophone accompagné des autres instruments de l'orchestre. Le quatrième mouvement décrit la partie du voyage de la Communauté de l'Anneau à travers les ténébreuses mines de la Moria. À une lente marche notamment marquée par le rythme monotone des cuivres, des cordes et des percussions, succède une ambiance tendue de poursuite de la Communauté par les Orques, bientôt suivie d'une énergique évocation du combat titanesque entre Gandalf et le Balrog sur le pont de Khazad-Dûm et de la chute dans le vide des deux combattants qui s'en suit, de funestes cloches se faisant alors entendre. Le mouvement se poursuit avec une marche funèbre évoquant la Communauté poursuivant péniblement son chemin, sans le regretté Gandalf, jusqu'à la sortie des mines de la Moria... Le cinquième mouvement, qui voit notamment le retour du motif du premier mouvement représentant Gandalf - interprété d'abord par les cordes -, est une évocation générale des Hobbits, dans une ambiance insouciante et heureuse, à laquelle participe tout l'orchestre, au sein duquel les cuivres ont régulièrement la place d'honneur. L'atmosphère n'est pas sans rappeler la conclusion musicale joyeuse de l'épisode IV de Star Wars, mais peut-être le son si caractéristique du London Symphony Orchestra, interprète - rappelons-le - des partitions de John Williams, est-il pour quelque-chose dans cette impression... ;-) La symphonie de Johan de Meij a la particularité de se terminer non pas par un feu d'artifice musical exubérant, mais par une fin douce et calme, évocatrice de l'atmosphère apaisée du dernier chapitre de l'histoire, celui des Havres Gris, avec Frodo et Gandalf embarqués sur un navire blanc pour un dernier voyage vers l'Ouest et disparaissant ainsi lentement à l'horizon... S'il m'est permis de faire une comparaison picturale, autant la musique d'Howard Shore (que j'aime bien) composée pour les films de Peter Jackson me parait désormais indissociablement liée aux œuvres dessinées et peintes de John Howe et d'Alan Lee (œuvres que j'aime beaucoup), autant la Symphonie N°1 de J. de Meij m'a paru correspondre à une tout autre vision de l'univers de Tolkien, celle, très lumineuse, et même flamboyante, des frères Tim et Greg Hildebrandt. Ici, l'épopée se fait plutôt aventure avant tout, le roman servant de source d'inspiration et d'évasion à travers la musique... Pour conclure, outre les musiques de films de John Williams, plusieurs œuvres pour orchestre de grands compositeurs du répertoire dit classique me sont revenus en mémoire au cours de mes écoutes de la Symphonie N°1 de Johan de Meij. Certains aspects de cette belle symphonie, dans sa version réorchestrée pour orchestre symphonique, font penser - dans le désordre - à la musique d'Edvard Grieg, de Piotr Ilitch Tchaïkovski, de Modeste Moussorgski, de Maurice Ravel, d'Igor Stravinsky, de Jean Sibelius, et d'autres... Tchaïkovski, Stravinsky et Sibelius étant sans doute les références qui me sont le plus souvent venues à l'esprit... Bonne journée ! :-) Cordialement, Hyarion. |
|
Excellent :) Merci beaucoup cher camarade. I. |
|
Merci Hyarion pour cette version de la symphonie, que je ne connaissais pas et qui est décidément plaisante à écouter. J'avoue être un peu décontenancé quand tu invoques les mânes de Sibelius à ce propos, mais je te rejoins tout à fait sur la parenté avec Moussorgski et Stravinsky. J'ai l'impression que les inspirations tolkieniennes sur la musique classique contemporaine ne sont pas si rares qu'on pourrait le croire, même si leur qualité est éminemment variable — ce qui est vrai de toute musique, au demeurant. Je citerai pour ma part les Eldarinwe Líri de Martin Romberg, compositeur d'extraction norvégienne, qui a donné une version au combien éthérée des poèmes de Tolkien : 1. A Elbereth Gilthoniel Il faut absolument mentionner en outre le poème symphonique Quendi, commission de l'Orchestre National de Montpellier (!), morceau que j'aime beaucoup, même sans tenir compte de sa source d'inspiration : Notons d'ailleurs que le premier CD de ce compositeur tire encore son inspiration de l'œuvre de Tolkien ; il est intitulé Valaquenta — Tableaux fantastiques. En voici un morceau disponible en ligne : Ulmo, Lord of Waters. Matinalement, vôtre, PS : À mon grand regret, les codes html que j'ai essayés ne semblent pas fonctionner sur le forum, impossible de trouver comment insérer les vidéos directement dans mon message. |
|
Et si on essayait comme cela... Eldarinwe Líri de Martin Romberg : 1. A Elbereth Gilthoniel 2. Oilima Markirya 3. Nieninque 4. Fíriel's Song 5. Namárië |
|
ça marche pour toi Elendil Voronda ? ;-) Quendi, de Martin Romberg, commission de l'Orchestre National de Montpellier :
|
|
Martin Romberg, Valaquenta — Tableaux fantastiques.
Oromë, Lord of the Forests Mandos, Lord of Death |
|
Merci Elendil Voronda pour ces découvertes (et Hyarion, grand dénicheur de gemmes et autres pépites lui aussi !) |
|
Hello tout le monde. Ca fait longtemps que ce fuseau dort. Pour le réveiller, je vous ai dégotté ceci. Le lien avec la Terre du Milieu est dans le titre, et l'intérêt dans la musique. ;-D |
|
Du Jazz Metal Folk progressif suédois !?! :-)) Le cocktail est un peu surprenant au début mais finalement il passe bien... Merci Melilot pour la découverte ! |
|
De rien, Pellucidar, je viens moi aussi de les découvrir. Surprenant, hein? J'aime bien. |
|
27 verse poem by J.R.R.Tolkien: Over the Misty Mountains Cold / The Dwarven Song of Old Wealth
(la chanteuse répond à chaque commentaire !) |
|
C'est en fait une compilation de quatre chansons : les trois chansons des Nains dans les chapitres 1, 7 et 15 du Hobbit, suivies de la chanson composée par Merry et Pippin au chapitre I-5 du SdA. Personnellement, j'aime beaucoup. |
|
En matière de musique, n'oublions pas non plus qu'il existe un opéra intitulé Leithian sur l'histoire de Beren et Lúthien, composé par Adam Klein. Je me souviens qu'on en avait pas mal entendu parlé à l'époque des représentations. Il semble depuis être retombé dans un certain oubli, du fait qu'il n'y eut qu'un nombre assez limité de représentations, apparemment imposé par l'Estate. J'ai découvert dernièrement qu'il est possible d'en télécharger une version pour orchestre de chambre sur la page personnelle du compositeur : c'est là. La prise de son n'est pas extraordinaire et je trouve que les récitatifs sont assez mal mis en valeur. Nonobstant, il y a de forts beaux passages, et il serait dommage qu'une initiative aussi intéressante soit passée sous silence. Personnellement, j'aurais bien aimé en voir une représentation. |
|
Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de surprendre Sosryko par ma capacité à écouter des musiques tonitruantes à des heures déraisonnables. Je gardais sous le coude depuis un petit moment les exploits d'un groupe de dark punk hardcore experimental (oui, je sais, dans 20 ans nos enfants riront joyeusement de ces étiquettes aux noms étranges que nous nous évertuions à donner à nos musiques préférées... en 1992 on aurait appelé ça du grunge. On peut aussi dire du rock, tout simplement). Ce groupe originaire de Los Angeles est connu sous le nom de Qui. En 2007, le groupe sort son plus gros succès à ce jour. L'effort s'appelle Love Miracle. En s'éloignant de la Terre du Milieu (mais y était-on vraiment ?), les curieux pourront découvrir également : I. |
|
|
|
Radio Rivendell, c'est sur Fréquence Fendeval, ça non ? ;-)) |
|
Ça fait un moment que je ne suis pas revenu dans les parages.
Vous vous souvenez de Steve Peregrin Took Porter, le camarade de Marc Bolan, dans la première mouture de Tyrannosaurus rex ?
La musique du groupe, peu électrifiée et plutôt orientée folk, n'a connue que très peu d'enregistrements.
Si la chanson du milieu ('trois petits cochons') est dispensable, les deux autres sont assez intéressantes et donnent sans doute un bel aperçu du potentiel de ce groupe éphémère. Très vite le groupe est en effet parti en sucettes. Mick Farren, lui-même artistiquement dispersé, est parti voir ailleurs. Larry Wallis a rejoint les membres de The Pink Fairies qui trouvaient que son jeu de guitare avec Shagrat correspondait pile-poil à ce qu'ils recherchaient. Et Steve Took s'est retrouvé à représenter Shagrat à lui tout seul, dans une formule guitare/voix, qui ne l'a mené nulle part... En 1977, Steve Took abandonna finalement l'option folk pour remettre de l’électricité dans sa musique et fonda Steve Took's Horns. Il adopta un style plus rock, inspiré autant par les Rolling Stones que par les succès hard du moment... C'est une curiosité pour les amateurs... mais bien éloignée de toute inspiration tolkienienne.
Steve Peregrin Took Porter est mort le 27 octobre 1980. Bien que la drogue ne soit pas mise en cause dans son décès (il est mort étouffé par une cerise qui s'est trompée de tuyau, pendant un cocktail), il est indéniable que ce jeune homme (il avait 31 ans) était malheureusement un habitué des substances illicites. C'est aujourd'hui, si je ne me trompe pas dans mes comptes, le 33ème anniversaire de sa mort. I. |
|
En décembre 1968 (il y a 45 ans tout juste) paraissait en Angleterre S.F. Sorrow, un album de rock psychédélique réalisé par le groupe les Pretty Things.
Album particulièrement novateur, considéré comme un des premiers "opéra-rocks" de l'histoire (il devançait Tommy des Who de quelques mois), S.F. Sorrow n'a pas eu un très grand succès à sa sortie, coincé qu'il était entre Beggars Banquet des Rolling Stones et The Beatles, le célèbre double album tout blanc du groupe du même nom. A l'époque, il n'a pas non plus particulièrement ému la critique. Il faut dire que les Pretty Things, dont les cheveux "étaient plus longs et plus sales que ceux des Rolling Stones" n'avaient pas une très bonne réputation.
Par ailleurs, le thème de S.F. Sorrow (l'histoire d'un type, Sebastian F. Sorrow, de sa naissance jusqu'à la triste solitude de la vieillesse en passant par la guerre et les accidents de la vie) n'a pas grand chose à voir avec l’œuvre de Tolkien... Or, il se trouve que pour la composition des morceaux de ce grand disque, les Pretty Thing ont fait appel à John C. Adler, un talentueux batteur, déjà connu sous le pseudo de Twink ("le Minet"), et qui errait alors, sans véritable groupe. C'est justement de ce Twink, période Pretty Thing, que je voudrais vous parler.
Le jeune homme, né en 1944 (et toujours vivant et en activité, mais il n'est plus un jeune homme), n'est pas resté très longtemps chez les Pretty Things. En 1969, il a contribué à la création d'une première version du groupe les Pink Fairies, avec son ami Steve Peregrin Took (encore lui, voir le post précédent), avant que celui-ci ne fasse défection pour monter l'éphémère Shagrat.
Pour revenir à 1968 et S.F Sorrow, le groupe pose sur une photo en couleur qui se trouve à l'intérieur de la pochette du 33 tour (au dos du CD de 1987, la même photo est en boir et blanc et fondue avec le motif rouge et noir du zeppelin et du soleil (en rapports avec une des chansons de l'album)).
Sur le bandeau, une inscription : ce sont des tengwar. Je n'ai pas réussi à parfaitement déchiffrer le sens de cette inscription. Mais elle indique, à n'en point douter, que Twink était très probablement un admirateur de Tolkien, et ce, avant de fréquenter Steve Peregrin Took (qui était à cette époque l'acolyte de Marc Bolan, un autre proto/crypto-tolkiendil réputé). J'interprète confusément, à la lecture de ces tengwar twinkiens "...dalfs warden", ce qui ne veut pas dire grand chose... mais on pourrait en déduire un "Gandalf's warden", ce qui, dans un anglais désuet, signifierait "gardien de Gandalf". Pourquoi pas ? Bref, cette inscription, au hasard d'une vieille photo dans un album que tout le monde a oublié (ou presque) montre encore une fois l'influence du Seigneur des Anneaux sur cette première génération de jeunes gens, nos glorieux prédécesseurs, excellents musiciens de surcroit. Et puisqu’ici on parle de musique, j'en profite pour vous inviter à découvrir S.F. Sorrow dans toute sa splendeur psychédélique :
Dans le Rock&Folk de janvier 2014, il y a un bel article consacré au 45ème anniversaire de l'album. Et bon anniversaire à Forfirith et joyeuses fêtes de fin d'année à tout le monde ! :) I. |
|
Dans l'Usage général, le tengwa < ungwë > correspond généralement à [g], soit plutôt « [Gan]dalf[']s garden », le « jardin de Gandalf ». |
|
C'est mieux comme ça, en effet :) Merci Damien. I. |
|
La nuit dernière, entre 2h30 et 3h00 du matin, j'ai entendu sur France Musique une émission radiophonique entièrement consacrée à la diffusion d'extraits de la musique composée par Basil Poledouris pour Conan the Barbarian de John Milius. Heureuse surprise avant de s'endormir... :-) Une musique pour la Terre de l'Âge Hyborien plutôt que pour la Terre du Milieu, sans doute, me dira-t-on... Si je propose cependant un lien pour réécouter (jusqu'en novembre 2016) cette émission, c'est d'abord parce que la musique de Poledouris pour le film de Milius est évidemment merveilleuse, mais aussi parce que le commentaire liminaire de l'animateur de ladite émission plaira sans doute en particulier à quelqu'un, d'un certain point de vue : http://www.francemusique.fr/player/resource/19674-23478 Bonne écoute, par Crom ! :-) Amicalement, ;-) Hyarion. |
|
Merci Hyarion. A mon tour, pour être "complet", je me dois de mentionner le travail de Patrice Deceuninck qui a bien fréquenté ces lieux fut un temps. Son travail est toujours disponible sur JRRVF : http://www.jrrvf.com/jrrvf2/fervent-homm...a/musique/
|
|
Pour ceux qui, comme moi, s'emmêleraient les pinceaux dans le lecteur, un autre lien pour y accéder depuis la page de l'émission :
Amicalement, |
|
Hello,
signalé par Druss sur Tolkiendil (merci :) ), la présentation à l'auditorium de Villefranche-sur-Saône (69) de la Symphonie n°1 "The Lord of the Rings" par le compositeur néerlandais Johan de Meij. Pour ceux qui ne passeraient pas par la département du Rhône ce week-end, ce qui est mon cas, voici une version de la Symphonie n°1, conduite par Johan de Meij en personne en mai 2012, à l'occasion d'une tournée au Canada :
I. |
|
Merci pour l'information, JR. :-) Amicalement, Hyarion. |
|
En mémoire de Christopher Lee, décédé dimanche dernier : Treebeard's Song, qu'il interpréta avec le Tolkien Ensemble en 2002.
Amicalement, Hyarion. |
|
Voilà bien longtemps qu'on n'a pas parlé de Naheulbeuk et du Naheulband en ces lieux...
I. |
|
Hello, nous sommes aujourd'hui le 5 août 2017. Il y a tout juste 50 ans, les musiciens du jeune groupe Pink Floyd sortaient un étrange premier album intitulé The Piper at the Gates of Dawn, dont on a déjà un peu parlé ici même il y a quelques années avec Pellucidar et Silmo. Enregistré à Londres à partir du printemps 1967, dans un studio de la maison de disques EMI, à Abbey Road, où les Beatles finissaient de peaufiner leur Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band (sorti le 1er juin), l'album de Pink Floyd sort donc au cœur de l'été londonien.
C'est un été encore halluciné par l'onde de choc du Sergent Pepper's des Beatles, mais aussi par l'immense Are You Experienced du Jimi Hendrix Experience (en mai) et, de façon plus souterraine, par le formidable album du Velvet Underground (en mars). Nous sommes donc dans ce contexte fantastique au niveau de la créativité musicale.
The Piper at the Gates of Dawn ne sort pas de nulle part. C'est au subtil mélange de compositions"psychédéliques" et de pop légère, de folie douce et de fausse innocence, concocté à "Abbey Road" (avec un voisinage prestigieux), que l'auditeur de The Piper est donc exposé.
Oui, mais alors, et le lien avec Tolkien ?
En réalité, moins précisément que ces deux prestigieux auteurs, c'est de féérie en général que s'inspire Barrett, en particulier pour les chansons Matilda mother, Scarecrow et surtout The Gnome qui évoque l'histoire d'un certain Grimble Gromble, qui peut faire penser à un Bilbo Baggins enfantin. Le Vent dans le Saules faisait partie des lectures de jeunesse de JRR Tolkien.
Bonne journée à tous ! I. |
|
ISENGAR a écrit :
Une allusion au dieu Pan que j'avais succinctement évoqué, l'année dernière, dans un autre fuseau... ^^ Merci pour ce partage, JR, en ce jour anniversaire. :-) Amicalement, Hyarion. |
|
Et pour ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir Le vent dans les saules, je ne saurais trop recommander l'adaptation en BD réalisée par Michel Plessix : un brin naïve parfois à mon goût, mais pleine de fraîcheur et d'innocence, d'une saine nostalgie, d'odeurs d'herbe fraîche et de feuilles d'automne, dans des tons pastels qui nous font plonger dans une campagne anglaise très tolkienienne : une véritable Comté rêvée. Et pour les amateurs, il y a une suite plus torride... |
|
Sans oublier la version filmée réalisée par Terry Jones des Monty Python :cool: |
|
Et sans oublier le très joli album éponyme du groupe hippie The Wind in the Willows, qui a eu la particularité d'accueillir en son sein la jeune Debbie Harry, future Blondie (mais elle était plutôt brunette, en ces temps fleuris), et d'être produit par Artie Kornfeld, le futur co-organisateur du festival de Woodstock.
I. ☮ |
|
Vous vous souvenez du message dans ce fuseau, à propos de l'album S.F. Sorrow, des Pretty Things, et de l'inscription en tengwar sur le bandeau de Twink ? Inutile de vous dire que tout ceci est devenu archi-collector !
La couverture d'un des premiers numéros précisait : "N'ayez pas peur, car vous entrez maintenant dans le Jardin de Gandalf". Tout un programme, que Twink, qui avait visiblement des liens avec cette communauté, essayait de faire passer avec ses tengwar inscrits sur son bandeau :)
Le petit film ci-dessous (tourné en juillet 1969) montre la devanture du Jardin de Gandalf, où se retrouvaient, entre autres, des Tolkiendili londoniens.
La musique d'accompagnement de ce mini-film plein de sourires et de cheveux longs est celle des... Pretty Things. Tiens, tiens, et la boucle est bouclée :) I. |








