sosryko
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on ne se refait pas :-) mais on change de décennie là ;-)

Laegalad
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* ronronron *

sosryko
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arf : post croisés, Stéphanie, je répondais à Jérôme, tu l'auras compris. Pour le ton, je ne l'ai pas pris comme dirigé contre notre Isengar tant aimé, mais bien contre The Hobbits (qui oserait s'adresser ainsi à Isengar de toute manière ;-)). Mais tu as raison, peace and love ;-).

sosryko
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Re-post croisés : bon j'arrête après celui-là promis (note : arrêter de poster tout en travaillant). Juste pour te dire que je suis heureux de t'avoir fait plaisir en même temps que Yyr, Laegalad :-)

ISENGAR
Modérateur
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Heu... Meneldur avait mis un petit smiley tout en bas que tu n'as pas du voir Stéphanie... J'espère que ce malentendu va vite se dissiper et que Menel n'en prendra pas ombrage, car je sais qu'il n'y avait pas d'agressivité dans ta remarque :)

I.

Hyarion
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Tout est dans la façon de dire les choses, en fonction de ce que l'on croit comprendre à la lecture des propos d'autrui...

Meneldur ne m'a pas paru particulièrement méprisant dans son intervention, et j'avoue même qu'au début, l'espace d'un instant, au vu du contenu, j'ai cru que c'était un nouveau message d'Isengar...

Mais bon, tout cela n'est pas grave, hein... ;-)


*******



Je voudrais précisément remercier ici Isengar d'avoir évoqué sur le présent fuseau, il y a presque un an, l'album Led Zeppelin II dans lequel figure la chanson "Ramble On"... Sans cela, je serais sans doute passé à côté de ce qui est sans doute devenu mon album de Led Zep' préféré... et pas que pour "Ramble On", d'ailleurs... ;-)

Je ne sais toujours pas aujourd'hui ce que ce petit canaillou de Gollum et son complice "Evil One" ont fait avec la fille blonde évoquée dans la chanson, mais... mmm... il y a comme du Frazetta là-dessous, moi je dis... ;op



Dans Led Zeppelin II, j'aime beaucoup aussi les chansons "Thank You" et "Whole Lotta Love"... mais c'est un avis personnel... ;-)




Bref... quel que soit le genre musical... peace and love, c'est encore la meilleure option... ;-)

Laegalad
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JR a vu juste : je n'avais pas remarqué le petit smiley à la fin : Mea culpa donc, je n'ai pas d'excuse :$

Sosryko : j'avais bien compris, mais j'aime beaucoup cette chanson, que j'écoutais en boucle à l'adolescence même si ce n'était plus la mode (mais faut-il une mode à Scorpion ? ;) )

Je ne connaissais pas Love is New de Prysock, mais maintenant j'ai envie de partir faire une croisière au soleil :D

Elwe
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Encore une trouvaille excellente de Maitre Took... Lors du prochain moot, tu nous fait un blind-test musical sur toutes les chansons ayant un rapport de près ou de loin avec le Prof? :D

Vous voulez dire que Meneldur est finalement un vrai bisounours?
Ben mince alors, j'ai toujours pris ses accueils "chaleureux" sur IRC Tolkiendil pour de l’agressivité.
Mea culpa aussi :oP

E.

Hisweloke
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Bigre, c'est bien planant "Gandalf" ! Du haut des pentes abruptes de l'Hélicon à contempler les brumes sur l'horizon, ça le fait, que je dis !:)

Rooh et oh! Reviens Meneldur...
Des fois, on s'castagne bêtement avec des trucs tout moisis sur JRRVF, mais c'est fichtrement fun... Oh et merdum, au plaisir du partage, quoi ! Laisse les grincheux parler ("gniak!" fait le dragon en riant :p)

Didier, bisounours (oui mais alors avec des écailles, des crocs dehors et des flammes en dedans)

ISENGAR
Modérateur
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I’m no one but a new shadow, a new shadow, a new shadoooow...

I ;)

Melilot
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;-D!

sosryko
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Comment oublier ce grand film de Mann et ce final qui emballe mon coeur dès les premières notes ; une des pus belles expériences de cinéma

Melilot
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Ahmmmmmmmmm! * long soupir d'aise*. Pour ce coup-ci, je préfère l'original à l'Avathar.

Petit clin d’œil amical pour Isengar. Ce film est une trahison! Une honte! Il n'est pas fidèle au livre : Alice épouse Duncan, Cora est enterrée à côté d'Uncas, Nat est un chat qui s'en va tout seul (mais avec Chingachgook). Pire : Cora est métisse, sa grand-mère était noire. Félonie! (mais j'aime ce film. Honte à moi) :-D

So far away from Tolkien,
So far ago from Bilbo ...

Hyarion
Inscription : Jan 2004
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L'objet de ce fuseau étant d'évoquer les œuvres musicales inspirées de la Terre du Milieu dans ce qu'elles peuvent avoir de plus variées "à travers les cieux, l'espace et le temps" ("un vaisseau s'en vient...", etc. ;-) ), voici quelques morceaux choisis...

Montez le son... ;-)

Commençons en douceur avec Summoning : Dagor Bragollach...

Poursuivons avec une page instrumentale de Morannon : Crown of Orodruin...

Et enfin, pour conclure en beauté, un troisième morceau, par Avathar, dont un thème mélodique n'est pas sans rappeler un air entendu dans une musique de film que nous vous laissons deviner...
Voici donc Akallabeth...

Collégialement vôtre,

Hyarion et Didier.

Pellucidar
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Miam aussi ! :-)  Et pendant longtemps, je n'ai plus vu que Daniel Day-Lewis pour endosser le rôle d'Aragorn...

Hyarion
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Avec Didier, l'autre jour, on se demandait s'il était bien raisonnable d'ajouter d'autres extraits musicaux à notre florilège posté sur le fuseau dans la nuit du 6 janvier dernier (à 00h49)... Après avoir écouté la production d'autres groupes metalleux tels que "Gorgoroth" par exemple (qui n'a de tolkienien que le nom, et dont le propos est apparemment essentiellement satanique), nous nous étions dit qu'il ne fallait peut-être pas aller trop loin ici dans le brut de décoffrage... ;-)

Toutefois, parmi toutes les possibilités offertes, il en est qui valent également le coup d'être évoquées... Étant essentiellement amateur de musique dite "classique" et de musiques symphoniques de films - et de rock des années 1965-1980 aussi ;-) -, je ne suis pas du tout un spécialiste des différentes formes de metal, Didier s'y connaissant bien mieux que moi dans ce domaine. Voici néanmoins, une petite sélection supplémentaire pour laquelle on aura, une fois de plus, avantage à monter le son... ;-)

Commençons avec Gather Ye Wild et avec Bad Hobbits Die Hard, deux morceaux instrumentaux du groupe "Wuthering Heights" (nom emprunté au titre du roman d'Emily Brontë), groupe qui s'est aussi appelé "Minas Tirith" par le passé...


Continuons gaiement avec A Drinking Song, puis plus sérieusement avec Eärendil, deux chansons du groupe "Rivendell"...


Enfin, concluons en douceur avec Revisitation du groupe "Falls Of Rauros", morceau essentiellement instrumental, mais dans lequel toutefois une voix de metalleux se fait tout de même entendre à un moment, dans le lointain, avant de laisser la place aux chants des oiseaux... ;-)


Bonne fin de nuit... :-)

Amicalement,

Hyarion.

Yyr
Administrateur
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<SCRIPT language="javascript">function correctionImg() { var img = document.getElementsByTagName('IMG'); for(var i=0; i.src=='http://img808.imageshack.us/img808/1883/frazettagirlrapt.jpg') img[i].width = 240; } document.body.setAttribute("onload", "correctionImg();"); </SCRIPT>Merci pour ces très belles trouvailles Hyarion :).

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Hyarion
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Changeons à présent quelque peu de registre, toujours en évoquant d'autres œuvres musicales inspirées par l'univers de J.R.R. Tolkien, mais cette fois-ci dans un domaine que je connais, personnellement, bien mieux que le metal, à savoir celui de la musique dite classique... Les œuvres en question ne sont pas très nombreuses, mais elles existent néanmoins !

En fait, je me permets à présent d'évoquer ici une belle œuvre en particulier, que j'ai découverte en janvier dernier à titre personnel, avant de la faire écouter tout récemment au Dragon et à sa fée... ;-)

Il s'agit de la Symphonie N°1 "Le Seigneur des Anneaux" (Symphony No. 1 "The Lord of the Rings" ; Symfonie nr. 1, In de ban van de ring) du compositeur néerlandais Johannes Abraham de Meij, dit Johan de Meij (né en 1953).

Directement inspirée - comme son nom l'indique - du Seigneur des Anneaux de Tolkien, cette symphonie a été initialement composée pour orchestre à vents, ou plus exactement pour orchestre d'harmonie (compte tenu notamment de la présence de percussions aux côtés des bois et des cuivres), entre 1984 et 1987, avant d'être créé à Bruxelles en 1988, par le Grand Orchestre d'Harmonie de la Musique Royale des Guides belges. La symphonie a, par la suite, été arrangée pour orchestre symphonique par Henk de Vlieger, créé dans cette version en 2001 par l'Orchestre philharmonique de Rotterdam, puis notamment interprétée dans cet arrangement par le London Symphony Orchestra (LSO), si célèbre pour ses enregistrements de musiques de films de cinéma, en particulier celles du compositeur John Williams. C'est dans cette version symphonique par le LSO que j'ai découvert cette symphonie de Johan de Meij, et je dois avouer que je préfère nettement cette version-là, tant la présence des instruments à cordes aux côtés des cuivres, bois et percussions originaux, donnent une ampleur supplémentaire, fort bienvenue, à cette œuvre lumineuse et colorée.

Divisée en cinq mouvements, comportant chacun un titre correspondant à un ou des personnages, à un lieu, ou à une épisode important du roman de J.R.R. Tolkien, la Symphonie N°1 de Johan de Meij n'est pas sans rappeler, par sa structure de base, la très célèbre - et géniale - Symphonie fantastique op. 14 (1830) du compositeur français Hector Berlioz, elle aussi divisée en cinq mouvements désignés par des titres, lesquels correspondent à autant de scènes descriptives, caractéristiques de ce que l'on appelle la musique à programme.

Les cinq mouvements de cette Symphonie N°1 "Le Seigneur des Anneaux" (Symphony No. 1 "The Lord of the Rings") sont intitulés comme suit :

I - Gandalf (The Wizard)
II - Lothlórien (The Elvenwood)
III - Gollum (Sméagol)
IV - Journey in the Dark :

   -   a. The Mines of Moria
   -   b. The Bridge of Khazad-Dûm
V - Hobbits

Le premier mouvement est un portrait musical de Gandalf, dont la puissance, la noblesse et la sagesses sont exprimées par un thème majestueux, pour lequel tout l'orchestre - ponctuellement accompagné de cloches - est mis à contribution. On retrouve ce thème par la suite dans les quatrièmes et cinquièmes mouvements de la symphonie. Dès l'ouverture, Allegro vivace, le magicien semble surgir avec une imprévisibilité pouvant le caractériser, avant de se mettre à galoper à cheval sur Gripoil/Shadowfax... La forte présence des cuivres, soutenus notamment par les cordes, fait penser d'emblée à John Williams...

Le deuxième mouvement est une évocation de la Lothlórien, de la flore et des volatiles qui la peuplent, tout cela étant notamment exprimé par les bois de l'orchestre. La rencontre de Frodo avec Galadriel est ensuite plaisamment abordée, Allegretto. Puis, sont évoqués les visions de Frodo dans le Miroir de Galadriel, l'une de ces visions, celle de l'Œil de Sauron, bouleversant le Hobbit...

Le troisième mouvement est un portrait de Gollum, créature visqueuse et timide représentée par le saxophone soprano. C'est un passage particulière évocateur de la symphonie, car on croit entendre les conversations que Gollum a avec lui-même, ses gémissements, ses sifflements et exclamations diverses. Le caractère fuyant, insaisissable du personnage, obsédé par l'Anneau Unique, est également très présent dans l'expression du saxophone accompagné des autres instruments de l'orchestre.

Le quatrième mouvement décrit la partie du voyage de la Communauté de l'Anneau à travers les ténébreuses mines de la Moria. À une lente marche notamment marquée par le rythme monotone des cuivres, des cordes et des percussions, succède une ambiance tendue de poursuite de la Communauté par les Orques, bientôt suivie d'une énergique évocation du combat titanesque entre Gandalf et le Balrog sur le pont de Khazad-Dûm et de la chute dans le vide des deux combattants qui s'en suit, de funestes cloches se faisant alors entendre. Le mouvement se poursuit avec une marche funèbre évoquant la Communauté poursuivant péniblement son chemin, sans le regretté Gandalf, jusqu'à la sortie des mines de la Moria...

Le cinquième mouvement, qui voit notamment le retour du motif du premier mouvement représentant Gandalf - interprété d'abord par les cordes -, est une évocation générale des Hobbits, dans une ambiance insouciante et heureuse, à laquelle participe tout l'orchestre, au sein duquel les cuivres ont régulièrement la place d'honneur. L'atmosphère n'est pas sans rappeler la conclusion musicale joyeuse de l'épisode IV de Star Wars, mais peut-être le son si caractéristique du London Symphony Orchestra, interprète - rappelons-le - des partitions de John Williams, est-il pour quelque-chose dans cette impression... ;-) La symphonie de Johan de Meij a la particularité de se terminer non pas par un feu d'artifice musical exubérant, mais par une fin douce et calme, évocatrice de l'atmosphère apaisée du dernier chapitre de l'histoire, celui des Havres Gris, avec Frodo et Gandalf embarqués sur un navire blanc pour un dernier voyage vers l'Ouest et disparaissant ainsi lentement à l'horizon...

S'il m'est permis de faire une comparaison picturale, autant la musique d'Howard Shore (que j'aime bien) composée pour les films de Peter Jackson me parait désormais indissociablement liée aux œuvres dessinées et peintes de John Howe et d'Alan Lee (œuvres que j'aime beaucoup), autant la Symphonie N°1 de J. de Meij m'a paru correspondre à une tout autre vision de l'univers de Tolkien, celle, très lumineuse, et même flamboyante, des frères Tim et Greg Hildebrandt. Ici, l'épopée se fait plutôt aventure avant tout, le roman servant de source d'inspiration et d'évasion à travers la musique...

Pour conclure, outre les musiques de films de John Williams, plusieurs œuvres pour orchestre de grands compositeurs du répertoire dit classique me sont revenus en mémoire au cours de mes écoutes de la Symphonie N°1 de Johan de Meij. Certains aspects de cette belle symphonie, dans sa version réorchestrée pour orchestre symphonique, font penser - dans le désordre - à la musique d'Edvard Grieg, de Piotr Ilitch Tchaïkovski, de Modeste Moussorgski, de Maurice Ravel, d'Igor Stravinsky, de Jean Sibelius, et d'autres... Tchaïkovski, Stravinsky et Sibelius étant sans doute les références qui me sont le plus souvent venues à l'esprit...
À propos, précisément, du compositeur finlandais Jean Sibelius, je me permets de signaler que j'ai apporté ce matin un petit complément musical à la présentation, que j'ai faite récemment sur un autre fuseau du présent forum, de l'exposition du musée d'Orsay actuellement consacrée à l'œuvre du grand peintre finlandais Axel Waldemar Gallén, dit Akseli Gallen-Kallela : Akseli Gallen-Kallela (1865-1931). Une passion finlandaise.

Bonne journée ! :-)

Cordialement,

Hyarion.

ISENGAR
Modérateur
Inscription : Jun 2001
Messages : 5 096

Excellent :)

Merci beaucoup cher camarade.
Voilà un fond sonore idéal pour quelques dernières relectures en cours.

I.

Elendil
Inscription : Mar 2008
Messages : 1 249

Merci Hyarion pour cette version de la symphonie, que je ne connaissais pas et qui est décidément plaisante à écouter. J'avoue être un peu décontenancé quand tu invoques les mânes de Sibelius à ce propos, mais je te rejoins tout à fait sur la parenté avec Moussorgski et Stravinsky.

J'ai l'impression que les inspirations tolkieniennes sur la musique classique contemporaine ne sont pas si rares qu'on pourrait le croire, même si leur qualité est éminemment variable — ce qui est vrai de toute musique, au demeurant.

Je citerai pour ma part les Eldarinwe Líri de Martin Romberg, compositeur d'extraction norvégienne, qui a donné une version au combien éthérée des poèmes de Tolkien :

1. A Elbereth Gilthoniel
2. Oilima Markirya
3. Nieninque
4. Fíriel's Song
5. Namárië

Il faut absolument mentionner en outre le poème symphonique Quendi, commission de l'Orchestre National de Montpellier (!), morceau que j'aime beaucoup, même sans tenir compte de sa source d'inspiration :

Partie 1
Partie 2

Notons d'ailleurs que le premier CD de ce compositeur tire encore son inspiration de l'œuvre de Tolkien ; il est intitulé Valaquenta — Tableaux fantastiques. En voici un morceau disponible en ligne : Ulmo, Lord of Waters.

Matinalement, vôtre,
Elendil

PS : À mon grand regret, les codes html que j'ai essayés ne semblent pas fonctionner sur le forum, impossible de trouver comment insérer les vidéos directement dans mon message.

sosryko
Inscription : Mar 2002
Messages : 2 072

Et si on essayait comme cela...

Eldarinwe Líri de Martin Romberg :

1. A Elbereth Gilthoniel

2. Oilima Markirya

3. Nieninque

4. Fíriel's Song

5. Namárië


sosryko
Inscription : Mar 2002
Messages : 2 072

ça marche pour toi Elendil Voronda ? ;-)

Quendi, de Martin Romberg, commission de l'Orchestre National de Montpellier :

sosryko
Inscription : Mar 2002
Messages : 2 072

Martin Romberg, Valaquenta — Tableaux fantastiques.


Ulmo, Lord of Waters

Oromë, Lord of the Forests

Mandos, Lord of Death

sosryko
Inscription : Mar 2002
Messages : 2 072

Merci Elendil Voronda pour ces découvertes  (et Hyarion, grand dénicheur de gemmes et autres pépites lui aussi !)

Melilot
Inscription : Oct 2003
Messages : 1 065

Hello tout le monde. Ca fait longtemps que ce fuseau dort. Pour le réveiller, je vous ai dégotté ceci. Le lien avec la Terre du Milieu est dans le titre, et l'intérêt dans la musique. ;-D

Pellucidar
Inscription : May 2005
Messages : 451

Du Jazz Metal Folk progressif suédois !?!  :-))  Le cocktail est un peu surprenant au début mais finalement il passe bien... Merci Melilot pour la découverte !

Melilot
Inscription : Oct 2003
Messages : 1 065

De rien, Pellucidar, je viens moi aussi de les découvrir. Surprenant, hein? J'aime bien.

ewyxo
Inscription : Feb 2004
Messages : 71

27 verse poem by J.R.R.Tolkien: Over the Misty Mountains Cold / The Dwarven Song of Old Wealth


http://www.youtube.com/watch?v=ME5urFBf0kk&feature=related

(la chanteuse répond à chaque commentaire !)

Elendil
Inscription : Mar 2008
Messages : 1 249

C'est en fait une compilation de quatre chansons : les trois chansons des Nains dans les chapitres 1, 7 et 15 du Hobbit, suivies de la chanson composée par Merry et Pippin au chapitre I-5 du SdA.

Personnellement, j'aime beaucoup.

Elendil
Inscription : Mar 2008
Messages : 1 249

En matière de musique, n'oublions pas non plus qu'il existe un opéra intitulé Leithian sur l'histoire de Beren et Lúthien, composé par Adam Klein. Je me souviens qu'on en avait pas mal entendu parlé à l'époque des représentations. Il semble depuis être retombé dans un certain oubli, du fait qu'il n'y eut qu'un nombre assez limité de représentations, apparemment imposé par l'Estate.

J'ai découvert dernièrement qu'il est possible d'en télécharger une version pour orchestre de chambre sur la page personnelle du compositeur : c'est là.

La prise de son n'est pas extraordinaire et je trouve que les récitatifs sont assez mal mis en valeur. Nonobstant, il y a de forts beaux passages, et il serait dommage qu'une initiative aussi intéressante soit passée sous silence. Personnellement, j'aurais bien aimé en voir une représentation.

ISENGAR
Modérateur
Inscription : Jun 2001
Messages : 5 096

Ca faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de surprendre Sosryko par ma capacité à écouter des musiques tonitruantes à des heures déraisonnables.

Je gardais sous le coude depuis un petit moment les exploits d'un groupe de dark punk hardcore experimental (oui, je sais, dans 20 ans nos enfants riront joyeusement de ces étiquettes aux noms étranges que nous nous évertuions à donner à nos musiques préférées... en 1992 on aurait appelé ça du grunge. On peut aussi dire du rock, tout simplement).

Ce groupe originaire de Los Angeles est connu sous le nom de Qui.
Initialement un duo (dont le guitariste s'appelle Cronk, ce qui ne s'invente pas - mais on comprend mieux, après), le groupe évolue depuis 2006 avec le controversé hurleur chanteur David Yow, célèbre dans les années 80 et 90 pour des attitudes scéniques très... gobelinesques, et fort peu académiques.

En 2007, le groupe sort son plus gros succès à ce jour. L'effort s'appelle Love Miracle.
Au détour des tonnerres de guitare, de basse et de batterie jouées sur un mode primitif, un diptyque sur le thème de l'opposition feu/eau attire l'oreille de l'admirateur de Tolkien.
Le titre dédié au feu s'intitule en effet Gâsh, d'après un terme de la langue noire de Mordor, tandis que le second est plus classiquement titré Freeze.
Au coeur du déluge de métal en fusion de Gâsh, les Qui se sont amusés à singer la voix du Gollum jacksonien, répétant à plusieurs reprises un "smeagolll, smeagolll..." étranglé et glacial.
La musique est parfaite pour accompagner d'agréables soirées tribales au coeur des plateaux agrestes de Gorgoroth, en compagnie d'Uruk-Haï facétieux.
Freeze nous invite plutôt à une fraîche et vivifiante ballades entre les lames tranchantes des icebergs de l'Helcaraxë... même si les paroles nous parlent de tout autre chose.

Gâsh
Freeze

En s'éloignant de la Terre du Milieu (mais y était-on vraiment ?), les curieux pourront découvrir également :
- une version de déménageurs sous amphétamines de Willie the Pimp, la célèbre composition de Frank Zappa (dont il me semble qu'ils ont ajustés les paroles...)
- une reprise tout à fait étonnante et minimaliste de Echoes de Pink Floyd, pour laquelle Cronk a eu la bonne idée de reprendre le micro à Yow, afin de soulager les oreilles de l'auditeur, et qui clôt cet album des âges farouches sur une note un peu plus, hem, légère (?)

I.

Pellucidar
Inscription : May 2005
Messages : 451


est une webradio qui diffuse de la musique "fantasy" 24 heures sur 24. Beaucoup de thèmes d'inspiration tolkienienne, forcément.
Assez agréable en fond sonore en travaillant (j'ai testé) ou comme ils le suggèrent eux-mêmes pendant une partie de JDR…
Beaucoup de découvertes à faire ! :-)
www.radiorivendell.com

sosryko
Inscription : Mar 2002
Messages : 2 072

Radio Rivendell, c'est sur Fréquence Fendeval, ça non ? ;-))

ISENGAR
Modérateur
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Messages : 5 096

Ça fait un moment que je ne suis pas revenu dans les parages.
Je profite de la tempête qui souffle à l'extérieur pour revenir avec quelques curiosités... en espérant que tout le monde a digéré les hurlements de Qui, depuis l'an dernier :)

Vous vous souvenez de Steve Peregrin Took Porter, le camarade de Marc Bolan, dans la première mouture de Tyrannosaurus rex ?
Contraint de quitter le groupe pour des stupéfiantes histoires, il erra deci-delà, travaillant occasionnellement avec divers musiciens anglais, comme ceux des groupes The Pink Fairies et Hawkwind.
De ces collaborations épisodiques, il garda de bonnes relations avec Mick Farren (un des fondateurs historiques de The Pink Fairies) et avec le guitariste Larry Wallis.
Ils fondent ensemble le groupe Shagrat en 1970, du nom d'un des orques du Seigneur des Anneaux.
C'est Steve Peregrin Took qui proposa ce nom, comme on peut le deviner.

La musique du groupe, peu électrifiée et plutôt orientée folk, n'a connue que très peu d'enregistrements.
Une des rares sessions parvenue jusqu'à nous, publiée dans ce qui semble être un format maxi-single sous le titre pink jackets required, est disponible sur youtube.

Si la chanson du milieu ('trois petits cochons') est dispensable, les deux autres sont assez intéressantes et donnent sans doute un bel aperçu du potentiel de ce groupe éphémère.

Très vite le groupe est en effet parti en sucettes. Mick Farren, lui-même artistiquement dispersé, est parti voir ailleurs. Larry Wallis a rejoint les membres de The Pink Fairies qui trouvaient que son jeu de guitare avec Shagrat correspondait pile-poil à ce qu'ils recherchaient. Et Steve Took s'est retrouvé à représenter Shagrat à lui tout seul, dans une formule guitare/voix, qui ne l'a mené nulle part...

En 1977, Steve Took abandonna finalement l'option folk pour remettre de l’électricité dans sa musique et fonda Steve Took's Horns. Il adopta un style plus rock, inspiré autant par les Rolling Stones que par les succès hard du moment... C'est une curiosité pour les amateurs... mais bien éloignée de toute inspiration tolkienienne.

Steve Peregrin Took Porter est mort le 27 octobre 1980. Bien que la drogue ne soit pas mise en cause dans son décès (il est mort étouffé par une cerise qui s'est trompée de tuyau, pendant un cocktail), il est indéniable que ce jeune homme (il avait 31 ans) était malheureusement un habitué des substances illicites.

C'est aujourd'hui, si je ne me trompe pas dans mes comptes, le 33ème anniversaire de sa mort.

I.

ISENGAR
Modérateur
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En décembre 1968 (il y a 45 ans tout juste) paraissait en Angleterre S.F. Sorrow, un album de rock psychédélique réalisé par le groupe les Pretty Things.

Album particulièrement novateur, considéré comme un des premiers "opéra-rocks" de l'histoire (il devançait Tommy des Who de quelques mois), S.F. Sorrow n'a pas eu un très grand succès à sa sortie, coincé qu'il était entre Beggars Banquet des Rolling Stones et The Beatles, le célèbre double album tout blanc du groupe du même nom. A l'époque, il n'a pas non plus particulièrement ému la critique. Il faut dire que les Pretty Things, dont les cheveux "étaient plus longs et plus sales que ceux des Rolling Stones" n'avaient pas une très bonne réputation.
L'album a pourtant été enregistré - et ça s'entend - aux célèbres studios d'EMI à Abbey Road à partir de décembre 1967, sur les lieux mêmes où Pink Floyd et les Beatles s'essayaient à toutes sortes d'expérimentations musicales majeures.

Par ailleurs, le thème de S.F. Sorrow (l'histoire d'un type, Sebastian F. Sorrow, de sa naissance jusqu'à la triste solitude de la vieillesse en passant par la guerre et les accidents de la vie) n'a pas grand chose à voir avec l’œuvre de Tolkien...
(non, jeune newbie qui lit ces lignes, le Sebastian de cet album n'est pas le hérisson de Radagast !)

Or, il se trouve que pour la composition des morceaux de ce grand disque, les Pretty Thing ont fait appel à John C. Adler, un talentueux batteur, déjà connu sous le pseudo de Twink ("le Minet"), et qui errait alors, sans véritable groupe.

C'est justement de ce Twink, période Pretty Thing, que je voudrais vous parler.

Le jeune homme, né en 1944 (et toujours vivant et en activité, mais il n'est plus un jeune homme), n'est pas resté très longtemps chez les Pretty Things. En 1969, il a contribué à la création d'une première version du groupe les Pink Fairies, avec son ami Steve Peregrin Took (encore lui, voir le post précédent), avant que celui-ci ne fasse défection pour monter l'éphémère Shagrat.
Consolidant les Pink Fairies en 1970 avec un autre effectif, Twink a connu par la suite une carrière dite "en dent de scie", semée de chaos, d'insuccès, et parfois de belles choses, reconnues par le public.

Pour revenir à 1968 et S.F Sorrow, le groupe pose sur une photo en couleur qui se trouve à l'intérieur de la pochette du 33 tour (au dos du CD de 1987, la même photo est en boir et blanc et fondue avec le motif rouge et noir du zeppelin et du soleil (en rapports avec une des chansons de l'album)).
C'est la photo couleur d'origine qui m'intéresse, car on peut y voir Twink, à gauche et un peu excentré par rapport au groupe, avec sa chevelure bouclée qui descend en cascade sur ses épaules et un bandeau violet autour de la tête.
Ci-dessous la fameuse photo, dans une édition américaine de l'album :

Sur le bandeau, une inscription : ce sont des tengwar.
Je n'ai pas trouvé de résolution plus lisible sur le net, mais j'ai pu tenter de reconstituer une partie de la phrase (avec sans doute quelques erreurs) :

Je n'ai pas réussi à parfaitement déchiffrer le sens de cette inscription. Mais elle indique, à n'en point douter, que Twink était très probablement un admirateur de Tolkien, et ce, avant de fréquenter Steve Peregrin Took (qui était à cette époque l'acolyte de Marc Bolan, un autre proto/crypto-tolkiendil réputé).

J'interprète confusément, à la lecture de ces tengwar twinkiens "...dalfs warden", ce qui ne veut pas dire grand chose... mais on pourrait en déduire un "Gandalf's warden", ce qui, dans un anglais désuet, signifierait "gardien de Gandalf". Pourquoi pas ?

Bref, cette inscription, au hasard d'une vieille photo dans un album que tout le monde a oublié (ou presque) montre encore une fois l'influence du Seigneur des Anneaux sur cette première génération de jeunes gens, nos glorieux prédécesseurs, excellents musiciens de surcroit.

Et puisqu’ici on parle de musique, j'en profite pour vous inviter à découvrir S.F. Sorrow dans toute sa splendeur psychédélique :

Dans le Rock&Folk de janvier 2014, il y a un bel article consacré au 45ème anniversaire de l'album.
Je vous souhaite une bonne écoute et une belle découverte.

Et bon anniversaire à Forfirith et joyeuses fêtes de fin d'année à tout le monde ! :)

I.

Elendil
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Dans l'Usage général, le tengwa < ungwë > correspond généralement à [g], soit plutôt « [Gan]dalf[']s garden », le « jardin de Gandalf ».

ISENGAR
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C'est mieux comme ça, en effet :)
Le jardin de Gandalf, c'est celui où poussaient les herbes magiques qui faisaient sourire cette génération de musiciens talentueux, probablement...

Merci Damien.

I.

Hyarion
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La nuit dernière, entre 2h30 et 3h00 du matin, j'ai entendu sur France Musique une émission radiophonique entièrement consacrée à la diffusion d'extraits de la musique composée par Basil Poledouris pour Conan the Barbarian de John Milius. Heureuse surprise avant de s'endormir... :-)

Une musique pour la Terre de l'Âge Hyborien plutôt que pour la Terre du Milieu, sans doute, me dira-t-on... Si je propose cependant un lien pour réécouter (jusqu'en novembre 2016) cette émission, c'est d'abord parce que la musique de Poledouris pour le film de Milius est évidemment merveilleuse, mais aussi parce que le commentaire liminaire de l'animateur de ladite émission plaira sans doute en particulier à quelqu'un, d'un certain point de vue : http://www.francemusique.fr/player/resource/19674-23478

Bonne écoute, par Crom ! :-)

Amicalement, ;-)

Hyarion.

Cédric
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Merci Hyarion.
Mais tu accentues mon retard, je suis loin d'avoir écouter toutes les références citées dans ce fuseau ! :/

A mon tour, pour être "complet", je me dois de mentionner le travail de Patrice Deceuninck qui a bien fréquenté ces lieux fut un temps. Son travail est toujours disponible sur JRRVF : http://www.jrrvf.com/jrrvf2/fervent-homm...a/musique/


Cédric.

Aglarond
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Pour ceux qui, comme moi, s'emmêleraient les pinceaux dans le lecteur, un autre lien pour y accéder depuis la page de l'émission :
http://www.francemusique.fr/emission/fra...2014-02-31
Merci à Maître Hyarion pour cette trouvaille bienvenue. :)

Amicalement,
A.

ISENGAR
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Hello,

signalé par Druss sur Tolkiendil (merci :) ), la présentation à l'auditorium de Villefranche-sur-Saône (69) de la Symphonie n°1 "The Lord of the Rings" par le compositeur néerlandais Johan de Meij.
Cette symphonie a été composée entre 1984 et 1988 et offre une vision musicale très intéressante et plutôt agréable de l'univers du roman qui a fortement marqué le musicien dans sa jeunesse.

Pour ceux qui ne passeraient pas par la département du Rhône ce week-end, ce qui est mon cas, voici une version de la Symphonie n°1, conduite par Johan de Meij en personne en mai 2012, à l'occasion d'une tournée au Canada :

I.

Hyarion
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Merci pour l'information, JR. :-)
À noter qu'il s'agit là de la version originale pour orchestre d'harmonie de cette Symphony No. 1 "The Lord of the Rings" (Symfonie nr. 1, In de ban van de ring) de Johan de Meij. Pour mémoire, en mars 2012, dans le présent fuseau, je vous avais parlé des cinq mouvements de cette œuvre dans la version arrangée pour orchestre symphonique par Henk de Vlieger : ce message

Amicalement,

Hyarion.

Hyarion
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En mémoire de Christopher Lee, décédé dimanche dernier : Treebeard's Song, qu'il interpréta avec le Tolkien Ensemble en 2002.

Amicalement,

Hyarion.

ISENGAR
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Voilà bien longtemps qu'on n'a pas parlé de Naheulbeuk et du Naheulband en ces lieux...
La saga se poursuit sur de nombreux terrains et, de temps à autres, on découvre des petites pépites.
Quel meilleur fuseau que celui-ci pour vous faire profiter du lien :p


Mais je suis sûr que Laegalad, Kendra, Dragon Sacquet ou Melo Dye connaissaient déjà cette version :)

I.

ISENGAR
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Hello, nous sommes aujourd'hui le 5 août 2017.

Il y a tout juste 50 ans, les musiciens du jeune groupe Pink Floyd sortaient un étrange premier album intitulé The Piper at the Gates of Dawn, dont on a déjà un peu parlé ici même il y a quelques années avec Pellucidar et Silmo.

Enregistré à Londres à partir du printemps 1967, dans un studio de la maison de disques EMI, à Abbey Road, où les Beatles finissaient de peaufiner leur Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band (sorti le 1er juin), l'album de Pink Floyd sort donc au cœur de l'été londonien.

C'est un été encore halluciné par l'onde de choc du Sergent Pepper's des Beatles, mais aussi par l'immense Are You Experienced du Jimi Hendrix Experience (en mai) et, de façon plus souterraine, par le formidable album du Velvet Underground (en mars).
L'été 67, c’est aussi bien sûr le fameux Summer of Love dont l’acmé californien a été le fameux festival pop de Monterey au mois de juin, mais dont les effets se font toujours sentir avec un peu de décalage en Europe.

Nous sommes donc dans ce contexte fantastique au niveau de la créativité musicale.

The Piper at the Gates of Dawn ne sort pas de nulle part.
Pink Floyd bénéficie déjà en août 1967, d'une solide réputation dans les milieux branchés et "avant-gardistes" londoniens. Ils tournent depuis 1965, passant de Cambridge à Londres, de petits clubs en petits clubs, pour finalement poser leur enceintes dans des lieux très prisés, tel le fameux UFO Club de Tottenham Court Road, mais aussi un certain Middle-earth Club à Covent Garden. Et puis ils ont déjà sorti deux 45 tours qui ont eu un certain succès : Arnold Layne (mars), et surtout See Emily Play (en juin).
Ces deux pépites pop aussi fraiches qu'originales donnent un aperçu du talent de Pink Floyd en studio, un talent surtout dû à cette époque à leur compositeur et leader Syd Barrett. Mais sur scène, c'est l'expérimentation musicale et visuelle qui prime. La part belle est donnée à de longues compositions hypnotiques ponctuées d'improvisations faussement déstructurées, censées restituer les errances des sens provoquées par la consommation d'un psychotrope très prisé à cette époque, le LSD.

C'est au subtil mélange de compositions"psychédéliques" et de pop légère, de folie douce et de fausse innocence, concocté à "Abbey Road" (avec un voisinage prestigieux), que l'auditeur de The Piper est donc exposé.

Oui, mais alors, et le lien avec Tolkien ?
Eh bien, il se trouve que Syd Barrett est réputé avoir puisé quelques thèmes chez Lewis Carroll ou chez Tolkien pour ces délicieux morceaux pop qui agrémentent l'album.
Tout ceci n'a rien d'étonnant, et on sait que Syd est issu de cette génération dans laquelle on retrouve Marc Bolan, Steve Peregrin Took, Robert Plant ou Twink, et d'autres, des gens qui ont été marqué par la lecture du Hobbit ou du Seigneur des Anneaux.

En réalité, moins précisément que ces deux prestigieux auteurs, c'est de féérie en général que s'inspire Barrett, en particulier pour les chansons Matilda mother, Scarecrow et surtout The Gnome qui évoque l'histoire d'un certain Grimble Gromble, qui peut faire penser à un Bilbo Baggins enfantin.
Le titre de l'album lui-même est un clin d'oeil au célèbre conte de Kenneth Grahame (1859-1932), Le Vent dans les Saules, et notamment à son chapitre VII, qui porte exactement ce titre.

Le Vent dans le Saules faisait partie des lectures de jeunesse de JRR Tolkien.


Deux illustrations du chapitre VII du conte de Kenneth Grahame:
A gauche "Mole and Rat and the Gates of Dawn" par E.H. Shepard (1931) et à droite, "the Piper at the Gates of Dawn" par P. Bransom (1913)


Bref, c'est donc un chouette anniversaire presque tolkienien que je souhaitais fêter ici, sur JRRVF, et dans ce fuseau précisément.


Malheureusement, comme souvent quand les drogues traînent, l'histoire ne finit pas si bien que ça.
Syd Barrett, garçon fragile, a trop joué avec les psychotropes, sans véritablement avoir conscience des dangers qu'ils représentent. Sa sur-consommation de LSD et un terrain psychologique et physique sans doute favorable, l'ont précipité durablement vers la folie, "cramant son cerveau" pour reprendre une expression souvent utilisée, quand on parle de ce génie éphémère...
Et si Pink Floyd, dès 1968, a poursuivi sans lui la brillante carrière que l'on sait, avec une foule d'autre albums absolument majeurs (Animals, Dark Side of the Moon, The Wall, Wish you Were here, dans le désordre....), il n'y a jamais eu d'autre Piper... et c'est bien dommage.


Syd Barrett (1946-2006)

Bonne journée à tous !

I.

Hyarion
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ISENGAR a écrit :

Le titre de l'album lui-même est un clin d'oeil au célèbre conte de Kenneth Grahame (1859-1932), Le Vent dans les Saules, et notamment à son chapitre VII, qui porte exactement ce titre.

Une allusion au dieu Pan que j'avais succinctement évoqué, l'année dernière, dans un autre fuseau... ^^

Merci pour ce partage, JR, en ce jour anniversaire. :-)

Amicalement,

Hyarion.

Aglarond
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Et pour ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir Le vent dans les saules, je ne saurais trop recommander l'adaptation en BD réalisée par Michel Plessix : un brin naïve parfois à mon goût, mais pleine de fraîcheur et d'innocence, d'une saine nostalgie, d'odeurs d'herbe fraîche et de feuilles d'automne, dans des tons pastels qui nous font plonger dans une campagne anglaise très tolkienienne : une véritable Comté rêvée. Et pour les amateurs, il y a une suite plus torride...
Amicalement,
A.

Silmo
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Sans oublier la version filmée réalisée par Terry Jones des Monty Python  :cool:

ISENGAR
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Et sans oublier le très joli album éponyme du groupe hippie The Wind in the Willows, qui a eu la particularité d'accueillir en son sein la jeune Debbie Harry, future Blondie (mais elle était plutôt brunette, en ces temps fleuris), et d'être produit par Artie Kornfeld, le futur co-organisateur du festival de Woodstock.

I. ☮

ISENGAR
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Vous vous souvenez du message dans ce fuseau, à propos de l'album S.F. Sorrow, des Pretty Things, et de l'inscription en tengwar sur le bandeau de Twink ?
Le message, quelque peu hermétique, disait : "Gandalf's Garden" (Jardin de Gandalf).
Eh bien, je n'en avait pas la moindre idée à l'époque, mais il se trouve que Gandalf's Garden, était le nom d'une petite communauté londonienne avant-gardiste, qui a eu quelque influence dans le milieu underground et psychédélique londonien. La Communauté, qui avait pignon sur rue à Chelsea, dans la périphérie ouest de Londres, a publié également un petit magazine irrégulier (qui a duré 6 numéros entre 1968 et 1971), qui portait le nom de cette communauté.
Ce magazine est par ailleurs cité par Humphrey Carpenter dans le chapitre "Le fric ou la gloire" de la biographie de Tolkien.

Inutile de vous dire que tout ceci est devenu archi-collector !

La couverture d'un des premiers numéros précisait : "N'ayez pas peur, car vous entrez maintenant dans le Jardin de Gandalf".
L'édito, par un certain Muz Murray (devenu par la suite un célèbre yogi, sous le nom de Ramana Baba) expliquait que le Jardin de Gandalf était "un flux d'âme provenant des stylos des créateurs - mystiques, écrivains, artistes, chercheurs et poètes. Une source d'amour et d'angoisse à laquelle ceux qui ont soif peuvent boire". Dans ce jardin, on pouvait chercher "à stimuler nos propres jardins intérieurs si nous [voulions] sauver notre Terre et nous-mêmes de l'engloutissement".

Tout un programme, que Twink, qui avait visiblement des liens avec cette communauté, essayait de faire passer avec ses tengwar inscrits sur son bandeau :)

Le petit film ci-dessous (tourné en juillet 1969) montre la devanture du Jardin de Gandalf, où se retrouvaient, entre autres, des Tolkiendili londoniens.
Ce lieu ouvert abritait aussi occasionnellement des sans domiciles fixes, et leur offrait un abri provisoire.

La musique d'accompagnement de ce mini-film plein de sourires et de cheveux longs est celle des... Pretty Things. Tiens, tiens, et la boucle est bouclée :)

I.