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Bon et bien maintenant, c'est le petit Richard le doyen ! RIP Fats Domino |
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La nouvelle est tombée tout-à-l'heure, via notamment la page de groupe de la Tolkien Society sur le réseau de Mark Z., suite à un message émouvant publié par Linda Garland sur le même réseau : Roger Garland n'est plus. C'est un des plus connus des illustrateurs de l'œuvre de J. R. R. Tolkien qui vient de disparaître, des suites d'une longue maladie : il avait notamment réalisé les illustrations du Tolkien Calendar de 1984, et les illustrations de couverture et/ou intérieures de bien des ouvrages tolkieniens (The Lord of the Rings, The Silmarillion, The Hobbit, The Book of Lost Tales, Farmer Giles of Ham, Smith of Wootton Major, The Adventures of Tom Bombadil...).
Linda et Roger Garland ont fondé en 1989 la Lakeside Gallery, en Cornouailles, pour présenter leurs propres œuvres d'illustrateurs mais aussi pour promouvoir l'illustration comme forme d'art en général : http://www.lakeside-gallery.com
RIP Roger Garland (1950-2017) Amicalement, Hyarion. |
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C'est bien triste. I. |
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Triste nouvelle, j'aimais ses dessins. Requiescat in pace |
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Elendil a signalé sur Tolkiendil la disparition le 24 octobre dernier de Faith Tolkien, la première épouse de Christopher Tolkien, avec laquelle il avait divorcé en 1967.
source Qu'elle repose en paix. I. |
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Un peu moins d'un mois après le décès de George, c'est un troisième frère Young (Alexander était déjà parti en 1997) qui vient de rejoindre le paradis des rockers, celui auquel on accède via l'autoroute de l'enfer. Let there be rock ! RIP Malcolm Mitchell Young (1953-2017) |
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Triste nouvelle qui achève de plomber un week-end déjà fort gris et déprimant. :( En guise d'hommage, je vais me repasser ce soir le dvd du mythique concert de décembre 1979 au Pavillon de Paris. Pas d'écran géant, pas de lasers ou d'effets pyrotechniques; juste un mur d'amplis Marshall, quelques projos, de l'énergie pure et du rock ! A l'arrière, tapi dans l'ombre, cramponné à sa sempiternelle Gretsch, le discret Malcolm Young au look de gamin (c'était pourtant lui le patron) assène ses accords avec une précision implacable… We salute you, Malcolm ! |
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Et sinon, aujourd'hui même est mort un sale type dont on ne pleurera pas la disparition, mais dont le nom est associé au folklore des années 60-70 qu'on aime tant ici : Charles Manson, célèbre extrapolateur des paroles des Beatles. Je me suis dit que la nouvelle pouvait en intéresser certains. |
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Et j'en profite pour glisser un petit clin d’œil à Pellucidar, pour reprendre l'hommage à Malcolm Young.
Enregistré le 9 décembre 1979 au Pavillon de Paris. On est bien loin de la Terre du Milieu, mais ça fait du bien aux cages à miel :p I. |
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Isengar a remué le couteau dans la plaie car il a écrit :
:p En 1979, j'ai 12 ans et des parents assez permissifs, mais pas au point de me laisser aller à ce genre d'évènement. Si j'avais su que ce magnifique enfoiré alcoolique de Bon Scott n'avait plus que 72 jours à vivre, j'aurais insisté. Je devrais attendre l'année suivante pour mon tout premier concert : un certain Renaud Séchan le 6 octobre 1980 au Complexe Omnisports de Grivegnée (j'ai toujours le ticket)... ;) Bien qu'Australien, ceci n'est pas un kangourou ! ]:D |
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Et voilà... ç'est triste à dire, mais on s'y attendait un peu. A force de forcer sa force à cet effort, comme dit la chanson, notre Jeannot national s'en est allé, éclipsant au passage la mort de Jean d'Ormesson, qui avait elle même éclipsé celle de l'ancien roi de Roumanie, Michel Ier, descendant de la reine Victoria d’Angleterre, grand oublié de l'Histoire et roi des occasions manquées. Cette succession de décès s'éclipsant les uns les autres fait penser à ce funeste 22 novembre 1963, qui vit partir successivement Aldous Huxley, C.S. Lewis, et J.F. Kennedy. Le spectaculaire assassinat de ce dernier à Dallas "emportant la mise" dans les médias de l'époque, si je puis m'exprimer ainsi.
RIP Mihai (Michel) de Hohenzollern-Sigmaringen (1921-2017) I. |
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Ah ben voila t-'y pas qu'Isengar se lance dans la tri[nécro]logie ! |
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Mince ! Sale temps pour les métalleux... Pour le plaisir des oreilles :
RIP Edward Allan "Fast Eddie" Clarke (1950-2018) I. |
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C'est avec une grande tristesse qu'on reçoit certaines informations... c'est encore plus fort quand ça concerne des gens de notre génération. Les circonstances de sa mort ne sont pas encore tout à fait connues, mais ça ne change pas grand chose. Elle n'est plus là, les studios et les concerts ne résonneront plus de sa voix si particulière, étranglée et fragile, résolument rock et reconnaissable entre mille, et ça provoque un grand vide. C'est ce qu'il faut retenir... RIP Dolores Mary Eileen O'Riordan (1971-2018) I. |
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Dolores O'Riordan a eu son heure de gloire quand j'étais ado. J'étais allé en voyage scolaire en Irlande en troisième (j'ai d'ailleurs dû raconter à certains d'entre vous l'épilogue surréaliste de ce voyage... :)) et le deuxième album du groupe tournait en boucle dans le car. Du coup, il y a plein de souvenirs qui ressurgissent et je me retrouve très touché par son décès, alors que pourtant je n'écoute quasiment plus les albums des Cranberries (2 fois peut-être en dix ans !?) Fait chier si les artistes des années 90 commencent eux aussi à tomber... |
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Triste nouvelle ;-( C'était une de mes chanteuses et un de mes groupes préférés, avec ses chansons pleines de sincérité, d'amour, de rage et de mélancolie Je me souviens d'une séance de dédicace où j'ai eu la chance de lui faire la bise, aussi ému qu'à mon premier baiser. Repose en paix |
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The Paris Review : Dans Steering the Craft, vous affirmez, à la fois en tant que lectrice et auteure : « Je veux reconnaître quelque chose que je n'ai encore jamais vu. »
RIP Ursula Kroeber Le Guin (1929-2018)Ursula K. Le Guin : C'est en lien direct avec la nature même de la fiction, et cette sempiternelle question : « Pourquoi ne pas écrire sur ce qui est réel ? » Un bon nombre de lecteurs américains du XXe siècle - et du XXIe - pensent que c'est tout ce qu'ils veulent, de la non-fiction, qu'ils refusent de lire de la fiction parce que ce n'est pas réel. Une opinion incroyablement naïve. Seuls les humains produisent de la fiction, et seulement en certaines circonstances. Nous en ignorons les buts précis. Mais l'une des choses que la fiction accomplit est de vous faire reconnaître ce que vous ne saviez pas avant. C'est ce que cherchent bon nombre de disciplines mystiques : tout simplement voir, vraiment, et être éveillé. Ce qui signifie que vous reconnaissez les choses qui vous entourent avec plus d'acuité, et que ces choses semblent nouvelles. Avoir un « regard neuf » et la reconnaissance sont en réalité la même chose. The Paris Review : Pourriez-vous développer un peu cette idée ? Ursula K. Le Guin : Pas de manière parfaite ! Je ne pourrais que rendre cela plus confus. Disons qu'un très bon livre me donne des informations, des choses que j'ignorais ou que j'ignorais savoir, et pourtant je les reconnais - oui, je vois que le monde est ainsi. La fiction - et la poésie, et le théâtre - ouvre les portes de la perception. Tous les arts le font. Musique, peinture, danse... tous nous disent ce qui ne peut être dit avec des mots. Mais le mystère de la littérature est qu'elle s'exprime avec des mots. C'est souvent très direct. Entretien entre Ursula K. Le Guin et John Wray, The Paris Review n° 206, automne 2013 (traduction par Erwann Perchoc, pour Bifrost n° 78, avril 2015)
http://www.lemonde.fr/disparitions/artic..._3382.html Amicalement, Hyarion. |
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Oh... Quelle triste nouvelle... Sa plume me manquera... En dépit de son grand âge, Ursula Le Guin postait encore assez régulièrement sur son blog et en d'autres lieux que je suivais de loin, avec toujours le même étonnement et le même plaisir... Sa science-fiction et sa fantasy sont toujours et encore novatrices, troublantes, riches de merveilles et de philosophie. C'est une auteure majeure dans ces genres, qu'elle savait renouveler et ré-imaginer avec un talent rare. J'aimerais penser qu'elle est à présent portée par l'autre vent, ce vent d'ailleurs que suivent les dragons, de l'autre côté du rêve. Heureusement, il me reste encore beaucoup des ses œuvres à lire ou relire. D. |
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Je n'ai eu l'occasion de lire d'Ursula Le Guin que le texte sur les Schémas rythmiques dans le Seigneur des Anneaux, que Tolkiendil a eu la chance de pouvoir utiliser dans L'Arc et le Heaume spécial 120 ans de Tolkien. Le Cycle de Terremer, dont j'ai exploré les cartes il n'y a pas si longtemps, fait partie depuis un petit moment des livres que j'aimerais découvrir (explorer des cartes d'un monde de fantasy sans connaître le monde en question, c'est quand même pas brillant comme démarche, je vous l'accorde). Mais il y a tant de choses à lire et mon boulot me laisse si peu de temps :/ I. |
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La vieillesse, c' est marcher derrière un cercueil en attendant de monter dedans...Didier Lockwood, qui faisait crisser son stridivarius comme personne, a rejoint le magma originel...RIP. |
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Je ne sais pas si "stridivarius" est un lapsus ou un supplément d'hommage aux splendides crissements de Lockwood,
S. |
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Stephen Hawking n'est plus et c'est une perte pour l'humanité. Ses particules vont retourner à la poussière. Les fans d'astronomie et d'astrophysique sont bien tristes car il eut le don de vulgariser des concepts fort compliqués.
Il fut aussi chanteur de rock (il a chanté avec les Pink Floyd)... et un type plein d'humour qui interprétât la "Galaxy Song" des Monty Python lors de leur dernier spectacle (à moins que ce ne soit l'antépénultième - ou leur very very last supper!). Une petite video en hommage à cette prestation et à l'astronomie débridée (le savant apparait dans les deux dernières minutes et interprète la chanson avec son synthétiseur vocal). https://www.youtube.com/watch?v=ZTpBWhmamWo
Our galaxy itself contains a hundred billion stars;
Our universe itself keeps on expanding and expanding, |
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Et oui ! Un grand homme de science, l'astrophysicien le plus connu du monde, qui a survécu pendant 50 ans à la maladie de Charcot... Ca va faire bizarre de ne plus lire ses déclarations apocalyptiques. RIP Stephen Hawking |
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On l'apprend à l'instant... 8.( http://www.lemonde.fr/disparitions/artic..._3382.html ... et je n'ai pas de mots. I. |
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Ce monsieur m'aura fait découvrir Tom Bombadil avant même que je n'entende le nom de Tolkien - j'étais petite et la chanson m'amusait beaucoup (sans doute le pom popopopom en fond ^^) |
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bon ben les gens mon ptit coeur de bonzaï est tout tristoune là ... Le Fou, le Poète est parti, Tombé du ciel en sens inverse .... mine de rien, c'est tout un pan de ma vie qui vient de se graver dans la pierre là .... |
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Encore un fragment de ma mémoire qui se détache du réel, accentuant les tristes échos de ce qui reste... |
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Je suis un grand fan de Philip Kerr depuis pas mal d'années maintenant (quelle découverte que la "Trilogie berlinoise" !) et notamment de son cycle "Bernie Gunther" qui est pour moi une référence. Lien : https://www.huffingtonpost.fr/2018/03/24..._23394312/ |
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Quelle triste coïncidence. La mort a emporté la grande Aretha Franklin, the Queen of soul, le jour anniversaire de la mort d'Elvis, the King.
RIP Aretha Louise Franklin (1942-2018) I. |
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Jean Piat n'est plus.
Ce grand monsieur aura laissé quelques prestations d'acteur inoubliables (Lagardère, Robert d'Artois...) et des bout de voix mémorables (Laurence d'Arabie, Scar, dans Le Roi Lion, et quelques autres... ah oui, le Gandalf jacksonien, aussi). Il est né la même année que Christopher Tolkien, et un 23 septembre : à un jour près, il aurait pu partager l'anniversaire de Bilbo et Frodo. RIP Jean Piat (1924-2018) |
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Oh ! :( deux ans et demi après son complice Kantner, Marty Balin co-fondateur du Jefferson Airplane, vient de nous quitter à son tour, cette semaine. Vétéran de l'époque hippie, Marty Balin avait choisi ce nom de scène en 1962, et je me suis toujours demandé s'il y avait un lien avec le nom du compagnon de Thorin dans Le Hobbit... mais je n'ai jamais réussi à trouver l'info (ni jamais vraiment cherché, d'ailleurs).
I. |
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« C'est assez simple en fait, je suis un ironiste... » Et son ironie me manquera... RIP René Pétillon, dit Pétillon (1945-2018)
https://www.lemonde.fr/disparitions/arti..._3382.html Amicalement, Hyarion. |
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Charles Aznavour est mort.
Ça fait drôle d'écrire ces quelques mots, tant ce personnage a traversé temps et a fait partie de chaque âge de ma vie. Je peux le dire aujourd'hui, c'est sans doute de son apparition, un dimanche après-midi d'il y a fort longtemps, aux côtés des marionnettes du Muppet Show, que date mon intérêt pour Aznavour. Mais il ne s'est jamais démenti. Ce monsieur, né la même année que Christopher Tolkien, va manquer. Triste hasard du calendrier, France 2 avait prévu de diffuser ce soir une émission sur la vie et l'art d'Aznavour. L'hommage tombe à pic, si je puis dire... RIP Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour (1924-2018) I. |
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Cette semaine aura été d'une grande tristesse... Mardi 2 octobre...
RIP Geoffrey "Geoff" Emerick (1945-2018)
RIP Maria de Montserrat Viviana Concepción Caballé i Folc (1933-2018) I. |
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Le dernier des Tontons vient de claboter 8.( Venantino VENANTINI a passé l'arme à gauche à 88 piges. Il fut le porte-flingue de Fernand Naudin et joua dans plus de 100 films avec plus ou moins de bonheur... Beaucoup avec Lautner et De Funès : le Bègue dans le Corniaud ou le conspirateur dans la Folie des Grandeurs. On lui souhaite le Paradis plutôt que le Terminus des prétentieux. |
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La nouvelle a été discrètement rendue publique il y a déjà une semaine ou deux, mais je ne l'ai apprise que maintenant : Alain Ducellier est mort, à Toulouse, le 29 septembre dernier, à 84 ans. Il a été un de mes professeurs durant mes études d'histoire à l'Université de Toulouse II - Le Mirail (aujourd'hui Jean-Jaurès), et j'ai fait partie, en fait, de ses derniers étudiants de licence durant l'année universitaire 2002-2003, juste avant sa retraite. Historien médiéviste, c'était ce que l'on appelle un byzantiniste, son champ d'étude couvrant non seulement l'histoire et la culture de Byzance, mais aussi notamment les relations entre musulmans et chrétiens d'Orient au Moyen Âge. Je me souviens d'un professeur d'université affable et soucieux de rendre accessible aux étudiants un champ de la recherche historique réputé peu facilement abordable vu d'Europe occidentale, et je me souviens de ses cours où les digressions n'étaient pas rares mais nous aidaient à comprendre autant qu'à apprécier l'histoire de l'Empire byzantin (IVe-XVe siècle) et celle des Balkans au Moyen Âge, fort utiles pour comprendre des aspects de l'Europe orientale encore d'actualité aux XXe et XXIe siècles.
Alain Ducellier a écrit de nombreux livres, dont notamment les solides ouvrages de vulgarisation que sont Byzance et le monde orthodoxe (1986) et Chrétiens d'Orient et Islam au Moyen Âge (VIIe-XVe siècle) (1996) parus chez Armand Colin. Malgré le temps qui passe, et le fait qu'il a bien fallu un jour ranger les livres de mes années d'étudiant (dont les deux cités précédemment) dans des caisses pour faire place à de (nombreux) autres ouvrages, son fameux petit livre Les Byzantins (Seuil, 1963, éd. remaniée 1988) figure encore dans les rayons de ma bibliothèque, en souvenir.
RIP Alain Ducellier (1934-2018) Amicalement, Hyarion. |
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Après Philippe Noiret (1930-2006), après Jean Rochefort (1930-2017), le dernier des Grands Ducs s'en est allé à son tour, ce 24 avril... Il y aurait tellement de films à évoquer... S'il faut n'en choisir qu'un in fine, pour moi ce sera bien sûr Que la fête commence, dans lequel Jean-Pierre Marielle interprète le marquis de Pontcallec...
RIP Jean-Pierre Marielle (1932-2019) https://www.lemonde.fr/culture/article/2..._3246.html Amicalement, Hyarion. P. S. : une pensée également pour Hervé Forneri, dit Dick Rivers, décédé le même jour (« Twiiiiiiist à Saint-Tropeeeeeeez » [1961] : encore une chanson que Tolkien aurait pu écouter par accident... Non ? Apparemment, en tout cas, John Lennon et Paul McCartney, eux, connaissaient Dick Rivers : https://www.lemonde.fr/disparitions/vide..._3382.html ). |
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Ah le splendide et pathétique Pontcallec, inventeur du mistouflet. J'aurais sans doute choisi le même film, mais à égalité avec ' Tous les matins du monde ' pas loin devant ' Calmos ' et ' Coup de torchon '. Quelle carrière impressionnante (au cinéma et au théâtre). J'en profite aussi pour saluer ici la mémoire d'Agnès Varda dont j'aime tant le cinéma. J'ai revu ' Cléo ' ainsi que ' Jacquot ' avec beaucoup d'émotion, peut-être aussi parce qu'elle était, de cœur, une veuve de Noirmoutier, qu'elle a raconté ses plages et rendu hommage aux glaneuses anciennes et modernes, à cause de Sète, à cause de Demy et Legrand, à cause de tant de modernisme doux et fort toujours en quête de l'humain. Une vie magnifique. S. |
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C'est compliqué, quand les célébrités partent le même jour... Je n'ai pas eu le temps de m'emparer de la nouvelle de la mort de Dick Rivers, que la vague d'hommages à Jean-Pierre Marielle emportait le tout...
Dick Rivers, magnifique éternel second... jusqu'au jour dernier. C'est véridique, je l'aimais bien, le Dick... 8.( RIP Hervé Forneri, dit Dick Rivers (1945-2019) |
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Ce fuseau est resté longtemps inactif. Hélas, l'actualité le remet tristement en avant. Après l'actrice Anémone, c'est l'immense Peter Mayhew qui nous quitte. Immense par la taille, bien sûr (2,21 m) Peter Mayhew l'était aussi par la force d'un jeu qui, sans tirade mémorable, et sous le costume d'un grand wookie plein de poils, aura définitivement marqué plusieurs générations. Peut-être qu'avec le temps, le nom de Peter Mayhew sera oublié, mais en revanche, et sans vouloir faire le John Lennon de comptoir, son Chewbacca restera encore longtemps dans les esprits... n'est-il aujourd'hui pas plus célèbre qu'Orson Welles ? ;)
I. |
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Je viens d'apprendre que le philosophe Michel Serres est mort à Vincennes hier, samedi 1er juin, à l’âge de 88 ans.
RIP Michel Serres (1930-2019) Amicalement, Hyarion. |
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Johnny Clegg est né un peu plus d'un an avant la sortie du Seigneur des Anneaux, en Angleterre. Il vient de nous quitter, victime de cette "longue maladie" qui touche indifféremment blancs et noirs, rappelant que nous sommes tous les frères d'une seule et même famille. Bon voyage, Johnny ! RIP Jonathan "Johnny" Clegg (1953-2019) |
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Je viens d'apprendre la mort de l'acteur néerlandais Rutger Hauer, à l'âge de 75 ans.
RIP Rutger Oelsen Hauer, dit Rutger Hauer (1944-2019) Amicalement, Hyarion. |
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RIP Chloe Ardelia Wofford, dite Toni Morrison (1931-2019)
https://www.lemonde.fr/disparitions/arti..._3382.html Amicalement, Hyarion. |
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Mince, alors... RIP Peter Henry Fonda (1940-2019) I. |
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Cette nuit même, ARTE rediffuse justement les films Woodstock de Michael Wadleigh (version "Director's Cut") et Easy Rider de Dennis Hopper. C'est une sensation étrange d'apprendre, en parallèle, la disparition de Peter Fonda... RIP, donc, Peter Henry Fonda. Selon les vœux de sa famille, je porte un toast à la liberté.
https://www.lemonde.fr/disparitions/arti..._3382.html Peace and love, Hyarion. [EDIT: une photo reproduite dans le bon sens, c'est mieux.] |
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Jacques Chirac est mort ce jeudi 26 septembre, à 86 ans. Parmi le déluge de réactions médiatiques du jour, sincères ou hypocrites, je place ici mes deux centimes.
Je n'étais pas du même bord politique que lui, même s'il n'était pas aussi « à droite » que ça : avant de devenir gaulliste, Chirac s'était même engagé à gauche dans sa jeunesse, comme notamment le futur éditeur Christian Bourgois, qui avait fait sa connaissance lorsqu'ils étaient élèves au lycée Louis-le-Grand, avant qu'ils se retrouvent tous deux ensuite à Sciences-Po, dans une promotion dont Bourgois était sorti deuxième et Chirac troisième, au début des années 1950.
Mais dans le fond, et sur la durée, Chirac à mes yeux, c'est quand même plus que cela. Sa carrière politique et sa présence médiatique ont été si longues, qu'il occupe pour moi une place spéciale, à égalité avec François Mitterrand : à eux deux, c'est toute mon enfance et ma jeunesse étudiante qu'ils représentent d'une certaine manière, du début du premier mandat présidentiel de Mitterrand en 1981 à la fin du dernier mandat de Chirac en 2007.
Chirac, par sa seule présence télévisuelle (je regardais la plupart de ses allocutions officielles, relevant d'une époque où la fonction de président de la République était alors, encore, autrement mieux incarnée qu'aujourd'hui), m'a beaucoup appris en matière de langage politicien. À la suite de Mitterrand et avec quelques autres, il avait aussi un certain souci de la qualité de la langue, souci qui a eu tendance à beaucoup se perdre depuis... Il avait aussi, bien sûr, le sens de l'esquive, là encore exprimé à travers le langage : comment notamment oublier les propos savoureux que Chirac a tenu publiquement en 2000 et 2001 à propos de la fameuse Cassette Méry et des voyages payés en liquide du temps où il était maire de Paris ? « Abracadabrantesque », « pschitt » : autant de formules chiraquiennes dont on ne se lasse pas, même si les souvenirs télévisuels remontent à loin maintenant, tout comme — et plus encore — celui du fameux « What do you want ? » de 1996 lors d'une visite présidentielle à Jérusalem. En fait, des souvenirs de ce genre, il y en a tellement que je ne pourrais pas tous les citer : on pourra notamment en retrouver, à mes yeux, un bon florilège dans le film documentaire Dans la peau de Jacques Chirac de Karl Zéro et Michel Royer (Rezo Films, 2006). Rappelons tout de même ici aussi, en particulier, l'« affrontement » comique avec Michel Field sur Canal+, durant la campagne présidentielle de 1995, à un moment de la gué-guerre contre Balladur et Sarkozy où Chirac était alors encore au fond du trou des sondages (juste avant le fameux « effet pommier »), « affrontement » que je cite de mémoire :
Chirac : Réfléchissez deux minutes... si ce n'est pas excessif !
Field : Merci ! Ne me cherchez pas... Deux minutes, c'est à peu près le temps qu'il m'a fallu pour lire votre livre... alors s'il vous plait ! Chirac : Oui... Dans celui que je vous ai envoyé, j'ai oublié les images à colorier... Je suis désolé ! Le dessinateur Bernar, à l'époque (janvier 1995), avait bien croqué cet épisode télévisuel pour Charlie-Hebdo : https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1...ehebdo.jpg C'est aussi l'occasion de rappeler que Pétillon, disparu l'année dernière, savait également fort bien dessiner, avec plusieurs de ses collègues — dont le défunt Cabu —, la geste chiraquienne pour le Canard Enchaîné : ce message Un peu plus sérieusement, de façon générale, face à son bilan pour le moins extrêmement paradoxal et truffé de contradictions — ce n'est pas pour rien que dans le Canard Enchaîné, on l'appelait volontiers « Jacques Chirouette » —, sur le fond, Chirac me parait avoir souvent faite sienne cette formule de Henri Queuille (1884-1970), député de Corrèze, ministre et président du Conseil sous les IIIe et IVe Républiques : « Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. » Comme chef d'État, on pourra cependant retenir de lui sa reconnaissance en 1995 de la responsabilité de l'État français dans la rafle du Vélodrome d'Hiver (entre autres) sous l'Occupation, son opposition — juste et sage — à la désastreuse guerre d'Irak déclenchée par « Debeuliou » Bush en mars 2003, et la création du Musée des civilisations et des arts premiers, appelé aujourd'hui Musée du Quai Branly, annoncé par Chirac dès 1996 et inauguré par lui en 2006. Ce musée, intéressant et qui mérite d'être visité, est le reflet d'un des centres d'intérêts artistiques d'un Chirac qui a longtemps été discret sur ce point. Je terminerai en rappelant un fait souvent méconnu, que j'avais évoqué dans un article de mon vieux blog en 2007 : Chirac aurait pu devenir traducteur littéraire au lieu de faire de la politique. À ce propos, en l'an 2000, Jacques Michel Tondre, alors rédacteur en chef adjoint à l'Agence France Presse et correspondant à l'Élysée depuis 1993, avait écrit ceci, dans son livre Jacques Chirac dans le texte :
Les confidences, Jacques Chirac ne s'y laisse guère aller que devant les jeunes, lors des sessions dont sa fille, Claude Chirac, chargée de la communication, est l'organisatrice attentive, en province comme à l'étranger. C'est ainsi qu'aux étudiants de l'université d'État de Saint-Pétersbourg, le 27 septembre 1997, il a raconté comment il s'était mis à apprendre le russe : « J'avais treize ou quatorze ans et j'étais passionné par l'Asie, notamment par l'Inde. Je m'étais mis dans la tête d'apprendre le sanscrit. Je cherchais naturellement quelqu'un pour me l'apprendre - ce n'était pas facile -, lorsque j'ai appris qu'un vieux monsieur russe, à Paris depuis longtemps, où il avait fait tous les métiers, pouvait enseigner le sanscrit. »
Au bout de deux mois, ce bon M. Belanovitch, auquel le chef de l'État est d'autant plus heureux de rendre hommage ce jour-là qu'il est natif de Saint-Pétersbourg, lui dit : « Tu sais, d'abord tu n'es pas doué, et ensuite cela ne sert à rien d'apprendre le sanscrit. Alors si tu veux vraiment apprendre quelque chose, tu ferais mieux d'apprendre la plus belle langue du monde, le russe. » Voilà comment le futur président de la République s'initie à la littérature russe, « superbe s'il en est, servie par une langue extraordinaire, dans laquelle on trouve toutes les émotions et toutes les passions, toutes les intonations aussi, qui sont celles à la fois du coeur et de l'esprit ». À dix-neuf ans, il lit Pouchkine dans le texte. À vingt ans, il se risque à une traduction d'Eugène Onéguine, qu'il envoie à une douzaine de maisons d'édition. « La moitié m'avaient répondu que cela ne les intéressait pas, l'autre moitié ne m'avaient pas répondu », s'amuse-t-il, ajoutant qu'en 1974, devenu Premier ministre, il est subitement sollicité par les Presses universitaires de France qui viennent de découvrir « une extraordinaire traduction d'Eugène Onéguine ». L'éditeur voudrait la publier. « Ecoutez, répond Chirac, vous ne l'avez pas voulu quand j'avais vingt ans, vous ne l'aurez pas aujourd'hui parce que je suis Premier ministre. » « C'est comme cela que ma carrière dans le domaine de la traduction littéraire s'est interrompue », s'excuse-t-il ! Jacques Michel Tondre, Jacques Chirac dans le texte, Paris, Editions Ramsay, 2000, « Autoportrait ». RIP Jacques René Chirac (1932-2019) Cordialement, Hyarion. |
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Je ne me souviens pas de Vincent Auriol, j'ai oublié René Coty, j'ai détesté De Gaulle, Pompidou m'indifférait, je trouvais Giscard pitoyable, j'aimais pas Mitterrand, j'aimais pas Chirac, Sarkozy me dégoûtait, Holland me consternait, et je hais Macron...Mais de cette pathétique kyrielle, il me restera, quand même, deux réelles satisfactions: l'abolition de la peine de mort, par François Mitterrand, et le NON à la guerre d'Irak de Jacques Chirac. RIP |


















