ISENGAR
Modérateur
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Merci François, c'est passionnant ces histoires d’aqueducs.

Par chez moi, mis à part le canal de l'Eure et les ruines de l'aqueduc de Maintenon, témoignage de la démesure contrariée de Louis XIV et du génie technique de Vauban, il n'y a plus grand chose de grandiose, niveau adduction d'eau.

Toutefois, depuis plusieurs années et au gré des travaux, les archéologues de Chartres ont mis à jour des tronçons d'aqueduc romain dans un quartier en périphérie du centre (le "Grand Faubourg", comme on dit ici), qui faisait partie d'un ensemble qui puisait l'eau de l'Eure au niveau du village de Landelle (à l'ouest de Chartres) et qui la conduisait sur une trentaine de km pour alimenter la partie haute de l'ancienne cité d'Autricum, où trône aujourd'hui la Cathédrale.

Mais bon, c'est sûr que c'est moins impressionnant que les grandes arches de l'aqueduc d'Arcueil :)

I.

Silmo
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Pas si fous ces Romains :-)
Je  ne connaissais pas ces lieux de ta région cher Isengar. s'ils sont visitables lors des journées du patrimoine 2022 ou après, ce serait une bonne idée.

L'histoire de l'Aqueduc m'a intéressée au départ à cause d'Alexandre le Grand qui respecta le tombeau de Cyrus dont l'image (en gravure) servit à l'un des "regards". Je n'ai pas encore cherché pour savoir si les autres "regards" étaient inspirés de monuments antiques ni si la commande royale était documentée (la rive droite était mieux servie grâce à la Samaritaine, devenue hôtel de luxe - autrefois on y puisait l'eau, de nos jours on y puise les sous)
On tire la bobine d'une histoire antique et on arrive à un aqueduc Médicis qui arrose le couvent des Carmélites. Ca en fait des tuyaux !
Les vestiges romains m'intéressent toujours. Je suis preneur de toutes infos sur leurs architecture et archéologie (cf. les Monty pythons "What have the Romans ever done for us").
et je renouvelle mon conseil de lire ""l'éclairage, le chauffage et l'eau au 17e et 18e siècles" où l'on apprend beaucoup sur la livraison des bougies, du suif, du bois, de l'eau, les économies 'de bouts de chandelles'. On relit alors différemment l'Avare de Molière en bisbille avec son maitre d’hôtel. Et on révise même ses idées sur l'heure du lever et du coucher selon les saisons, l'usage des écrans de cheminée pour se chauffer sans se brûler, la disposition des sièges autour d'un âtre. On éclairait aussi les visages par en dessous pour les mettre en valeur, d'où l'usage des nappes blanches faisant reflet et des sur-touts de table en miroirs qui économisaient les bougies. Bref, aucun rapport avec JRRT mais des sujets toujours passionnants à décortiquer.

Silmo
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Pour en revenir à Tolkien
On sait sa précision dans bien des domaines (astronomie, calendriers, etc), cependant, on a toujours une question en tête qui nous titille...

Je ne suis pas qualifié mais m'interrogeais récemment à propos des cartes et de l'hydrographie : sur la cohérence des reliefs et des cours d'eau.
Je ne sais pas si le sujet a déjà été abordé.
Par exemple, la mer de Rhûn est-elle une mer d'eau douce? Comment fonctionnent les reliefs de la Comté?
Les bouquins des géographes de la TdM sont-ils fiables à ce propos? l'eau s'écoule-t-elle dans les bonnes directions?

Ou est-ce uniquement pour stimuler votre curiosité??

S.

Silmo
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autre thème qui plaira à certains lecteurs :-) amateurs de Gilgamesh,  ici et à voir dans  la presse ce jour...
https://www.lemonde.fr/sciences/article/...50684.html

Cette belle plaquette me fait penser aux visites du musée d'archéologie d'Istanbul ou l'on trouve le plus ancien traité de paix écrit du monde (cunéiforme aussi), le traité de Qadesh entre Egyptiens et Hittites qui reste émouvant quand bien même, en 4 millénaires, ces régions ne se sont pas beaucoup apaisées.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Qadesh

Silmo
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A votre seul désir...
Bonne nouvelle pour les Toulousains, début novembre jusqu'en janvier 2022 aux Abattoirs de Toulouse (Fonds régional d'art contemporain), un prêt vraiment exceptionnel du musée national du Moyen-Âge, Hôtel de Cluny à Paris (fermé pour travaux), le chef d’œuvre du musée y sera exposé : les Six tapisseries de la Tenture de la Dame à la Licorne, jamais sortie du musée sauf pour une expo à New-York dans les années 70 et à Sydney il y a un peu plus de  3 ans.

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Dame_%C3%A0_la_licorne

Chef d’œuvre de la tapisserie médiévale ou du début de la Renaissance, selon la place du curseur entre les deux époques (une des plus précieuses tentures avec l'Apocalypse du château d'Angers et les Chasses de Maximilien au Louvre) , cette tenture représente les Cinq Sens (toucher, ouïe, odorat, vue, goût) et une sixième pièce énigmatique qui pourrait être celle du renoncement avec l'inscription "à mon seul désir".
Expo parfaite pour grands et petits, ces derniers compteront les lapins, singe, chèvre, belette, renard, agneau, panthère, lion, les oiseaux, toutes les espèces, les variétés de fleurs ...et les licornes...
Dommage d'envoyer ces Licornes aux Abattoirs au lieu d'en faire profiter un musée comme celui des Augustins, certes moribond, mais qui aurait pu profiter d'un tel scoop.

S.

Hyarion
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Merci d'avoir signalé cette exposition, Silmo. J'en avais déjà entendu parler il y a quelque temps, mais je vois que le musée des Abattoirs annonce désormais l'évènement sur son site : https://www.lesabattoirs.org/expositions...la-licorne

Silmo a écrit :

Dommage d'envoyer ces Licornes aux Abattoirs au lieu d'en faire profiter un musée comme celui des Augustins, certes moribond, mais qui aurait pu profiter d'un tel scoop.

« Moribond », non, n'exagérons pas. Le musée des Augustins continue notamment d'enrichir ses collections, par exemple en 2019 avec un Bacchus peint par Dirck van Baburen. Par contre, le musée est fermé pour travaux depuis juin 2019, et la date de sa réouverture a, hélas, plusieurs fois été repoussée. Une réouverture partielle est toutefois (enfin) prévue très prochainement, à l'occasion d'une exposition consacrée au peintre Théodule Ribot : https://www.augustins.org/fr/exposition-theodule-ribot

Peace and love,

B.

Silmo
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"Moribond" était peut-être excessif et seulement un coup de pied de l'âne à un chantier toulousain qui n'en finit pas, hélas (because covid??) mais bien avant les travaux actuels.
La Licorne aurait été plus attirante dans la chapelle des Augustins plutôt qu'aux Abattoirs. Ce n'est qu'un avis.
En tout cas, vous allez profiter de cette belle œuvre.
S.
ps : quant à Ribot, c'est pas mon kif. J'aime pas trop. Il y a de meilleurs héritiers mieux inspirés de Caravage. Assez belle qualité technique mais moins "spirituel" (autre époque).

Silmo
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Chez Tolkien, il y a des histoires d'épées.
Celle-ci est dans la presse et n'a pas à voir avec Tolkien mais c'est une belle découverte.
https://www.ulyces.co/news/lepee-dun-cro...e-disrael/

Hyarion
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Ma dernière visite d'une exposition parisienne remontait à février 2020, avec l'expo « Luca Giordano (1634-1705). Le triomphe de la peinture napolitaine » au musée du Petit Palais. Depuis la fin du dernier confinement en France au printemps dernier, j'ai eu l'occasion de remonter à Paris pour visiter certaines expositions, en juin puis en septembre derniers : « L'Empire des sens, de Boucher à Greuze » au musée Cognacq-Jay, « Magritte / Renoir. Le surréalisme en plein soleil » au musée de l'Orangerie, « Botticelli, artiste et designer » au musée Jacquemart-André...
S'agissant du musée du Louvre, le contexte sanitaire ayant eu bon dos, j'ai constaté, sans surprise, que l'accès en est devenu, ces derniers mois, plus difficile qu'avant, notamment par rapport à mes habitudes de visites sans réservation, et ce même en ayant un pass sanitaire : j'ai tendance à y voir un « cadeau de départ » de Jean-Luc Martinez, dont l'action à la tête du Louvre a par ailleurs fait l'objet, en mai dernier, d'un bilan dans la Tribune de l'Art, bilan lucide dont je ne peux que partager les conclusions : http://www.latribunedelart.com/un-bilan-...c-martinez
Laurence des Cars ayant finalement remplacé Martinez depuis le 1er septembre, en tant que présidente-directrice du musée du Louvre, j'espère que la gestion de ce dernier et les modalités d'accès à celui-ci s'amélioreront désormais progressivement, la situation s'étant ô combien dégradée ces dernières années. En attendant, lors de mes passages au Louvre en juin et septembre, je me suis pour le moment contenté de revoir les statues de la Cour carrée, dont l'accès reste heureusement parfaitement libre.

Je me permets de signaler ici un ensemble de huit tableaux d'artistes britanniques de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, préraphaélites ou assimilés (Aesthetic Movement), que j'ai pu également voir exposés en septembre à Paris, au musée du Petit Palais. Il s'agit d'œuvres des peintres Dante Gabriel Rossetti, William Holman Hunt, Edward Burne-Jones, Lawrence Alma-Tadema, John William Inchbold, Frederic Leighton et John William Waterhouse, toutes appartenant à une collection privée et que le Petit Palais vient d'accueillir en dépôt pour une durée de cinq ans : https://www.petitpalais.paris.fr/collect...tit-palais


John William Waterhouse (1849-1917).
Lamia, c.1909.
Huile sur toile, 92,5 x 57,5 cm.
Collection particulière (actuellement en dépôt au musée du Petit Palais, Paris).

J'ai déjà l'occasion d'évoquer ailleurs, à l'occasion de l'exposition Tolkien à la BNF, la mise en valeur trop peu fréquente en France de l'art britannique de cette tendance, et ce que propose le Petit Palais, avec cet ensemble de tableaux d'Outre-Manche exposé dans les salles du rez-de-chaussée du musée, est donc fort bienvenu... d'autant plus que, cette fois-ci, vous avez cinq ans pour en profiter.

Peace and love,

B.

Silmo
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Dans un autre genre, un fil à suivre chaque mois ...
https://musee-archeologienationale.fr/ac...t-de-cutry

Silmo
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Désormais trop vieux pour un tel concours, j'aurais adoré être Fontainier à Versailles.
Le château recrute car toute l'ancienne génération part en retraite et s'il y a des jeunes sans emploi intéressés (pas besoin de grandes qualifs mais juste de la motivation pour un boulot rare : 10 postes), faut vite gougueuler... Salaire pas mirobolant mais site et boulot exceptionnels. Y a un concours interne (ministère de la culture) et externe, ça doit être en ligne - annonce reçue ce matin. Pour le concours, il faut être hyper motivé (fille ou garçon) et très renseigné par tout ce qui est en ligne afin de tenir les entretiens. J'aurais bien aimé un tel job, par Neptune et par Encelade.

Hyarion
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En décembre dernier, dans un autre fuseau, j'ai écrit à Elendil que j'essaierai de parler prochainement, dans le présent fuseau dédié, d'une exposition et de quelques autres, toutes visitées durant l'automne dernier dans le Sud de la France... Le temps a passé, j'ai souvent reporté, et du coup certaines expos sont maintenant déjà terminées ou sont sur le point de l'être... alors ne tardons plus ! Silmo va être content : cette fois-ci, je ne peux pas faire autrement que d'être concis (en tout cas, davantage qu'à l'accoutumée).


Gaston Bussière (1862-1928).
Salammbô, 1920.
Huile sur toile, 116 x 88,5 cm.
Mâcon, musée des Ursulines.

L'exposition que j'ai vu à Marseille, au Mucem, s'appelle « Salammbô. Fureur ! Passion ! Éléphants ! », présentée du 19 mai au 19 septembre 2021 au Musée des beaux-arts de Rouen, du 20 octobre 2021 au 7 février 2022 au Mucem, et au printemps-été 2022 au Musée du Bardo, à Tunis. Elle s'inscrit dans le cadre des célébrations du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821-1880).
Comme son nom l'indique, l'exposition est consacrée au roman Salammbô de Flaubert, qui a fortement stimulé l'imaginaire de nombreux artistes, lesquels, de la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours, se sont emparé de Salammbô et de son univers antiquisant (punique) pour transposer, dans divers modes d'expression, les mots de Flaubert, alors même que le romancier ne voulait pas voir son histoire illustrée. L'exposition présente donc bien sûr le roman, avec les manuscrits de l'auteur et diverses éditions, mais aussi les peintures, illustrations et sculptures que Salammbô a inspiré, les opéras, la bande-dessinée (avec Philippe Druillet en particulier), et aussi l'archéologie tunisienne, sachant que certains croient encore parfois que Salammbô a été un véritable personnage carthaginois historique.
Cette belle exposition, bénéficiant d'une bonne scénographie, a notamment été pour moi l'occasion de voir enfin « en vrai » un fascinant tableau de Gaston Bussière, reproduit ci-dessus, figurant en couverture de ma vieille édition du roman de Flaubert, édité chez Folio Gallimard et figurant dans ma bibliothèque depuis mon adolescence. Certains trouveront ce genre de tableau peut-être « kitsch » ou « pompier », mais peu importe : les jugements péremptoires d'« esprits purs », adeptes d'une sorte d'« hygiénisme spirituel » et/ou prétendument initiés aux « vérités de l'art », ne m'intéressent pas beaucoup. À noter que, dans le même contexte, l'exposition présente aussi des œuvres de Georges Rochegrosse, illustrant Salammbô, qui avaient fait l'objet d'un aparté de la part de Silmo, dans un autre fuseau en 2019 : ce message
Il ne reste plus que quelques jours pour aller voir cette exposition à Marseille, mais si vous êtes dans le coin, et que vous avez du temps libre le week-end prochain, je ne peux que vous recommander d'y aller, le Mucem (Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée) étant par ailleurs un lieu très agréable à visiter : https://www.mucem.org/programme/expositi...s/salammbo


Théodule Ribot (1823–1891).
Nature morte aux œufs sur le plat, sans date (vers 1880-1887).
Huile sur toile, 59 x 73.5 cm.
Senlis, Musée d'art et d'archéologie.

Je suis également allé voir l'exposition « Théodule Ribot, une délicieuse obscurité », présentée à Toulouse au musée des Augustins, et dont il a déjà été question ici plus haut. Ribot était un peintre autodidacte du XIXe siècle, influencé par le caravagisme ainsi que par la peinture espagnole et néerlandaise du XVIIe siècle (Ribera, Velázquez, Rembrandt...). Son œuvre est empreinte de clair-obscur, d'une certaine spiritualité, de simplicité (au sens disons humain, social du terme) à travers ses sujets et les modèles de ses portraits (dont son épouse et sa fille). Mis à part quelques paysages, l'exposition propose surtout de voir des natures mortes et des portraits, les genres dans lesquels le peintre s'est à la fois le plus et le mieux illustré. Dans la production de Ribot, on trouve également plusieurs nus masculins au corps souffrant, mais aucun nu féminin : de ce fait et dans ce domaine, même si son travail est intéressant, Ribot m'attire nettement moins que Jean-Jacques Henner, pour prendre un exemple de peintre contemporain et compatriote ayant associé clair-obscur et nus — des nus souvent féminins (les fameuses et magnifiques femmes rousses nues de Henner) mais aussi des nus masculins souffrants (thème dans ce cas-là commun avec Ribot).
L'exposition « Théodule Ribot, une délicieuse obscurité » s'est terminé le 10 janvier dernier, et avec cette clôture, c'est aussi le musée des Augustins qui se retrouve, hélas, à nouveau fermé pour encore un long moment (ce qui n'enchante pas le personnel du musée, si j'en crois ce qui m'a été dit en discutant à l'accueil, lors de ma visite : cela fait évidemment trop longtemps que l'on repousse sans cesse la réouverture complète et définitive de ce beau musée toulousain). S'agissant de l'expo consacrée à Ribot, elle sera à nouveau présentée prochainement ailleurs, d'abord au musée des Beaux-Arts de Marseille, du 12 février au 15 mai 2022, puis au musée des Beaux-Arts de Caen, du 11 juin au 2 octobre 2022.

S'agissant du musée des Beaux-Arts de Marseille, située dans l'aile gauche du Palais Lonchamp, j'ai eu l'occasion de le visiter et revisiter, lors d'une sorte de « tournée » des musées de beaux-arts du Sud de la France (de Bordeaux à Nice, en passant par Agen, Montauban, Toulouse, Pau, Albi, Rodez, Carcassonne, Perpignan, Montpellier, Marseille...) que j'ai effectué, ces dernières années, dans le cadre de mes recherches pour mon livre. Je recommande la visite de ce musée marseillais pour ses collections permanentes, qui abritent notamment une remarquable Apothéose de Madeleine par Philippe de Champaigne : https://musees.marseille.fr/musee-des-beaux-arts-mba

J'ai visité d'autres expositions cet automne, mais qui sont toutes terminées à présent... sauf une qu'il est donc utile que je mentionne également dans ce message.


Jean-Francis Auburtin (1866-1930).
Trois Grâces à Porquerolles, 1902.
Huile sur toile, 60 x 92 cm.
Collection particulière.

Le musée de Lodève, parfois aussi appelé musée Fleury (il est situé dans l'ancien hôtel du cardinal de Fleury, natif de la ville), est un musée de beaux-arts assez méconnu — accessible seulement par la route, la ville de Lodève étant située entre Millau et Montpellier, sur l'itinéraire de l'A75 — mais il propose régulièrement de belles expositions qui méritent le déplacement. Actuellement, du 25 septembre 2021 au 27 mars 2022, le musée propose « Jean-Francis Auburtin. Un âge d'or », exposition consacrée au peintre Jean-Francis Auburtin (1866-1930), dont l'œuvre, volontiers orienté vers le thème de la mer et de ses rivages, oscille entre post-impressionnisme influencé par le japonisme et symbolisme célébrant une nature idyllique peuplée de figures mythologiques (nymphes, centaures, faunes, sirènes...), nature sereine dans laquelle l'artiste associe avec harmonie l'art du paysage et celui du nu féminin. Auburtin a beaucoup peint sur le motif, en Normandie, en Bretagne, dans les Pyrénées et sur la Côte d'Azur, notamment à Porquerolles, ce que montre bien cette belle expo du musée de Lodève, que j'ai pu visiter il y a déjà quelques mois et qui vaut franchement le détour si vous passez dans le coin : https://www.museedelodeve.fr/exposition/...s-auburtin

Peace and love,

B.

[EDIT: correction de fautes]

Silmo
Inscription : Jan 2002
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Merci de ce beau message, invitation à visiter tous nos beaux musées en régions. Le Bussière n'est pas si pompier. Il me fait penser aux collections orientalistes de Narbonne (coucou les Giligili) et j'aime beaucoup le MuCEM où j"ai de bonnes amies. J'encourage tous à le visiter et prendre le bateau pour aller au château d'If, prison de Monte Cristo. Le musée des BA de Marseille a été longtemps fermé et c'est une bel endroit (y compris le joli parc) et j'y adore la sculpture représentant l'arrivée de l'aqueduc de la Durance avec les taureaux camarguais.
J'aime bien Ribot, père et fils, Théodule et Théodore, tous les deux peintres. et Bravo de parler de Lodève, un musée qui mérite le détour.
S. encore plus concis (clin d’œil amical)

Elendil
Inscription : Mar 2008
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Une exposition sur Salammbô, j'y aurais fait un tour plus que volontiers, d'autant que le titre de celle-ci cerne parfaitement mon ressenti face à ce roman (l'un des rares qu'il m'est arrivé de relire). Et si j'avais su, le plaisir aurait été redoublé de faire la visite en ta compagnie, Hyarion. Là, pour ce weekend, ça risque d'être compliqué... moins de temps disponible, avec les enfants.

Merci en tout cas pour ces retours forts intéressants (et quant à ton inquiétude relative à la concision, je le redis : même si cela prend parfois du temps, je lis toujours tes "gros pavés" avec intérêt, car j'y apprends souvent beaucoup de choses). :)

E.

Silmo
Inscription : Jan 2002
Messages : 4 249

J'y prends autant de plaisir à lire Hyarion. c'est devenu une taquinerie avec lui et c'est pourquoi je le renvoie toujours à l'Art Poétique de Boileau, ouvrage qu'il faudrait lire et relire vingt fois :
Un auteur quelquefois, trop plein de son objet,
Jamais sans l'épuiser n'abandonne un sujet. (hâte de lire ton livre Hyarion)
S'il rencontre un palais, il m'en dépeint la face ;
Il me promène après de terrasse en terrasse ;
Ici s'offre un perron ; là règne un corridor ;
Là ce balcon s'enferme en un balustre d'or.
Il compte des plafonds les ronds et les ovales ;
" Ce ne sont que festons, ce ne sont qu'astragales."
Je saute vingt feuillets pour en trouver la fin,
Et je me sauve à peine au travers du jardin.
Fuyez de ces auteurs l'abondance stérile,
Et ne vous chargez point d'un détail inutile.
Tout ce qu'on dit de trop est fade et rebutant ;
L'esprit rassasié le rejette à l'instant.
Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.
{...]
Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,
Et ne vous piquez point d'une folle vitesse
Un style si rapide, et qui court en rimant,
Marque moins trop d'esprit que peu de jugement.
J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène,
Dans un pré plein de fleurs lentement se promène,
Qu'un torrent débordé qui, d'un cours orageux,
Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez
.

L'Art poétique, Chant Un.
Il comporte quatre chants, Boileau lui aussi fut un aimable bavard qu'on aime à lire
;)  ;)  ;)
S.

Hyarion
Inscription : Jan 2004
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Elendil a écrit :

Une exposition sur Salammbô, j'y aurais fait un tour plus que volontiers, d'autant que le titre de celle-ci cerne parfaitement mon ressenti face à ce roman (l'un des rares qu'il m'est arrivé de relire). Et si j'avais su, le plaisir aurait été redoublé de faire la visite en ta compagnie, Hyarion. Là, pour ce weekend, ça risque d'être compliqué... moins de temps disponible, avec les enfants.

Merci en tout cas pour ces retours forts intéressants (et quant à ton inquiétude relative à la concision, je le redis : même si cela prend parfois du temps, je lis toujours tes "gros pavés" avec intérêt, car j'y apprends souvent beaucoup de choses). :)

Merci Elendil. :-)

Tu connais déjà le contexte contraint de mon dernier passage à Marseille, mais je suis désolé de ne pas avoir communiqué plus tôt explicitement concernant l'exposition sur Salammbô, du moins en ces lieux, car j'avais en fait signalé l'évènement sur le réseau de Mark Z. en décembre dernier, mais il est vrai que, comme tu l'as rappelé d'ailleurs récemment sur Tolkiendil, ta présence sur ce réseau-là à tendance à être exceptionnelle.

S'il n'a pas été possible de visiter l'exposition avant sa clôture, on pourra cependant toujours se reporter au catalogue de ladite exposition, publié chez Gallimard : j'en recommande la lecture pour toute personne intéressée par le sujet, car l'ouvrage est très bien fait, comportant notamment ce qu'il faut de notices pour commenter les œuvres exposées (ce qui, hélas, n'est pas forcément le cas dans tous les catalogues d'exposition).

Elendil a écrit :

(et quant à ton inquiétude relative à la concision, je le redis : même si cela prend parfois du temps, je lis toujours tes "gros pavés" avec intérêt, car j'y apprends souvent beaucoup de choses). :)

Silmo a écrit :

J'y prends autant de plaisir à lire Hyarion. c'est devenu une taquinerie avec lui et c'est pourquoi je le renvoie toujours à l'Art Poétique de Boileau [...]

Un auteur quelquefois, trop plein de son objet,
Jamais sans l'épuiser n'abandonne un sujet. (hâte de lire ton livre Hyarion)
[...]

Merci à tous les deux, Elendil et Silmo. ^^

Oui, je me demande quand même assez souvent si tout ce que j'écris sert à quelque-chose... car, après tout, on écrit pour être lu, et pas seulement par soi-même (du moins est-ce mon cas). Apparemment, pour ce qui est de ces lieux, il semble que, parfois, j'écrive trop, et que, parfois aussi, semble-t-il, je n'écrive pas assez... ^^' Bref, au moins s'agissant de mon livre, qui est depuis longtemps une affaire d'écriture autant que de réécriture(s), j'espère pouvoir atteindre in fine (cette année !) un certain équilibre entre le « trop » et le « pas assez »... même si, ainsi que l'a écrit Eugène Delacroix (que j'ai déjà eu l'occasion de citer ailleurs), « Finir demande un cœur d'acier » (Journal, 15 janvier 1861).

Amicalement,

B.

Silmo
Inscription : Jan 2002
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Je sors un instant des expos puisque la pandémie a encouragé d'autres modes de diffusion... je sais qu'il a des médiévistes qui lisent JRRVF et Tolkien (ils le prouvèrent à la BnF).
Depuis quelques temps, hors des musées, l'Ecole des Arts Joaillers à Paris est très active par ses expos et conférences, aussi je suggère celle-ci en ligne en français le 17/02 et en anglais le lendemain.
Bijoux du Moyen Âge : piété, pouvoir et sensualité
https://www.lefigaro.fr/culture/bijoux-d...e-20220119
Titre un peu racoleur mais belles illustrations
Le sceptre d'Henri V d'Angleterre est très "Royal" en or, cristal, perles et pierres précieuses.
https://www.medieval.eu/the-sceptre-of-henry-v/
Ceux de Suède et de Norvège ne sont pas mal non plus (on les trouve en gougueulant) et pour la France, le sceptre de Charles V n'a rien a leur envier.
La conférence présentera aussi des bagues de mariage et autres beaux riches bibelots.
S.

Silmo
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Rien à voir avec Tolkien mais comme on parle ici des expos, et connaissant des amateurs d'antiques, je signale ceci :
https://musee-archeologienationale.fr/ac.../face-face
C'est une belle expo et un très beau musée au terminus du RER A, direction Saint-Germain-en-Laye à quelques mètres de la sortie.
Il mérite mille fois d'y aller pour toute son histoire de la Renaissance à nos jours.
Quand Lilotte vint à Paris, on y passa deux jours entiers sans en voir la moitié, au grand désespoir de son fiston qui en avait marre (Agnès y aurait passé la semaine).
Ses expos sont très belles, souvent en ligne. Enjoy !
On y découvre des merveilles comme la Dame de Brassempouy (le plus ancien portrait de la préhistoire)- ne pas voir sa copie au RDC mais réserver une visite de la salle Piette difficile d'accès mais c'est extra pour tous les objets ciselés d'animaux et autres sujets.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dame_de_Brassempouy
On eut pu dire Dame aux Tresses ou aux nattes.
S.

ISENGAR
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Inscription : Jun 2001
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Merci François.

Cette dame mystérieuse devait déjà être exposée au musée de Saint-Germain lorsque je l'ai visité avec ma classe de 6ème dans les années 84-85. J'ai un vague souvenir de l'avoir regardée longuement, mais curieusement, c'est un souvenir très flou. Comme celui d'une rencontre fugace, interrompue par un éclat de voix ou une bousculade (nous avions 11-12 ans, et nous étions assez agités).

Saint-Germain-en-Laye est une très belle ville. Je ne dis pas seulement ça parce que c'est ma ville natale. Et il y a plein de très beaux arbres dans la forêt voisine, qui occupe une des boucles de la Seine.

Sinon, pour parler d'arbres, il y a une petite expo sympa par chez moi, en Eure-et-Loir, dédiée aux arbres "remarqués", c'est à dire les grands, beaux et vieux arbres qui ne bénéficient pas forcément d'un label "arbres remarquables", mais qui sont peu connus et valent le détour.

Quelques infos par ce lien : https://www.eurelien.fr/actualite/arbres...re-et-loir et quelques jolies photos en lien avec l'expo sur ce site : https://storymaps.arcgis.com/stories/a2a...a495d30c35

C'est une expo itinérante. Elle sera à Thiron-Gardais (dans le sud-ouest du département) pendant le printemps ; à Mézières-Ecluzelles (à l'est de Dreux) durant l'été ; à La Ferté-Vidame (plein ouest, aux frontières de l'Orne) à l'automne ; puis à Cloyes-les-Trois-Rivières (sud du département) cet hiver.

I.

Silmo
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Ils n'ont tout de même pas déplacé les arbres pour l'expo??  :)  :D
Merci pour le lien. Extra. ;)

En arbres, j'ai trois chouchous pas remarquables mais remarqués :

1°) - un vieux chêne près du village de mes grands parents en Vendée (Treize-Vents) entre trois lieux-dits au Nord appelés la Chatte, la Trique et le Temple (quel trajet - ça ne s'invente pas)
(au Sud, aux Epesses, il y a un autre lieu dit nommé  le "Puy-de-Crotte" pas loin du Puy-du-Fou - on y collectionne les Puys  qui ne sont pas toujours des hauteurs). Peu remarqué mais splendide arbre
.
2°) - le platane qu'en forêt derrière la maison, avec mes frères nous escaladions gamins pendant des heures  (Tarzan, cowboys, indiens, on y inventait nos aventures).

3°) - le petit bouleau pour lequel au ministère notre bureau s'était cotisé après la tempête qui avait ravagé Versailles en 1999. Il est notre contribution à Trianon, pas bien grand, mais nous lui rendons visite de temps en temps.

Oh, il y aurait bien encore le très moche plus vieil arbre de Paris, un Robinier planté en 1601. C'est en fait le "plus vieil américain vivant en France" avec 421 ans (importé par un certain M. Robin, d'où son nom). Au  square de  Saint-Julien le Pauvre, pas loin de Notre-Dame, rive gauche.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Robinier_d...A9-Viviani

S.

PS : rien à voir avec la choucroute arboricole, je signale ce beau docu d'Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/098097-000...ent-votre/ très divers et très éducatif pour vos mioches. C'est bien fait, varié et drôle
PPS, voici longtemps qu'on n'a pas parlé ici de ballon ovale ce qui plairait à Tolkien, joueur de rugby. Le match de ce jour (Angleterre - Irlande) est décisif et je suis supporter du Trèfle, ce qui plairait moins à notre auteur préféré..

Belle victoire des Irlandais extra à Twickenham, la Saint Patrick sera joyeuse et festive dans quelques jours après avoir battu les angliches dans leur stade.

Silmo
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Pour les amateurs de médiéval, le "musée national du Moyen-Âge - Hôtel de Cluny" à Paris va ré-ouvrir ses portes après travaux le 12 mai prochain : déplacement du lieu d'entrée, réorganisation des salles et des collections, œuvres sorties des réserves, etc.).

Le carton d'inauguration ressemble à un moot foutrarque dans les collections et c'est assez plaisant.

Yyr
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excellent :)

ISENGAR
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Il en manque 4 au premier plan  :D

Sergent Foutraque's Cluny Hearts Club Moot

I.

Silmo
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:D :D :D  cliché collector que ces gaillards en chausses  et portant la fraise.

Hey, y a quand même une guitare électrique sur le carton d'inauguration de Cluny ! :)
Le genre de com inattendu dans un musée national plutôt tradi.
S.
ps : ces chers 4 anglais sont plus costumés début Renaissance que médiéval  :rolleyes:

Silmo
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On reste HS,
Ha Ha. :)
A propos de "fraise,  l'Etat vient d'acquérir un superbe Fragonard portant "fraise" lui aussi.
Sosryko, amateur du Louvre, devrait aimer.
Agrandir l'image pour voir la qualité de la fraise peinte, un morceau de bravoure en blanc comme tous les autres détails du tableau (les manches, les poignets, la chevelure très libre pour l'époque).
https://www.latribunedelart.com/un-nouve...-au-louvre
Le frère ainé qui faisait pendant est hélas aux USA.
Bonnes fraises de mai.
S.
ps : pour la petite histoire, la fourchette aurait été introduite en France par Catherine de Médicis afin de porter à la bouche des fraises sans se tacher l’habit, d'où le nom de ce col.

sosryko
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Merci Silmo pour l'info, d'autant plus que lors de ma dernière visite avec Baie d'Or, nous nous sommes régalés de la statuaire grecque, des galeries sur les Etrusques et des peintures d'Europe du Nord mais ensuite, il était trop tard pour rendre hommage aux peintures françaises dont ce petit tableau de Watteau que j'aurais tant voulu revoir comme à mon habitude, avec les mains de Philippe de Champaigne que tu m'as appris à regarder ;-)... La prochaine visite sera donc pour Fragonard et ses merveilleux compatriotes :)

Silmo
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:)
Champaigne, Étrusques, peintures du Nord, ça fait déjà des kms de marche dans le musée entre les différentes ailes du Louvre  :)
Vous avez dû sortir épuisés.
Etant voisin, je m'accorde le privilège de ne visiter qu'une seule salle à la fois: un jour, les tapisseries des chasses de Maximilien, un autre les batailles de Le Brun, souvent les mains de Champaigne, ou les Natures mortes de Chardin, quelques Fragonard, voire mes chers vases antiques quand c'est ouvert, pas souvent malheureusement. (plus bavard que je ne devrais sur les autres périodes, ma spécialité reste celle des vases attiques de la seconde moitié du 6ème jusqu'au 1er quart du 5eme avant notre ère, transition des figures noires aux figures rouges, ça n'intéresse que peu de monde, pourtant je serais intarissable sur le sujet qui est passionnant du point de vue du commerce - étudiant, je ne voyais que l'esthétique mais la question économique antique est importante)

Restons HS
Lors de vos prochaines visites Sosryko et Baie d'Or, n'oubliez pas la sculpture des mains...

les mains de Germain Pilon sont elles aussi extraordinaires comme toute sa création. (Louvre, côté  Rivoli - aile Richelieu)  :)  Il est notre Michel-Ange du 16eme s. Je crois l'avoir déjà écrit, la main du Christ de sa Résurrection est splendide. A voir absolument. et la sculpture de ce Christ vaut le David de Florence même si un peu plus vieux et donc plus bodybuildé. Pilon, plus soucieux de réussir les mains que les pieds en général, souvent avec de longs doigts effilés et gracieux (MichelAnge n'achevait pas non plus ses sculptures). La photo aurait mérité d'être en contre-plongée - angle sous lequel la sculpture se voyait et gagne en effet.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/c...MR1592.jpg

Du même sculpteur, les transis de la basilique de Saint-Denis (Henri II et Catherine de Médicis) méritent aussi le déplacement.

Et moins connues, malheureusement; deux sculptures de cet artiste dans deux églises parisiennes.
Sa " Vierge de douleur"à St-Paul-St-Louis, et son "Saint François d'Assise en extase", vers 1580  à la Cathédrale Sainte-Croix-Saint- Jean des Arméniens (un doigt cassé, hélas). Les mains et pieds portant les stigmates conformément à la légende du saint.
Beaux marbres, dont 2 couleurs blanc et gris pour le St François.
http://ccemmanuelviard.blogspot.com/2015...louis.html

Le département des sculptures n'est pas le plus visité au Louvre, c'est dommage. Faites-y  aussi un détour vers les morceaux de réception de l''académie (petite salle méconnue) et les Puget.

Ma seule déception en sculpture au Louvre  est  "l'Amour et Psyché" de Canova (aile Denon, côté Seine) autrefois près d'une fenêtre au Pavillon de Flore. Il fallait aller le voir en fin d'après-midi en automne ou hiver quand le soleil caressait le haut de l'aile de Cupidon et descendait sur ce marbre fin et mince de l'aile du dieu de l'Amour, marbre si transparent pour lui donner le temps de quelques instants un aspect doré, un moment fugace qui allait du haut vers le bas, du haut de l'aile jusqu'aux bras puis au baiser éclairé de l'Amour et de Psyché. Un spectacle admiré de nombreuses fois et perdu lors du changement de salle.
La sculpture désormais reste charmante mais sans cette magie perdue.
S

Silmo
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Des niouzes de Colmar pour celles et ceux qui connaissent le retable d'Issenheim, et qui voudront y aller ou y retourner :

https://www.lemonde.fr/culture/article/2..._3246.html

L'article commence par un tonitruant et provocateur "Au risque de choquer, la Joconde, à côté, c’est de la gnognotte".... On dira que ça se discute. Selon moi, y a peut-être photo au finish.

Pour mémoire, ce chef-d’œuvre destiné à la piété, était en mouvement (on ouvrait ou fermait les panneaux pour l'Annonciation, Noël, Pâques, l'Ascension, ...) mais surtout, on venait y vénérer Saint-Antoine reconnaissable à son symbolique cochon, un Saint Ermite victime d'hallucinations dans le désert (remarquablement illustrées sur certains panneaux).
Les pèlerins étaient souvent des personnes victimes du même mal En venant prier Saint-Antoine, ils étaient réconfortés par la confrérie des Antonins, lesquels élevaient des porcs nourrissants et offraient du pain digeste, car la plupart des malheureux hallucinés mangeaient des miches de seigle qui, avariées, produisent "l'ergot de seigle", lequel provoque les fameuses hallucinations (c'est la même molécule que le LSD). Bref, quelques jours sans seigle, avec du blé et deux ou trois tranches de lard, un chapelet récité devant Saint-Antoine et le bon croyant repartait dans son logis jusqu'à un prochain pèlerinage.
Ces braves gens faisaient des cure de désintoxication sans s'en apercevoir.

Quoi qu'il en soit, ce tableau est un des plus grand chef-d'oeuvre des collections publiques des musées de France, alors si vous passez par Colmar, n'hésitez pas.

S.

Yyr
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Merci Silmo :)

ISENGAR
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Les visiteurs de passage comme les plus attentifs d'entre-vous ont dû remarquer la micro-mise à jour de JRRVF effectuée par nos soins dans les brèves de notre beau site, à propos de la mise à l'honneur de JRR Tolkien dans les équipements culturels de la bonne ville de Cahors.

Ce n'est pas la première fois que la capitale des Cadurques propose à ses visiteurs un bout de chemin en Terre du Milieu. Il y a un peu plus d'un an avait lieu une précédente exposition consacrée à Tolkien, dont nous avons parlé brièvement ici même.

Cette année, c'est à un hommage combiné que nous avons affaire : la ville fête autant les 50 ans du règne de Margrethe II du Danemark - et par extension le Danemark dans son ensemble - que l'oeuvre de Tolkien, et fait un habile lien entre les deux.

Vendredi 15 juillet, la princesse Mary (épouse du prince héritier Frederick) et son beau frère la prince Joachim (et ses enfants leurs altesses Prince Félix, Prince Henrik et Princesse Athéna) ont inauguré la première exposition consacrée à la reine-artiste au Musée Henri-Martin.

Cahors a été la ville d'enfance de Henri de Laborde de Monpezat, feu le prince consort Henrik de Danemark (1934-2018). Ce lien avec la famille royale explique notamment cet engouement pour le Danemark qui n'a rien de soudain.
Du coup, Tolkien passe un peu au second plan, mais c'est pas grave, ne boudons surtout pas notre plaisir si on passe dans le coin !

Page Facebook du musée Henri Martin
Page Facebook de l'ambassade du Danemark avec plusieurs photos de l'inauguration.

I.

Elendil
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Messages : 1 249
ISENGAR a écrit :

Les visiteurs de passage comme les plus attentifs d'entre-vous ont dû remarquer la micro-mise à jour de JRRVF effectuée par nos soins dans les brèves de notre beau site, à propos de la mise à l'honneur de JRR Tolkien dans les équipements culturels de la bonne ville de Cahors.

Je me permets de signaler que j'ai écrit un petit compte-rendu de ma visite sur le forum de Tolkiendil.

E.

ISENGAR
Modérateur
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Super !
merci beaucoup :)

I.

Silmo
Inscription : Jan 2002
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Oh mais il semble que ces événements autour de Tolkien se multiplient avec succès ?!
Excellent.
Belle cité, Cahors.
S.

Hyarion
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Elendil a écrit :

Je me permets de signaler que j'ai écrit un petit compte-rendu de ma visite sur le forum de Tolkiendil.

Dans le compte-rendu en question, le 6 août dernier, Elendil a écrit :

J'ai eu l'occasion de me rendre sur place il y a trois jours.

De fait, tu auras pris ta « revanche », même sans le vouloir, puisqu'il se trouve que je n'étais pas loin à ce moment-là (comme c'est le plus souvent le cas durant l'été : je ne m'éloigne guère du Midi toulousain – malgré la chaleur avilissante qui y règne, hélas, de plus en plus souvent – et de mon Rouergue natal – où je remonte de temps en temps pour essayer de me rafraîchir un peu). Ceci dit, à te lire, je ne serais pas surpris que ton escapade dans le Quercy ait été aussi contrainte par le temps que ma dernière visite à Marseille, dont il a été question ici précédemment. ;-)

Je n'ai pas eu l'occasion d'évoquer ici les dernières expositions que j'ai pu voir à Paris, en mai et juin derniers, mais de toute façon, elles sont presque toutes terminées maintenant... Je signale, de tout de même, l'exposition valant le déplacement « Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie », proposée depuis le 12 avril au musée d'Orsay et jusqu'au 21 août prochain.

Au début du mois de juin dernier, j'ai enfin pu revenir au Louvre, alors que les diverses restrictions d'accès dues à la crise sanitaire venaient tout juste d'être levées, permettant d'accéder au musée comme je le faisais très simplement avant cette crise. Outre l'exposition temporaire (très intéressante) sur les rois de Napata (« Pharaon des Deux Terres »), du côté des collections permanentes, même si le temps m'était compté, j'ai pu revoir, entre autres, les œuvres peintes de Delacroix, Prud'hon, Watteau, Chardin, Fragonard, Chassériau et Ingres, devant lesquelles j'aime repasser quand je peux, et j'ai généralement retrouvé les tableaux à la place où je les avait laissé les fois précédentes, comme si j'étais venu la veille : tant mieux, pour une fois qu'il n'y a pas de changements intempestifs de présentations et d'accès, comme c'était si souvent le cas du temps de Martinez (mis en examen depuis, mais certes pas pour cela) !
Par contre, si les touristes étrangers n'étaient alors pas encore autant revenus à Paris qu'ils le sont désormais cet été, parait-il en très grand nombre, il y avait suffisamment de foule au Louvre ce jour-là pour que je ne puisse revoir que seulement de loin le Concert champêtre du Titien, au-dessus des têtes de la foule entassée aux environs de la Joconde... mais c'est déjà bien d'avoir eu le temps de revoir quelques-unes de "mes" peintures françaises (on est tous un peu chez soi, au Louvre, du moment que l'on sait au moins un peu se tenir... [pas comme les quatre petits c... vaguement pré-pubères que j'ai vu, au jardin japonais de Toulouse hier soir, essayer de cracher sur les poissons du bassin, du haut du petit pont rouge (ils auraient bien mérité de recevoir des « doigts de l'amitié », en retour, de la part desdits poissons : je l'ai implicitement fait pour ces derniers)])...

Amicalement,

B.

Silmo
Inscription : Jan 2002
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Toulousains,
bienvenue à Paris  : le musée national du Moyen-Âge, Hôtel de Cluny expose cet automne dans son frigidarium et jusqu'en janvier le meilleur des collections médiévales toulousaines, ce sera très beau :

https://www.grandpalais.fr/fr/evenement/...meridional

On connaissait les Goths de l'Ouest et ceux de l'Est, voici les gothiques du Sud  :)

S.

ps : Signalées aussi l'expo à venir au musée de la Renaissance à Ecouen "Le Blason des Temps nouveaux"  (c'est plus long pour s'y rendre mais c'est un si beau musée)
et l'expo "Le Monde de Clovis" au musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye" à partir du 22 octobre, suite de l'expo du  Musée royal de Mariemont  (facile d'accès, terminus du RER A)
https://www.arts-spectacles.com/St-Germa...16617.html
J'y reverrai avec plaisir et nostalgie les bijoux de la Reine Arégonde (vieux souvenir d'un 'petit bac' en famille dans les Alpes en vacances hivernales : au prénom "A", j'avais eu le malheur de dire que si quelqu'un désignait le même prénom que moi, j'irais tout nu m'allonger dehors dans la neige... sauf que ma sœur connaissait aussi ses mérovingiens et Arégonde, grrrr,  je  m'exécutai au grand rire de mes neveux).

Silmo
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Signalé encore pour les amateurs de tableaux ceci (rien à voir avec Tolkien) :
https://www.latribunedelart.com/le-musee...manieriste
A mon avis une œuvre majeure que je commenterais volontiers dans toutes les largeurs durant des heures : corps, couleurs, effets, accessoires, lumière, lévitation, vêtements, armes, chaussures, mains, dos, tombeau, etc..
tout m’interpelle et me surprend. Ah si j'étais riche... faudrait que je gagne au loto ce soir.
S.

Silmo
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Une expo signalée au musée d'art et d'industrie André Diligent, "La Piscine" à ROUBAIX, consacrée jusqu'au 8 janvier (faut faire fissa) à WILLIAM MORRIS, peintre, sculpteur, décorateur, designer et écrivain anglais, considéré comme le fondateur (ou l'un des fondateurs) de la Fantasy et qui inspira notablement Tolkien, grand lecteur de Morris durant sa jeunesse, dans certains écrits mais aussi dans quelques illustrations.. On peut aisément imaginer que Tolkien ait lu la traduction par Morris de Beowulf ou celle de la Völsung Saga: The Story of the Volsungs and Niblungs, with Certain Songs from the Elder Edda . Tolkien possédait aussi un exemplaire de l'ouvrage de Morris "Some Hints on Pattern Designing (1899)".

https://www.roubaix-lapiscine.com/exposi...dans-tout/

L'expo est surtout axée sur les talents de Morris comme illustrateur, designer  et décorateur.

Le guide de l'expo peut se télécharger ici

Le catalogue est

Voir aussi, entre autres, ceci  ... ou bien cela sur le site de la BnF.

Selon Wikipedia :"Early fantasy writers like Lord Dunsany, E. R. Eddison and James Branch Cabell were familiar with Morris's romances. The Wood Beyond the World is considered to have heavily influenced C. S. Lewis's Narnia series, while J. R. R. Tolkien was inspired by Morris's reconstructions of early Germanic life in The House of the Wolfings and The Roots of the Mountains. The young Tolkien attempted a retelling of the story of Kullervo from the Kalevala in the style of The House of the Wolfings; Tolkien considered much of his literary work to have been inspired by an early reading of Morris, even suggesting that he was unable to better Morris's work; the names of characters such as "Gandolf" and the horse Silverfax appear in The Well at the World's End".

Pour mémoire, Tolkien mentionne Morris dans les Letters :

- n° 1 (to Edith Bratt), "Amongst other work I am trying to turn one of the stories — which is really a very great story and most tragic – into a short story somewhat on the lines of Morris' romances with chunks of poetry in between."

- n° 236 (From a letter to Professor L. W. Forster 31 December 1960), "... The Dead Marshes and the approaches to the Morannon owe something to Northern France after the Battle of the Somme. They owe more to William Morris and his Huns and Romans, as in The House of the Wolfings or The Roots of the Mountains."

S.

ps : en complément, une critique assez rugueuse de cette expo dans La Tribune de l'Art (article réservé aux abonnés).

Hyarion
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Il se trouve, François, que j'ai fait le déplacement jusqu'à Roubaix, il y a un peu plus d'un mois, pour voir cette exposition sur William Morris (qui n'est pas du tout une figure inconnue en ces lieux)... ainsi que pour voir d'autres expos à Paris sur le chemin du retour...

J'avais prévu ces jours-ci de pondre enfin ici un compte-rendu sur tout cela... et j'avais même un tuyau à te demander concernant quelque-chose que j'ai vu à l'une de ces expos... Je m'étais promis en parallèle de répondre enfin comme il se doit à un message de Cédric lié à mon passage dans le "Grand Nord" et que j'ai fini par retrouver dans la masse d'une boîte à courriel que j'ai enfin réussi à remettre en ordre après deux mois d'entassements de mails...

Bref, j'avais prévu tout ça depuis longtemps mais... je viens finalement de me faire doubler... littéralement couper l'herbe sous le pied... Et forcément, là, je me sens "un peu" c.. ...

Sans doute n'ai-je, de toute façon, qu'à m'en prendre à moi-même... mais là je suis tellement dégoûté que... Bon, bref, je suppose que ça va passer...

B.

P.S.: ce n'est pas un problème d'ego, juste de temps investi qui semble, au final, ne servir à rien puisque tout le monde s'informe très bien sans que je m'en mêle... le tout sur fond de course permanente à l'info à travers des écrans... Bref... Sentiment d'absurde...

Silmo
Inscription : Jan 2002
Messages : 4 249

Sincèrement désolé Hyarion. Comment aurais-je pu deviner ?
SI j'avais su que tu préparais quelque chose, je me serais abstenu. :(
Console toi avec Pierre Dac : "Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu'on n'a pas fait le jour-même, mais qu'on aurait pu faire la veille ou l'avant-veille du surlendemain".

A ta dispo pour le tuyau dont tu as besoin...  si je l'ai.

Silmo (qui ne lis pas que les écrans mais reçoit des infos par le boulot et d'aimables collègues qui bossent sur Arts & Crafts)

Hyarion
Inscription : Jan 2004
Messages : 2 636
Silmo a écrit :

Sincèrement désolé Hyarion. Comment aurais-je pu deviner ?

C'est moi qui suis désolé, Silmo : tu ne pouvais évidemment pas deviner, et c'est pour cela que je n'ai à m'en prendre qu'à moi-même.

Ce que j'ai prévu aurait sans doute pu être fait plus tôt si j'étais mieux organisé, et même si j'essaie maintenant d'avoir des nuits un peu plus raisonnables pour mener de front le boulot-pour-les-sous en journée et mes travaux d'écriture sur mon temps libre, entre autres choses...

J'ai vu passer la critique de La Tribune de l'Art hier, dont je n'ai pu lire qu'une partie, n'étant pas abonné (quelque-chose me retient de franchir le cap, sans doute la tendance de Rykner à pencher trop "à droite" dans ses choix éditoriaux, comme si le souci de conservation du patrimoine amenait ontologiquement à être conservateur idéologiquement, et même si l'intéressé le niera... ; j'avoue que c'est notamment son obsession anti-Hidalgo qui me saoule, à la longue, même si le bilan de l'actuelle maire de Paris est sans doute critiquable) : le peu que j'ai pu en lire recoupe en partie mes propres constatations lors de ma visite, mais il y aurait plus à en dire, sans être forcément aussi rugueux que l'auteure/autrice de l'article. Si tu avais éventuellement tout le texte de la critique en question, je serais intéressé.

Silmo a écrit :

A ta dispo pour le tuyau dont tu as besoin...  si je l'ai.

Merci beaucoup, François. Cela concerne une autre expo, à Paris.

Je vais finir de mettre tout ça "au propre", et je repasse par ici dès que je peux.

Amicalement,

B.

Hyarion
Inscription : Jan 2004
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Quatre semaines plus tard...

Chaque année apporte son lot de contrariétés diverses, faisant s'alterner les phases d'avancée et les phases de découragement. À cette aune, et même si j'estime avoir avancé, la rédaction de mon livre n'aura pas encore été achevée en 2022... J'espère que ce sera enfin le cas en 2023 (pour la fin de la rédaction et aussi pour la publication).

Dans le cadre de la préparation de l'ouvrage en question, je suis allé voir quelques autres expositions ces derniers mois :
- « William Morris. L'art dans tout » (Roubaix, La Piscine, du 8 octobre 2022 au 8 janvier 2023) ;
- « Füssli. Entre rêve et fantastique » (Paris, Musée Jacquemart-André, du 16 septembre 2022 au 23 janvier 2023) ;
- « Edvard Munch. Un poème de vie, d'amour et de mort » (Paris, Musée d'Orsay, du 20 septembre 2022 au 22 janvier 2023) ;
- « Elles sortent de leur(s) réserve(s). Artistes femmes de la collection » (Bordeaux, Musée des Beaux-Arts, du 16 septembre 2022 au 13 février 2023) ;
- « Walter Sickert. Peindre et transgresser » (Paris, Petit Palais, du 14 octobre 2022 au 29 janvier 2023) ;
... à quoi s'ajoute des visites de collections permanentes d'autres musées français...

La critique de l'expo sur Morris par Bénédicte Bonnet Saint-Georges (BBSG) dans La Tribune de l'Art (merci à Silmo de m'avoir communiqué le texte complet) est assez sévère, quoique factuellement assez juste : on y trouve peu d'œuvres venues du Royaume-Uni (pour des raisons qui auraient méritées d'être précisément données, ce que ne fait pas BBSG) et peu d'explications données sur les œuvres exposées à Roubaix, c'est vrai, mais l'exposition a tout de même le mérite d'exister, William Morris restant aujourd'hui encore trop méconnu en France, et elle a notamment aussi le mérite de proposer de voir certaines œuvres préraphaélites conservées au musée d'Orsay et rarement présentées à la vue du public (notamment un tableau de Annie Swynnerton, Mater Triumphalis, évoqué plus bas). Le musée de La Piscine, à Roubaix, est par ailleurs un lieu agréable à visiter, dans une ambiance rappelant à la fois la période dite de la Belle Époque (fin XIXe siècle, début XXe siècle jusqu'en 1914) et de la période Art Déco de l'entre-deux-guerres...

Il y aurait beaucoup d'autres choses à dire, sur cette expo et bien sûr sur les autres... qui méritent toutes le déplacement, pour celles et ceux qui auraient encore prochainement l'occasion d'aller les visiter...

J'ai voulu faire un compte-rendu de tout cela, et écrire aussi d'autres choses sur d'autres fuseaux en cette fin d'année... mais décidément, je n'y arrive pas, ou plus... Je n'ai plus le courage de finir de pondre des pavés en ces lieux et d'essayer d'être malgré tout agréable en matière de partage...

Sans doute le contexte général de l'époque n'aide pas...

Comme le disait George Steiner, « Je me sens sali moi-même par ce monde », ayant bien des raisons de penser cela moi-même tous les jours, et dès lors d'avoir envie de tout arrêter... Pour autant, vous le savez, la question à se poser est de savoir “what to do with the time that is given us” (“given” par « qui » ou par « quoi », peu importe). Voila, en tout cas, ce que j'ai récemment eu l'occasion de dire sur Twitter à une personne, par ailleurs bonne connaisseuse de l'œuvre de Tolkien, qui avouait publiquement, un jour de décembre, avoir, elle aussi, « l'envie de crever, là » (ça allait mieux le lendemain).

Mais bref, je vous épargne mes états d'âme (que d'autres, donc, peuvent aussi éprouver de leur côté), et pour rester dans le sujet, je signale tout de même succinctement ci-après quelques œuvres graphiques vues exposées ces derniers mois...

Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ailleurs par le passé, la créativité est la seule chose qui me donne encore un certain sentiment d'éternité, voire même un certain sens du sacré.


William Morris (1834-1896).
Figure of Guinevere, c.1858.
Aquarelle et graphite sur papier, 126,4 x 55,2 cm.
Londres, Tate Britain (actuellement exposé à Roubaix, La Piscine).


Annie Louisa Robinson Swynnerton (1844-1933).
Mater Triumphalis, 1892.
Huile sur toile, 167 x 68 cm.
Paris, musée d'Orsay (actuellement exposé à Roubaix, La Piscine).
(Tableau peut-être inspiré d'un poème éponyme d'Algernon Charles Swinburne, dans lequel on peut notamment lire ces vers :
“And the world naked as a new-born maiden
Stands virginal and splendid as at birth,
With all thine heaven of all its light unladen,
Of all its love unburdened all thine earth.”

... Mais ce n'est qu'une hypothèse de correspondance de ma part, le tableau n'étant commenté ni dans le cadre de l'expo Morris, ni dans le catalogue de ladite expo.)


Johann Heinrich Füssli (1741-1825).
Brunhilde regardant Gunther suspendu au plafond pendant leur nuit de noces, 1807.
Plume, encre et lavis sur papier, 48,3 x 31,7 cm.
Nottingham, City Museums and Galleries (actuellement exposé à Paris, Musée Jacquemart-André).


Edvard Munch (1863-1944).
Le Baiser, 1895.
Pointe sèche et brunissoir sur plaque de cuivre, imprimée sur papier vélin, 33 x 26,2 cm (motif), 63 x 45 cm (papier).
Oslo Munchmuseet, MM G 21-08 / Woll G 23 b (actuellement exposé à Paris, musée d'Orsay).


Clémentine-Hélène Dufau (1869-1937).
Baigneuse, Salon (de la Société des Amis des Arts de Bordeaux) de 1905.
Huile sur toile, 106 x 109 cm.
Bordeaux, musée des Beaux-Arts.


Walter Sickert (1860-1942).
Mornington Crescent Nude, c.1907.
Huile sur toile, 45,7 x 50,8 cm.
Cambridge, Fitzwilliam Museum (actuellement exposé à Paris, Petit Palais).

Pour finir, voici la question que je voulais poser à Silmo...
Dans l'exposition "Füssli. Entre rêve et fantastique" (Musée Jacquemart-André), j'ai vu ce tableau, appartenant à une collection particulière parisienne :

L'œuvre n'est pas reproduite dans le catalogue de l'exposition, lequel reproduit, par contre, une étude du sujet du tableau en question (étude conservée en Suisse et non exposée à Paris, elle).


Johann Heinrich Füssli (1741-1825).
L'Incube quittant deux jeunes femmes endormies, 1810.
Crayon et aquarelle, 31,5 x 40,8 cm.
Zurich, Kunsthaus.

Je crois avoir retrouvé (rapidement après avoir visité l'expo, en octobre dernier) le tableau référencé sur le site de la maison Christie's, qui a vendu le tableau en octobre 2021 : https://www.christies.com/en/lot/lot-6338027


Johann Heinrich Füssli (1741-1825).
L'incube s'échappant, laissant derrière lui deux femmes, 1780.
Huile sur toile, 86,4 x 110,5 cm.
Paris, collection particulière (actuellement exposé à Paris, Musée Jacquemart-André [du moins, je suppose qu'il s'agit bien de ce tableau-là]).

Je suppose qu'il s'agit du tableau que j'ai vu à l'exposition, mais faute de mention de celui-ci dans le catalogue, et sachant que Johann Heinrich Füssli (ou Henry Fuseli, pour les anglophones), faisait volontiers plusieurs tableaux d'un même sujet, j'aurai aimé avoir confirmation. J'ai posé la question sur le fil de messages du compte Twitter du musée Jacquemart-André, mais on ne m'a jamais répondu. Julie Demarle a tout récemment écrit une critique de l'expo, pour la Tribune de l'Art, critique au contenu de laquelle je n'ai pas accès – faute d'abonnement pour les raisons déjà évoquées en ces lieux dans un précédent message : je suppose qu'elle est arrivée à la même conclusion que moi si elle mentionne le tableau en question, mais là encore, j'aurai souhaité avoir confirmation. De façon générale, s'il y a possibilité de se renseigner auprès de responsables du musée, j'aurai aimé savoir pourquoi le tableau est bien celui vendu chez Christie's auquel je pense et pourquoi il ne figure pas dans le catalogue de l'expo. Merci d'avance, cher François, si jamais tu peux m'aider.

Je ne veux pas abuser, évidemment. Ceci dit, si cela continue comme ça, il va peut-être falloir créer un fuseau « 3615 SILMO » (je plaisante)...

Bonne fin d'année 2022 à toutes et à tous,

(sachant que s'agissant de 2023, vu le contexte actuel, ce n'est pas forcément « bonne année » qu'il faudrait souhaiter, mais plutôt « bon courage »...)

Peace and Love,

B.

[EDIT: corrections de fautes, de liens hypertexte et de mise en page...]
[EDIT 2 (24/04/2023): mise à jour de liens hypertexte, pour accéder, via la Wayback Machine, aux comptes-rendus de La Tribune de l'Art concernant les expositions « William Morris. L'art dans tout » et « Füssli. Entre rêve et fantastique »]

Silmo
Inscription : Jan 2002
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très beaux tableaux. Merci et porte toi bien
je t'envoie Füssli par mél  ;)

Hyarion
Inscription : Jan 2004
Messages : 2 636
Silmo a écrit :

très beaux tableaux. Merci et porte toi bien
je t'envoie Füssli par mél  ;)

Merci d'avance, François. ^^ Porte toi bien également.

Amicalement,

B.

Hyarion
Inscription : Jan 2004
Messages : 2 636

Quelque temps plus tard...

Point de nouvelles depuis mon précédent message, l'exposition à Jacquemart-André étant par ailleurs close depuis maintenant quelques jours...

Cher François, bien qu'il faille tenir compte du temps long propre aux musées (dont tu as parlé récemment dans un autre fuseau), as-tu pu trouver néanmoins quelque information relative à mon interrogation concernant le tableau de Füssli (L'incube s'échappant, laissant derrière lui deux femmes) que j'ai évoqué en ces lieux précédemment ? :-)

Amicalement,

B.

Hyarion
Inscription : Jan 2004
Messages : 2 636

Si jamais tu passes encore par ici, François, à défaut d'une réponse du côté des responsables du secteur muséal, une copie du texte de la critique de l'exposition sur Füssli par Julie Demarle pour la Tribune de l'Art me serait toujours utile, a fortiori si elle y mentionne le tableau dont j'ai parlé et utilise aussi la maison Christie's comme référence.

Peace and Love,

B.

Silmo
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Cher Ben
mon abonnement à la TdA a échu début janvier et j'hésite encore à le renouveler (Rykner m'agace). Pour le moment, je n'ai pas accès au contenu abonné. Si je cotise à nouveau en mars, je pourrai t'envoyer l'article que tu cherches.
F.

Hyarion
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Messages : 2 636

Merci pour ta réponse et ces précisions, cher François. :-)

Silmo a écrit :

(Rykner m'agace)

(Je te comprends...)

Amicalement,

B.

Hyarion
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Messages : 2 636


Nicolas Poussin (1594-1665).
Vénus épiée par deux satyres, vers 1626.
Huile sur toile, 66,4 x 50,3 cm.
Londres, The National Gallery.

J'avais quasiment renoncé à en parler compte tenu du fait que l'exposition se termine à la fin de cette semaine, mais une information d'actualité imminente donnée hier par notre taulier m'incite in fine à en dire tout de même "quelques" mots.

Hier, dans un autre fuseau, Cédric a écrit :

Je suis dans le train pour Lyon demain...

Il se trouve que je suis allé faire un tour au musée des Beaux-Arts de Lyon, il y a quelques jours (encore une occasion de voyage artistique où nous aurions pu nous croiser, Cédric... ;-) ...), pour voir l'exposition « Poussin et l'Amour », ouverte depuis novembre dernier et jusqu'au 5 mars prochain.

Nicolas Poussin, fondateur de l'école française de peinture et de fait figure emblématique du classicisme français, est traditionnellement perçu comme l'auteur d'un œuvre rigoureux et sévère, propice à un esprit de sérieux dont une précédente exposition, intitulée « Poussin et Dieu » (au Louvre en 2015), m'avait semblé un peu trop imprégnée pour m'attirer. De Poussin, j'ai longtemps connu surtout les tableaux que l'on peut voir au Louvre, dont la célèbre série des Saisons, mais il aura fallu l'actuelle expo de Lyon pour que j'ai enfin l'occasion de voir le travail de ce très grand peintre à travers une sélection d'œuvres révélatrices de tout un aspect de Poussin aussi intéressant que méconnu.

L'exposition, comme son titre l'indique, est consacré au thème de l'amour chez Poussin, un thème qui apparaît central dans son œuvre, avec des tableaux exprimant une sensualité et parfois un érotisme tels que certains furent jugés "suffisamment" scandaleux pour faire l'objet de destructions ou de mutilations dès le XVIIe siècle. Pour célébrer l'amour, Poussin a principalement puisé son inspiration dans la mythologie classique gréco-romaine, notamment dans les Métamorphoses d'Ovide, mais aussi dans la Jérusalem délivrée du Tasse, et dans les gravures érotiques d'après des dessins d'artistes italiens du XVIe siècle, sans oublier les tableaux du Titien. Divisée en cinq parties, « Le souffle de l'inspiration », « Corps désirés », « L'ivresse dionysiaque », « Amour et mort », et « Omnia vincit amor » (cette dernière partie empruntant son titre en latin aux Bucoliques de Virgile), l'exposition commence avec la Mort de Chioné, premier tableau connu de Poussin, peint vers 1622 à Lyon et acquis par le musée des Beaux-Arts de la ville en 2016, et se termine avec Apollon amoureux de Daphné, ultime tableau du maître (vers 1664) resté inachevé et conservé au Louvre, ce qui met en évidence la constance d'inspiration de Poussin s'agissant du thème de la puissance universelle de l'amour, soumettant les êtres humains comme les dieux pour assurer, par sa fureur inspiratrice, la cohésion et l'unité du monde.

J'ai trouvé cette exposition excellente, malgré un parcours de visite parfois un peu exiguë en cas d'affluence et aussi quelques manques dans la sélection d'œuvres exposées en raison de la guerre en Ukraine : il se trouve qu'un certain nombre de tableaux de Poussin se trouvent dans les collections publiques de Russie, parmi d'autres œuvres de peintres européens dont nous, "Occidentaux décadents" (dixit le has been du Kremlin), seront désormais sans doute privés pendant un bon moment... ce qui n'est certes rien par rapport aux souffrances de l'Ukraine, y compris en ce qui concerne son patrimoine culturel. Il a donc fallu, en tout cas, se passer de la contribution des musées russes, mais fort heureusement, les commissaires de l'expo ont pu compter sur les musées d'autres pays, d'Europe (Royaume-Uni, Irlande, Italie, Suisse, Allemagne, Espagne) et des États-Unis d'Amérique, ainsi que, bien évidemment, sur la participation des musées de France, la sélection internationale d'œuvres de Poussin exposées in fine se révélant tout-à-fait intéressante. Outre les tableaux, reprenant parfois le même sujet avec des variations d'une œuvre à l'autre, l'exposition présente aussi des dessins du peintre, dont un certain nombre proviennent en particulier de la Royal Collection de Windsor (“Lent by His Majesty King Charles III”, peut-on ainsi lire sur les cartels des dessins concernés) dont on a parlé avec Silmo dans un autre fuseau il y a quelques mois. Certains tableaux exposés ont fait l'objet de restaurations, le célèbre tableau du Louvre l'Inspiration du poète ayant notamment été débarrassé de certains drapés de pudeur postérieurs à la mort de Poussin.

Dans la continuité de l'exposition « Poussin et l'Amour », le musée de Lyon propose également une exposition-dossier, « Picasso/Poussin/Bacchanales », qui comme le suggère son titre, est consacrée à la place de l'héritage de Poussin dans l'art de Pablo Picasso à travers le thème des bacchanales.

Bref, pour qui passerait dans le coin ces jours-ci, je recommande. ^^

Pour en savoir plus sur tout cela, à défaut de pouvoir lire la critique (bonne semble-t-il) parue dans La Tribune de l'Art, deux articles de la Gazette Drouot sont accessibles en ligne (via la Wayback Machine) :
- https://web.archive.org/web/202302261633...ises/40995
- https://web.archive.org/web/202211251019...2-BB/40136

À noter qu'au-delà du fait que l'exposition sur Poussin va très bientôt se terminer, les collections permanentes du musée des Beaux-Arts de Lyon valent toujours, par ailleurs, le détour (il y a déjà environ dix ans, j'ai participé à la souscription publique qui a contribué à l'acquisition par ce musée d'un savoureux petit tableau du maître Ingres, L'Arétin et l'envoyé de Charles Quint [1848]).

Amicalement,

B.

[EDIT 2 (24/04/2023): mise à jour d'un lien hypertexte, pour accéder, via la Wayback Machine, au compte-rendu de La Tribune de l'Art concernant l'exposition en question]

Silmo
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Rien à voir avec la choucroute tolkienniènne, je signale l'expo Sarah Bernhardt, du 14 avril 2023 au 27 août 2023 au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la ville de Paris.
Hyarion va adorer.
Une personne exceptionnelle actuellement  présentée dans un beau documentaire en ligne  sur Arte. Si vous ne pouvez aller à l'expo, regardez ce doc...
https://www.arte.tv/fr/videos/106689-000...-business/

Silmo
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Je reviendrai sur ces tableaux :-) qui suscitent tant d'interprétations.

Mais parlant de Saint Mathieu, une illustration dans un article qui fait peine m'incite à le partager (toute la presse s'en émeut) :

https://www.gazette-drouot.com/article/e...erdu/43492

Pour restaurer une chapelle où peu de gens se rendent et qui aurait pu trouver des aides auprès des MH, des collectivités ou de mécènes, l'Institut catho de Lille (mais que fait Cédric?) cède au Metropolitan de NY un de ses chefs-d’œuvre, un illustre  Codex médiéval. L'Etat est impuissant car il consacre ses crédits à d'autres urgences. Dommage.
Au moins sera-t-il dans une collection publique sauf si le Met le revend un jour (impossible en France mais pas rare aux USA).

La belle image de Saint-Mathieu le représente avec ses attributs qui permettaient de l’identifier (agrandir l'image pour voir l'Ange qui l'inspire dans la rédaction de son évangile). Un rouleau de parchemin lui sert à écrire en forme de phylactère. Il est vêtu de violet et blanc, son manteau jaune posé derrière son siège - ce sont ses couleurs. Il est imberbe (curieux car il aurait plutôt rédigé une fois âgé), derrière lui une tablette avec des calames de roseau pour écrire et le couteau pour les affuter plus un bol pour l'encre. Rien de plus.

Ce codex du XIeme s. dit d'Irmengard (pas Isengard :-)) a heureusement été numérisé avant de partir aux Amériques où il verra beaucoup d'Américains..

S.