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Esandel a écrit :
Ah oui tiens la réponse m'intéresse aussi : j'attends de remplacer mes 1ères éditions pleines de coquilles de la nouvelle traduction ^^ |
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Il me semble d'ailleurs que les éditions pocket sont réputées plus réactives que Bourgois pour la correction des coquilles non ? |
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Il y a quel temps, une liste des coquilles "reconnues" par le traducteur et actualisée était publiée sur ce forum si je ne me trompe pas. |
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Ah ! J'ai retrouvé le fuseau proposé par Cédric qui recense la somme des coquilles... |
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Vu la taille de la liste, comparée au fuseau, clairement non. |
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Esandel a écrit :
Personne n'a répondu au message d'Esandel : je me permets de faire remonter parce que la réponse m'intéresse ;-) |
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Druss a écrit :
Au fait merci Druss pour ta réponse.
Et concernant la réédition, personne ne sait ? Même pas Vincent ?? ^^ |
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J'aimerais un éclaircissement sur un choix de traduction, svp (pour un travail que je mène en ce moment). L'appendice B est titré "The Tale of Years" en anglais. Or sur la seconde traduction, l'appendice devient le "Compte des Années", plutôt que le "Conte des Années". Je doute que ça soit une erreur, mais hormis pour le jeu d'homophonie, y-a-t-il une raison plus "valable" pour ce choix ? |
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bien vu ! le "Conte des Années"est mieux. |
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"On" m'a confirmé que le tale du titre provient de tell qui signifiant compter, mot qui est aussi apparenté à conte ; c'est également valable en français, d'où la traduction du titre en Compte des Années et non Conte des Années. |
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Un point étonnant qui n'a à ma connaissance jamais été relevé : dans l'App. B, la mention de la Great Plague est parfaitement traduite par « Grande Peste » (cf. 1634 T.Â.), mais dans l'Introduction, ce même événement, vu du côté des Hobbits, est nommé Dark Plague, or Daniel traduit aussi par « Grande Peste », quand il aurait fallu traduire par « Peste Sombre » ou quelque chose d'équivalent. A noter que le passage correspondant de l'Introduction est un ajout de la seconde édition du SdA (cf. RC, p. 21) et qu'il est donc vraisemblable que Tolkien ait su ce qu'il faisait en donnant au même événement deux noms distincts... E. |
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A la Renaissance, on parlait aussi de "Peste Noire" (et en Angleterre, de "Black Death"). |
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Ce n'est plus une coquille, c'est l'oeuf entier :D |
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Jolie coquille effectivement ! Mais au vu de la quantité d'incohérences qui parsèment les livres, ce n'est pas bien méchant :p |
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Je viens de tomber sur ce qui est selon moi une erreur de traduction assez explicable, mais gênante quand même : We have now come to the River Hoarwell, that the Elves call Mitheithel. It flows down out of the Ettenmoors, the troll-fells north of Rivendell, and joins the Loudwater away in the South. Some call it the Greyflood after that. It is a great water before it finds the Sea. Nous voici à la rivière Fongrège, que les Elfes nomment Mitheithel. Elle descend des Landes d’Etten, les hautes terres infestées de trolls au nord de Fendeval, et rejoint la Bruyandeau plus au sud. Elle devient alors le fleuve Grisfleur, dont les eaux s’élargissent beaucoup avant de trouver la Mer. SdA, I/12 Traduction chez Daniel Tout repose sur deux points : Some call it (non traduit), soit « Certains la nomment » et after that, traduit par « alors » plutôt que de manière littérale « après cela » ou « plus loin ». En français, « alors » va évoquer l'idée d'immédiateté ou de conséquence : immédiatement après la confluence entre Fongrège et Bruyandeau, le fleuve porterait le nom de Grisfleur, selon la traduction. Or la carte montre amplement qu'il n'en est rien : la Bruyandeau se jette dans la Fongrège, qui garde ce nom jusqu'à la confluence avec le Glanduin, bien plus au sud. C'est seulement après ce deuxième confluent que le fleuve prend le nom de Grisfleur. Au surplus, la carte n'est pas en erreur, comme le confirme l'essai "Rivières et collines des feux", dont un extrait pertinent a été publié dans les CLI (p. 321 de la nouvelle traduction) : At the point of the confluence of Glanduin and Mitheithel [Hoarwell] the land was almost flat, and the waters became sluggish and tended to spread into fenland. Au confluent de la Glanduin et de la Mitheithel [Fongrège], le pays était presque plat et les eaux s’alanguissaient et avaient tendance à s’épancher et à former des marécages. Comment réconcilier cela avec l'affirmation d'Aragorn dans la v.o., à moins de supposer qu'il est piètre géographe ? Deux possibilité, entre lesquelles il n'est pas même sûr que Tolkien ait voulu trancher :
(Cela dit, en pratique, il est fort possible qu'au moment de rédiger ce passage, Tolkien ait vraiment considéré que la Fongrège prenait le nom de Grisfleur immédiatement après la conflence avec la Bruyandeau, mais qu'il ait jugé à la relecture que le passage pouvait tenir tel quel malgré la modification géographique, vu qu'il était suffisamment ambigu. Malheureusement, la traduction française ôte cette ambiguïté et tranche dans un sens qui n'est pas le bon.) E. [édit Yyr: mise en forme des citations ;)] |
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Il fallait la trouver, celle-là ! Bien vu Elendil ;-) |
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Encore une remarque, mais cette fois sur un point linguistique : The Tengwar were the more ancient; for they had been developed by the Noldor [...] long before their exile. L’écriture tengwar était la plus ancienne, car c’était l’invention des Noldor [...] et elle avait vu le jour longtemps avant leur exil. SdA, App. E, II Traduction de Daniel Puisque tengwar est un pluriel (ce qui est explicite dans le paragraphe précédent), il me semble très maladroit d'écrire l'« écriture tengwar ». Le plus simple aurait été de suivre la v.o. (comme c'est le cas pour les cirth juste après) et de dire « Les tengwar » (avec ou sans majuscule : logiquement, en français, ce serait sans, à l'instar des noms de langues). Il serait aussi possible de formuler ainsi : « Les caractères tengwar ». Dans l'un ou l'autre cas, il deviendrait nécessaire de passer au masculin pluriel le sujet de la subordonnée et celui de la proposition coordonnée. E. |
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Ou encore « L'écriture en tengwar ... » |
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bonjour
question
réponse : une correction relecture aurait été faite, mais sans que daniel lauzon ni moi n'ayons été associés ; or le degré de "correction" apportée au texte est une question cruciale depuis 2006 et j'avais toujours travaillé (beaucoup) à ce stade de fabrication des livres |
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Suite à une remarque très pertinente de Hyarion, j'ai créé un fuseau à propos de la nouvelle édition en 1 volume du Seigneur des Anneaux parue chez Bourgois éditeur le 19 octobre 2023. Cédric. |
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vincent a écrit :
Ah oui c'était une question que je me posais effectivement ! Merci beaucoup pour cette réponse. |
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Elendil a écrit :
Très intéressant merci ! |
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Concernant les derniers posts d'Elendil, je me faisais la réflexion aujourd'hui que ce sont ce genre de remarques et de discussions qui permettent, par le prisme de la traduction, de donner tout son relief au texte de Tolkien. |
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Encore une petite coquille passée inaperçue : dans le poème "Assis au coin du feu, je songe", le vers 5 semble à première vue fautif, car "Aux feuilles jaunes et filandres" ne comporte que sept pieds. De plus, il laisse penser que "filandres" est un adjectif qualifiant "feuilles", ce qui n'est pas attesté en français, vu que "filandre" est un synonyme de "fil de la Vierge" (j'ai appris quelque chose aujourd'hui), donc une excellente traduction de gossamer (pour mémoire, la v.o. donne Of yellow leaves and gossamer). Je pense qu'il faut lire "Aux feuilles jaunes et aux filandres", ce qui résout tous les problèmes. E. |
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> Aux feuilles jaunes et filandres
Je ne sais jamais, on ne compte pas "aux | feuil|les | jau| nes | (z)et | fi|landres" qui ferait bien 8 pieds ? |
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Tu dois avoir raison, mauvaise habitude de ma part d'ignorer la liaison au pluriel. E. |
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De mémoire, les deux sont acceptés. |
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Je note ici un point qui n'est pas exactement une coquille, mais une imprécision. Dans le chant de Bilbo sur Eärendil (II/2), la v.o. donne : They clothed him then in elven-white, De blanc elfique on l’habilla, SdA, II/2 trad. Lauzon Or un réexamen du texte confirme que Calacirian est une dénomination, non de la brèche elle-même, mais de la Kalakiryan(de), « la région d’Eldamar (Patrie des Elfes) dans la faille et près de l’entrée de celle-ci, là où la Lumière était plus brillante et la terre plus splendide » (RGEO, p. 62, trad. pers.). Cela dit, Daniel est tout excusé : d'abord la référence n'est pas évidente (je ne m'en souvenais plus du tout moi-même) et ensuite il y a la question des rimes. Cela dit, pour une prochaine réédition... ? Par contre, il faudrait quand même choisir : le ou la Calacirya ? Les deux peuvent se défendre, mais le terme est au masculin dans ce passage, au féminin dans la traduction de la complainte de Galadriel (en tout cas dans l'édition en trois volumes, je ne sais pas si les réimpressions récentes ou l'intégrale corrigent ce détail.) Tant que j'y suis, y a-t-il des différences de pagination entre l'édition de 2014-2016 et les dernières réimpressions des trois volumes séparés ? Je travaille sur un ou deux textes où j'aimerais bien mettre la pagination et c'est donc un point assez crucial pour moi. E. |
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Elendil a écrit :
Elendil, Dans l'intégrale, c'est le féminin qui est utilisé les deux fois (pages 269 et 437). Nat |
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Elendil a écrit :
Fort heureusement pour nous, d'après les vérifications que j'ai effectuées (en librairie), il semble ne pas y avoir de différence de pagination entre les éditions de 2024-2016 et de 2022. |
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Merci Sosryko & Eva. E. |
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Voici une nouvelle coquille très explicable, mais néanmoins fâcheuse : dans la complexe description de la Gorge de Helm, nous avons un passage particulièrement retors : About the feet of the Hornrock it [the Deeping-stream] wound, and flowed then in a gully through the midst of a wide green gore, sloping gently down from Helm's Gate to Helm's Dike. Elle [la Rivière de la Gorge] contournait le pied du Rocher-au-Cor, après quoi elle traversait, au fond d’une ravine, une vaste langue de terre verte qui descendait en pente douce de la Porte de Helm au Fossé de Helm. LR, III, 7 SdA, III, 7 Or le gully dont il est question n'est pas une simple « ravine », mais un véritable goulet, une sorte de tunnel de petite taille qui passait sous la « langue de terre verte » dont il est question (through the midst of a wide green gore doit se comprendre comme signifiant « à travers l'épaisseur d'un vaste talus de forme triangulaire » et « traversait » n'est pas suffisamment clair à cet égard). La formulation de Daniel laisse penser, quant à elle, que la rivière se contentait de passer à travers ladite langue dans un chenal étroit, alors que son cours est temporairement souterrain. De fait, la formulation de la v.o. n'est pas entièrement claire, mais la traduction induit carrément le lecteur en erreur, me semble-t-il. En l'état actuel des choses, il est nécessaire d'observer le dessin de la Ferté-au-Cor que Tolkien a esquissé pour comprendre la topographie des lieux. E. |
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J'ai relevé une coquille plus difficile à expliquer, mais tout aussi ennuyeuse à mes yeux : That is, the sounds were approximately those represented by i, e, a, o, u in English machine, were, father, for, brute, irrespective of quantity. C’est-à-dire que les sons de i, e, a, o et u avaient à peu près la même valeur que ceux du français machine, relais, pâle, côte et putsch, indépendamment de la longueur. LR, App. E SdA, App. E Le bât blesse pour for, qui se prononce [fɔː(r)] d'après la received pronunciation (celle de Tolkien, donc). Or cette préposition a tendance à se prononcer [foɹ] en anglais américain (mais pas canadien, semblerait-il). Le choix de « côte » pose clairement problème, puisque ce nom se prononce normalement [koːt]. Il aurait beaucoup mieux valu opter pour « cotte » (prononcé [kɔt]), ou, encore mieux, « port » [pɔːʀ]. Ce choix est d'autant plus étrange que Tolkien indique plus bas que le o long est plus fermé en quenya. Or le « ô » de « côte » étant déjà (mi-)fermé, il est difficile d'imaginer comment il pourrait l'être encore plus (à moins de devenir carrément un [ u ], ce qui n'est manifestement pas l'intention de Tolkien). Ce point mériterait amplement une correction (enfin... quand les circonstances le permettront...) D. |
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Tout à fait d'accord. En notant que les picards seront préservés de cette erreur en attendant ;). |
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:lol: et quid en Occitanie ou en PACA (Pagnol n'est plus là pour que Raimu dise à M. Brun le bon "O") Ceci dit, j'approuve la précision bienvenue d'Elendil. "cotte" aurait été mieux que "côte" |
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Bien le bonjour ! Étant donné la réédition prochaine du SdA en trois tomes, édition brochée (?) avec la nouvelle charte graphique, faisons donc le point sur les corrections de coquilles : vous pourrez transmettre l'information à ceux que ça intéresse (potentiels acheteurs, collectioneurs, passionnés de tout acabit...). Mais il faudra d'abord mettre les choses au clair par un petit examen des derniers tirages. Si ma mémoire est bonne, et si mes dossiers sont à jour, la dernière liste a été transmise à l'éditeur en mars 2023, il y a deux ans, donc. Elle contenait, entre autres, la correction de "Peste Sombre" (au lieu de "Grande Peste") suggérée ici même, un peu plus haut, par Elendil. Dans l'ancienne édition brochée, c'était à la page 20. Dans l'édition de luxe en un volume, c'est à la page 5. Il n'y a pas eu d'autre liste après celle de 2023. La précédente devait l'avoir précédée de peu (excusez la redite, je fatigue). À cette époque, les listes étaient transmises avec régularité. Donc, si celle de 2023 n'a pas été intégrée au texte, les dernières corrections doivent dater de 2022. Pour ce qui est des autres titres, comme les Lais dont j'apprends qu'ils viennent d'être réédités, inutile de chercher des améliorations au texte. Alors vous comprendrez, messieurs dames, que nous n'en sommes pas à une côte (ou une cotte) près. greenleaf out |
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Cher Daniel,
Je comprends tout à fait ta lassitude au vu de l'actualité de ces derniers temps. Toutefois, il est permis d'espérer que les choses finiront par s'arranger pour toi comme pour Vincent.
Bonne continuation à toi, |
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Bien sûr, Damien. Continuons de les noter. Je cherchais surtout à savoir si ma dernière liste avait été prise en compte. Si jamais quelqu'un a en sa possession la fameuse édition "Collector"... |
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Je suis navré, mais je ne l'ai pas et je n'ai aucune intention de l'acheter, nonobstant son caractère « collector ». Je n'ai toujours pas digéré la façon dont l'index a été produit... E. |
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Daniel, J'ai acheté ce "fameux" collector parce que je voulais découvrir ta traduction en un seul volume et aussi parce que je redoutais un peu le changement (quand on vieillit, le changement n'est pas toujours facile). Je regarderai si les corrections sont faites. Le seul problème pour moi, c'est de trouver de façon simple les coquilles. Il y a bien cette liste qui n'est pas à jour. Et sinon, il y a les 6 pages de ce fuseau. Je serais en congé du 12 au 21 avril, je prendrai donc le temps de vérifier cela. J'avais prévu de rédiger (enfin) mon petit compte rendu de ta traduction, tant pis, ce sera pour les grandes vacances. Nat |
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Bonjour à toutes et à tous, Ceci est mon premier message sur le forum mais je vous lis avec attention depuis environ 3 ans. J'interviens simplement pour confirmer à Daniel Lauzon que dans mon édition de l'intégrale 2023 j'ai "Grande Peste" à la page 5, donc a priori pas de prise en compte de sa liste de coquilles de mars 2023... |
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Bonjour donniedark29, bienvenue sur le forum ! I. |
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Petite coquille détectée lors de ma relecture de La Fraternité de l'Anneau (version brochée Bourgois 2022) : p 267 tout en haut : ils désespèrent > ils désespérèrent |
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Quel œil ! bravo. ce serait passer du 'présent' au 'passé simple' et donc un sens différent.
PS (toujours un ps ;-) |
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J'avoue qu'elle est assez facile à rater en lisant vite, c'est un peu par chance que je l'ai vue je pense. La VO dit (p 204, édition reliée Harper Collins 2020, coffret 4 volumes) "they (often) despaired", le passé simple est clair. |
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Tient ! Avec often, j'aurais plutôt vu l'imparfait (mais je n'ai pas vérifié le contexte exact de la phrase). |
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Ah ah ! on élimine le 'présent' Attendons qu'Elendil nous dise ce qu'il préfère... 'Imparfait' ou 'Passé simple', c'est lui l'expert. |
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Even so they often despaired of getting their pony up, or indeed of finding a path for themselves, burdened as they were. LR, I, 12. Du coup, passé simple en effet. (Fichtre, je ne sais pas s'il est bon d'être taxé d'expert du passé...) Par contre, côté coquille, j'en ai relevé une, ou plus exactement, un choix de traduction erratique qui mériterait d'être revu : s'il est logique de dire « les gens du Gondor » (et non **de Gondor ; cf. SdA, V, 5) ou « chef des Dúnedain de l’Arnor » (et non **d'Arnor ; cf. SdA, VI, 5), il y a deux exceptions à cela* : « roi » (ou « reine ») et « royaume ». Dans ce cas, il convient de dire systématiquement « roi d'Arnor », « royaume de Gondor », etc. (cp. « roi de Danemark » et non **du Danemark, « royaume de Portugal » et non **du Portugal). Seule exception à l'exception, à ma connaissance : si le nom du pays est un nom commun (du coup, « roi de la Marche » ou « royaume du Nord » sont parfaitement corrects). De ce que j'ai vu, nous avons un joyeux méli-mélo dans les principales traductions : pour « royaume », les occurrences sont systématiquement correctes dans le SdA (on a bien « royaume de Gondor », etc.), généralement correctes dans le Silm. (excepté un « royaume du Mordor » isolé), systématiquement fausses dans les CLI révisées. Pour « roi », c'est encore pire. Dans le SdA, cela dépend du royaume considéré (ainsi, on a systématiquement « roi d'Arthedain », ce qui est très bien, mais on oscille apparemment entre « roi d'Arnor » et « roi de l'Arnor », tandis que d'autres sont systématiquement fausses, comme « roi du Rhovanion » ou « roi du Rohan »). Toutes les occurrences du Silm. (rares, la principale occurrence étant « roi du Doriath ») et des CLI révisées (fréquentes) me semblent erronées. E. *En fait, tous les titres territoriaux semblent suivre ce modèle (ex : « comte de Provence », « duc de Savoie », etc.), mais cela n'entre guère dans nos préoccupations ici. |
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Je relève un souci assez généralisé qui concerne le pluriel des noms sindarins, même s'il y a moins d'erreurs de ce côté-là que dans la traduction de Ledoux. Autant je n'ai jamais noté d'erreurs avec le pluriel des noms en quenya (ce qui arrivait aussi avec Ledoux & Cie), autant la traduction de certains noms sindarins semble encore perfectible. Il faut admettre que l'original anglais aide assez peu de ce côté-là, du fait de l'invariabilité de l'article défini the. Certains cas sont discutables, comme Ethir (Anduin), systématiquement traduit au singulier alors que cela peut être un pluriel et qu'il est fréquemment glosé Mouths of the Anduin. Toutefois, vu que l'index de Hammond & Scull le traduit par outflow, on peut aussi admettre le singulier (ethir est nécessairement un terme invariable en sindarin, car l'inflexion en -i d'un « i » produit évidemment « i »). D'autres semblent de simples omissions d'une règle par ailleurs bien appliquée, comme dans le passage « vous en serez le capitaine et demeurerez à Emyn Arnen » (SdA, VI, 5), où Emyn est ici traité comme un singulier, alors qu'il s'agit évidemment du pluriel d'amon « colline », et que toutes les autres occurrences du terme sont bien au pluriel (y compris pour Emyn Muil). Enfin, certains noms sont systématiquement au singulier alors qu'ils devraient impérativement être au pluriel, comme Pinnath Gelin (4 occurrences : SdA, V, 1-2, 6), pluriel (de classe) de *penn galen « déclivité verte » (les deux mots sont séparément attestés) ou Sarn Gebir « pieux de pierre »(10 occurrences : SdA, I, 8-9 ; III, 5 ; App. B), pour lequel le singulier (non lénifié) ceber est attesté. Dans les deux cas, il est notable que la formulation des phrases de la v.o. laisse la pluralité des termes ambiguë. N.B. : à noter que Sarn Gebir, contrairement à Pinnath Gelin, avait fait l'objet d'une discussion assez longue (mais non conclusive : voir le dernier message qui aborde la question). Je souscris aux remarques de Bertrand et de Didier dans ce fuseau, mais non à celles de Benilbo, car l'expression correspond bien à l'ordre archaïque déterminant-déterminé (« de-pierre pieux », littéralement) des composés lâches dans les langues eldarines. L'ordre adjectival usuel en sindarin est précisément l'inverse (Pinnath Gelin « Déclivités Vertes », Amon Rûdh « Colline Chauve », etc.) Je n'ai pas le temps aujourd'hui de procéder à un recensement exhaustif, mais toute nouvelle révision de la traduction devrait passer en revue l'ensemble des toponymes sindarins au pluriel pour vérifier la manière dont ils sont traités en v.o. et dont ils sont traduits en français. E. |
