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Hé bien à ce stade, je pense qu'on peut dire que mon exploration des « classiques de la musique classique » est peu ou prou achevée. Certes, il faut que je finisse d'écouter mon coffret Haydn (comment peut-on avoir été prolifique --et talentueux -- à ce point ?), mais pour le reste, je pense avoir couvert l'essentiel. J'ai terminé par un grand écart géographique, avec les quatuors et une partie de la musique symphonique d'Alberto Ginastera (1916-1983), que je recommande chaudement, en particulier le poème symphonique Popol Vuh : La Creación del Mundo Maya, quelques poèmes symphoniques du lituanien Mikolajus Konstantinas Čiurlionis (1875-1911), qui fut aussi un illustrateur de talent (s'il faut ne mentionner qu'une œuvre, ce sera Jüra (la Mer)) et un CD contenant trois œuvres de Humiwo* Hayasaka (1914-1955), très connu pour avoir composé la musique de plusieurs films de Kurosawa, notamment celle des Sept Samouraïs. Pour les amateurs du genre, son concerto pour piano (1948) est à découvrir, et ses Danses anciennes de la Gauche et de la Droite (1941), inspirées du bugaku japonais, forment une très belle synthèse de la musique savante occidentale et extrême-orientale. Grand écart aussi sur le plan chronologique, entre les œuvres de Hildegard de Bingen (1098-1179), qui a fait l'objet d'un très beau coffret de la part de l'ensemble Sequentia (on déplorera juste l'absence de livret), dont l'essentiel est disponible sur YouTube (par exemple, le CD Symphoniae -- Spiritual Songs est ici), et celles d'Arvo Pärt (né en 1935), dont je recommande plus que chaudement le Te Deum (le plus beau du répertoire ?), ainsi que le coffret d'enregistrements de Paul Hillier (dont on trouve une partie ici). Pourtant, à plus de 900 ans de distance, quelle consonance entre l'un et l'autre... Et sinon, je reviendrai sur Onslow, comme promis, et je parlerai aussi des symphonies de Gounod et de Milhaud, que j'avais injustement oubliées. Mais pas aujourd'hui. ;) E. * Ou Fumio. Les deux transcriptions existent. |
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Trop modeste dans ce domaine que je connais mal, peu ou pas bien (musical en général sauf quelques cas particuliers, Chopin, Tchaïkovski, Bach ou des petits bouts de Mozart, divers baroques et aussi quelques 20eme s. ) Il me manque l'oreille musicale, la droite ou la gauche? Je ne sais.... je ne suis pas doté (côte oreilles) d'une écoute assez précise ou subtile, ou sensible alors qu'au fil des études, j'ai affûté mes yeux pour la peinture, la sculpture (c'est plus facile) moins pour le dessin, et bizarrement youpi toutes les céramiques, c'est mon truc, mon dada, de l'antiquité à nos jours (ma mère adore "affaire conclue" et s'amuse que pour la céramique ou autres , je lui donne toujours le prix de vente, qui n'est pas celui du marché... les autres objets c'est "pif pouf" mais jamais bien loin; C'est un jeu qui me plaît bien, dommage que ce soit du différé , si on pouvait miser en direct, ce serait plus marrant..
Par avance, bon 1er mai à tous, fête du travail = ne rien faire - chouette) |
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ps (il faut toujours un ps), merci a Elendil pour sa vaste et stupéfiante connaissance et collection musicale, WAOW, encore mieux s'il te plaît quand il y a des liens "youtube" ou autres pour écouter ces / ses choix précieux Silmo |
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J'ai toujours des trucs en retard (faut croire que c'est devenu une habitude...), donc toujours pas de discussion des symphonistes français aujourd'hui, mais un clin d'œil aux consonances trop tolkieniennes pour que je veuille oublier de le mentionner ici. J'ai découvert cela en lisant le livret du très beau CD Russian Music For Cello & Piano, de la violoncelliste américaine Wendy Warner et de la pianiste russe Irina Nuzova, que l'on peut entendre là. A Russian maxim reads, "All is not gold that glitters." I would say that the reverse applies to Miaskovsky and this sonata in particular: Something that does not glitter can still be gold. The sonata's pervasive, nostalgic quality speaks to the Russian soul and mind, but is subtle and subdued in its expression. [...] Miaskovsky's sonata is absolutely jewel-like in its clarity and simplicity. Une maxime russe l'affirme : "Tout ce qui brille n'est pas or." Je dirais que l'inverse s'applique à Miaskovski, tout particulièrement dans cette sonate [n° 2, en La mineur, Op. 81] : une chose qui ne brille pas peut malgré tout être d'or. L'intense qualité nostalgique de cette sonate parle à l'esprit et à l'âme russes, de manière subtile et retenue. [...] [L]a sonate de Miaskovski possède une simplicité et une clarté pareilles à celle d'un joyau. Irina Nuzova, "Thoughts on Miaskovsky" trad. pers. Je suis loin d'être bon connaisseur de l'œuvre de Nikolaï Miaskovski (1881-1950), qui est un peu oublié aujourd'hui, bien qu'il ait été élève de Rimski-Korsakov, ami de Prokofiev, professeur de Khatchatourian et admiré par Chostakovitch (avec qui il partagea l'honneur paradoxal d'être visé par Staline pour tendances « individualistes, décadentes, pessimistes et formalistes »), mais les deux interprètes montrent avec brio qu'une partie au moins de son œuvre abondante (il a composé pas moins de 27 symphonies !) mériterait d'être plus souvent entendue en concert. L'autre œuvre majeure de ce CD, la grande sonate pour violoncelle et piano en Sol mineur (Op. 19) de Rachmaninov, que je connaissais déjà, bénéficie d'une interprétation splendide. Bref : à découvrir. E. |
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Merci pour tes derniers messages en date, Elendil. J'ai moi-même dû faire, depuis janvier dernier, une assez longue pause en matière de partages musicaux dans le présent fuseau... Mais ce week-end, demain soir et le lendemain après-midi, si tout va bien, je devrais pouvoir assister à nouveau enfin, à Toulouse, à un concert à la Halle aux Grains et à une représentation d'un opéra au Capitole, dans les deux cas pour la première fois depuis le printemps 2024 et mon déménagement... Peut-être pourrai-je ensuite venir reparler de cela et de quelques autres choses en ces lieux... Amicalement, B. |







