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jean a écrit :
Je ne sais pas si c'est une consécration. Déjà Hans Urz Von Balthasar avait immédiatement perçu la portée spirituelle des Inklings, Tolkien en tête. Le pape François avait aussi fait référence à la fameuse lettre 43 sur le mariage, et je n'ai pas noté ma ou mes sources, mais je crois me souvenir que Benoît XVI appréciait Tolkien à sa juste valeur. Mais il est vrai que Lewis était beaucoup plus facilement cité par le Magistère que son ami, jusqu'ici. En revanche je suis persuadé de tout ce que tu as fait de bien pour contribuer à ce recouvrement, si je puis dire, bravo Jean :). Et, en tout cas, l'encyclique consacre l'appellation d'écrivain catholique.
Le Saint Père me l'a accordé volontiers. |
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Yyr a écrit :
Pour ce qui est de ma citation préférée, il ne s'agit pas exactement de cette citation-là, même si celle choisie par Léon XIV s'en rapproche effectivement, comme je l'ai laissé entendre, du reste, dans mon précédent message, consacré à l'encyclique en question (si je puis me permettre de m'auto-citer, pour aller plus vite, car il commence déjà à être tard) : Précédemment ici-même, votre serviteur Hyarion a écrit :
Et pour être tout-à-fait précis, mon cher Jérôme, voilà donc la citation exacte ayant ma préférence :
All we have to decide is what to do with the time that is given us. J. R. R. Tolkien, The Lord of the Rings, I, 2 (“The Shadow of the Past”). Amicalement, :-) B. |
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Je vous signale un article dans 'le Figaro' aujourd'hui écrit par Vincent jolly intitulé ' cité par les hippies, les milliardaires de la tech et le Pape, le SdA est il de droite ou de gauche?' . Je craignais le pire mais l'article n'est pas si mal. JE regrette juste une citation de Christopher tirée de son contexte et un peut trop racoleuse et qui aurait mérité d'être explicitée 'Mon père est devenu un monstre, dévoré par sa popularité et absorbé par l'absurdité de l'époque' |
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Merci Jean :) La citation de C.T. est tirée du fameux article du Monde. C'est un des derniers paragraphes, et tirée de son contexte et de tout l'argumentaire qui précède, son usage et sa compréhension peuvent en effet ne pas avoir l'effet voulu à l'origine par l'interviewé et la journaliste. I. |
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Je ne sais si ce fuseau est le plus approprié, ceux qui gèrent aviseront;... |
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Silmo a écrit :
C'est fait ;) |
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Merci Jérôme
https://hyperbate.fr/finsdumonde/files/2...ieuse2.jpg Il manque encore les araignées gigantesques pour être chez Tolkien :D |
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Silmo a écrit :
Il y a pourtant bien une araignée géante dans l'Étoile mystérieuse ;). |
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mais oui, bien vu . |
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La semaine passée, comme les précédentes, ayant été très chargée, je n'ai pas eu le loisir d'intervenir à nouveau sur JRRVF ces derniers temps et jusqu'à maintenant... Quelques mots seulement, pour ce soir, à propos de ceci : Le 26 juin dernier, ici même, Silmo a écrit :
Presque aussitôt après, Yyr a écrit :
Si le message de notre ami Silmo du 26 juin a été initialement posté ailleurs dans le forum (du moins je le suppose en ayant lu l'intervention de Yyr), le fait est que, sauf erreur de ma part, la vidéo en question dans ce message a déjà été signalée par le même Silmo, dans le présent fuseau et à deux reprises le même jour, le 29 mai dernier : Je n'y avais pas réagi alors car j'avoue que ce type de vidéo – courant sur YouTube et prétendant faire des « révélations » à partir de textes religieux, longuement et lourdement commentés avec une voix artificielle –, ne m'intéresse pas en soi, et aussi parce que j'étais alors en train de préparer le long message, à propos de l'encyclique Magnifica humanitas, que j'ai posté ce jour-là (29 mai) et auquel je ne souhaitais pas rajouter ensuite d'« appendice », compte tenu des sources déjà conséquentes que j'avais citées dans ma modeste revue de presse sur cette actualité dans ce message. Si quelqu'un a regardé cette vidéo jusqu'au bout, je me permets de suggérer d'expliciter davantage ce qui y serait intéressant : ce sera a minima sans doute plus agréable à lire qu'à écouter en l'état. Quelques mots également concernant ceci : Le 19 juin dernier, ici même, jean a écrit :
J'ai pris assez rapidement connaissance du contenu de cet article après son signalement, de même que de ce message d'Elendil posté peu après dans un fuseau du forum de Tolkiendil : Le 20 juin dernier à 14:49, sur Tolkiendil, Elendil a écrit :
Notre amie Forfirith lui a d'ors et déjà répondu ceci : Le 23 juin dernier à 22:17, répondant à Elendil sur Tolkiendil, Forfirith a écrit :
J'ai donc pour ma part accès à l'article en question (pas besoin d'être abonné au Figaro pour cela : une inscription, par exemple, à une médiathèque abonnée à une base de données d'articles de presse en ligne peut suffire), mais n'ai pas eu le temps jusqu'ici d'en parler plus en détail. Bonne nuit à toutes et à tous, Amicalement, B. |
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Hyarion a écrit :
Tu es le seul à secouer JRRVF de sa torpeur — merci pour les précisions Benjamin :) |
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Je supporte mal la chaleur, ce qui participe au retard pris pour toutes choses à faire (en sus des aléas techniques)... Revenons donc, sans plus tarder, à cet article du Figaro du 19 juin dernier, en commençant par le début et par confirmer ce que notre amie Forfirith a pu en dire, à savoir que l'anecdote inaugurale, concernant Plotz à New York et la naissance de la Tolkien Society of America, est en effet généralement assez connue (Forfi en parle notamment dans sa thèse). Me concernant, le seul élément dont je n'avais pas entendu parler jusqu'à présent (ou dont je ne me rappelais plus), est le fait qu'en 1967, Plotz a été envoyé en Angleterre afin de réaliser un entretien avec Tolkien pour un magazine destiné aux jeunes filles. Janvier 1965, New York. Le jeune Richard Plotz prend le métro à Brooklyn pour se rendre sur le campus de l'université Columbia, afin d’assister à un cours préparatoire. En descendant à la station sur la 116e rue du quartier de Morningside Heights, le lycéen aperçoit sur un mur un graffiti composé d'étranges caractères ; une élégante et énigmatique succession de boucles, de courbes, de traits et de points. Écrite en tengwar, une écriture elfique, la phrase signifie « Frodo lives ! » : « Frodon est vivant ! ». Plotz, qui a dévoré les trois tomes du Seigneur des anneaux achetés neuf (4,95 $ l'unité) ajoute son propre graffiti sur la faïence des souterrains : « Longue vie à Saroumane ! ». Et un inconnu de lui répondre, entamant un dialogue épistolaire sur les murs du métro par tags interposés. Curieux de rencontrer son interlocuteur, Plotz finit par coller une petite affiche proposant une réunion des fans de la Terre du milieu. Une dizaine de personnes viennent au rendez-vous : la Tolkien Society of America est née. « Je me suis retrouvé avec un fan-club national, et dans une certaine mesure international, sur les bras », se remémore Plotz dans l'une de ses dernières interviews — il est mort en 2024. Sur le campus de Columbia et d’autres universités, le phénomène de la Tolkien Society prend de l'ampleur. En 1967, en pleine guerre du Vietnam, Plotz est même envoyé en Angleterre par Seventeen (un magazine pour jeunes filles) afin d'interviewer Tolkien. « Je suppose qu'il trouvait ça un peu drôle d'avoir toute cette communauté de fans qu'il n'avait jamais cherchée , raconte Plotz. Une communauté qui s'était simplement formée d'elle-même, et il ne savait pas vraiment quoi en faire. » L'article est annoncé sur la couverture à côté d'un billet sur les meilleurs conseils beauté. Deux ans plus tard, en 1969, Led Zeppelin sort son deuxième album. [...] Vincent Jolly, « Cité par les hippies, les milliardaires de la tech et le pape : Le Seigneur des anneaux est-il de droite ou de gauche ? », La Figaro (site web), 19 juin 2026. Suivent les banalité habituelles concernant la contre-culture de l'époque et la réception « progressiste » de Tolkien sur les campus aux États-Unis. Jolly évoque ensuite au-delà de cette période « l'œuvre de Tolkien [...] passant d'un succès de librairie en un objet spirituel et idéologique à part entière qui finira par s’imposer comme l'une des œuvres de fiction les plus importantes — et les plus influentes — du XXe siècle. Avec comme point culminant la sortie, au début des années 2000, des films de Peter Jackson. » Le journaliste en vient à mentionner la citation de Tolkien, en mai dernier, par le pape Léon XIV dans son encyclique Magnifica Humanitas, pour dire comme d'autres de ses collègues dans la presse que « pour les profanes comme pour les catholiques, la présence d'une citation de Gandalf dans un texte officiel du Vatican a de quoi surprendre. Cela n'a pas étonné la journaliste Courtney Mares, responsable des actualités du Vatican pour OSV News, qui a pu questionner directement le Saint-Père sur cette référence, dans l'avion qui le conduisait en Espagne. » Ladite Courtney Mares, journaliste pour l'agence de presse catholique américaine OSV News, se confie donc au Figaro sur le fait que « même certains des plus grands fans du “Seigneur des Anneaux” ignorent peut-être que Tolkien était un fervent catholique », et suivent des banalités sur le fait que Tolkien était, oui, quelle incroyable surprise (j'ironise), un fervent catholique, avec à l'appui les habituels éléments biographiques et citations édifiantes de la correspondance de l'écrivain, mais rien de précis ne sera ensuite mentionné sur ce qu'a notamment pu dire le pape sur Tolkien dans lors de son voyage en avion vers l'Espagne... Vincent Jolly parle ensuite de la tolkienophilie de certaines « personnes à qui s'adressait, aussi, cette encyclique : les géants de l'IA et de la Silicon Valley. Des individus qui, depuis déjà plusieurs décennies, utilisent l'héritage de Tolkien pour leurs affaires. » Outre les cas désormais bien connus de Peter Thiel (avec Palantir Technologies) et de sa créature politicienne J. D. Vance (avec sa boîte Narya Capital), le journaliste évoque en particulier le cas de Palmer Luckey, créateur en 2017 d'Anduril Industries — « l'une des nouvelles entreprises les plus en vue dans l'industrie de la défense américaine » « réputée pour ses drones innovants et ses tours de surveillance autonomes » —, lequel ayant « également participé il y a quelques mois à fonder Erebor Bank, une institution bancaire spécialisée dans les cryptomonnaies ». Reprenant la question que Michiko Kakutani, ancienne critique littéraire du New York Times a posé dans un article de mai 2025, à savoir « Pourquoi les personnalités les plus influentes de la Silicon Valley sont-elles si fascinées par les hobbits ? », Jolly pense que l'univers fictif de Tolkien a une dimension à la fois religieuse et occidentale qui « résonne si fort aux États-Unis, pays où la foi demeure une force sociale et politique de premier plan (à gauche comme à droite) contrairement à une Europe de plus en plus sécularisée. La gauche pouvait voir dans le comté de Frodon une ode à l'idylle pastorale contre l'industrialisation et la droite y lire une épopée épique du Bien contre le Mal. Et de pouvoir s'y procurer un récit, un imaginaire et une vision — une oriflamme culturelle et fondamentalement rassembleuse qui permet à certains de donner un souffle et un corps à la défense de la civilisation occidentale menacée qu'ils prétendent mener ». En venant peu à peu à la politique, Jolly affirme, sans citer de références précises, que « feignant d'ignorer le fait qu'il [c.à.d. J. R. R. Tolkien] a écrit et répété que son œuvre était parfaitement apolitique, des dizaines de chercheurs et d'universitaires se sont affrontés par ouvrages interposés pour tenter de déterminer si Le Seigneur des anneaux est une œuvre de droite ou de gauche ». Je passe sur les évocations des récupérations politiques dont Tolkien a fait l'objet, avec mention journalistique obligée de Giorgia Meloni entre autres, la droite ayant selon Jolly « toujours été plus encline, ces dernières années, à capitaliser sur internet et ses contre-cultures ; jusqu'à les dérober à ses propriétaires originels majoritairement plutôt de gauche ». C'est, un peu plus loin dans l'article, juste après avoir écrit que « vouloir calquer une lecture idéologique simpliste (de gauche ou de droite) sur la mythologie créée par Tolkien est au mieux une gageure, sinon une dénaturation totale de cet univers profond et complexe » que le journaliste en vient à ajouter que « Tolkien et ses héritiers n'ont d'ailleurs jamais vu d'un bon œil la popularité planétaire du Seigneur des anneaux et du Hobbit — peut-être parce que la plupart des droits ne leur reviennent pas » et que « L'héritage spirituel et politique de Tolkien (si tant est qu'il y en ait un) ne peut pas être résumé à celui de ces trois livres puisqu'ils ne représentent qu'une infime partie d'un travail beaucoup plus large », Jolly parlant, du reste, de trois livres en ayant visiblement oublié de mentionner, sans doute, le Silmarillion. C'est là que le journaliste cite le fameux propos de Christopher Tolkien publié dans le Monde en 2012, citation qui arrive quelque peu comme un cheveu sur la soupe puisqu'il n'y est pas question de politique : « Mon père est devenu un monstre, dévoré par sa popularité et absorbé par l'absurdité de l'époque. Le fossé qui s'est creusé entre la beauté, le sérieux de l'œuvre, et ce qu'elle est devenue, tout cela me dépasse. Un tel degré de commercialisation réduit à zéro la portée esthétique et philosophique de cette création. » Et Jolly de poursuivre aussitôt ainsi : « Mais alors Tolkien, de droite ou de gauche ? Ni l'un et l'autre, et les deux en même temps. »
On se souvient peut-être — j'en avais parlé ici précédemment, l'année dernière — du point de vue de l'éditorialiste Eugénie Bastié, collègue de Vincent Jolly au Figaro, officiant également sur la radio Europe 1 où elle avait déclaré, en septembre 2024, que Tolkien n'était ni de gauche ni de droite... mais qu'il était « simplement » catholique, avec cette satisfaction implicite de penser, avec une telle affirmation facile, que la prétention universelle du catholicisme coïncidera toujours, pour Bastié et son public, avec un certain « bon sens » forcément chrétien « de droite », donc conservateur à la fois religieusement et politiquement, un prétendu « bon sens » (ou supposé « sens commun ») en tout cas surtout pas « de gauche » et surtout pas « non-chrétien », même si Bastié ne le dira pas explicitement ainsi, du moins lorsqu'elle s'exprime dans les médias (conservateurs) qui l'emploie. Considérant que ce « Ni-ni » suivi d'un « en même temps » serait « peut-être bien là l'ultime clé de lecture » de l'œuvre de Tolkien, Vincent Jolly ne termine pas son article là-dessus, mais avec deux citations, un peu faciles : la première de Tolkien à propos de sa détestation « cordiale » de « l'allégorie sous toutes ses formes » et de sa préférence pour « l'histoire — vraie ou fictive — avec ses multiples possibilités d'application à la réflexion et à l'expérience des lecteurs » ; la seconde de Tom Shippey, extraite d'un entretien accordé l'année dernière :« Tolkien a laissé beaucoup d'espace dans son œuvre. Il fait allusion aux choses sans les expliquer. On a toujours le sentiment qu'il y a, à l'arrière-plan, des éléments dotés d'une histoire et d'un passé. Mais les lecteurs cherchent à combler ces vides eux-mêmes, et se forgent des images dans leur esprit. » Bref, on enfonce des portes ouvertes... Mais Jolly conclue après la citation de Shippey en ajoutant « Comme l'anneau unique, un objet que personne ne peut dompter — et qui finit par dévorer ceux qui tentent de vouloir s'en servir pour le bien », ce qui peut être vu comme un avertissement pertinent sur les dangers qu'il y a à se servir de Tolkien même avec de supposées bonnes intentions. Ce n'est certainement pas moi qui dirait le contraire... à condition de n'exclure personne quant au fait d'être exposé à cette tentation de se servir d'un auteur et de son œuvre (y compris donc même lorsque l'on prétend éventuellement « les servir »). Amicalement, B. |
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Merci pour ce compte-rendu :). Palantir Technologies, Narya Capital, Anduril Industries... Il y a de quoi pleurer. |
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Merci, en effet. Fort intéressant. L'article n'apporte peut-être pas tant de choses neuves pour les spécialistes (dont, il faut bien le dire, nous sommes), mais ce que j'en retire à travers ce compte-rendu me laisse penser qu'il aura été instructif, peut-être utile, pour bon nombre de ses lecteurs. E. P.S. : En bémol, je serais tenté de suggérer une certaine prudence à vouloir faire coïncider la droite politique et le christianisme, ou plus spécifiquement le catholicisme, et ce, même dans le Figaro. Ce n'est pas si évident que ça, au moins en France, pays où le catholicisme social a des attaches profondes. (Au demeurant, c'est un peu comme pour Tolkien : catholiques de gauche comme de droite ont souvent tendance à faire valoir que leurs opinions politiques découlent « naturellement » de leur foi, en ayant évidemment tendance à citer des passages différents des Evangiles ou de la Bible dans son ensemble -- quoique les références à l'Ancien Testament ne passant pas par la médiation des Evangiles soient, ce me semble, plus rares chez les catholiques que chez les Protestants. Mais il s'agit sans doute là d'un trop vaste sujet, et trop peu en rapport avec la discussion actuelle.) |
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Merci à vous, Yyr et Elendil, pour vos retours. Yyr a écrit :
N'oublions pas Erebor Bank et ses cryptomonnaies... ^^' Elendil a écrit :
Il me semble que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer précédemment ici le catholicisme social, mais il est vrai que c'était en évoquant notamment le journal La Croix plutôt que Le Figaro. Le fait est que chacun de ces quotidiens français a tout de même « son public » et l'audience du Figaro est, elle, avant tout conservatrice, au moins politiquement, ce pourquoi je me suis concentré là-dessus, puisqu'il était précisément question d'un article de ce journal. Note que j'ai entendu dire que la rédaction du journal La Croix subirait des pressions depuis quelque temps, en raison du vieillissement supposé de son audience de « centre-gauche » (catholique sociale donc en particulier, quoiqu'entre autres), pour s'adapter à un nouveau lectorat chrétien, supposé plus « jeune » mais beaucoup plus « droitier » et identitaire (comme si cette tendance n'avait pas déjà « sa » presse, financée par Bolloré, Stérin, ou autres...).
Pour ce qui est du rôle de la foi religieuse dans les prises de position politique, je ne cherche pas à faire coïncider ce que l'on peut – au moins dans les grandes lignes perceptibles dans le débat public – simplement constater et expliquer, par plein de raisons, historiques, sociales, psychologiques... aussi bien d'un point de vue ecclésial (avant de perdre peu à peu sa position d'influence dominante entre la Révolution et la loi de 1905, l'Église catholique a été institutionnellement du côté du pouvoir et de facto du conservatisme politique et social) que du point de vue des choix individuels (conditionnés par un contexte non seulement personnel, mais aussi social, politique...). Bien entendu, on peut être chrétien et se positionner plus « à gauche » qu'« à droite », et ce n'est pas anecdotique dans un pays de tradition majoritairement catholique comme la France, qui a évoluée historiquement (dès les XVIIIe et XIXe siècles) bien différemment par rapport à d'autres pays européens de tradition catholique comme l'Espagne, l'Italie, la Pologne ou l'Irlande : d'un certain point de vue, j'aurai tendance à penser que la sécularisation en France (influencée, entre autres, par le protestantisme) a favorisé le développement du catholicisme social et son implication dans le clivage politique gauche/droite de la démocratie française. Je te rejoins sur le fait qu'il est des sujets dont la portée est trop vaste pour en discuter longuement ici. :-) Amicalement à tous les deux, B. |
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J'ai écrit l'autre jour qu'Eugénie Bastié était loin d'être bête, sur le principe, mais quand elle s'appuie sur des sources douteuses (et, disons, lourdement « de droite ») pour par exemple encourager, ces temps-ci sur X (ex-Twitter), des critiques de la gestion française des moyens nationaux de lutte contre les incendies, elle ne fait clairement pas preuve d'intelligence... Énième constatation du fait que quand les journalistes – mais on pourrait dire la même chose d'autres représentants de professions censés être intellectuelles, y compris d'universitaires – se mêlent au Café du Commerce géant des réseaux sociaux, le résultat est parfois loin d'être plus intéressant (mais hélas alors plus influent) que dans le cas de n'importe quelle discussion sans portée au bistrot du coin...
Ayant ouvert les fenêtres pour rafraîchir durant la nuit, j'ai été réveillé ce matin, dans mon Rouergue natal, par une odeur de fumée âcre, accompagnée d'un ciel voilé, et je ne peux donc que confirmer ce que rapporte cet article de Franceinfo (« Corrèze, Aveyron, Charente... Les odeurs des fumées des incendies dans le Sud-Ouest se propagent sur une grande partie du territoire ») publié ce jour : Pensées pour Sosryko et tous ceux qui se trouvent du côté de la Gironde et des Landes, de même que partout où les forêts brûlent, en France et ailleurs en Europe... Amicalement, B. |
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Hyarion a écrit :
Merci Hyarion pour tes pensées amicales. S. |
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Hélas :/ À l'extrême, des maisons (et des amis) peuvent vous accueillir ici... |
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Ce matin, accalmie sur la Gironde dans le sens où le feu ne s'est pas étendu ces dernières heures. L'occasion de vous dire que cette actualité a fait découvrir en France l'existence de ce que la presse appelle "orages de feu" ; ainsi ce matin dans un article du Monde où Jean-Baptiste Filippi, chercheur du CNRS et spécialiste des incendies, interrogé sur le sujet, commente : « Ce qui se passe en ce moment est très très très exceptionnel. Voir un nuage aussi énorme et aussi haut au-dessus d’un incendie est rarissime, commente le chercheur. Lors de [celui] de Pedrogao [qui avait fait une soixantaine de morts au Portugal en 2017], il y avait eu deux épisodes d’orage de feu, là on en est déjà à huit ou dix et les prévisions ne sont pas bonnes du tout ». Le spécialiste décrit la formation de ces « orages de feu » [...] : la chaleur entraîne vers le haut un air chargé de vapeur d’eau, qui se condense en se refroidissant. Cette condensation libère à son tour de la chaleur et renforce l’ascension du panache. Un pyrocumulus peut alors se former puis, si l’atmosphère est suffisamment instable et le feu assez puissant, évoluer en pyrocumulonimbus. Stéphane Mandard, Le Monde, 27 juillet 2026, "Le pyrocumulonimbus, l’« orage de feu » qui rend l’incendie en Gironde si imprévisible : « C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de morts »" Or, le phénomène est bien connu depuis des années aux USA ou au Canada p. ex. où des megafeux ont déjà eu lieu. Et Tolkien qui n'est pas si loin puisque pointe la figure du... dragon quand c'est la NASA qui présente les pyrocumulonimbus : Pyrocumulonimbus is the fire-breathing dragon of clouds. A cumulonimbus without the "pyre" part is imposing enough -- a massive, anvil-shaped tower of power reaching five miles (8 km) high, hurling thunderbolts, wind and rain. Add smoke and fire to the mix and you have pyrocumulonimbus, an explosive storm cloud actually created by the smoke and heat from fire, and which can ravage tens of thousands of acres. And in the process, "pyroCb" storms funnel their smoke like a chimney into Earth's stratosphere, with lingering ill effects. Le pyrocumulonimbus est le dragon cracheur de feu parmi les nuages. Un cumulonimbus sans le préfixe « pyro » [feu] est déjà suffisamment imposant : une tour de puissance massive en forme d’enclume pouvant atteindre cinq miles (8 km) de haut, déversant éclairs, vent et pluie. Michael Finneran, JPL/NASA, 2010 (source) trad. DeepL.com légèrement retouchée S. PS : Ah ben mince ! dans mon navigateur (Firefox) le texte traduit dans la seconde colonne déborde de la fenêtre du message (car les deux colonnes sont trop larges) et il est donc "raboté" sur la droite ... Come, Jérôme, for our need is near us! |
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sosryko a écrit :
Pas de problème de mon côté sur smartphone, mais cela peut effectivement arriver sur PC, en particulier avec Firefox (je l'ai constaté depuis assez longtemps maintenant, de mon côté)... Peut-être la nouvelle migration du forum pourra-t-elle améliorer les choses ?
Je me permets par ailleurs de te signaler, à toute fin utile, un petit problème de lien hypertexte dans ton dernier message. De ce que je comprends : Pas grave, ni urgent, bien entendu. Amicalement, B. |
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Merci Hyarion, lien de la source de la citation corrigé ;-) |
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Nous pensons bien aux Girondins en ce moment. Pas seulement à Sosryko, car Írimenya a de nombreux cousins dans tout le Bordelais, y compris vers Biscarosse, sans parler de ceux qui y étaient en vacances. Certains ont dû évacuer. Pas de drames ni de destructions pour eux jusqu'à présent, mais cela n'est hélas pas fini. J'ai du mal à imaginer ce que cela peut être sur place, nonobstant les photos publiées. De notre côté, nous avons déjà été impressionné d'apercevoir de nuit les flammes de l'incendie qui a eu lieu la semaine dernière vers St-Martin-de-Crau, alors que nous faisions la route pour rentrer de La Roque d'Anthéron vers chez nous, à une bonne trentaine de kilomètres de là. Hier soir, nous avons aussi dépassé un départ d'incendie le long de l'A7, du côté d'Orange. Il y avait une forte odeur de brûlé sur une bonne centaine de mètres après. Les pompiers s'y rendaient déjà quand nous le leur avons signalé. Qu'imaginer d'autre qu'une imprudence (assez criminelle) pour un départ de feu en bordure d'une voie rapide ? (Et pour être exhaustif, il y a eu un départ de feu dû à la foudre à quelques centaines de mètres de la maison il y a trois semaines de cela. Les pompiers l'ont heureusement éteint très vite.) E. |
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sosryko a écrit :
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