|
Cher Vinch' Désolé de ne te répondre que si tardivement, mais je suis assez occupé actuellement. Pour en revenir à ta question, la notion de retombé économique n'a de sens que pour l'humain, je doute que le tigre de sibérie comprend par exemple cette notion, et donc on place toujours l'intérêt ( à cours terme) de l'homme devant le reste, néammoins comme l'homme est un organisme vivant, par essence il a besion de consommer pour vivre, et ce que tu présente est indéniablement un changement qui apporte plus de chance à un réequilibrage de l'Ensemble. Je ne puis qu'exprimer ma tristesse envers ceux qui continuent à proner des phrases telles que : pas même l'équivalent d'un globule face à un mamouth, ou : La terre, à long terme s'en remettra. je pense d'ailleurs que c'est elle qui mettra fin à tout ça. La nature prends toujours le dessus. Evidemment la nature reprendra toujours ses droits, dans environ 3,7 milliard d'années, losque le soleil aura brulé tout son hydrogéne, il se transformera en une géante rouge qui absorbera la terre, à ce moment toute vie aura disparue, et bien plus tard le soleil se refroidira définitivement ; alors est ce une raison de ne rien faire ? , de polluer le plus possible ? , à ceux qui répondent de maniére consciente ou inconsciente ( il faut profiter de la vie ) par oui, je leurs demande pourquoi il existe des médecins, des hopitaux ... , pourquoi soigner un malade, de toute maniére il doit mourrir un jour. Evidemment la taille d'une globule par rapport à un mamouth n'est rien, mais l'homme a tenu ce raisonnement pour la sois disante richesse inépuisable de l'océan, des forêts, et de bien d'autres éléments, et pourtant, et sauf à faire preuve d'une mausaise foi incroyable, les océans et les forêts meurent, par ailleurs un mamouth est constitué de milliers de milliard de globules mais si toutes les globules, que dis je la moitié étaient malade, le mamouth meurs ! . Ce type d'argument me semble plus être des prétextes pour se donner une bonne conscience ou pour cacher sa faiblesse. --> Ceci dit les chinois ont bien le droit de vivre eux aussi. Il ne me semble pas avoir affirmer le contraire, encore faut il savoir par quoi l'on entend vivre, et cela s'applique à toute les populations, la vie consiste elle simplement a acheter une plus grosse voiture, à suivre les derniéres modes, en gros à consommer toujours plus ? , si la réponse devient de plus en plus affirmative, alors ne nous étonnons pas de destructions écologiques, de miséres, de guerres ... Bien à toi cher Vinch' |
|
Scientifiquement, oui, les forêts meurent, les lacs se transforment en tourbières, les océans et les continents changent de forme et de place, les mers s'assèchent, et le climat n'a pas attendu d'intervention humaine pour se modifier plusieurs fois au cours de l'évolution terrestre. Oui, le Sahara a été jadis une savane verdoyante et peuplée, et les forêts et les prairies de l'Europe tempérée furent autrefois des steppes et des toundras glacées, et plus anciennement encore des jungles équatoriales. Oui, au cours des ères géologiques qui ont précédé la nôtre, des milliards d'espèces animales et végétales ont disparu sans recours, et sans l'aide d'aucune intervention humaine. MAIS : oui, aujourd'hui l'action de l'homme et particulièrement l'exploitation à outrance des ressources naturelles - bois, pétrole, minerai - les méthodes d'irrigation intensive, la construction de barrages et la canalisation des cours d'eaux, l'agriculture industrielle, la réduction de plus en plus drastique des espaces et milieux naturels etc ... ont déjà détruit en grande partie l'équilibre écologique de la planète, fait disparaître de nombreuses espèces vivantes et en menacent d'autres. Et effectivement, ce sont ces pratiques qui nous assurent à nous, occidentaux privilégiés, confort et sécurité de vie. Et non : contrairement à plusieurs courageux et pionniers intevenants de ce forum, la majorité des citoyens européens et étasuniens n'est absolument pas prête ni décidée à renoncer à ce confort qu'ils imaginent encore définitivement acquis. Et oui : comment oserions-nous reprocher aux populations moins favorisées d'autres continents d'envier et de désirer un mode de vie que nous leur avons nous-mêmes vanté à grand renfort de publicité et de propagande! C'est la première fois, dans l'histoire géologique et biologique de la Terre, qu'une des espèces qui la peuplent met en danger toutes les autres, au risque de sa propre survie. C'est celà que certains scientifiques oublient de dire (certains, il y en a d'honnêtes!). La Terre survivra, c'est sûr, la vie aussi, sous certaines formes, et d'autres formes apparaîtront peut-être. Mais nous? Mais nos enfants? Je parle de cette génération-ci, pas nos descendants de l'an 2500, dont bien peu se soucient! Maintenant il faut savoir une chose : pour les scientifiques, la recherche est leur gagne-pain. Or, qui les finance? Les Universités aux prises avec d'inextricables problèmes de trésorerie? Ben non! les grands groupes financiers et industriels, qui leur commandent des études sur les changements climatiques, la génétique ou les retombées écologiques de telle ou telle activité (thèmes fort à la mode, ces temps-ci, "porteurs" comme on dit). L'intérêt des scientifiques est de travailler pour un client qui paie, ce qui les fait vivre. Quant à l'intérêt de ces généreux sponsors, est-il dans une conclusion de recherche honnête, impartiale et bien argumentée, quelle qu'elle soit? Ou dans un rapport de recherche estampillé "scientifique", donc crédible, qui rassure le grand public (leur clientèle) et leur permet de continuer à vendre leur camelote tout en spéculant ferme sur les futures modifications climatiques et écologiques inévitables qui résulteront de la poursuite de leurs activités. Ce dont ils sont bien conscients, n'ayez pas peur! mais la question qu'ils se posent n'est pas "comment remédier à ça?", mais d'abord : "comment en tirer profit?" |
|
Non, il ne s'agit en aucun cas, (pour ma part) d'une installation dans un confort que je refuse de quitter. Je me moque bien d'une grosse cylindrée ou de la clim sous 37° ! (disons qu'on s'en passe). Mais je rejoins encore CdC sur ce thème: les mesures dérisoires qui sont proposées aux habitants qui se veulent écolos ne modifieront pas le climat de la planète d'un bémol !!! Et c'est de l'orgueil, quelque part, que de se voir en sauveur de la planète parce qu'on utilise moins de sac plastique que ses congénères ! On nous a bassiné pendant des années sur les gaz des bombonnes torublant la couche d'ozone, jusqu'à ce qu'on découvre que c'était une campagne lancée par un grand groupe financie désirant imposer une nouvelle norme (la sienne) surle marché des bombonnes. Ce n'est pas pour ça que l'enquête était fausse, mais elle était orientée, si bien que l'application des résultats justes était elle, erronée. Si l'on vuet lutter efficacement contre la détérioration des milieux naturels, il faudrait voir à ne pas laisser les pays pauvres utiliser les matériels que nous leur refourguons à bon marché mais inapte à aucune norme !
je demande des preuves. Désolé, nos chiffres ne se basent que sur de courtes périodes, et la communauté scientifique est en effet très divisée sur ce plan. La mauvaise foi incroyable consiste non à dire l'un ou l'autre, mais à prétendre que l'on SAIT ce qu'il en est. On n'en sait rien du tout. Le fait que la nature se régule peut-être d'elle-même ne doit pas inciter à ne rien faire ou à la polluer impunément, mais à relativiser le danger pour ne pas tomber dans une idéologie qui devient vite dictatoriale ! Vous voulez sauver la planète ? je suis avec vous, mais sauvez l'homme d'abord ! C'est lui le coeur de la planète. Si la planète vit mais que les hommes ne font qu'y survivre péniblement, ou pas du tout... à quoi cela mène-t-il. |
|
"Si la planète vit mais que les hommes ne font qu'y survivre péniblement, ou pas du tout... à quoi cela mène-t-il." A l'aube du sixième jour ? :D Didier. |
|
Bonjours à tous Mais mais mon cher Vinaymar, lorsque vous dites que : les mesures dérisoires qui sont proposées aux habitants qui se veulent écolos ne modifieront pas le climat de la planète d'un bémol !!!, c'est fort possible et même probable ( en passant je ne me souvient pas d'avoir affirmer le contraire ), mais avez vous cherché la raison de cet état des faits, il me semble que les mesures dont vous faîtes allusion, plutôt des mesurettes, ne sont là, entre autre, que pour des raisons électoralistes, et pourquoi donc ne peut on pas proposer des mesures plus efficaces, simplement parce que cela déplait, comme le fait judicieusement remarquer Melilot dont je cite : la majorité des citoyens européens et étasuniens n'est absolument pas prête ni décidée à renoncer à ce confort qu'ils imaginent encore définitivement acquis. Donc lorsque vous dites : c'est donc de l'homme que nous devons partir , je suis encore d'accord avec vous, mais de chaque homme. Si chaque citoyen des pays riches accepter d'économiser des sacs en plastique, de moins utiliser sa voiture ... en gros d'accepter de faire des gestes moins polluants, je ne crois pas que la situation ne changera pas. Pourquoi donc à Paris l'air et si pollué et qu'à Oslo ce n'est pas le cas, il m'est inconcevable de penser que si la grande majorité des parisiens utilisaient le vélo ou les transports en commun, la situation de l'air ne s'améliore pas, je ne pense pas qu'il existe des économies << négligeables >>, et encore une fois ce sont des excuses, excuses en autre pour masquer son manque d'honnêteté envers soit même, par ailleurs, soit dit en passant, j'avoue ne pas bien comprendre en quoi est ce orgueilleux de faire des gestes civiques. Que des grands groupes souhaitent profiter de cette << vague >> écologique, c'est plus que certain, et je l'ai signalé dans mon message daté du : 31-10-2003, comme d'ailleurs le fait d'autres intervenants, donc justement pour ne pas tomber dans ce que vous appellez << piége commercial >>, seul la multiplication de gestes civiques par, et plus particuliérement les habitants des contrées riches, qui pourront changer les choses (en commençant par ne pas jeter ses mégots de cigarette par terre tiens !!! Ca influe aussi sur l'environnement, c'est un geste civique) car comme vous le dites fort justement : L'homme pauvre, croyez moi, ce qui l'intéresse, c'est son aujourd'hui, et tout juste son demain ! . --> Et donc il faut lutter contre la pauvreté !! Le geste est évidemment louable, et ce que vous faite au Phippines est très généreux, mais je ne vois pas en quoi cela justifiera une quête, dans les pays riches j'entends, du toujours plus de conforts matériels, la pauvreté actuels de nombreux peuples sont justement du à cette recherche du plus (guerres coloniales et conquérantes entre autre) ; ceux qui sont désignés comme primitifs, sauvages, vivaient il vraiment dans la pauvreté avant l'arrivé des blancs, on peut poser la question, et je pense qu'il difficilement contestables que ces peuples auparavant, vivaient en une harmonie bien meilleurs avec le reste de la planête. Par ailleurs il est aussi essentiel de comprendre le pourquoi de cette quête du confort matériel, et là est le point essentiel de notre divergence. Je ne place pas l'homme au coeur de la nature ( comme on placerait la terre au centre de l'univers), l'homme est DANS la nature, voila tout, et comme je l'ai exprimé sur un autre fuseau, je ne considére pas le régne de l'homme au dessus du régne animal, lui même au dessus du régne végétal... , contrairement à votre point de vue (sic : mais la suboordoner à l'homme !), cette idée justifie l'exploitation à outrance, ( terme qui n'a d'ailleurs aucun sens en adoptant ce point de vue ) et de la nature, et des autres, de plus cette hiérarchisation linéaire aboutit logiquement à l'inégalitée des races humaines. C'est cette glorifiquation démesuré de l'homme, qui a comme corollaire inévitable la glorification du Moi, et donc la peur de Ma disparition, inévitable naturellement, qui a engendré cette poursuite du confort matériel, confort qui peut s'apparenter plus à une drogue de l'oublie. Il est significatif que c'est la plus vieille civilisation ayant inventé le monothéisme qui a le plus progressé, et dans le domaine scientifique, et dans le domaine technique, progrés obtenu justement par exemple dans la recherche de l'immortalité. Sans rancune aucune. --> je demande des preuves. Désolé, nos chiffres ne se basent que sur de courtes périodes, Sauf dans une démonstration d'un théorème mathématique, on ne peut rigoureusement rien démontrer, tout au plus peut on présenter des arguments en faveur d'une hypothése, et ceci simplement car les hypothéses de départ peuvent toujours être contestées. Supposons que le réchauffement planétaire s'avérera dans un siécle être authentique, on trouvera, à cette époque, des scientifiques contestants la véracité des relevées des émisions de polluant actuel, et donc de la preuve. Bien à vous tous (*) (*) A vous aussi Vinaymar, même si je crains qu'une mer infranchissable nous séparerais toujours dans la compréhension du monde. |
|
Faut savoir. Soit on s'appuie sur un consensus scientifique, soit sur les conclusions d'une partie de la communaute scientifique, soit sur ses intutions propres. Apres tout les 3 options sont acceptables a condition de ne pas les melanger et d'etre claire dans ses partis pris. Par exemple on ne peut pas dire comme ca que blanc est scientifiquement prouve et que les scientifiques qui disent noires ou du moins gris sont a la solde -- systematiquement ? -- des affreux capitaliste ou que de toutes facons on ne peut rien prouver. Soyons clair. Je ne dis pas que ceux qui dise blanc sont des gauchistes ou que ceux qui disent noire, au pire des reactionaires fachistes ou au mieux des victimes du grand capital. Bref quoiqu'on pense sur le sujet, on ne peut pas s'appuyer (encore ?) sur un consensus scientifique. CdC PS pour la foret, la France c'est "construite" sur le deboisement (s'il y avait encore 70% de forets, ca poserait certains problemes et on n'en serait pas la). Ceci dit depuis plusieurs annees la surface des forets en France croit. C'est un peu facile de se lamenter sur la deforestation au Brezil (ou la captation d'eau fossile non renouvelable, entrainant la disparition de marais par la Jordanie), puisque cela n'impacte en rien notre economie. On pourrait imaginer compenser le brezil pour qu'il ne deforreste pas, faire de meme pour les etats sans foret pour ne pas faire de jaloux, mais ca pose quand meme quelques problemes politiques et ethiques, sans qu'il y est consensus pour savoir si ca en vaut la peine.
PPPS la foret (taiga ?) siberienne est menace ??? Si oui, est ce un vrai probleme ? De combien a t'elle etait reduite en % durant les dix dernieres annees ? PPPPS mettre sur le meme plan broceliande la foret amazioniene et la taiga, je trouve ca fortiche et revelateur.
|
|
Aulë répondit à Yyavanna : « Pourtant, ils auront besoin de bois »
|
|
|
|
Merci Sosryko, encore un passage de Tolkien applicable à la réalité du moment ;-) A propos de lefficacité des mesures prises pour limiter le réchauffement climatique global : jestime avoir de la chance de vivre en France, dans un pays dit développé et de ce fait, le gaspillage minsupporte car chaque kWh (quelle quen soit lorigine) perdu serait bien utile à des personnes moins favorisées que moi même. Donc je traque les dérives énergétiques dans la collectivité pour laquelle je travaille, jessaye de faire changer les comportements et je propose des solutions techniques pour mieux consommer. Et ces deux derniers mots sont importants : au lieu de braquer notre société de consommation en lui enjoignant de moins consommer, il sagit tout dabord de mieux consommer (jai déjà donné des exemples de ce qui est réalisable). Evidemment, lénergie que je fais économiser (et celle que jéconomise chez moi), je ne peux pas lapporter aux pays dits en voie de développement. Cependant, jai la faiblesse de croire, entre autres petites choses, que les méthodes mises en uvre à mon échelle permettront à dautres daccéder à lénergie. Vinch PS : le chauffe-eau solaire individuel va bénéficier dune baisse des aides fiscales à linstallation. Vais-je pouvoir sauter le pas ? PPS : nouvelle dépêche AFP laissant penser quil est possible de concilier rentabilité économique et diminution des gaz à effet de serre 13/11 12:54 : La plus grande "usine propre" d'Europe, un projet allemand, a été récompensée mercredi d'un "Energy globe award", "oscar" de l'environnement, lors d'une soirée de gala à Linz (nord-est de l'Autriche). L'usine de la société de technologie solaire Solvis, construite en 2002 à Braunschweig (nord de l'Allemagne), apparaît comme un modèle rentable d'économie de ressources et de valorisation de l'énergie solaire, qui pourrait inspirer d'autres industriels. Le bâtiment, d'une surface de plus de 8.000 mètres carrés, économise 70 à 80% d'énergie par rapport à une usine classique, grâce notamment à des matériaux de construction performants et une parfaite isolation thermique, couplée à un système de ventilation naturelle. Le complexe, qui exploite au maximum la lumière du jour grâce à d'importantes ouvertures sur l'extérieur et utilise des lampes et matériels de bureaux peu gourmands en énergie, réduit de moitié les besoins en électricité. Plus de 30% des besoins restants d'électricité et de chaleur sont fournis par des cellules photovoltaïques et des collecteurs d'énergie solaire. Le reste provient d'une centrale thermique fonctionnant à l'huile de colza. La consommation d'eau est réduite de 70% grâce un système d'aspiration des eaux usées des toilettes par le vide. Selon le jury comprenant des experts internationaux de l'environnement, il s'agit de la "plus grande usine d'Europe à zéro émission" de gaz à effet de serre -- ces gaz provenant de la combustion d'énergies fossiles qui contribuent au réchauffement climatique. Cette unité de production construite par une société privée n'est pas seulement un rêve d'écologistes, mais se présente comme un investissement rentable. Le surcoût évalué à dix millions d'euros est amorti en dix ans grâce aux économies de ressources, affirment ses concepteurs. |
|
|
|
A propos des cheminées thermiques, je suis tombé la dessus hier : Le gouvernement fédéral australien vient dapprouver le lancement dun projet aux dimensions pharaoniques : une tour en béton de 1000 mètres de haut, entourée de 5 km² de serres destinée à produire de lélectricité grâce à lénergie solaire. Lair, réchauffé à la base de la tour, pourrait atteindre 50 km/h dans la tour, gigantesque cheminée, par simple effet de convection, et actionner 32 turbines qui, en pointe, pourraient fournir 200 MW. Le système fonctionnerait également de nuit par dégagement de la chaleur emmagasinée le jour dans des réservoirs deau situés sous la surface vitrée. Conçu par le cabinet allemand Schlaich, Bergermann and Partner, le projet nattend plus que laval du gouvernement de lEtat de Nouvelles Galles du Sud et pourrait se concrétiser en 2005. Linvestissement est estimé à 380 millions deuros, soit 10% de plus quune centrale thermique de même puissance, la pollution en moins ! Luc Miltigen, Techni.cités, 23 septembre 2002, page 43 Par contre je ne connais pas le temps de retour sur investissement. Vinch' |
|
|
|
Les miroirs spatiaux russes ? Pour être gentil je vais dire que cest plus quune jolie idée (il y en a eu un de lancé) mais guère plus. Znamya-2,5. Cétait le joli nom dun vaisseau cargo Progress équipé dune voile rétractable réfléchissante. En 98 ou 99, il devait tourner une dizaine de fois autour de la Terre avant de se désintégrer. Son objectif était de diffuser à la surface du sol un disque de lumière 10 fois plus puissante que la pleine lune denviron 7 kilomètres de diamètre. Le déploiement de la voile fut un échec. Aucune autre tentative ne fut faite par la suite. Je pense que nous sommes loin du jour où des miroirs seront installés à demeure dans lespace pour réfléchir la lumière du soleil sur la Terre. Quant à la fusion nucléaire, même si on en est à la mise en place dun réacteur expérimental (ITER), il sécoulera un certain temps avant que cette forme dénergie ne vienne éventuellement supplanter toutes les autres et soit universellement répandue. Peut-être, sans doute même, serait-il sage de ne pas tout attendre de ce projet ;-) Vinch' |
|
ne vous inquiètez pas tout sera résolu par la création des réacteurs à fusion. plus de pollution. Plein d'energie et tout le monde sera riche et beau. babar (optimiste pour fin 2003) |
|
Un an plus tard, on en reparle: PARIS (AFP), le 31-01-2005 Une centaine de scientifiques et une soixantaine de ministres ou responsables gouvernementaux sont attendus mardi à Exeter (sud-ouest de la Grande-Bretagne), pour cette conférence internationale au cours de laquelle seront présentées 24 études relatives à l'impact des gaz à effet de serre sur le climat. Ce conclave scientifique se tient à quelques jours de l'entrée en vigueur, le 16 février, du protocole de Kyoto, cet accord de lutte contre le changement climatique adopté sous l'égide de l'ONU en décembre 1997 auquel s'oppose avec virulence le président américain. L'isolement de George Bush sur ce dossier apparaît d'autant plus que son allié le plus proche, le Premier ministre britannique Tony Blair, qui préside cette année le G8, a fait de cette conférence un projet-fétiche. La réunion d'Exeter doit mettre sur la table l'état des connaissances scientifiques, tenter de préciser les seuils dangereux, sans pour autant se prononcer sur les mesures politiques qu'il convendrait d'appliquer, a indiqué le président de la conférence Dennis Tirpak. "Les vingt-cinq prochaines années vont être décisives pour déterminer ce qui va se passer d'ici la fin du siècle (...). La conférence va tenter de rassembler les meilleures preuves possibles", a-t-il ajouté. La dernière grande conférence scientifique sur le réchauffement climatique s'était tenue en 2001 sous l'égide de l'IPCC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat, GIEC), levant les derniers doutes sur l'impact du rejet des gaz à effet de serre, qui bloquent dans l'atmosphère les rayons du soleil et modifient l'équilibre climatique de la planète. Toutefois une grande marge d'incertitude demeure sur l'ampleur du phénomène, sa rapidité d'évolution et les régions les plus touchées. Selon IPCC, les températures devraient augmenter d'ici la fin du siècle dans une fourchette comprise en 1,4 et 5,8 degrés centigrade par rapport à 1990, selon que les volumes de gaz à effet de serre auront doublé ou quadruplé depuis l'ère pré-industrielle. Selon les scénarios de l'IPCC, le niveau de la mer monterait de 9 à 88 centimètres. Mais au cours des cinq dernières années, les prévisions des scientifiques se sont affinées: "les gens commencent à réaliser que la fourchette haute des estimations est du domaine du possible", souligne Chris Jones, chercheur au Hadley Centre, où se tient la conférence d'Exeter. "En fait, il est maintenant pratiquement admis que ces changements climatiques sont d'ores et déjà visibles", ajoute le chercheur britannique. "D'ici au milieu du siècle, des canicules comme celle de l'été 2003 en Europe seront la norme, et avant la fin du siècle, on regardera sans doute 2003 comme un été froid", selon Chris Jones. Les travaux les plus récents, dont certains seront présentés à Exeter, suggèrent que le compte à rebours s'égrène plus vite que prévu. Selon l'une de ces études, il reste à peine quinze ans pour faire en sorte que la pollution due au gaz carbonique se stabilise d'ici la fin du siècle à 550 parties par million (ppm), deux fois le niveau de l'ère pré-industrielle. Même stabilisées à ce niveau, les émissions de CO2 entraîneraient une hausse des températures comprise entre 2 et 11°, avec, dans l'hypothèse haute, des bouleversements climatiques dramatiques: fonte des glaciers et d'une partie de la calotte glaciaire, inondations, ouragans à la chaîne... Vinch' |
|
|
|
Cher Vinch' Très heureux de voir que tu est toujours là, je le suis aussi, même si je participe nettement moins qu'avant ; et je constate que la question du réchauffement climatique continue à t'intéresser, mais ne souléve plus beaucoup d'enthousiasme. Qu'en pense tu de << l'hiver >> 2004-2005 ? Bien à toi cher Vinch' |
|
Bonjour Lumière du Soir, heureux de te retrouver ;-) Pour lhiver 2004-2005, je nai pas de chiffres nationaux, mais juste des données de températures sur le centre des Côtes dArmor. Il apparaît que ce début dhiver est un chouia plus chaud que la moyenne des 9 derniers hivers. En fait, ce qui choque le plus, ce sont certaines amplitudes de températures. Dans le même mois, on a eu de grosses gelées suivies dun redoux impressionnant qui a poussé les arbres fruitiers à fleurir. Autre exemple, le mois de décembre est le plus froid que lon est vu depuis 97 mais le mois de janvier est le second plus chaud sur la même période. Si tu veux ces chiffres, je peux te les passer ;-) Concernant les actions à entreprendre, jai tout de même une bonne nouvelle. Mon boulot actuel qui est, je le rappelle, de faire en sorte que les collectivités consomment mieux (cest à dire moins de gaspillage et moins de consommations pour un confort au moins égal) va passer de léchelle communale (je ne moccupais que dune ville) à léchelle intercommunale (85 communes). Il y a donc une prise de conscience de la part des décideurs. Elle est peut-être lente, elle est peut-être tardive mais elle est là. Vinch' |
|
Il parait, d'apres ce que j'ai lu, que les lois devraient etre beaucoup plus strictes car celles appliquees pour le moment n'ont que tres peu d'effet a court et long terme. |
|
PARIS (AFP), le 16-02-2005 Conclu le 11 décembre gaz 1997 à Kyoto (Japon), il impose des réductions d'émissions de six gaz à effet de serre, CO2 (gaz carbonique ou dioxyde de carbone), CH4 (méthane), protoxyde d'azote (N20) et trois gaz fluorés (HFC, PFC, SF6). Les réductions varient selon les pays industriels visés: -6% pour le Japon et le Canada, 0% pour la Russie, -8% pour l'UE-15 qui s'est répartie le fardeau (-21% Allemagne, -12,5% Royaume Uni, -6,5% Italie, 0% France, +15% Espagne). Elles seront calculées sur la moyenne 2008-2012, qui sera comparée à 1990. Le Sud a seulement des obligations d'inventaire. Elles doivent conduire à diminuer l'usage des énergies fossiles, charbon, pétrole et gaz, qui représente 80% de ces rejets réchauffant l'atmosphère. Cet usage augmentant avec la croissance économique, le protocole représente un effort considérable pour certains pays par rapport à la croissance naturelle de leurs rejets. C'est le cas du Canada et du Japon, où les rejets se sont déjà envolés depuis 1990 de 20% et de 8% respectivement. Les Etats-Unis, qui auraient dû réduire leurs rejets de -7%, escomptent une hausse de 35% en 2012, ce qui explique leur décision en 2001 d'abandonner Kyoto. Ce pays pesant 40% des émissions des pays industriels et 21% des émissions mondiales, la portée de l'accord sera limitée après leur défection, suivie de peu de celle de l'Australie. La baisse globale d'émissions sera d'environ 2% vers 2012 par rapport au niveau de 1990, contre 5,2% initialement prévu. Elle représente tout de même un effort de diminution de 15% pour les 36 pays industriels restant en lice par rapport à la hausse prévisible de leurs émissions. Le protocole a déjà été ratifié par 141 pays dont 30 pays industriels. Faisant la part belle aux gros pollueurs dans ses règles de ratification, sa survie a longtemps dépendu de Moscou, après le retrait américain. Maintenant en quoi est-il contraignant, ie quelles sont les conséquences exactes d'un non respect du protocole, je dois creuser un peu ;-) |
|
Ajoutons qu'outre les USA, les deux autres plus gros pollueurs que sont la Chine et l'Inde n'ont pas ratifié Kyoto... Ca n'est guère encourageant pour l'avenir (même si les petits pas en avant font les grandes rivières, comme dirait le maire de Champignac).... |
|
Le Protocole renvoie sur ce point à l'article 14 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques : "ARTICLE 14 1. En cas de différend entre deux ou plus de deux Parties au sujet de l'interprétation ou de l'application de la Convention, les Parties concernées s'efforcent de le régler par voie de négociation ou par tout autre moyen pacifique de leur choix. 2. Lorsqu'elle ratifie, accepte ou approuve la Convention ou y adhère, ou à tout moment par la suite, une Partie qui n'est pas une organisation régionale d'intégration économique peut déclarer dans un instrument écrit soumis au Dépositaire que pour ce qui est de tout différend lié à l'interprétation ou àl'application de la Convention, elle reconnaît comme obligatoire de plein droit et sans convention spéciale, àl'égard de toute Partie acceptant la même obligation: a) La soumission du différend à la Cour internationale de Justice; b) L'arbitrage conformément à la procédure qu'adoptera dès que possible la Conférence des Parties dans une annexe consacrée à l'arbitrage. Une Partie qui est une organisation régionale d'intégration économique peut faire en matière d'arbitrage une déclaration allant dans le même sens, conformément à la procédure visée àl'alinéa b). 3. La déclaration faite en application du paragraphe 2 reste en vigueur jusqu'à ce qu'elle expire conformément à ses propres termes ou jusqu'à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de la date à laquelle notification écrite de la révocation de cette déclaration aura été déposée auprès du Dépositiaire. 4. Le dépôt d'une nouvelle déclaration, la notification de la révocation d'une déclaration ou l'expiration d'une déclaration n'affecte en rien une procédure engagée devant la Cour internationale de Justice ou le tribunal arbitral, à moins que les parties au différend n'en conviennent autrement. 5. Sous réserve du paragraphe 2, si, à l'expiration d'un délai de 12 mois à compter de la date à laquelle une Partie a notifié à une autre Partie l'existence d'un différend entre elles, les Parties concernées ne sont pas parvenues à régler leur différend en utilisant les moyens décrits au paragraphe 1, le différend, à la demande de l'une quelconque des parties au différend, est soumis à conciliation. 6. Une commission de conciliation est créée à la demande de l'une des parties au différend. La Commission est composée de membres désignés, en nombre égal, par chaque partie concernée et d'un président choisi conjointement par les membres désignés par les parties. La Commission émet une recommandation, que les parties examinent de bonne foi. 7. La Conférence des Parties adoptera, dès que possible, une procédure complémentaire de conciliation dans une annexe consacrée à la conciliation. 8. Les dispositions du présent article s'appliquent à tout instrument juridique connexe que la Conférence des Parties pourra adopter, à moins que l'instrument n'en dispose autrement." Pour les intéressés, allez voir les textes de laConvention et du Protocole. |
|
Journée importante que celle-ci, au moins au point de vue symbolique. Aujourd'hui rentre en vigueur le protocole de Kyoto sur la limitation des rejets de gaz à effet de serre. Belle parole ou réelle implication des décideurs, le temps (au sens temporel et climatologique) nous le dira ;-) |