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Ides ælfscýne
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Vieil anglais – Tolkien
Tengwar

3~V ~C6 aT 7£# z5§G = 3~V z~Nt aT 5^ qj§G =
Þa ǽr ic wæs cniht, þa cóm ic on pliht:
Avant même d’avoir été jeune homme, je me suis retrouvé en danger ;
it& tf#25Ô t~× t~×1…`× 2P$ t~Cm`× =
Sum mægden mé métte and mǽlde:
une jeune fille me rencontra et me dit :
«j~V = j~×r^n = 7£Ô 9~Vj Á –ÐjR zpU6Õ f2Ô~Vj
“Lá, léofa, wes hál! Sceal uncer gedál
« Salut à toi, très cher ! Jamais rien
5yU 5~Cr6Í t~V 7Ï6Y45$ 5^ `×6Y45$ Á»
nú nǽfre má weorðan on eorðan!”
ne nous séparera plus tous les deux sur la terre ! »
5~N t~V 7Ï6Y45$ 5^ `×6Y45$ -
Nó má weorðan on eorðan. (bis)
Rien ne nous séparera plus sur la terre. (bis)
7~V Á 2%£Ô jEe–~ë5Ì = 2P^ 7~V = 75%Ì t~B5Ì Á
Wá! ides ælfscýne, ond wá, wine míne!
Hélas ! Dame à la beauté d’elfe, hélas, mon amie !
–ÐjR 5~Cr6Í t~V 7Ï6Y45$ 5^ `×6Y45$ -
Sceal nǽfre má weorðan on eorðan.
Rien ne nous séparera plus jamais sur la terre.



9~×`N ziê1Î t~× i~N5n = 3~C6 j~Bz|1Î iÏ t~N5n =
Héo cyste me sóna, þǽr líxte se móna;
Elle m’embrassa aussitôt, là où la lune brillait ;
5^ zjtP^t& t~× zjqé1Î 2P^ i~Cm`× =
on clommum me clypte ond sǽlde;
dans son étreinte elle m’enchaîna et me retint ;
5^ eH81Î t~× 5~Nt t2% 96TÍ 2P&6Õ xj~Nt =
on ofste me nóm mid hire under glóm,
en hâte elle m’entraîna avec elle sous les ténèbres,
3~C6 –Ð2$x&xP^ ~Cr6Í 7£# 7~Cr6Í =
þǽr sceadugong ǽfre wæs wǽfre,
là où le chemin d’ombre toujours tremblotait,
7jEtiG1 ~Cr6Í 7£# 7~Cr6Í -
wælmist ǽfre wæs wǽfre. (bis)
la brume de mort toujours tremblotait. (bis)
7~V Á 2%£Ô jEe–~ë5Ì = 2P^ 7~V = 75%Ì t~B5Ì Á
Wá! ides ælfscýne, ond wá, wine míne!
Hélas ! Dame à la beauté d’elfe, hélas, mon amie !
3~C6 –Ð2$x&xP^ ~Cr6Í 7£# 7~Cr6Í -
þǽr sceadugong ǽfre wæs wǽfre.
Là-bas le chemin d’ombre toujours tremblotait.



•~C6 7~C6Í 91T aT 5~V1 = 7~× 81v%5^ 5^ w~V1 =
Hwǽr wǽre hit ic nát: we stigon on bát,
Où cela pouvait être, je n’en sais rien : nous embarquâmes,
3~C6 t6Uz52ÔÌ t6ÕÍ 5^ tÐjRtÌ -
þǽr murcnede mere on mealme.
là où la mer gémissait sur le sable.
r^6Õ jv$`M aT j~V3 = 2P^ t~N2£Ô aT t~V3 =
Ofer lagu ic láð, ond módes ic máð,
Je cinglai sur les flots, et me celai mon sentiment,
zR ~Cr6Í t~× 816xP^2^Ì jxP^3F =
ac ǽfre me strongode longað,
mais toujours le languir en moi s’attisait,
~V7n 816xP^2^Ì jxP^3F -
áwa strongode longað. (bis)
sans cesse le languir s’attisait. (bis)
7~V Á 2%£Ô jEe–~ë5Ì = 2P^ 7~V = 75%Ì t~B5Ì Á
Wá! ides ælfscýne, ond wá, wine míne!
Hélas ! Dame à la beauté d’elfe, hélas, mon amie !
3~C6 ~Cr6Í t~× 816xP^2^Ì jxP^3F -
Þǽr ǽfre me strongode longað.
Là-bas toujours le languir en moi s’attisait.



3~C6 x6~×5Ì 7£# x62P& = 2P^ •~B1 96TÍ 92P& =
Þǽr gréne wæs grund, ond hwít hire hund,
Là bas, le sol était vert et son chien blanc,
2P^ xmè5Ô 7£# •~C1Î 5^ 9ÑjRtÌ =
ond gylden wæs hwǽte on healme,
et doré le blé sur le chaume,
5^ e6éj5Ôt& j2P^Ì = 5^ ijTr65Ôt& 8162P^Ì =
on fyrlenum londe, on silfrenum stronde,
dans ce pays lointain, sur la plage d’argent,
3~C6 26R2^Ì 27Ï6Yc 2P&6Õ wÌ6Yvt& =
þǽr darode dweorg under beorgum,
là où le nain se mussait sous les montagnes,
26R2^Ì 27Ï6Yc 2P&6Õ wÌ6Yvt& -
darode dweorg under beorgum. (bis)
le nain se mussait sous les montagnes. (bis)
7~V Á 2%£Ô jEe–~ë5Ì = 2P^ 7~V = 75%Ì t~B5Ì Á
Wá! ides ælfscýne, ond wá, wine míne!
Hélas ! Dame à la beauté d’elfe, hélas, mon amie !
3~C6 26R2^Ì 27Ï6Yc 2P&6Õ wÌ6Yvt& -
Þǽr darode dweorg under beorgum.
Là-bas le nain se mussait sous les montagnes.



1`N x2^Ì aT fwÔ2# = jÕ3~×2^xP&n i2#
To Gode ic gebæd, elþéodunga sæd
Je priai Dieu, las de l’exil
wÌ 2tP%t& 2P^ 26~×6Yv%t& 7~Cvt& -
be dimmum ond dréorigum wǽgum.
près des vagues ternes et tristes.
3~C6 i5P&Ì 5Ì –~V5 = zR taTjÕ ft%81~V5
Þǽr sunne ne scán, ac micel gimstán
Là-bas, le soleil ne brillait pas, mais une grande gemme
5^ jeê1Î 3~C6 xj~×7Y t2% 9£% j~×t^t& =
on lyfte þǽr gléow mid his léomum,
rougeoyait dans les airs de ses rayons,
j~צHÎ xj~×7Y t2% 9£% j~×t^t& -
léohte gléow mid his léomum. (bis)
rougeoyait brillamment de ses rayons. (bis)
7~V Á 2%£Ô jEe–~ë5Ì = 2P^ 7~V = 75%Ì t~B5Ì Á
Wá! ides ælfscýne, ond wá, wine míne!
Hélas ! Dame à la beauté d’elfe, hélas, mon amie !
5^ jeê1Î 3~C6 xj~×7Y t2% 9£% j~×t^t& -
On lyfte þǽr gléow mid his léomum.
Rougeoyait là-bas dans les airs de ses rayons.



eH6Õ ti†G6Õn 92P& aT 7~C2jn 2P^ 72P&
Ofer missera hund ic wǽdla ond wund
Cinquante années plus tard, pauvre et meurtri,
eÖ1 z6é2Ì 1~N t5PÔ–%Ì 2P^ t~Cvt& =
eft cyrde to mennisce ond mǽgum:
je m’en retournai vers les hommes et les miens :
5^ tm^5$ 7£# 5yU iÏ 3Í zyU4Ì t~× hyU =
on moldan wæs nú se ðe cúðe me iú,
qui m’avait connu était désormais en terre,
2P^ 9~V6 aT 5yU 7~V5f%Ì ~V5n =
ond hár ic nu wánige ána,
et maintenant, seul et chenu, je m’étiole
i~V6Í 7~V5f%Ì ~V5n -
sáre wánige ána. (bis)
seul et dolent je m’étiole. (bis)
7~V Á 2%£Ô jEe–~ë5Ì = 2P^ 7~V = 75%Ì t~B5Ì Á
Wá! ides ælfscýne, ond wá, wine míne!
Hélas ! Dame à la beauté d’elfe, hélas, mon amie !
2P^ 9~V6 aT 5yU 7~V5f%Ì ~V5n -
Ond hár ic nu wánige ána.
Désormais seul et chenu, je m’étiole.

Commentaire
Ides ælfscýne « Dame à la beauté d’elfe » est un poème composé par J. R. R. Tolkien et inclus dans un recueil appelée Songs of the Philologists. C’est un divertissement d’universitaires fait de vers comiques – poèmes satiriques, airs connus, chansons à boire – composés ou traduits en langues germaniques anciennes. Il fut publié en 1936 à titre privé pour Tolkien et son collègue et ami E. V. Gordon. Quelques-uns ont été publiés dans l’essai critique The Road to Middle-earth de T. A. Shippey, dont celui ci, accompagné d’une traduction en anglais moderne. Il se chante sur l’air de Daddy Neptune.

Nous avons ajouté quelques accents aigus manquants. La traduction française est nôtre.

Le texte est transcrit en tengwar ou « lettres de Fëanor ». Tolkien a créé deux adaptations différentes de l’usage général du Troisième Âge au vieil anglais, présentées dans Sauron Defeated pp. 318-327. C’est le mode dit du « Texte I » que nous avons plus particulièrement cherché à imiter ici. Nous nous sommes servis de la police Tengwar Eldamar de Måns Björkman.

Références
Shippey, Thomas Alan. The Road to Middle-earth: How J. R. R. Tolkien created a new mythology. London: Grafton, 1992. 337 p. ISBN 0-261-10275-3.

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Dernière mise à jour du site : 25 mars 2017. Nous contacter :