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t#5 aF5&yE e~C5# aG7ÏE
Man cenuva fána cirya
Qui verra un blanc navire
t~V1Tt# ½7R81Ej¸^ a~B7E =
métima hrestallo círa,
Cingler de la dernière plage,
`B elE7T 5~VaF
i fairi néce
Les fantômes évanescents
7Ts# 8~Mt#7ÏE,F
ringa súmaryasse
En son sein froid
yR tlEnT hÍlEt%`V À
ve maiwi yaimie?
Comme des mouettes criardes ?



t#5 1T7JyE e~C5# aG7ÏE =
Man tiruva fána cirya,
Qui apercevra un blanc navire,
nTなnE7T5 nTなnE =
wilwarin wilwa,
Comme un simple papillon papillonnant,
`V`C6aFな&t$,F5
ear-celumessen
Dans les flots montants
7~CtlE5$5 `VなyT`V
rámainen elvie
Avec des ailes pareilles aux étoiles,
`V`C6 eDな#81Ej# =
ear falastala,
La mer écumant,
nTs# ½な~CqUj#
winga hlápula
L’écume au vent voltigeant,
7~Ct#6 iG8~Bj#j# =
rámar sisílala,
Des ailes de blanc scintillant,
a~Cj$ eGe~B7Jj# À
cále fifírula?
La lumière disparaissant lentement ?



t#5 ½な#7JyE 7~CyR`C 8~M7R
Man hlaruva rávea súre
Qui entendra le vent rugissant
yR 1.D7T な%な¸#,G`V =
ve tauri lillassie,
Pareil aux innombrables feuilles des forêts,
5%v% aD6aD6 hÍD7'E
ninqui carcar yarra
Les blanches roches grogner
`BiGなt$ `BなaDな#,F =
isilme ilcalasse,
Luisant dans la lumière de la Lune,
`BiGなt$ q~BaDな#,F =
isilme pícalasse,
S’évanouissant dans la lumière de la Lune,
`BiGなt$ な#4#な#,F
isilme lantalasse
Chancelant dans la lumière de la Lune,
yR なlHaHな~BaJt# =
ve loicolícuma;
Pareil à un feu follet ;
7.Dt^ 5&7'J`C =
raumo nurrua,
La tempête gronder,
`M2&t$ 7~Mt# À
undume rúma?
Les abysses se soulever ?



t#5 aF5&yE な&w^6 `CdH81E
Man cenuva lumbor ahosta
Qui verra les nuages se rassembler,
t$5$j `Ca~M5#
Menel acúna
Les Cieux en train de se tordre
7Ja|Dj `Cw^5"#6 =
ruxal’ ambonnar,
Sur des collines éboulées,
`V`C6 `Ct^61Ej# =
ear amortala,
La mer se soulevant,
`M2&t$ 9~CaDj# =
undume hácala,
Les abysses s’entrouvrant,
`V5nT5# な~Mt$
enwina lúme
L’ancienne obscurité
`Vな$5%な¸^6 qRj¸#
elenillor pella
D’au-delà des étoiles
1Eな1E1Eな1Ej#
talta-taltala
Descendre et s’écrouler
`C1Eな#4$`C t%2^5"#6 À
atalantea mindonnar?
Sur de hautes tours ruinées ?



t#5 1T7JyE 7~CaG5# aG7ÏE
Man tiruva rácina cirya
Qui apercevra le navire brisé
`N2^な%,F t^65$
ondolisse morne
Sur d’innombrables roches noires
5& eD5Ì#7R 7~MaG5# =
nu fanyare rúcina,
Sous un ciel disloqué,
`C5#6 q~M7R`C 1Td1E
anar púrea tihta
Un soleil décoloré vaciller
`Ca|H6 `BなaDな#5"#6
axor ilcalannar
Sur des os luisant
t~V1Tt .D7R,F À
métim’ auresse?
Dans la dernière aube ?



t#5 aF5&yE t~V1Tt `C2~M5$ À
Man cenuva métim’ andúne?
Qui verra le dernier crépuscule ?

Commentaire
« Markirya » est le nom fréquemment donné à notre plus long texte quenya de la main de Tolkien. C’est une version profondément remaniée de poèmes rédigés en qenya, des dizaines d’années auparavant. Ce sont celles-ci qui portent le titre de Oilima Markirya « La dernière arche » ; la forme dernière présentée ici n’a pas de titre. Le mot oilima semble ne plus être valable à ce stade, on trouve à la place métima ; en revanche Markirya est constitué des éléments mar « demeure » et cirya « navire » bien attestés en quenya, et pourrait être valable même à cette époque ; en conséquence ce poème est fréquemment appelé « Markirya », titre apocryphe mais commode. Il existe en deux versions légèrement différentes ; la seconde a été publiée en ajout à l’essai Un vice secret dans le recueil Les Monstres et les critiques, avec les différences de la première version, les dernières corrections de Tolkien et un glossaire.

Nous donnons ici la seconde version avec les corrections ultimes de Tolkien. Nous avons édité l’orthographe pour l’adapter à l’usage suivi dans Le seigneur des anneaux, à l’exception de l’usage du tréma que nous avons entièrement supprimé (il ne s’agit que d’un signe purement graphique destiné à aider les anglophones à adopter une prononciation correcte). Nous avons adopté la correction usuelle à la première ligne de men en man et fáne en fána : le recoupement avec d’autres sources de quenya permet de s’assurer qu’il s’agit bien de fautes de typographie. La traduction française est celle d’Édouard Kloczko.

Le texte est transcrit en tengwar ou « lettres de Fëanor » selon le mode classique pour le quenya, décrit par Tolkien dans l’Appendice E du Seigneur des anneaux, employé par exemple dans le manuscrit de Namarië dans The Road Goes Ever On p. 65. Nous nous sommes servis de la police Tengwar Annatar de Johan Winge.

Références
Tolkien, John Ronald Reuel. The Monsters and the Critics and Other Essays. Edited by Christopher Tolkien. London: HarperCollins, 2006. 256 p. ISBN 0-261-10263-X.
Tolkien, John Ronald Reuel. Les Monstres et les critiques et autres essais. Édition de Christopher Tolkien. Traduction de Christine Laferrière. Paris : Christian Bourgois, 2006. 294 p. ISBN 2-267-01820-9.
Kloczko, Édouard. Dictionnaire des langues elfiques, volume 1 : Dictionnaire Quenya-Français-Anglais. Toulon : Tamise productions, 1995. 214 p. (Encyclopédie de la Terre du Milieu; 1). ISBN 2-910681-03-3.

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Dernière mise à jour du site : 25 mars 2017. Nous contacter :