v.7 "Eru, seul, a sa guise" (je tiens a cette virgule)
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Petit hommage personnel
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20-02-2002, 00:25
lire v.5 "Abyme et Nuit"
v.7 "Eru, seul, a sa guise" (je tiens a cette virgule)
20-02-2002, 10:02
Il m'est venu par la tete, un jour, que si Mallarme etait encore vivant, j'aurais bien aime qu'il ecrive un "Tombeau de Tolkien" comme il a fait pour Poe et Baudelaire.
Comme il est mort et que personne ne s'en charge, je me suis attaque a l'entreprise. J'aimerais vos reactions. J'ai surtout peur de la derniere phrase, qui est une tentative personnelle de Quenya (ou je suis a vrai dire debutant). J'espere qu'elle n'est pas fausse ou qu'au moins on peux voir a quoi je fais allusion. Quand a la ponctuation dans le poeme, c'est a vous de reconnaitre les accents, car je n'arrive toujours pas a les utiliser avec un qwerty. Pour le ton pompeux, c'est volontaire, car c'est un hommage a un defunt. TOMBEAU DE TOLKIEN Il y a ces chansons, ces feux et ces legendes: / Abyne et nuit, alors, s'ouvrent sur cette ecorse / De son glaive Glamdring trempe d'une encre rouge, / D'ouest en est et qui crie partout qu'il a vaincu /
20-02-2002, 16:07
V.11 lire "l'Adan", edain étant pluriel.
@+ Rínon
20-02-2002, 16:24
Je ne sais pas qui est Grendel (Home ?), maisje trouve le poème assez réussi même si difficile à comprendre. j'aime beaucoup cette phrase:
L'un d'eux chante les arbres que les hommes fendent. Abyne et nuit = Abîmes et nuits (Abyme existe aussi je crois, mais pas utilisé
20-02-2002, 16:48
Grendel, c'est le premier méchant que se coltine Beowulf (on en parle quelque part sur ce site)
je ne crois pas que tu puisses faire ce que tu fais après la 3e strophe (coment on dit déjà): repousser la suite de la prhase (qui n'a aps de sens sans cette suite) à une autre strophe. On peut le faire au sein d'une même strophe, mais ce n'est déjà pas trsè joli) mais faire un tel saut est un peu grand Pour la phrase en quenya, quelqu'un peut proposer une traduction?? elicec
20-02-2002, 17:09
Ça doit être :"je chante la guerre et les Hommes".
20-02-2002, 18:02
Merci merci!
20-02-2002, 18:22
pas mal!
abyme ne s'emploi que pour 'mettre en abyme' Iranon
20-02-2002, 20:12
merci pour vos reactions diverses. Mes problemes d'orthographe sont decidement terrifiants. Quant a "Adan", c'est vraiment stupide, j'oublie tout le temps ce singulier. C'est d'ailleurs dommage car ca fait sauter une syllabe. Il va falloir refaire ce vers.
Je vais tacher maintenant de faire comprendre ce que ces elucubrations hermetiques etaient censer signifier, au risque de casser le charme (si on pouvait en trouver un). La premiere strophe fait reference aux Inklings. J'aime bien m'imaginer Tolkien, Lewis et Cie, lisant Beowulf avec des voix si enthousiastes et convaincante (je trouve, soit dit en passant, que Tolkien lit tres bien dans ses enregistrements) que l'auditoire, une stout a la main, coude sur le comptoir, ressent dans L'Eagle and Child (Pub ou ils se retrouvaient)le Monstre ressuciter. Je voulais garder l'atmosphere du confort "hobbitesque" pour la premiere strophe (tout au moins jusqu'a la cesure - qui n'en est pas une - du quatrieme vers) avant d'evoquer dans la seconde strophe la relation tres ambigue de l'homme a Arda (c'est un point important chez Tolkien : ce melange de haine et d'amour qu'on les hommes pour la Terre - lieu ou, comme il l'ecrit, nous ne sommes que de fugitifs invites). La troisieme strophe est surtout basee sur le premier vers, car je trouvais qu'il sonnait bien avec cette alliteration en "gl" un peu tape-a-l'oeil :-) En effet, Tolkien, bien qu'il se presente en historien, est bien l'Eru de sa sub-creation, non? (Je maintiens la comparaison JRRT/Eru dans l'avant-dernier vers avec la majuscule a "Lui"). La derniere strophe est sans doute la plus bizarre. Le premier vers correspond a une (legere) extrapolation sur la facon dont je percois l'attitude Numenoreenne sous le regime d'Ar-Pharazon. Quelque part, j'ai l'impression qu'ils se voyaient deja vainqueurs des Valar avant meme de les avoir rencontrer. Je trouve cet exces de confiance en soi proprement incroyable de leur rapport a l'inconnu. Certes ils ont la plus grande armee navale qui soit, mais tout de meme... Mais encore merci a tous pour vos suggestions.
21-02-2002, 09:58
"Sa main sur un arbre". J'aime bien cette image. Et la photo est belle en effet. Je ne suis pas non plus gêné par le saut de phrase de la troisième à la quatrième strophe en fin de sonnet. Le poème, en forme d'énigme réservé aux initiés, correspond bien à la conception qu'avait parfois Mallarmé de la poésie.
21-02-2002, 14:20
j'aime bien l'image aussi, surtout maintenant que j'en comprend la raison, mais je trouve la forme un peu (un poil, quoi) ratée (aïe, je voudrais pas que l'auteur d'un si bau pamphlet prenne ça mal).
la 3e strophe me gêne: D'ouest en est et qui crie partout qu'il a vaincu Mandos; Lui, sage, sa main sur un arbre dit En s'en allant: "Lirin ochta ar atani". Maintenant l'auteur est seul maître de son oeuvre. Ce ne sont que des commentaire (d'un type non-initié en plus :-) )
21-02-2002, 15:42
Je n'y connais rien en stylistique ni a Malarme mais ca ne m'empeche pas de grandement apprecier tout ca, Cirdan! Quand est-ce qu'on va a Oxford pour que tu lises ca sur la tombe du maitre??
Turambar
21-02-2002, 16:58
Sans vouloir ergoter, Vinyamar, je préfère 'la main sur un arbre' 'à la main contre l'arbre'. :)
21-02-2002, 17:47
Je sais bien que "sa main sur un arbre" ca ne se dit pas, mais encore une fois j'aime l'alliteration en "s", donc je garde. Et je garde aussi le tres imposant "Lui".
Neanmoins Vinyamar, tu m'as convaincu d'une chose: il y a trop de "qui/qu'" dans ces vers. Je reformule donc les vers 11-12: [...]
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