26-10-2018, 18:09
J'ai récemment redécouvert, par le biais d'une enseignante de Littérature étrangère en langue étrangère, le Erlkönig, de Goethe.
Ainsi que l'indique le site Lexilogos, Erlkönig a été traduit en français par Roi (König) des Aulnes (Erle) mais, pour cela, on aurait plutôt écrit Erlenkönig. Comme Goethe a repris son titre d'un poème Erlkönigs Tochter, qui avait traduit le danois Ellerkonge « le roi des Elfes », il est question en effet plus d'un roi des elfes que des aulnes ici. Ce roi a bien peu à voir avec les Quendi (à moins d'imaginer le fëa d'un Quendë qui aurait refusé de répondre à sa Convocation ...), mais vous verrez plus loin le lien que je vous propose ;).
Voici le poème, accompagné d'une de ses très nombreuses illustrations, ainsi que de sa mise en musique par Schuber :
Voici l'une de ses traductions en français, que je reprends du site Lexilogos référencé plus haut :
Et voici la parodie que l'enseignante évoquée plus haut a trouvée sur la Toile, avec une histoire, et surtout une chute, bien plus sympathiques :
Malheureusement, ni l'enseignante ni mon ami germanophone n'ont le temps de nous en faire une traduction.
Je ne suis pas germanophone moi-même.
Mais le peu que j'ai saisi m'a bien fait rire.
Si quelqu'un parmi vous a plus de bagage que moi en allemand, nous serions je pense plusieurs à nous en réjouir ;).
Yyr
Ainsi que l'indique le site Lexilogos, Erlkönig a été traduit en français par Roi (König) des Aulnes (Erle) mais, pour cela, on aurait plutôt écrit Erlenkönig. Comme Goethe a repris son titre d'un poème Erlkönigs Tochter, qui avait traduit le danois Ellerkonge « le roi des Elfes », il est question en effet plus d'un roi des elfes que des aulnes ici. Ce roi a bien peu à voir avec les Quendi (à moins d'imaginer le fëa d'un Quendë qui aurait refusé de répondre à sa Convocation ...), mais vous verrez plus loin le lien que je vous propose ;).
Voici le poème, accompagné d'une de ses très nombreuses illustrations, ainsi que de sa mise en musique par Schuber :
Der Erlkönig
Wer reitet so spät durch Nacht und Wind? Es ist der Vater mit seinem Kind; Er hat den Knaben wohl in dem Arm, Er fasst ihn sicher, er hält ihn warm. Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht? – Siehst, Vater, du den Erlkönig nicht? Den Erlenkönig mit Kron’ und Schweif? – Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. – „Du liebes Kind, komm, geh mit mir! Gar schöne Spiele spiel’ ich mit dir; Manch’ bunte Blumen sind an dem Strand, Meine Mutter hat manch gülden Gewand.“ – Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht, Was Erlenkönig mir leise verspricht? – Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind; In dürren Blättern säuselt der Wind. – „Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn? Meine Töchter sollen dich warten schön; Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn Und wiegen und tanzen und singen dich ein.“ – Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort Erlkönigs Töchter am düstern Ort? – Mein Sohn, mein Sohn, ich seh’ es genau: Es scheinen die alten Weiden so grau. – „Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt; Und bist du nicht willig, so brauch’ ich Gewalt.“ – Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an! Erlkönig hat mir ein Leids getan! – Dem Vater grauset’s; er reitet geschwind, Er hält in Armen das ächzende Kind, Erreicht den Hof mit Mühe und Not; In seinen Armen das Kind war tot. |
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Le Roi des Aulnes
Quel est ce cavalier qui file si tard dans la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant ;
Il serre le jeune garçon dans son bras,
Il le serre bien, il lui tient chaud.
Mon fils, pourquoi caches-tu avec tant d'effroi ton visage ?
Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
Le Roi des Aulnes avec sa traîne et sa couronne ?
Mon fils, c'est un banc de brouillard.
« Cher enfant, viens donc avec moi !
Je jouerai à de très beaux jeux avec toi,
Il y a de nombreuses fleurs de toutes les couleurs sur le rivage,
Et ma mère possède de nombreux habits d'or. »
Mon père, mon père, et n'entends-tu pas,
Ce que le Roi des Aulnes me promet à voix basse ?
Sois calme, reste calme, mon enfant !
C'est le vent qui murmure dans les feuilles mortes.
« Veux-tu, gentil garçon, venir avec moi ?
Mes filles s'occuperont bien de toi
Mes filles mèneront la ronde toute la nuit,
Elles te berceront de leurs chants et de leurs danses. »
Mon père, mon père, ne vois-tu pas là-bas
Les filles du Roi des Aulnes dans ce lieu sombre ?
Mon fils, mon fils, je vois bien :
Ce sont les vieux saules qui paraissent si gris.
« Je t'aime, ton joli visage me charme,
Et si tu ne veux pas, j'utiliserai la force. »
Mon père, mon père, maintenant il m'empoigne !
Le Roi des Aulnes m'a fait mal!
Le père frissonne d'horreur, il galope à vive allure,
Il tient dans ses bras l'enfant gémissant,
Il arrive à grand peine à son port ;
Dans ses bras l'enfant était mort.
Quel est ce cavalier qui file si tard dans la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant ;
Il serre le jeune garçon dans son bras,
Il le serre bien, il lui tient chaud.
Mon fils, pourquoi caches-tu avec tant d'effroi ton visage ?
Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
Le Roi des Aulnes avec sa traîne et sa couronne ?
Mon fils, c'est un banc de brouillard.
« Cher enfant, viens donc avec moi !
Je jouerai à de très beaux jeux avec toi,
Il y a de nombreuses fleurs de toutes les couleurs sur le rivage,
Et ma mère possède de nombreux habits d'or. »
Mon père, mon père, et n'entends-tu pas,
Ce que le Roi des Aulnes me promet à voix basse ?
Sois calme, reste calme, mon enfant !
C'est le vent qui murmure dans les feuilles mortes.
« Veux-tu, gentil garçon, venir avec moi ?
Mes filles s'occuperont bien de toi
Mes filles mèneront la ronde toute la nuit,
Elles te berceront de leurs chants et de leurs danses. »
Mon père, mon père, ne vois-tu pas là-bas
Les filles du Roi des Aulnes dans ce lieu sombre ?
Mon fils, mon fils, je vois bien :
Ce sont les vieux saules qui paraissent si gris.
« Je t'aime, ton joli visage me charme,
Et si tu ne veux pas, j'utiliserai la force. »
Mon père, mon père, maintenant il m'empoigne !
Le Roi des Aulnes m'a fait mal!
Le père frissonne d'horreur, il galope à vive allure,
Il tient dans ses bras l'enfant gémissant,
Il arrive à grand peine à son port ;
Dans ses bras l'enfant était mort.
Et voici la parodie que l'enseignante évoquée plus haut a trouvée sur la Toile, avec une histoire, et surtout une chute, bien plus sympathiques :
Der Erlkönig - unplugged
Wer reitet durch Rohan bei Nacht und Wind?
Gandalf ist's, der mal wieder die Abkürzung nimmt.
Er hat Pippin, in Decken gewickelt, im Arm.
Der kriegt da kaum Luft, und ihm ist reichlich warm.
-He, Pippin, du bist ja ganz rot im Gesicht!
-Ach, Gandalf, ich vertrag' diesen Turbo-Trab nicht.
Ich brauch jetzt mein Pfeifchen, muss trinken ... und essen!
-Aber nicht bis Edoras – das kannst du vergessen!
Ich mach diesen Job, um mein Image zu pflegen,
drum werd ich überhaupt keine Pause einlegen!
So was kann, grübelt Pippin, auch nur mir passieren –
jetzt gilt's, meine Taktik zu adaptieren ...:
-Mir wird schwarz vor Augen, aaargh! Ich könnte schwören
den fliegenden Nazgûl flattern zu hören!
-Aua! Närrischer Tuk! Wirst du wohl nicht so zappeln!
Das ist bloß der Wind in verdorrenden Pappeln!
-Oh Gandalf, oh Gandalf, sag hörst du denn nicht
was der Hexenkönig mir leise verspricht?
"Willst, schmackhafter Hobbit, du mit mir gehn?
Mordor by night ist unheimlich schön ..."
-Und Gandalf, oh Gandalf, guck wie der Wald glimmt!
Da drin lauert der Balrog, ich weiß es bestimmt!
-Ha! Glaub mir, den habe ich so arg vermöbelt
dass er keinen von uns jemals wieder anpöbelt!
"Gehn wir zu dir, oder zu mir?
Ich zeig dir meinen Palantir ..."
-D-d-das Lidlose Auge! Jetzt blinzelt's mich an!
Wie ist es bloß möglich, dass es auch so was kann?!
Dem Gandalf grauset's, besorgt macht er Halt,
errichtet ein Lager mitten im Wald,
schleppt Pippin ans Feuer mit Mühe und Not ...
-Duuu, Gandalf? Gibt's jetzt bald Abendbrot?
Wer reitet durch Rohan bei Nacht und Wind?
Gandalf ist's, der mal wieder die Abkürzung nimmt.
Er hat Pippin, in Decken gewickelt, im Arm.
Der kriegt da kaum Luft, und ihm ist reichlich warm.
-He, Pippin, du bist ja ganz rot im Gesicht!
-Ach, Gandalf, ich vertrag' diesen Turbo-Trab nicht.
Ich brauch jetzt mein Pfeifchen, muss trinken ... und essen!
-Aber nicht bis Edoras – das kannst du vergessen!
Ich mach diesen Job, um mein Image zu pflegen,
drum werd ich überhaupt keine Pause einlegen!
So was kann, grübelt Pippin, auch nur mir passieren –
jetzt gilt's, meine Taktik zu adaptieren ...:
-Mir wird schwarz vor Augen, aaargh! Ich könnte schwören
den fliegenden Nazgûl flattern zu hören!
-Aua! Närrischer Tuk! Wirst du wohl nicht so zappeln!
Das ist bloß der Wind in verdorrenden Pappeln!
-Oh Gandalf, oh Gandalf, sag hörst du denn nicht
was der Hexenkönig mir leise verspricht?
"Willst, schmackhafter Hobbit, du mit mir gehn?
Mordor by night ist unheimlich schön ..."
-Und Gandalf, oh Gandalf, guck wie der Wald glimmt!
Da drin lauert der Balrog, ich weiß es bestimmt!
-Ha! Glaub mir, den habe ich so arg vermöbelt
dass er keinen von uns jemals wieder anpöbelt!
"Gehn wir zu dir, oder zu mir?
Ich zeig dir meinen Palantir ..."
-D-d-das Lidlose Auge! Jetzt blinzelt's mich an!
Wie ist es bloß möglich, dass es auch so was kann?!
Dem Gandalf grauset's, besorgt macht er Halt,
errichtet ein Lager mitten im Wald,
schleppt Pippin ans Feuer mit Mühe und Not ...
-Duuu, Gandalf? Gibt's jetzt bald Abendbrot?
Malheureusement, ni l'enseignante ni mon ami germanophone n'ont le temps de nous en faire une traduction.
Je ne suis pas germanophone moi-même.
Mais le peu que j'ai saisi m'a bien fait rire.
Si quelqu'un parmi vous a plus de bagage que moi en allemand, nous serions je pense plusieurs à nous en réjouir ;).
Yyr




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