17-03-2014, 21:18
Bonjour à tous,
Je viens de terminer un cadeau de l'ami Malaelin : Prélude à Fondation et L'Aube de Fondation d'Isaac Asimov. Il s'agit donc de la transition écrite tardivement entre le cycle des robots et le cycle de Fondation.
N'ayant jamais lu Asimov, j'étais curieux d'enfin découvrir cet auteur dont la réputation n'est plus à faire.
Et bien je dois dire que mes sentiments sont assez mitigés. Dans Prélude à Fondation, j'ai vite été incommodé par un style peu littéraire, avec beaucoup de dialogues dont la fluidité laisse à désirer et une psychologie des personnages (principalement Hari Seldon et Dors Venabili) mal appréhendée. Je ne sais pas si c'est cette espèce de formalisme très anglo-saxon dans les dialogues, y compris entre des personnes intimes, qui heurte mon caractère latin, mais tout cela sonne terriblement faux. Bizarrement, le seul personnage crédible à ce niveau est... un robot, Eto Demerzel (spoiler !). Ainsi, dans une moindre mesure, que l'empereur Cleon. Cependant, cette partie est sauvée par un dénouement tout à fait convaincant à mon sens. Quant à L'Aube de Fondation, je lui ai trouvé les mêmes défauts littéraires, mais il n'a pas la force de ce retournement de situation final. Il traîne en longueur et les états d'âme des personnages principaux sont assez pénibles.
Cela dit, je comprends assez facilement le succès d'Asimov à travers ces romans transitionnels, qui ne sont pas ses chefs-d'oeuvre : l'idée de la psychohistoire est brillante, à défaut d'être exposée dans un "enrobage de sucre" agréable aux papilles, comme dirait l'autre.
Une oeuvre de scientifique, clairement. D'ailleurs, on parle très peu d'Asimov en ces lieux (d'où l'ouverture du fuseau), mais je suis quand même tombé, ici, sur cet avis :
D'autres avis sur Asimov parmi les lecteurs érudits de ces lieux ?
Amicalement,
A.
Je viens de terminer un cadeau de l'ami Malaelin : Prélude à Fondation et L'Aube de Fondation d'Isaac Asimov. Il s'agit donc de la transition écrite tardivement entre le cycle des robots et le cycle de Fondation.
N'ayant jamais lu Asimov, j'étais curieux d'enfin découvrir cet auteur dont la réputation n'est plus à faire.
Et bien je dois dire que mes sentiments sont assez mitigés. Dans Prélude à Fondation, j'ai vite été incommodé par un style peu littéraire, avec beaucoup de dialogues dont la fluidité laisse à désirer et une psychologie des personnages (principalement Hari Seldon et Dors Venabili) mal appréhendée. Je ne sais pas si c'est cette espèce de formalisme très anglo-saxon dans les dialogues, y compris entre des personnes intimes, qui heurte mon caractère latin, mais tout cela sonne terriblement faux. Bizarrement, le seul personnage crédible à ce niveau est... un robot, Eto Demerzel (spoiler !). Ainsi, dans une moindre mesure, que l'empereur Cleon. Cependant, cette partie est sauvée par un dénouement tout à fait convaincant à mon sens. Quant à L'Aube de Fondation, je lui ai trouvé les mêmes défauts littéraires, mais il n'a pas la force de ce retournement de situation final. Il traîne en longueur et les états d'âme des personnages principaux sont assez pénibles.
Cela dit, je comprends assez facilement le succès d'Asimov à travers ces romans transitionnels, qui ne sont pas ses chefs-d'oeuvre : l'idée de la psychohistoire est brillante, à défaut d'être exposée dans un "enrobage de sucre" agréable aux papilles, comme dirait l'autre.
Une oeuvre de scientifique, clairement. D'ailleurs, on parle très peu d'Asimov en ces lieux (d'où l'ouverture du fuseau), mais je suis quand même tombé, ici, sur cet avis :TURIN2 Wrote:Moi je débarque dans la sf.Il y a pas longtemps,je lu la première trilogie de "FONDATION" de asimov et franchement le style ma laissé de marbre:peu de description,psychologie des personnages peu travaillé,le tout dans un vocabulaire peu travaillé.L'histoire,elle,est tout simplement geniale.par contre,je ne sais pas si un jour j'ouvrirai un autre de ses livres.De plus il parait qu'il a fait des trucs bizarres du genre rencontrer le cycle des robots et le cycle de fondation qui étaient au début 2 séries distinctes(c'est un peu du bricolage, faut avouer).Evidemment, il faudrait que je lise l'un ou l'autre des deux grands cycles d'Asimov pour me forger une opinion définitive, mais je dois dire que j'ai gardé un tout autre souvenir (quoique commençant à dater quelque peu) des Dune de Frank Herbert, bien mieux écrit, pour prendre une comparaison à peu près pertinente.
D'autres avis sur Asimov parmi les lecteurs érudits de ces lieux ?
Amicalement,
A.

