Sans aller jusqu'à dire que ce sont les plus mauvais (vu que je suis loin d'avoir lu toute la biblio d'Asimov, notamment ses romans hors-SF), ils présentent quand même le gros intérêt de présenter un lien concret entre les deux gros cycles, un lien qui passe plutôt bien. Mais effectivement, ils se lisent plus difficilement que les deux cycles en question.
Avant d'attaquer Fondation, et vu que tu as désormais lu les deux romans de transition qui t'ont donc spoilé une partie de Fondation, je pense plutôt que tu devrais entamer le cycle des Robots (intégrale en 2 tomes chez Omnibus, avec le 3ème tome qui réunit les deux transitions). Ça te permettra notamment de lire des textes très divers, avec des longueurs assez différentes, et donc des styles d'Asimov qui changent du tout au tout... puisque le "cycle" est plutôt une anthologie de textes sur les Robots, qui t'amèneront à rencontrer Daneel, entre autres.
Et ensuite tu enchaînes sur le cycle de Fondation (l'intégrale en deux tomes chez Denoël). Si vraiment tu ne veux pas lire tout le cycle des Robots, il faut au moins lire les quatre textes sur Daneel et Elijah : Les Cavernes d'acier, Face aux feux du soleil, Les Robots de l'aube et Les Robots et l'Empire... mais ça serait dommage de passer à côté de chefs-d’œuvre comme ceux mettant en scène Susan Calvin* (Le Robot qui rêvait, Menteur!), ou bien la nouvelle L'Homme bicentenaire. C'est un cycle parfois assez philosophique, qui oblige à réfléchir sur les relations homme-machine, mais qui, à mon avis est un passage obligé pour comprendre le cheminement qui amène à la position finale de Daneel.
J'ai plus de mal à définir le style de Fondation. Ce cycle m'a soufflé par sa dimension. C'est assez illogique d'ailleurs, car finalement, le plan de Fondation ne se déroule que sur quelques centaines d'années, et même en ajoutant les Robots, ça ne fait que 20000 années, comparées à Tolkien et ses trois âges oscillants entre 2000 et 6000 ou plus d'années. Mais l'impression d'étirement est beaucoup plus présent chez Asimov.
Si vous n'aviez pas compris, pour moi, s'il devait y avoir une Sainte Trinité de la SF, Asimov serait le père, Herbert le fils, et le Saint-Esprit à définir
* Au passage, j'ai découvert récemment que l'Asimov Estate avait autorisé la publication d'une nouvelle trilogie sur la jeunesse de Susan Calvin, écrite par un certain Mickey Zucker Reichert et intitulée I, Robot. Chaque titre de chaque tome semble reprendre le terme d'une des trois lois, dans l'ordre inverse : Protéger (tome 1, loi 3), Obéir (tome 2, loi 2) et le tome 3 qui n'est pas encore sorti ni en VO ni en VF. A noter qu'il existait déjà deux nouveaux "cycles" sur Fondation écrit en l'honneur d'Asimov, Le Second Cycle de Fondation et Les Fils de Fondation (anthologie de plusieurs auteurs). Je n'ai lu aucun d'eux pour l'instant et ce n'est pas au programme, mais on m'a dit que le Second Cycle était loin d'être intéressant.
Avant d'attaquer Fondation, et vu que tu as désormais lu les deux romans de transition qui t'ont donc spoilé une partie de Fondation, je pense plutôt que tu devrais entamer le cycle des Robots (intégrale en 2 tomes chez Omnibus, avec le 3ème tome qui réunit les deux transitions). Ça te permettra notamment de lire des textes très divers, avec des longueurs assez différentes, et donc des styles d'Asimov qui changent du tout au tout... puisque le "cycle" est plutôt une anthologie de textes sur les Robots, qui t'amèneront à rencontrer Daneel, entre autres.
Et ensuite tu enchaînes sur le cycle de Fondation (l'intégrale en deux tomes chez Denoël). Si vraiment tu ne veux pas lire tout le cycle des Robots, il faut au moins lire les quatre textes sur Daneel et Elijah : Les Cavernes d'acier, Face aux feux du soleil, Les Robots de l'aube et Les Robots et l'Empire... mais ça serait dommage de passer à côté de chefs-d’œuvre comme ceux mettant en scène Susan Calvin* (Le Robot qui rêvait, Menteur!), ou bien la nouvelle L'Homme bicentenaire. C'est un cycle parfois assez philosophique, qui oblige à réfléchir sur les relations homme-machine, mais qui, à mon avis est un passage obligé pour comprendre le cheminement qui amène à la position finale de Daneel.
J'ai plus de mal à définir le style de Fondation. Ce cycle m'a soufflé par sa dimension. C'est assez illogique d'ailleurs, car finalement, le plan de Fondation ne se déroule que sur quelques centaines d'années, et même en ajoutant les Robots, ça ne fait que 20000 années, comparées à Tolkien et ses trois âges oscillants entre 2000 et 6000 ou plus d'années. Mais l'impression d'étirement est beaucoup plus présent chez Asimov.
Si vous n'aviez pas compris, pour moi, s'il devait y avoir une Sainte Trinité de la SF, Asimov serait le père, Herbert le fils, et le Saint-Esprit à définir
* Au passage, j'ai découvert récemment que l'Asimov Estate avait autorisé la publication d'une nouvelle trilogie sur la jeunesse de Susan Calvin, écrite par un certain Mickey Zucker Reichert et intitulée I, Robot. Chaque titre de chaque tome semble reprendre le terme d'une des trois lois, dans l'ordre inverse : Protéger (tome 1, loi 3), Obéir (tome 2, loi 2) et le tome 3 qui n'est pas encore sorti ni en VO ni en VF. A noter qu'il existait déjà deux nouveaux "cycles" sur Fondation écrit en l'honneur d'Asimov, Le Second Cycle de Fondation et Les Fils de Fondation (anthologie de plusieurs auteurs). Je n'ai lu aucun d'eux pour l'instant et ce n'est pas au programme, mais on m'a dit que le Second Cycle était loin d'être intéressant.

