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pppffffffff.........
#45
<small>Sur Pie XII, je me rends compte que j'ai écrit en me faisant carrément son défenseur, peut-être ... :| Je ne juge pas ma connaissance du sujet suffisamment affinée pour pouvoir aller jusque là. Je tiens ici à me corriger si j'ai donné cette impression, et juste en rester à une réaction de contradiction par rapport à l'idée reçue bien souvent comme quoi Pie XII fut complice des nazis ou indifférent. L'action du pape n'est pas remise en question par ses détracteurs - sérieux (j'exclue bien sûr les anticléricaux pathologiques). Son (quasi) silence public à partir de la guerre lui en revanche est bien l'objet de la véritable polémique. Ca me pose question aussi [mais je ne crois pour ainsi dire pas qu'une condamnation du pape eut pu avoir le moindre effet ; cf. le très intéressant article donné par Lothiriel - merci :) - : le propre des prophètes est de n'être pas écouté - il y a des exemples aujourd'hui ; en revanche il s'agirait plutôt d'une question de principe, de l'amour de la Vérité, un témoignage d'amour pour les persécutés non dans l'espoir d'en détourner les bourreaux, mais par principe, par compassion : le dire, le dénoncer, point]. Je reste néanmoins persuadé de plusieurs choses : Il est bon de dénoncer les fautes du passé, mais il est bien meilleur de dénoncer les scandales du présent. Mais dénoncer les scandales du présent ne les empêchent pas, hélas. Aussi, même s'il est bon de dénoncer les scandales du présent, il est encore meilleur d'agir pour qu'ils cessent. La haine ne cesse pas quand on la dénonce, elle cesse lorsqu'on aime. Pour empêcher les scandales du temps présent, il faut *aimer* ; car celui qui reçoit de l'amour n'a plus besoin de la haine ... J'ai entendu un avocat qui expliquait pourquoi ou comment il pouvait défendre les *personnes* responsables de crimes odieux ; il a raconté cette histoire, et peu importe sa véracité primaire : " Une bande d'enfants jouent aux cow boys et à l'indien. L'indien, c'est un petit enfant, c'est toujours le même, toujours le même qui est choisi ; il est couvert de crachats, d'insultes, et parfois même de coups, attaché. Viennent les parents ; les cow-boys s'éparpillent et les rejoignent. Une maman s'approche du petit enfant attaché au poteau. Elle le détache et lui dit, ce qu'elle lui a toujours dit : 'Mon pauvre Adolf, tu ne seras jamais bon à rien'" :( :( :( On n'arrête pas les scandales d'aujourd'hui en les dénonçant - même s'il est juste de le faire - et moins encore en dénonçant ceux du passé - même s'il est juste de le faire - mais en aimant sa famille. Tout commence là. Nulle part ailleurs.

Jérôme</small>
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