10-03-2014, 11:49
Nous n'aurons donc pas toutes les pages :/
Je recueille néanmoins et avec gratitude ce petit joyau :
Comme je l'ai écrit dans mon essai sur l'espérance dans le Conte d'Arda (que j'ai déjà passé à plusieurs d'entre vous), Christopher Tolkien explique que l'Athrabeth « couronne peut-être la réflexion de [son] père quant à la relation entre les Elfes et les Hommes » (HoMe X, 328) ; le dialogue entre Finrod et Andreth aurait pu ainsi constituer un appendice au Silmarillion (cf. HoMe X, 329). J'ajoutais que cela se serait sans doute fait un peu à la manière du « Fragment de l’histoire d’Aragorn et Arwen » pour le Seigneur des Anneaux (le « fragment » mentionné par Tolkien ci-dessus), ce récit considéré par Tolkien « comme le plus important des appendices » (Lettres, p. 336) — récit dans lequel s’opère, précisément, le même discernement de l’espérance … Les deux textes sont entièrement reliés, avec des points de contacts que je ne compte plus. Un de plus donc, et très beau.
Je recueille néanmoins et avec gratitude ce petit joyau :
[W.H. Auden] estime [le motif] Aragorn-Arwen inutile et superficiel. J'espère que le fragement de la 'saga' lui fournira un remède. Je le trouve toujours poignant : une allégorie de l'espérance nue. J'espère que toi aussi.
Lettre à Rayner Unwin, 12 mai 1955, cf. supra
Cette expression, très rare chez Tolkien, de « l'espérance nue » (naked hope), fait écho au Commentaire de l'Athrabeth (naked estel):
C'est pourquoi en dernier ressort les Elfes devaient s’en remettre à “l'estel nu” (ainsi qu’ils l’expriment) : l’attente confiante en Eru, que quoi qu’Il ait conçu au-delà de la Fin, cela serait reconnu par chaque fëa comme étant (au moins) entièrement satisfaisant.
HoMe X, p. 332
Comme je l'ai écrit dans mon essai sur l'espérance dans le Conte d'Arda (que j'ai déjà passé à plusieurs d'entre vous), Christopher Tolkien explique que l'Athrabeth « couronne peut-être la réflexion de [son] père quant à la relation entre les Elfes et les Hommes » (HoMe X, 328) ; le dialogue entre Finrod et Andreth aurait pu ainsi constituer un appendice au Silmarillion (cf. HoMe X, 329). J'ajoutais que cela se serait sans doute fait un peu à la manière du « Fragment de l’histoire d’Aragorn et Arwen » pour le Seigneur des Anneaux (le « fragment » mentionné par Tolkien ci-dessus), ce récit considéré par Tolkien « comme le plus important des appendices » (Lettres, p. 336) — récit dans lequel s’opère, précisément, le même discernement de l’espérance … Les deux textes sont entièrement reliés, avec des points de contacts que je ne compte plus. Un de plus donc, et très beau.

