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Les armes de siège
#1
Babar sur le fuseau <a href="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum4/HTML/000507.html">Premieres réactions après le visionnage de LRDR</a>: <i>Il nous faudrait un spécialiste des armements au Moyen Age</i><p>Je ne me considère pas comme un spécialiste mais plutôt comme un amateur éclairé mais je vais tout de même relevé l’invitation. Je compte notamment sur Lothiriel pour corriger certaines erreurs ou/et imprécisions.<p>Les écrits parlant des armes de siège du moyen-âge sont assez laconiques. Souvent, ils utilisent les termes génériques de "machines" ou d'"engins" ou bien inversent joyeusement les termes. Certaines armes sont spécifiques au moyen-âge et d’autres sont issues de l’antiquité. Sans parler des engins à poudre que je ne connaîs que très peu en gros, on peut établir différentes catégories :<p><b>Les engins au contact :</b><p>Le bélier : autrefois simple tronc porté à bras le corps, il s’est considérablement complexifié. Dans la seconde moitié du moyen-âge, il s’agit d’un véritable tronc d’arbre ferré à l’extrémité. Il est monté par des cordes ou des chaînes sur un bâti en bois recouvert de planches de bois vert et souvent de peaux trempées d’un mélange d’eau et de vinaigre. Le but étant évidemment que le feu ne prenne pas à l’engin. L’ensemble était monté sur roues et s’approchait des fortifications ennemis pour les abattre.<p>Sensiblement dans la même veine, nous avons le chat. Pour faire simple c’est le bâti du bélier mais sans le tronc. Il était poussé jusqu’au bord des fortifications et protégeait les sapeurs qui entreprenaient la destruction des remparts.<p>Le beffroi : la haute tout d’assaut de plusieurs étages qui permettent aux assiégeants d’attaquer les remparts par le haut. Il était l’apanage des grands car il coûtait extrêmement cher.<p><b>Les engins à projectiles :</b><p>La catapulte ou baliste ou pierrière: c’est ce qu’utilise l’armée du Mordor contre Minas Tirith. Une grosse pièce de bois dont l’extrémité forme une cuillère est reliée par des cordes à un grand arc en acier. Quand on abaisse le bras au moyen d’un treuil, l’arc se tend. On place un boulet de pierre, un vase de naphte ou bien les têtes des adversaires dans la cuillère et on relâche le tout.<p>La baliste ou arbalète à tour : comme le suggère la seconde appellation, il s’agit d’une grande arbalète capable d’envoyer des projectiles en forme de flèche de plusieurs mètres de long. Effet garanti contre une armée qui avance en rangs serrés. Il était possible d’utilisé des traits métalliques chauffés au rouge ;-)<p>La pierrière : petit engin de jet actionné par la force humaine. Il s’agit d’un long bras de bois fixé par un axe à un chassis stable. D’un côté se trouve une sorte de sac dans lequel on glisse une pierre et de l’autre un astucieux jeu de cordes qui va démultiplier l’effort des hommes maniant l’engin au moment du tir. A noter que c’est le projectile d’une pierrière maniée par des femmes qui tua Simon de Montfort lors du siège de Toulouse au cours de la croisade dite des albigeois.<p>Le couillard : la gamme légèrement au dessus. Cette fois, en lieu et place du jeu des poulies se trouvent 2 contrepoids articulés de part et d’autre de la perche. Quiconque imagine ou voit l’ensemble perche et contrepoids comprend immédiatement le pourquoi de ce nom. L’engin est armé par un treuil.<p>Le trébuchet : les choses sérieuses commencent. Pour idée, la pierrière peut envoyer des projectiles de quelques kilogrammes. Le trébuchet avec son contrepoids articulé de plusieurs tonnes et sa perche d’une dizaine de mètres atteint le quintal et a une portée de 200 mètres.<p>Le mangonneau : le contrepoids n’est pas articulé et est contiguë à la perche. Son tir est plus précis que celui du trébuchet pour des performances légèrement supérieures.<p>Le trébuchet et le mangonneau étaient des armes extrêmement complexes à mettre en œuvre et très coûteuses (les ingénieurs qui savaient les concevoir et les fabriquer étaient rares et comme tout ce qui est rare est cher…). Ils étaient fabriqués sur place car trop volumineux à transporter. Enfin, et pour se donner une idée de leur efficacité, certains sièges se sont soldés par une reddition de la place à la seule vue d’un trébuchet ou d’un mangonneau en état de marche construit pour le siège.<p>Il y en a d'autres mais ce sont là les principales, du moins à ma connaissance ;-)<p>Elwe, sur le même fuseau: <i>Ils font des tonneaux ronds, vive les bretons</i><p>A noter également le tonnelon : ce n’est ni plus ni moins qu’un tonneau articulé sur une longue perche que l’on élevait à proximité des remparts. A l’intérieur se trouvait un archer qui disposait d’une position dominante pour tirer ses flèches ;-)<p>Vinch'<p>
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