08-01-2004, 15:51
Babar sur le fuseau <a href="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum4/HTML/000507.html">Premieres réactions après le visionnage de LRDR</a>: <i>Il nous faudrait un spécialiste des armements au Moyen Age</i><p>Je ne me considère pas comme un spécialiste mais plutôt comme un amateur éclairé mais je vais tout de même relevé linvitation. Je compte notamment sur Lothiriel pour corriger certaines erreurs ou/et imprécisions.<p>Les écrits parlant des armes de siège du moyen-âge sont assez laconiques. Souvent, ils utilisent les termes génériques de "machines" ou d'"engins" ou bien inversent joyeusement les termes. Certaines armes sont spécifiques au moyen-âge et dautres sont issues de lantiquité. Sans parler des engins à poudre que je ne connaîs que très peu en gros, on peut établir différentes catégories :<p><b>Les engins au contact :</b><p>Le bélier : autrefois simple tronc porté à bras le corps, il sest considérablement complexifié. Dans la seconde moitié du moyen-âge, il sagit dun véritable tronc darbre ferré à lextrémité. Il est monté par des cordes ou des chaînes sur un bâti en bois recouvert de planches de bois vert et souvent de peaux trempées dun mélange deau et de vinaigre. Le but étant évidemment que le feu ne prenne pas à lengin. Lensemble était monté sur roues et sapprochait des fortifications ennemis pour les abattre.<p>Sensiblement dans la même veine, nous avons le chat. Pour faire simple cest le bâti du bélier mais sans le tronc. Il était poussé jusquau bord des fortifications et protégeait les sapeurs qui entreprenaient la destruction des remparts.<p>Le beffroi : la haute tout dassaut de plusieurs étages qui permettent aux assiégeants dattaquer les remparts par le haut. Il était lapanage des grands car il coûtait extrêmement cher.<p><b>Les engins à projectiles :</b><p>La catapulte ou baliste ou pierrière: cest ce quutilise larmée du Mordor contre Minas Tirith. Une grosse pièce de bois dont lextrémité forme une cuillère est reliée par des cordes à un grand arc en acier. Quand on abaisse le bras au moyen dun treuil, larc se tend. On place un boulet de pierre, un vase de naphte ou bien les têtes des adversaires dans la cuillère et on relâche le tout.<p>La baliste ou arbalète à tour : comme le suggère la seconde appellation, il sagit dune grande arbalète capable denvoyer des projectiles en forme de flèche de plusieurs mètres de long. Effet garanti contre une armée qui avance en rangs serrés. Il était possible dutilisé des traits métalliques chauffés au rouge ;-)<p>La pierrière : petit engin de jet actionné par la force humaine. Il sagit dun long bras de bois fixé par un axe à un chassis stable. Dun côté se trouve une sorte de sac dans lequel on glisse une pierre et de lautre un astucieux jeu de cordes qui va démultiplier leffort des hommes maniant lengin au moment du tir. A noter que cest le projectile dune pierrière maniée par des femmes qui tua Simon de Montfort lors du siège de Toulouse au cours de la croisade dite des albigeois.<p>Le couillard : la gamme légèrement au dessus. Cette fois, en lieu et place du jeu des poulies se trouvent 2 contrepoids articulés de part et dautre de la perche. Quiconque imagine ou voit lensemble perche et contrepoids comprend immédiatement le pourquoi de ce nom. Lengin est armé par un treuil.<p>Le trébuchet : les choses sérieuses commencent. Pour idée, la pierrière peut envoyer des projectiles de quelques kilogrammes. Le trébuchet avec son contrepoids articulé de plusieurs tonnes et sa perche dune dizaine de mètres atteint le quintal et a une portée de 200 mètres.<p>Le mangonneau : le contrepoids nest pas articulé et est contiguë à la perche. Son tir est plus précis que celui du trébuchet pour des performances légèrement supérieures.<p>Le trébuchet et le mangonneau étaient des armes extrêmement complexes à mettre en uvre et très coûteuses (les ingénieurs qui savaient les concevoir et les fabriquer étaient rares et comme tout ce qui est rare est cher
). Ils étaient fabriqués sur place car trop volumineux à transporter. Enfin, et pour se donner une idée de leur efficacité, certains sièges se sont soldés par une reddition de la place à la seule vue dun trébuchet ou dun mangonneau en état de marche construit pour le siège.<p>Il y en a d'autres mais ce sont là les principales, du moins à ma connaissance ;-)<p>Elwe, sur le même fuseau: <i>Ils font des tonneaux ronds, vive les bretons</i><p>A noter également le tonnelon : ce nest ni plus ni moins quun tonneau articulé sur une longue perche que lon élevait à proximité des remparts. A lintérieur se trouvait un archer qui disposait dune position dominante pour tirer ses flèches ;-)<p>Vinch'<p>

