06-04-2004, 22:38
D'accord avec Anardaiel (et les autres) pour le sauvetage de l'enseignement des langues classiques, mais d'accord aussi avec Semito pour la promotion de l'enseignement des langues vivantes étrangères.<p>Quant aux langues régionales menacées de disparition, ce problème n'est pas uniquement européen, il y a actuellement de par le monde plusieurs centaines de langues qui ne sont plus parlées que par quelques rares (et vieux) locuteurs. Seuls quelques ethnologues et linguistes motivés essaient encore d'effectuer un travail de sauvetage et d'enregistrement de ces derniers témoignages avant leur disparition définitive. D'autres, par contre, ont connu un revival aux cours des deux dernières décennies, et sont enseignées dès l'école primaire. Mais c'est un phénomène exclusivement local, régional. Vous n'imaginez tout de même pas qu'on puisse inscrire LA TOTALITE des langues parlées aujourd'hui ou autrefois dans le monde, dans un cursus scolaire classique!!! <p>En fait, c'est un peu une base de culture générale qui manque à l'enseignement. Il est de plus en plus axé sur le pratique, l'immédiatement rentable sur le marché de l'emploi, et de moins en moins sur le développement de l'intérêt et de la curiosité de l'enfant pour l'acquisition de connaissances variées, dans des domaines divers. Et pire que tout, on insiste surtout sur la performance, l'individualisme et la compétitivité : mortel à cet âge là! On voudrait démolir à vie les trois quarts de nos gosses qu'on n'agirait pas autrement (non! mais là, désolée, ça me révolte et me débecte! vraiment!)<p>Houm! Bien : reprenons. C'est sûr que ce n'est ni utile ni intéressant pour TOUT LE MONDE de connaître le latin et le grec, pas plus que l'allemand ou le japonais! L'idéal serait de pouvoir offrir aux gosses un large éventail de possibilités en option.<p>Mais là on se heurte à une autre série de problèmes.<p>D'abord le manque de moyens. Il faudrait créer des classes, payer des profs, tout çà pour peut-être deux ou trois élèves? Qui et comment, va payer tout ça?<br>Ensuite la lourdeur du programme de base. Rajouter encore des cours supplémentaires, bourrer la tête des pauvres minots qui à cet âge là ont l'envie et le droit de passer leur après-midi à autre chose qu'à étudier ad nauseam!<br>Enfin le jeune âge de pôv' minots eux-mêmes : illusoire de leur demander à douze ans s'ils préfèrent en option un cours de langue (ni quelle langue) ou de géo. <p>M'enfin bon. je ne suis ni enseignante, ni spécialiste dans le domaine de l'éducation. Ce qui précède n'est rien d'autre qu'une réflexion personnelle. Il y a certainement par ici des profs (ou des fonctionnaires de l'Education nationale ;-P) qui peuvent discourir là-dessus bien plus pertinnemment que moi. <p>Juste encore un p'tit mot : ce que j'ai appris de plus utile, de plus intéressant, et avec le plus de plaisir, je l'ai fait de ma propre initiative, et hors de l'école. (et toc!) :-))) (Mais bon : faut dire aussi que j'ai eu l'immense et merveilleuse baraka de connaître quelques vieilles gens, dans ma famille, qui m'ont donné le goût d'apprendre!)

