01-09-2004, 15:15
À l' heure ( approximative ) où d' aucuns ingurgitaient, machoires douleureuses et sueur au front, d' improbables imitations d' aliments transalpins, dans les miasmes délétères d' une quelconque gargotte prolétarienne, j' observais, en lisière d' une parcelle de pins de la forêt d' Orléans, tétanisé par la beauté tranquille de l' événement, deux biches timides, et leur progéniture tachetée, venues cueillir quelques brassées de fines graminées....Si proches qu' il me semblait, manquant de tact et étendant le bras, pouvoir caresser leur flanc ! Le vent, complice et donc protecteur, me permit une éternité de cinq belles et bonnes minutes avant que, traversant le chemin, elles ne disparaissent dans une pinède jumelle....Il y eut, plus tard, trois sangliers grognons qui, s' obstinant à emprunter la même piste forestière, nous forcèrent à une contemplation crépusculaire qui dura, là aussi, un trop court infini !<br>Et, pour clore cette triste soirée, l' envol d' une Hulotte trop tard remarquée...!<br>Quand je pense que j' aurais pu, resté parisien, savoir si, oui ou non, le Balrog avait des ailes...Avouez que c' est pas de chance, non ?!<br>TB

