27-07-2003, 14:27
Vu le secteur, on doit pouvoir briser la réserve de sagesse à laquelle le Dragon a justement fait référence.<br>Pour éviter toute interférence de caractère, je me contenterai de répondre (ou d'essayer) à des questions (ou affirmations) posées.<br>(<small>Il aurait sans doute été sage de me créer un autre pseudo pour être lu, dans ce cas précis, avec moins de parti pri... que pensez-vous de cette pratique ??</small>)<p>>><i>"Mais c'est quoi une question documente ??"</i><p>Selon moi, il s'agit d'une question qui nous permet d'utiliser des textes pour chercher une réponse, une question qui repose sur une présence (de quelque chose) et non sur une absence.<br>Exemple:<br>- Pourquoi les personnages n'ont-ils pas de vie sexuelle ?<br>- Pourquoi Tolkien ne mentionne-t-il jamais que les Istari vont aux toilettes ?<br>- Comment se fait-il qu'il n'est nulle part précisé que les Hobbit ont une dentition identique à celle des hommes ?<br>- Ne peut-on pas interpréter l'absence de mouches ou de rats dans les villages à caractère médiévaux de l'aventure ?<p>Ce sont des questions non <b>documentables</b>, je pense que c'est ce qui était signifié par le terme question non documentées.<br>Ces question sont également non-documentées dans le sens où avant de poser une éventuelle interprétation, on peut se poser (légitimement cette fois) une question de recherche:<p>- Y a-t-il mention quelque part d'une vie sexuelle pour un des personnages ? (réponse : oui !)<br>- N'est-il vraiment jamais fait mention de besoins pressants pour certains des Istari ? (réponse: non !)<br>- A-t-on des éléments concernant la dentition hobbite ? (réponse: pas que je sache)<br>- Est-il fait une fois ou l'autre mention de mouche ou de rats dans les villages traversés par les héros ? (réponse: des mouches dans une certaine forêt, pas ailleurs que je sache)<p>J'espère que vous cernez immédiatement l'énorme différence entre ces questions. Même si elles sont tout à fait initéressantes, elles sont documentables. On y répond, document à l'appui, et c'est réglé !<br>Sur la question sur la crue de la Bruinen par exemple, nous nous appuyons sur les documents, quitte ensuite à formuler des hypothèses farfelues... nous pouvons juger ou non de leur accord ou on avec ce que nous donnent les textes.<p>Autre question légitime sur une <b>absence</b>: celles que Tolkien a lui-même relevé: Par exemple <br>- l'absence de "toute" référence aux chats de la reine Bérutiel, que Tolkien relève lui-même. <br>On peut dès lors en discuter, pusiqu'un texte étudiable nous parle déjà de cette absence, et nous donne des éléments pour l'interpréter.<br>Si la question devient: <br>- Tolkien a-t-il quelque chose contre les chats ?<br>La question est là aussi documentable (oui, non, on en sait rien, et la réponse est (semble-t-il: non )<br>Mais si la question était posée ainsi:<br>- Tolkien ne parle pas de chat, comment l'interpréter ?<br>elle serait mal posée. (Elle le fut pourtant en ces termes, mais les autres membres ont vite réussi à la reformuler correctement, pour répondre donc autre chose que ce qui était attendu).<p><br>Bon, je pourrais multiplier les exemples, mais je pense que n'importe quelle personne faisant travailler son intelligence a déjà compris (même s'il n'est pas d'accord) ce que je cherche à expliquer.<p><br>Je ferai ensuite un autre commentaire.<p>>><i>"Plus specifiquement vu le nombre de roman d'amour, on peut admettre que ;a sexualite prend une grande place dans grand nombre de livre</i><p>Le terme de sexualité recouvre plusieurs sens, et certains aiment bien jouer sur ce plurisémantisme, on dirait.<br>Le sexualité/libido n'est pas la sexualité/acte qui n'est pas non plus la sexualité/différence homme-femme, ni d'abord l'origine de l'attirance hô/fê (non pas qu'elle ne soit pas présente).<br>Mais on parler, surtout dans les romans, d'amour sans avoir à passer par les concepts freudiens de libido (qui d'ailleurs recouvrent d'autres réalités que la seule sexualité !!!!!!!), sans avoir à penser: sexe !<br>La littérature permet ce contournement, sans qu'il s'agisse ni de puritanisme, ni de foi, ni de "bah, c'est sale !!".<br>On peut tout simplement désirer, par le moyen de la littérature, parler d'amour, qui est un sujet inépuisable, en en conservant que le substrat le plus magnifique, et le plus susceptible d'émouvoir un tiers. Le reste est l'affaire du couple, aussi magnifique cela soit-il, et, sauf dans une littérature moderne qui se prétend libérée, n'est pas l'affaire d'un tiers voyeur.<p><br>Je crois que c'est tout, <br>en espérant n'avoir agressé personne dans mon mot, (surtout pas les plus susceptibles) !<p>Xavier<br>

