En lisant ton très chouette post, shu..., je me suis cru transporté un instant dans un roman de Jack Vance, chez qui abondent les dialogues formalistes où la flatterie le dispute à l'ironie. 
Je suis confus de répondre succintement à ta longue et riche intervention, mais je me suis forgé avec les années une conviction sur les films de Jackson, que je n'ai plus trop envie d'éprouver dans le feu des discussions. Ce qui fait, qu'effectivement, je sois passé au travers des failles d'Internet sur ce sujet là. Par ailleurs, Genette ou pas, je crois qu'il existe des canons esthétiques propres au cinéma (sur la composition des plans, le découpage, le montage, etc.) établis par les oeuvres des cinéastes classiques (canons portés par des milliers de films depuis le début du 20e siècle et une longue historiographie critique). J'ai été éduqué au cinéma en voyant d'abord ces oeuvres classiques, à la Dernière Séance ou ailleurs. Jackson, qui vient du cinéma d'horreur indépendant (d'où son goût si peu tolkienien pour les monstres, la violence et le gore), a une conception de la mise en scène qui va souvent à rebours de ces canons classiques. Cela fait le bonheur de certains - pas le mien. J'ai aussi lu Tolkien avant de voir Jackson - ce qui explique là aussi bien des choses, de même qu'explique aussi bien des choses le fait que tu aies pour ta part découvert Jackson avant Tolkien (car je ne nie pas non plus l'importance de l'histoire personnelle et du sentimentalisme de chacun dans ces affaires-là). Je n'arrive plus à voir les films de Jackson en DVD aujourd'hui. Mais je suis très heureux qu'ils t'aient enchanté et qu'ils aient permis à beaucoup de gens de découvrir Tolkien.
Silmo,
Alien de Scott, c'est fabuleux.
Avatar, malgré tout ce que l'on peut reprocher au film (acteur principal très peu expressif effectivement, scénario très classique - quoique cohérent et équilibré), me parait nettement supérieur à Pacific Rim et pas seulement en matière de mise en scène (au début de Pacific Rim, pendant ce prologue où tout le potentiel de découverte et d'émerveillement du film est anéanti d'un trait de plume (alors que la découverte des monstres ou l'avènements des robots avait un potentiel cinématographique énorme), je me suis demandé ce qui était passé par la tête des scénaristes et pourquoi ils avaient l'air d'imaginer que Pacific Rim était la suite d'un premier film qu'ils résumaient à vitesse grand V pour les non-initiés)

Je suis confus de répondre succintement à ta longue et riche intervention, mais je me suis forgé avec les années une conviction sur les films de Jackson, que je n'ai plus trop envie d'éprouver dans le feu des discussions. Ce qui fait, qu'effectivement, je sois passé au travers des failles d'Internet sur ce sujet là. Par ailleurs, Genette ou pas, je crois qu'il existe des canons esthétiques propres au cinéma (sur la composition des plans, le découpage, le montage, etc.) établis par les oeuvres des cinéastes classiques (canons portés par des milliers de films depuis le début du 20e siècle et une longue historiographie critique). J'ai été éduqué au cinéma en voyant d'abord ces oeuvres classiques, à la Dernière Séance ou ailleurs. Jackson, qui vient du cinéma d'horreur indépendant (d'où son goût si peu tolkienien pour les monstres, la violence et le gore), a une conception de la mise en scène qui va souvent à rebours de ces canons classiques. Cela fait le bonheur de certains - pas le mien. J'ai aussi lu Tolkien avant de voir Jackson - ce qui explique là aussi bien des choses, de même qu'explique aussi bien des choses le fait que tu aies pour ta part découvert Jackson avant Tolkien (car je ne nie pas non plus l'importance de l'histoire personnelle et du sentimentalisme de chacun dans ces affaires-là). Je n'arrive plus à voir les films de Jackson en DVD aujourd'hui. Mais je suis très heureux qu'ils t'aient enchanté et qu'ils aient permis à beaucoup de gens de découvrir Tolkien.
Silmo,
Alien de Scott, c'est fabuleux.
Avatar, malgré tout ce que l'on peut reprocher au film (acteur principal très peu expressif effectivement, scénario très classique - quoique cohérent et équilibré), me parait nettement supérieur à Pacific Rim et pas seulement en matière de mise en scène (au début de Pacific Rim, pendant ce prologue où tout le potentiel de découverte et d'émerveillement du film est anéanti d'un trait de plume (alors que la découverte des monstres ou l'avènements des robots avait un potentiel cinématographique énorme), je me suis demandé ce qui était passé par la tête des scénaristes et pourquoi ils avaient l'air d'imaginer que Pacific Rim était la suite d'un premier film qu'ils résumaient à vitesse grand V pour les non-initiés)

