06-01-2014, 16:42
Bonjour,
Après avoir visionné La désolation de Smaug, j'ai ressenti le besoin de relire le bouquin, dans la nouvelle traduction tant qu'à faire, et puisque j'y étais, j'ai pris quelques notes au fil de ma lecture. Bon, comme toujours, j'en écris pas mal dans les premiers chapitres, puis je me laisse prendre au jeu et je laisse un peu tomber... Bref, voici ce que j'ai remarqué (je parle bien de la version annotée).
Ce qui m'a sauté aux yeux en premier, c'est que la mise en page n'est vraiment pas intuitive car les illustrations et même certaines notes débordent souvent des marges pour envahir le milieu de page où est censé se trouver le texte principal : quand on tourne une page, il faut donc régulièrement chercher le texte des yeux, et je trouve que ça nuit au confort de lecture. Prenez par exemple la page 56-57 : vous terminez la page de gauche, et à l'endroit où vous vous attendez à trouver la suite de votre phrase il y a une illustration, elle-même suivie de 19 lignes de légende, en-dessous desquelles on trouve neuf malheureuses lignes du récit! Sur cette page 57, les "annotations" prennent donc quatre fois plus de place que le roman... rien que dans la partie centrale, car c'est sans tenir compte de la marge! Autre exemple, la suite de la page 69 se trouve à la page 71, la page 70 étant entièrement remplie par du paratexte. C'est gênant, car pendant une demi-seconde, on perd le fil du récit.
Dans la même veine, il est parfois délicat (pas difficile, hein, mais un peu pénible) de retrouver une note. Prenez par exemple la p.388 : à cause de la longueur des annotations précédentes, la note 4 se situe non sur la page même, mais à la p.392.
Bref, bien que je comprenne l'originalité du projet, car c'est un format somme toute sympa de prime abord, son intérêt par rapport à une structure classique (du type : tout un chapitre suivi de l'entièreté des notes qui y correspondent) me laisse franchement dubitatif.
Ceci dit, passons aux coquilles et à quelques interrogations personnelles. Je précise que je n'ai pas lu la version originale, ce qui peut expliquer certaines perplexités.
- p.50 : "vous verrez s'il a gagné quelque chose à la fin du compte". Cette tournure me surprend un peu : elle m'a l'air à mi-chemin entre "en fin de compte" et "à la fin du conte". Suis-je le seul à ne l'avoir jamais lue ou entendue?
- p.57 : il est question d'un "Carnet de rendez-vous" (avec une majuscule à "Carnet") : une bonne âme pourrait-elle me donner le terme employé par Tolkien? Parce que moi, j'ai traduit spontanément par "agenda". :p
- p.69 : Gloin parle du dragon et de "tous ses congénères" : là, je ne suis pas! Le nain craint-il que Smaug ait fondé une famille ou invité des amis? C'est la seule fois de tout le roman que la possibilité qu'il y ait plusieurs dragons dans la Montagne est évoquée, ce qui me laisse sceptique. Ou alors, il s'agit juste d'une plaisanterie sur le fait que Bilbo crie tellement fort qu'il réveillerait tous les dragons de la Terre du Milieu...
- p.73 : dans la lignée de la remarque précédente, Thorin parle de "la Lande Desséchée où les grands dragons se multiplient". Se multiplient, quand même! Sommes-nous censés comprendre que les dragons sont encore nombreux et qu'ils se reproduisent joyeusement en plein air? Encore une fois, ça me semble incompatible avec tout ce qu'impliquent les discussions ultérieures (et l'Annexe A).
- p.76 : une pure question de background : la famille de Thorin "fut chassée de ses terres dans le Nord lointain" avant de s'installer sous la fameuse Montagne. Ma question : chassée par qui? Par des orques?
- p.343 : "des ombres furtives qui fuyaient parmi les courants d'air à l'approche [de] leurs torches papillonnantes" : manque un "de".
- p.437, note 5 : "se trouve une une note au crayon" : répétition de "une".
Après avoir visionné La désolation de Smaug, j'ai ressenti le besoin de relire le bouquin, dans la nouvelle traduction tant qu'à faire, et puisque j'y étais, j'ai pris quelques notes au fil de ma lecture. Bon, comme toujours, j'en écris pas mal dans les premiers chapitres, puis je me laisse prendre au jeu et je laisse un peu tomber... Bref, voici ce que j'ai remarqué (je parle bien de la version annotée).
Ce qui m'a sauté aux yeux en premier, c'est que la mise en page n'est vraiment pas intuitive car les illustrations et même certaines notes débordent souvent des marges pour envahir le milieu de page où est censé se trouver le texte principal : quand on tourne une page, il faut donc régulièrement chercher le texte des yeux, et je trouve que ça nuit au confort de lecture. Prenez par exemple la page 56-57 : vous terminez la page de gauche, et à l'endroit où vous vous attendez à trouver la suite de votre phrase il y a une illustration, elle-même suivie de 19 lignes de légende, en-dessous desquelles on trouve neuf malheureuses lignes du récit! Sur cette page 57, les "annotations" prennent donc quatre fois plus de place que le roman... rien que dans la partie centrale, car c'est sans tenir compte de la marge! Autre exemple, la suite de la page 69 se trouve à la page 71, la page 70 étant entièrement remplie par du paratexte. C'est gênant, car pendant une demi-seconde, on perd le fil du récit.
Dans la même veine, il est parfois délicat (pas difficile, hein, mais un peu pénible) de retrouver une note. Prenez par exemple la p.388 : à cause de la longueur des annotations précédentes, la note 4 se situe non sur la page même, mais à la p.392.
Bref, bien que je comprenne l'originalité du projet, car c'est un format somme toute sympa de prime abord, son intérêt par rapport à une structure classique (du type : tout un chapitre suivi de l'entièreté des notes qui y correspondent) me laisse franchement dubitatif.
Ceci dit, passons aux coquilles et à quelques interrogations personnelles. Je précise que je n'ai pas lu la version originale, ce qui peut expliquer certaines perplexités.
- p.50 : "vous verrez s'il a gagné quelque chose à la fin du compte". Cette tournure me surprend un peu : elle m'a l'air à mi-chemin entre "en fin de compte" et "à la fin du conte". Suis-je le seul à ne l'avoir jamais lue ou entendue?
- p.57 : il est question d'un "Carnet de rendez-vous" (avec une majuscule à "Carnet") : une bonne âme pourrait-elle me donner le terme employé par Tolkien? Parce que moi, j'ai traduit spontanément par "agenda". :p
- p.69 : Gloin parle du dragon et de "tous ses congénères" : là, je ne suis pas! Le nain craint-il que Smaug ait fondé une famille ou invité des amis? C'est la seule fois de tout le roman que la possibilité qu'il y ait plusieurs dragons dans la Montagne est évoquée, ce qui me laisse sceptique. Ou alors, il s'agit juste d'une plaisanterie sur le fait que Bilbo crie tellement fort qu'il réveillerait tous les dragons de la Terre du Milieu...
- p.73 : dans la lignée de la remarque précédente, Thorin parle de "la Lande Desséchée où les grands dragons se multiplient". Se multiplient, quand même! Sommes-nous censés comprendre que les dragons sont encore nombreux et qu'ils se reproduisent joyeusement en plein air? Encore une fois, ça me semble incompatible avec tout ce qu'impliquent les discussions ultérieures (et l'Annexe A).
- p.76 : une pure question de background : la famille de Thorin "fut chassée de ses terres dans le Nord lointain" avant de s'installer sous la fameuse Montagne. Ma question : chassée par qui? Par des orques?
- p.343 : "des ombres furtives qui fuyaient parmi les courants d'air à l'approche [de] leurs torches papillonnantes" : manque un "de".
- p.437, note 5 : "se trouve une une note au crayon" : répétition de "une".
Cédric Wrote:J'évoquais la version eBook de cette nouvelle traduction. Je signale donc une coquille :En effet, p.159!
- Chapitre V, "Enigmes dans le noir"
- on lit "[...] Gollum, qui avançait toujours à vivre allure [...]"
Je n'ai pas encore la version papier mais j'imagine que c'est la même chose

