29-11-2005, 18:05
mais de quelle auberge tu parles, Lambertine ? (0_°)<p>Quant à conserver dans l'alcool.... qui dit alcool fort dit alambic, qui dit alambic dit arabe, qui dit arabe dit qu'au moins une bonne partie du moyen âge ne pouvait pas être concernée par l'alcool fort.<p>J'ai un compte-rendu de séance d'un prof de fac qui parle de l'évolution des habitudes alimentaires moi... je vais voir s'il parle de conserves de fruits. Mais une chose est claire : les hommes du moyen âge mangeaient relativement peu de fruits frais, ils les mangeaient plus volontiers secs, cuits ou transformés (les riches, einh, les pauvres mangeaient des fruits limite sur l'arbre).<br>Les fruits "nobles" poussaient en hauteur, de même que les viandes nobles étaient celles des oiseaux. Les riches mangeaient par exemple moins de porc que les pauvres, pas parce qu'ils n'aimaient pas ça, mais parce que eux pouvaient manger des oies, des hérons, des paons etc.<br>Les fruits, c'était idem, dans certaines régions, les melons étaient particulièrement mal considérés, parce que poussant au ras du sol. On leur préférait le raisin, les pommes, les cerises.<p>J'ai pas gardé le texte de séance du prof d'histoire sur la nourriture.... bouhouhou<br>Mais j'ai un PDF très intéressant sur l'histoire de l'alimentation en europe, avec les influences orientales, notamment sur les fruits, bonbons, confitures, enfin produits sucrés.<br>Il y a notamment quelque chose qu'on appellerait de la confiture de roses non cuite. Ils appellent ça le "sucre rosat" et la recette est d'un certain Bayan. Je vous la retranscris en substance : <i>prendre des pétales de roses blanches et rouges, les mettre au soleil pour qu'elles rendent leur trop-plein d'humidité, puis les piler au mortier et les saupoudrer de sucre, trois fois leur poids. Verser le tout dans un bocal en verre fermé par du parchemin et laisser au soleil trois mois.</i><p>Franchement je me demande comment ça faisait pour ne pas moisir... Ils faisaient aussi confire des violettes; et le sorientaux (qui avaient des fruits variés, eux) faisaient des préparations sucrées de pêches, de prunes et de citron. En Europe, on n'avait pas ces fruits, ou seulement en import.<br>Le sucre serait arrivé en masse au XV° en France, avant, il était plutôt confidentiel. Mais on le trouve dans le Mesnagier, qui date du XIV°, si je en m'abuse, par exemple dans le "blanc manger" : recette à base d'amandes et de poulet qu'on sucre largement et qu'on décore avec des pépins de grenade.<p>Le sucre est considéré à la fois comme une épice et comme un médicament : on en donne aux malades (quand on est riche, s'entend).<p>Bon, en bref j'envoie le pdf à qui me le demande.<br>

