05-12-2005, 13:47
Merci Sosryko de nous faire découvrir cet auteur et pour ces belles et grandes paroles.<p>Méhapito, ton texte est très beau, et je crois que tu as raison de résoudre ainsi l'amitié et cet exemple de donner sa vie que je proposais dans une caractéristique plus globale qui est celle du don, tout court. L'ami est effectivement celui qui se donne, et nous n'avons pas tous la même chose à offrir. Par contre je maintiens (après réflexion) que l'amitié vraie dure la vie entière (et c'est loin d'être une éternité); ce qui ne veut pas dire que les amis vont se fréquenter toute une vie, mais que cete amitié va perdurer malgré tout, pourvu qu'elle soit entretenue comme le signale Pétrarque. <br>Mais on pourrait parler de cette amitié vraie que l'on perd par négligence, de ce trésor trouvé et que l'on ne peut conserver si on le fait passer après d'autres "nécessités".
<small>@ Rebecca: j'avais tourné deux fois ma langue dans ma bouche avant de taper cette phrase (la modifiant sans trouver la bonne formulation), j'aurai donc dû la tourner 7 fois entières :
Mais ce thème n'est pas le principe de l'amitié, je le répète. Je trouve l'intervention de Mehapito tout à fait juste : c'est le don qui est au principe de l'amitié, à quoi j'ajouterai la confiance <small>(en l'homme, pas forcément en ses aptitudes, si j'ai confiance dans les aptitudes de médecin de mon docteur, ce n'est pas pour autant que c'est un ami ; réciproquement, je peux avoir confiance dans un ami sans pour autant lui faire confiance pour telle tâche que je sais qu'il ne pourra mener à bien)</small>.
Le <b>don</b> <small>(et l'internet ne joue pas le jeu du don)</small>, la <b>confiance</b> <small>(ce qui fait le plus souffir quand un ami la brise)</small>, et l'<b>attention</b>, comme le décrivait Kendra. Voilà ce qui fait l'amitié je crois bien. A quoi j'ajoute la durée, quoique nous ne soyons pas d'accord sur ce point. Mais peut-être bien la durée dépend-t-elle non de la sincérité de l'amitié mais des efforts que l'on veut bien faire pour qu'elle dure. Mais qui vient le premier ? Les efforts qui rendent l'amitié durable, ou la vraie amitié qui rend ces efforts naturels ?
<small>@ Rebecca: j'avais tourné deux fois ma langue dans ma bouche avant de taper cette phrase (la modifiant sans trouver la bonne formulation), j'aurai donc dû la tourner 7 fois entières :
Quote:J'ai depuis longtemps découvert que les hommes et les femmes n'avaient pas le même rapport à la vie (je parle de leur vie, les femmes y étant plus attachée que les hommes, pour des raisons que j'estime de l'ordre de la maternité inhérente).Evidemment, lire que les femmes sont plus attachées à leur vie que les hommes est offensant, et ce n'était pas le sens de ma phrase, qui voulait dire que les femmes étaient plus attachée à la vie en général, mais je voulais préciser la portée actuellement restreinte de mon sujet (je parlais de la vie de l'acteur), ne voulant pas donner lieu à d'autres débats... Je n'avais pas vu que ma phrase pouvait être ainsi interprétée.<p>Je suis évidemment entièrement d'accord toi, avec vous (lambertine), et d'autres de mes interventions sur la question en d'autres sujets auraient dû vous prouver que je suis parfaitement en phase avec ce que vous dites. J'ai toujours considéré que la grandeur de la femme n'était pas dans les combats qu'elle menait (je ne trouve rien de pire qu'une femme armée dans un récit !!), mais bien dans l'attachement à la vie qu'elle manifeste.<br>Mes paroles signifiaient donc tout le contraire de ce que vous y avez lu : je glorifie la femme qui protège la vie, et je condamnai l'homme (dont moi) qui lui porte moins d'intérêt, et qui pour cela est capable de se jeter dans des flammes pour vouloir sauver quelqu'un (et pour y périr à deux !!).<br>Oui, j'ai remarqué que les hommes (les mâles) avaient moins d'attachement à la vie que les femmes (c'est une généralisation, heureusement qu'il y a des exceptions), et que c'est entre autre pourquoi on les retrouve plus facilement dans des sports extrêmes où ils vont risquer leur vie en permanence, parce qu'ils veulent vraiment la risquer, et qu'ils sont prêts à la perdre en échange d'un peu d'éclate !! Pour une femme, je crois que c'est une chose absolument incompréhensible. Qu'on puisse échanger sa vie contre un peu d'adrénaline !<br>Oui, les femmes ont un plus grand respect de la vie, et de leur propre vie.<p>Tu trouve impressionnant, Rebecca, que je sois ou plutôt que je prétende être capable de plonger dans des flammes pour sauver un ami. Moi, ça ne m'impressionne pas du tout (parce que je l'ai fait, et par pour un ami, juste pour vérifier que personne, qu'aucun enfant n'était abandonné dans le quartier en feu qui brûlait). Ca ne m'imrpessionne pas parce que ce n'était pas très malin ! J'ai risqué ma vie de manière tout à fait inconséquente. Je voulais faire quelque chose de bien, sauver quelqu'un au cas où, mais ce n'était pas réfléchi et pas intelligent. J'ai risqué ma vie parce que l'exaltation de jouer au héros était plus forte que l'amour de cette même vie. Il a fallut qu'un compteur électrique explose à côté de moi pour que je me réveille et comprenne que ce n'était peut-être pas ma place (en même temps, quand j'ai entendu de fausses informations comme quoi des bébés oubliés seraient morts dans les flammes, je m'en suis voulu d'être parti trop tôt. Heureusement les infos étaient fausses.)<br>Mais ce n'est pas mon cas que je généralise. J'avais déjà découvert que <b>les hommes globalement avaient davantage cette sorte de mépris pour la mort</b>, voire cette provocation, et je l'ai encore vérifié plus tard, tandis qu'elle est heureusement globalement absente chez les femmes (il y a hélas des exceptions).</small>
Mais ce thème n'est pas le principe de l'amitié, je le répète. Je trouve l'intervention de Mehapito tout à fait juste : c'est le don qui est au principe de l'amitié, à quoi j'ajouterai la confiance <small>(en l'homme, pas forcément en ses aptitudes, si j'ai confiance dans les aptitudes de médecin de mon docteur, ce n'est pas pour autant que c'est un ami ; réciproquement, je peux avoir confiance dans un ami sans pour autant lui faire confiance pour telle tâche que je sais qu'il ne pourra mener à bien)</small>.
Le <b>don</b> <small>(et l'internet ne joue pas le jeu du don)</small>, la <b>confiance</b> <small>(ce qui fait le plus souffir quand un ami la brise)</small>, et l'<b>attention</b>, comme le décrivait Kendra. Voilà ce qui fait l'amitié je crois bien. A quoi j'ajoute la durée, quoique nous ne soyons pas d'accord sur ce point. Mais peut-être bien la durée dépend-t-elle non de la sincérité de l'amitié mais des efforts que l'on veut bien faire pour qu'elle dure. Mais qui vient le premier ? Les efforts qui rendent l'amitié durable, ou la vraie amitié qui rend ces efforts naturels ?

