07-01-2006, 14:13
Quelque chose me trotte dans la tête depuis quelques temps : <br>je ne comprends pas ce besoin d'absolu (en particulier dans le temps) dont tu parles Vinyamar.<br>L'amitié, pouvoir offrir ou recevoir un "don", me semble pouvoir exister par-delà des considérations temporelles. Si je comprends et partage ce besoin d'éternité, je sais également que cette aspiration "romantique" à l'elfitude est hors de portée humaine et que mes actes, mes pensées, mes sentiments, sont inscrits non dans le temps mais dans l'instant.<br>Il me semble que c'est l'une des choses que m'apporte Tolkien, il y a l'idéal à atteindre (<i>l'elfitude</i>) que recherche chaque être humain, mais qui n'est pas notre réalité humaine.<br>Je ressens, je vis une amitié dans un instant de partage avec une existence autre que la mienne. Dans cet <b>instant</b>, tout est vrai, un don total, une acceptation complète de l'autre, c'est dans cet <b>instant</b> qu'existe l'éternité et l'absolu (<i>et je parle bien ici d'amitié et pas d'amour</i>). <br>Que cet instant disparaisse ensuite à cause d'une séparation, ou quoi que ce soit, n'en empêchera ou laissera pas moins sa réalité et son éternité.<p>Je ne sais pas si j'arrive à me faire comprendre. Notre condition humaine nous permet malgré tout de toucher et de vivre une amitié absolue et éternelle, mais qui n'est inscrite que dans instant bref : l'éternité du temps arrêté.<br>Alors là oui, l'absolu est atteint et rien ne l'effacera même lorsque le temps aura repris son cours.<p>Mehapito

