03-12-2005, 19:27
Je ne sais pas si la reproduction "uée" est à l'origine du mariage... ni de l'amour. Chez l'humain ça se défend.<br>Mais pour pleins d'animaux, le challenge du mâle c'est d'être en forme à la bonne saison pour pouvoir engendrer le maximum de descendants le plus vite possible.<p>Il y a des scientifiques qui posent, justement, l'immortalité des gènes, et vu qu'on récupère une partie du patrimoine génétique de chaque parent, finalement, même si les individus meurent, leurs caractère ne disparaissent pas tous. Ils sont brassés à chaque fécondation puisque chaque cellule parent apporte ses 23 paires et que l'enfant ne peut en garder que 23 aussi.<br>Et en effet, le brassage a du bon !<br>J'ai lu quelque part que les humains étaient sensés "choisir" leur partenaire un peu "au nez" à cause des phéromones, c'est donc une phénomène inconscient. Il parait que l'humain "sent" (et c'est vraiment olfactif) que tel ou tel partenaire sera avantageux pour la descendance, justement parce qu'il n'est pas immunisé aux mêmes maladies que l'autre. Et que donc on "s'accorderait" avec quelqu'un qui est "bien fait" génétiquement, par rapport à soi.<br>Très pratique ! d'autant qu'on sait que la consanguinité est très mauvaise pour la santé : ça aggrave les tendances à avoir certaines maladies et ça accentue certains traits physiques (voir les rois d'espagne au début du XVII° siècle, qui se mariaient dans leur faille).<p>A côté de ça, il parait aussi (il paraît) que les épaules larges et la haute taille seraient naturellement "agréables" à la femme parce que insconciemment encore (héritage de la préhistoire) elle y verrait un partenaire en bonne santé, solide, et donc capable de ramener de la nourriture pour elle et les enfants, et de les défendre.<br>Même chose à l'inverse : une femme avec des hanches bien larges et une poitrine importante seraient "agréables" parce que signe d'une aptitude à faire des enfants facilement (même aujourd'hui certaines femmes s'inquiètent d'avoir le bassin étroit au moment de l'accouchement) et à les nourrir mieux que les autres.<p>Tout ça, ce serait un peu lié à l'évolution, dans le même genre, la perception de l'espace (pourquoi l'homme n'arrive jamais à retrouver le beurre dans le frigo alors qu'il est sous son nez, pourquoi les femmes ne savent pas faire les créneaux), serait liée à l'époque de l'homme préhistorique (très très très préhistorique, voir même limite grand singe), car il y avait un partage des tâches naturel dans le couple, l'homme développait des facultés différentes de la femme, et vice versa.<p>Pour ce qui est de la mort, les amibes et les algues unicellulaires meurent aussi, bien qu'elles aient une reproduction asexuée. Je ne sais pas si l'on peut vraiment considérer la duplication comme de l'immortalité.<p>De la même façon, on peut bouturer un arbre, et les myrtilles se reproduisent également par marcottage, alors qu'elles ont tout à fait la possibilité de faire une reproduction sexuée en bonne et due forme, avec du pollen et des chromosomes.<br>Il y a des tas de plantes capables de produire des graines, mais qui ne se reproduisent pas par ce moyen...<p>Je dirais que poser que "la mort est la contrepartie de la sexualité" est plus de l'ordre du phélosophique que du scientifique.<br>Finalement, l'humain utilise grosso modo le même procédé pour se reproduire que des tas d'être vivants, avec de petites varianges, mais il y a toujours une cellule père et une cellule mère.<p>Je dirais que si l'homme fait autant de "tralala" autour de sa sexualité, c'est "parce qu'il peut", il se pose plus de questions que le coq de bruyère, le saumon ou le sapin tout simplement parce que lui, il a des facultés supplémentaires.<br>C'est la même chose pour la nourriture ou pour le jeu : la truite avale tout ce qui lui passe sous le nez (même si c'est un hameçon) alors que l'humain est capable de faire une chantilly. Le chat joue avec la pelotte de laine... l'humain fait une partie de monopoly ou d'échecs. <br>Je dirais que l'humain fait les mêmes choses, mais en plus complexe. D'où le fait qu'il fasse une fête pour se marier, qu'il signe des registres, et qu'il fasse venir un orchestre pour l'occasion (ou qu'il aime les dessous afriolants).<p>Après, savoir *pourquoi* l'humain a, à un moment, émergé, alors qu'il aurait pu joyeusement rester un primate... soit on reste dans le doute en l'absence de découverte scientifique, soit on décide de poser l'existence de dieu pour solutionner le problème.<br>Mais là, on arrive dans un débat sans fin<p>(je dédie le dernier paragraphe à Mr Stambouli, prof à la fac de Créteil, qui a essayé avec les moyens du bord de nous faire réfléchir à la question l'année dernière, bravo, c'est réussi !)

