05-12-2005, 17:25
<font size=1>Dragon : :-D :-D :-D</font><p>Sinon, maintenant que j'ai un peu gambergé sur le sujet, relation amour/mort, je me demande s'il ne faut pas prendre le problème par l'autre bout, càd que c'est l'amour qui aurait rendu la mort insupportable. <p>Dans la nature, la mort fait partie de la vie, elle en est la condition : l'humus (couche de terre fertile) se forme par la décomposition de matières organiques. La mort des animaux permet d'en nourrir d'autres, à tous niveaux. Jusqu'ici ça va. Emerge l'homme, qui avec son cerveau de plus en plus développé et de plus en plus comlexe, développe des capacités de réflexions, d'astraction et de mise en perspective jusque là inconnus. Celles-ci l'amènent à se poser des questions dérangeantes, liées à la conscience de soi (pourquoi dois-je disparaître?) et à l'amour, ou à l'empathie ( pourquoi dois-je perdre mes proches? ) <p>Les plus anciennes traces d'intérêt portés aux morts, dans l'espèce humaine, remontent maintenant au paléolithique inférieur (Grotte d'Atapuerca, en Espagne, très probable sépulture collective, +/ 1 millons deux cent mille ans? Rebeca, si ma mémoire se goure, corrige ... merci. En tout cas, ce sont des Homo erectus pas rire, là, au fond!). Si l'on donne aux morts du groupe un traitement spécial sépulture ou quoi que ce soit d'autre, cela prouve au moins que l'on se préoccupe du problème. Donc, l'homme, confronté à ce qui est pour les autres formes de vie, qui n'ont pas de problèmes existentiels, une chose naturelle et inévitable, mais devient pour lui un grand malheur et une grande injustice, va utiliser ses capacités d'abstraction pour élaborer des systèmes de pensée cohérents qui lui permettront à la fois d'expliquer et d'accepter le deuil de ses proches et la perpective de sa propre mort, et lui rendre la paix de l'esprit. (Théorie personnelle, hein, vous n'etes pas obligés d'être d'accord :-) ).

