13-12-2005, 13:51
Tu m'as fait bien rire, là, Vinyamar, avec le coup de la salade ^^<p>En ce qui concerne la préhistoire humaine, je pense que les comportements sexuels devaient déjà être bien en place: les "formes" féminines et les "réactions" qu'elles provoquent chez les hommes servent à l'acouplement et donc à la tansmission des gènes et la survie de l'espèce, comme tout signal sexuel pour chaque espèce sexuée, et si nous sommes là, c'est que ça devait déjà marcher à l'époque ;)(vu que homo sapiens n'a pas changé de physique depuis son apparition <font size=1>-par contre je ne sais pas quand sont apparus les seins, sauf que les autres primates n'en ont pas, et qu'on représente toujours l'australopithèque sans ces rondeurs-là... -'Lilotte, tu as des infos? ;)</font>). <br>Si par "préhistoire" tu voulais demander s'il s'agit de mécanismes développés au cours de l'évolution vers l'être humain, je laisse d'autres répondre, je ne suis pas spécialiste. Je sais qu'il existe des théories qui parlent de la symbolique à laquelle renvoient ces 'formes' (par ex qu'inconsciement la largeur des hanches renvoie à la capacité de 'bien' mettre des enfants au monde), et d'autres qui disent que la poitrine féminine s'est développée et est 'devenue' un signal sexuel important parce que, contrairement à d'autres espèces de primates, chez l'humain, de par sa position verticale, les organes génitaux ne peuvent plus servir d'émetteur pour le statut et la réceptivité sexuelle. Mais comme tout d'abord je ne connais pas plus précisémment ces théories et qu'en plus elles se basent souvent sur l'idée que l'humain se serait 'redressé' au cours de son évolution - ce qui tend à être démenti depuis les travaux d'Yvette Deloison- je ne pourrai en dire plus à ce sujet. <br><font size=1>Il est clair cependant, il me semble, que la présence ou non d'une poitrine (entre autre) peut immédiatemment signaler si on a à faire à un homme ou une femme, et la plupart des espèces possèdent ce genre de signaux, vu que tous les comportements de communication entre individus (autant chez les hommes que chez les autres espèces à reproduction sexuée) sont influencés par cette donnée. Dans ce cas les seins féminins sont un marqueur d'identité sexuelle (et de maturité sexuelle aussi, vu qu'ils n'apparaissent normalement pas avant la puberté, tout comme les hanches ne se développent aussi qu'à ce moment-là), et il est donc normal que l'homme y réagissent. Un autre signal de ce style peut être constitué par ex par la pilosité faciale masculine (qui elle aussi provoque des réactions féminines -pas unanimes, je sais ;)).</font><p><p>Il est tard déjà pour faire une grande tartine (je vais essayer de trouver le temps demain pour pouvoir en discuter);) mais je voulais vous mettre quelques citations d'un excellent livre qui parle pas mal de notre sujet: <b>"Sous le signe du lien"</b> de Boris Cyrulnik (Hachette Littératures, 1989)- livre que je vous conseille vraiment si le sujet vous intéresse.<font size=1>(Boris Cyrulnik est neurologue et psychiatre, et spécialiste en éthologie - =l'étude des espèces dans leur milieux naturels- ce qui fait que son livre est parsemé d'exemple du monde animal.)</font><p>Tout d'abord, pour faire le lien avec le titre de ce fuseau: "<font color=green>Le sexe permet l'immortalité de l'espèce en transmettant les cellules qui possèdent le capital génétique, mais il condamne à morts les individus.</font>" Il parle ensuite de plusieurs espèces de mammifères où sexe et mort sont étroitement liés (mais pas tout à fait dans le sens dont nous parlions): ainsi les saumons, chez qui les mâles meurent quelques jours après leur arrivée sur les lieux (ou plutôt dans les eaux ;)) de frayage. Ou encore les mouflons, chez qui un mâle dominant, lorsqu'il est évincé par un pti jeune, se met à l'écart du groupe et adopte des "comportements d'échec" qui le conduisent à la mort.<p><br>A propos de l'universalité de l'amour, comme nous venons d'en parler avec Vinyamar, Saivh, Melilot et Lambertine: "<font color=green>Le sentiment amoureux est une émotion universelle, hors du temps et non soumise à la culture. Alors que l'histoire de l'amour canalise cette émotion pour l'intégrer dans des voies de communications sociales. Cette histoire prend la forme que lui donne sa culture et que l'individu digère pour en faire sa propre valeur.</font>" Je pense que par "voies de communications sociales" il parle entre autre de ce que je disais plus haut: dans chaque culture certaines formes d'amour sont prohibées car elles menacent l'équilibre du groupe, et d'autres sont valorisées parce que justement elles renforcent la cohésion sociale. (La monogamie peut faire partie, je crois, de ces régles sociales, tout comme la polygamie <font size=1>-même si certaines études ont montré que les couples longue durée c'est bon pour la santé: les gens en couple depuis lontemps vivent statistiquement plus vieux que les célibataires ;)</font>).<br>Il fait ensuite une nette différence entre l'amour qui "<font color=green>est une surprise qui nous arrache à l'insipide</font>" et l'attachement qui "<font color=green>est un lien qui se tisse au quotidien</font>".<br>"<font color=green>On tombe amoureux, puis, quand l'amour s'éteind, on découvre le réel dans la personne aimée. Alors, on l'explore [...] On tombe amoureux, et quand on s'en relève..., on s'attache! La fonction biologique de l'amour consiste à enclencher l'attachement. L'émotion amoureuse réalise une période sensible où l'organisme devient particuliérement apte à incorporer l'autre, en en prenant l'empreinte.</font>" <font size=1>'L'empreinte', dans ce cas, c'est comme dans l'histoire avec les canetons: ils s'attachent à la première chose qu'ils croisent en sortant de leur oeuf. D'après ce que j'ai lu, chaque espèce, pendant une période plus ou moins longue après la naissance, est sensible à une 'imprégnation qui influence par après entre autre le choix de ses partenaires sexuels et la formation de liens: "<font color=green>[...] tout être vivant passe par une période de son développement où toute expérience marque un effet durable. Cette empreinte réalise une contrainte, où le milieu induit un type de réactions. Il s'agit donc d'une restriction des potentiels biologiques.[...] l'être vivant, sans empreinte, ne peut pas s'inscrire dans son milieu, ne peut pas devenir.</font>" (Je ne saurais pas vraiment mieux expliquer ce soir, là je suis vraiment pas spécialiste, mais s'il le faut je veux bien relire en détail ;))</font><p>Il parle également de la nécéssité de "<font color=green>la flambée amoureuse</font>" notamment durant l'adolescence, pour aider le jeune à quitter le nid familial (éloignement nécessaire biologiquement pour éviter l'inceste, qui ne favorise pas l'enrichissement génétique), alors qu'ensuite cette même "flambée", si elle se répète, devient une menace pour la stabilité et l'équilibre de la vie d'adulte.<p><br>Et pour terminer, j'ai noté ceci comme petit clin d'oeil en ce qui concerne les mécanismes qui jouent pour l'attirance: "<font color=green>Les femmes sont attirées par le mode de vie, alors que les hommes sont attirés par le physique. Et personne ne s'y trompe, car une femme qui désire se rendre attirante soigne son corps et se plait à le rendre désirable, alors qu'un homme qui souhaite se placer sur le marché de l'affectivité, sort sa belle voiture et expose ses indices de réussite sociale.</font>"<p><font size=1>Voilà, je vais vite dormir, ce post m'a déjà entrainé bien trop longtemps loin de mon dodo bien mérité! J'espère qu'il est lisible malgré sa longueur, et je vais essayer de préciser certains points demain :)</font>

