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Noel en Irlande...
#15
C'est marrant, dans mon bouquin il y a peut être des erreurs de traductions :le <i>wren</i> est traduit par troglodyte et non roitelet, et le 26 décembre est appelée la saint Etienne et non la saint Stéphane.<br>Bon.... passons. Je ne sais pas d'où ça peut venir, c'est différences, mais la chanson est bien la même (traduite en français)"<i> le troglodyte, le trogllodyte, roi des oiseaux, le jour de la saint Etienne se prit dans l'ajonc</i>" et la suite est "bien qu'il soit petit, son honneur est grand, mettez votre main dans votre poche, et donnez-lui une gâterie"<p>Voilà l'histoire, selon Mara Freeman :<br>Dans toute l'Irlande le jour de la saint Etienne (?), des groupes de chanteurs musiciens et danseurs, tous habillés de costumes de paille paradaient dans le district, portant le corps d'un petit troglodyte sur un buisson de houx ou dans un minuscule cerceuil en bois. Il y avait des garçons troglodytes qui s'arrêtaient devant chaque maison en chantant : (la chanson donnée plus haut).<p>La "gâterie" était de la nourriture, boisson ou argent, on la mettait à côté du <i> ceili</i> ou boule du troglodyte à la fin des cérémonies.<br>La coutume était présente au Pays de Galles et dans certaines régions elle a connu une renaissance, mais personne n'utilise un vrai troglodyte de nos jours (heureusement, merci pour le pauvre oiseau !)<p>De tout temps, le troglodyte a été associé aux druides qui prévoyaient l'avenir en écoutant son appel.<br>Si le troglodyte est appelé roi des oiseaux, c'est parce que tous les oiseaux mâles avaient un parlement et devaient décider qui serait le roi. Chacun parada sur sa vitesse, son plumage, son chant, quand l'aigle proposa (sachant bien qu'il était imbattable) que le roi soit celui qui pourrait voler le plus haut.<br>Tous les oiseaus s'élacèrent et bien sûr, l'aigle les distança. Arrivé au plus haut qu'il pouvait, un petit troglodyte, qui s'était caché sous une rémige de l'aigle sortit et se percha sur sa tête en criant "je suis le roi !"<p><br>Sinon, quelques explications sur noël, à compléter avec les connaissances historiques des demoiselles Belges.<p>Dans la Rome antique, le solstice d'hiver était accueilli avec une fête joyeuse et informelle appelée les "Saturnales". Au II° siècle on célébrait la naissance du Sol Invictus le 25 décembre. Plus au nord, le snadinaves fêtaient <i>Yule</i>, un mot qui pourrait désigner "la roue" ou qui donne peut être la racine de "jolly".<br>La nature exacte n'est (d'après Freeman) pas connue, parce qu'au IV° siècle, l'Eglise de Rome superposa à la vieille fêtede la naissance du soleil (Sun) celle de la naissance du Fils (Son). La date de naissance véritable de Jésus n'a jamais été fixée, aussi, après maint débat, l'ancienne fête du milieu de l'hiver fut choisie, parce qu'on avait coutume de célébrer la naissance d'un dieu ou héros solaire à ce moment de l'année. Les pères de l'église durent continuellement rappeler aux croyants qu'ils étaient sensés célébrer la naissance du Christ, et non pas celle du Soleil. Car bien que cette fête eut un nouveau nom, un grand nombre de coutumes continuèrent d'être observées, comme elles l'avaient été durant des milliers (tant que ça ?) d'années et pour la même raison : bannir l'obscurité et accueillir le retour de la lumière.<p>Noël celtique<br>Au VIII° siècle, la traditionnelle fête païenne de douze jours fut déclarée saison sacrée par l'Eglise, et devint les douze jours de noël, donc les sommets sont le 25 décembre, le 1° janvier et le 6 janvier. L'Eglise y interdisait tout travail ou activité publique, hormis celui des boulangers, des cuisiniers et d'autres métiers contribuant au plaisir de la fête.<p>Douze journées de festins, d'amusements, de concours sportifs, de chant, de danse, et toute sorte d'anarchie joyeuse et de "désordre" se déroulaient sur le seuil magique faisant passer de l'an vieux à l'an neuf. Une partie des diverstissements appartenait probablement à Samhain, la période originale du nouvel an celtique, et ils furent transférés à la fête chrétienne sur une période ultérieure.<p>Déchargés de leur labeur quotidien, des petits groupes se formaient, qui faisaient le tour des communautés, offrant des divertissements en échange de nourriture et de boisson. Des chanteurs appelés <i> waits</i> chantaient des chants de noël traditionnels (carols) à capella ou accompagnés de harpes, de violons et cornemuses. Mimes et travestis apparaissaient partout, vêtus de costumes colorés - peaux d'anumaux, masques et cloches- et égayaient l'hiver de scènes qu'ils interprétaient dans toute la communauté. Souvent, le thème central en était la mort, la résurrection de l'un des personnages, reflétant l'année mourante cédant place à l'an nouveau.<p>Un petit quelque chose pour Stéphanie qui aime les loupiotes (les loupiotes c'est joli, mettez-en à vos fenêtres !) :<p>l'allumage des bougies denoël est une coutume les plus simples et les plus aimables. Dans le temps préchrétiens, il y eut probablement des torches enflammées (ah tiens ! je savais même pas ça quand j'ai mis des torches dans mon conte de noël), comme dans l'ancienne Scandinavie, mais dans les siècles ultérieurs, il y avait des bougies blanches ou colorées, les rouges étant le plus populaires parce que "le sang rouge règne dans le froid de l'hiver". La famille pouvait avoir unr énorme bougie unique, ou plusieurs petites, une pour chaque membre de la famille, et de petites bougies colorées pour les enfants. Ceux qui en avaient les moyens se procuraient une bougie pour toute une semaine, appelée en Irlande la "<i>coinneal mor na Nollaig</i>, la "Grande Chandelle de Noël".<p>Les bougies étaient allumées en grande cérémonie la veille de noël, marquant la transition entre le travail quotidien ordinaire et le monde magique. Elles étaient d'abord placées dans des bougeoirs faits de navets creusés, décorés de papier de couleur et de houx, puis mises sur le rebord de la fenêtre.<p>Il y avait une raison spéciale d'allumer des bougies à la veille de noël :<br>c'était de montrer à Marie et Joseph, qui n'avaient pas trouvé de chambre à l'auberge de Bethléem, qu'ils étaient sûrs d'être bien accueillis.<br>Au XIX° siècle, à l'Ouest du comté de Limerick, une bougie était allumée à chaque fenêtre de la maison, et une table était mise pour les "trois voyageurs de Bethléem". Une assiette pleine d'eau était laissée pour que la famille de Jésus la bénisse, et l'eau pouvait être utilisée pour guérir.<p><br>Je vous donnerai d'autres histoires demain, un peu chaque jour ! (^_^)
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