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Noel en Irlande...
#25
Suite des traditions de noël<p>En Ecosse, la fête était particulièrement vivante et joyeuse, sous l'influence des colonies scandinaves, elle a gardé son nom de Yule dans de nombreuses régions, alors que les Douze Jours étaient effectivement appelés "les jour cinglés".<br>Mais au XVI° siècle, les rajouissances furent mouchées avec les chandelles. Le festin [feasting] fit place au jeûne [fasting]quand l'église réformée [église presbytérienne] nouvellement établie dénonça Yule comme une abominable pratique papiste (LOOOL). Les leaders puritains allèrent jusqu'à poursuivre les citoyens pour des péchés aussi graves que "jouer, danser, et chanter d'abominables chants le jour de noël".<br>Seules les Highlands et les îles catholiques gardèrent les traditions, tandis que dans le reste de l'Ecosse, le besoin psychologique d'une fête du milieu de l'hiver fut satisfait par le tranfert des festivités de la Nouvelle Année.<br>Vers 1800, l'eglise avait relâché son emprise sur l'Ecosse et les veilles célébrations furent restaurées, mais le coeur des fêtes du solstice d'hiver fut dès lors la fête du Nouvel An, de Hogmanay.<p>En Irlande, les fêtes duraient de <i>Nollag Mor</i>, le Grand Noël du 25 décembre à <i> Nollag Beag</i> le petit noël le 6 janvier.<br>C'était la fête la plus importante de l'année, une période consacrée à la contemplation du mystère de l'amour humain et divin. Les gens étaient plus généreux que d'ordinaire envers les uns et les autres.<br>On croyait communément que les portes du ciel étaient ouvertes à ce moment, que quiconque mourrait au cours des Douze Jours allait droit au paradis.<p>Les préparations pour la saison commençaient plusieurs semaines à l'avance, quand les campagnards se rassemblaient pour le <i> Margadh Mor</i> ou Grand Marché puor "amener chez soi le noël". Ils apportaient du beurre, des oies, des oeufs, des poules, des dindons, des légumes et revenaient chez eux chargés de thé, de tabac, de whisky, de vin, de bière, d'épices, de sucre pour le pudding de noël et de jouets et douceurs pour les enfants, vêtements nouveaux et ustensiles domestiques.<p>Chacun faisait des cadeaux, une coutume qui a racine dans la vieille loi. Les boutiquiers offraient des colis de noël , de cakes, de boisson à leurs clients - colis dont la taille dépendait du chiffre d'affaires de l'année. Les familles de fermiers donnaient du lard, des poules, des oeufs, des pommes de terre à des amis ou parents dans les villes, en retour ils recevaient des fournitures qu'on trouve en ville, des pièces de monnaie pour les enfants.<br>Les fermiers prospères faisaient de généreux dons à leurs ouvriers, et aux voisins pauvres : de la viande frapiche pour leur dîner, et parfois une bûche de bois à bruler.<p>Mais le plus grand cadeau, c'était d'avoir toute la famille sous son toit. Les fils et les filles qui travaillaient dans les villes éloignées quittaient plus tôt leur travail la veille de noël pour revenir chez eux avant la tombée de la nuit. Ceux qui vivaient de l'autre côté de l'océan faisaient en sort d'être présents. Mainte famille pauvre attendait "la lettre américaine", et la somme substancielle qu'on était à peu près sûr de trouver, enveloppée dedans n'y était pas pour peu dans l'attente.<br>En retour, la maîtresse de maison n'oubliait pas d'envoyer des cartes de voeux, contenant les nouvelles de l'année pour ceux qui sont loin, fournissant peut être le seul lien avec le foyer.
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