29-04-2006, 17:38
Merci chers amis et camarades.<br>Très joli choix, Stéphanie, j'espère que le mien, en retour de vos chaleureuses pensées, te plaira autant, ainsi qu'à un certain Ent dont la mémoire des événements même les plus minimes est décidemment toujours aussi vive ;-)<p><blockquote><div align='justify'><font face='Georgia, Verdana' style='font-size:11pt' >Il ne faudrait pas le quitter des yeux<br>et se lever avant le jour déjà dans la clarté<br>encore pâle le frais humide du matin<br><font color="#008800">Chaque année je me laisse prendre</font><br>et je reste avec mon regret<br>comme autrefois dans lenfantine enfance<br>quand on se promet de ne pas dormir<br>pour être là quand les cadeaux<br>arriveron (qui sait comment ?)<br>au creux des souliers dans la cheminée<br>ou bien un après midi le printemps déjà là<br>on entend loin dans les bois chanter le coucou<br>en se demandant Est-ce la première fois cette année ?<br>(et il aurait déjà chanté<br>sans quon ny prenne garde ?)<p>Si on était patient et les yeux bien ouverts<br>peut-être verrait-on se déplier <font color=#FF0099>les pétales mauve-rose</font><br>et les fleurs du prunus sécrier une par une<br><font color="#008800">Mais cest chaque année la même surprise</font><br>On sétait retourné <font color="#008800"> Soudain larbre est en</font><font color=#FF0099> fleur</font><br>avec cet air de dire dans le soleil davril<br>« Je voulais seulement vous faire la surprise. »<p><div align='right'><font face='Georgia, Verdana' style='font-size:11pt'><i>Le Haut-Bout</i><br><i>Samedi 2 mai 1992</i></font><p>Claude Roy, « La surprise », <br>in Poèmes à pas de loup, Gallimard, 1997, p. 20-21. </div></blockquote><br></font>

