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[ETUDE]Le Livre de la Marche
#4
<SMALL>Plutôt que de t'envoyer nos réflexions par mail, Lomelinde, nous avons choisi de les écrires ici, c'est plus convivial, et permet à d'autres de s'intégrer dans le dialogue ;)</SMALL><p>Avant d'entamer le pinaillage de rigueur (après tout, on ne sait pas dialoguer longtemps uniquement sur base de "bravo, vraiment" et "merci beaucoup" ;)), nous tenions à vous féliciter, toi et tes co-auteurs <SMALL>(hello Dior ;))</SMALL> pour la masse de travail effectuée, concrétisation d'une idée vraiment intéressante.<p>Idée qui d'ailleurs peut se décliner sous au moins deux formes (et là on entame le pinaillage ;)): soit une compilation de tous les textes de Tolkien ayant trait aux Rohirrim, afin d'avoir, en un ouvrage, tous les éléments que Tolkien donne pour ce peuple; soit une étude de ce peuple, de leur histoire, de leur culture etc, avec des commentaires et analyses personnels. Bien sur les deux peuvent être rendu dans le même texte, mais dans ce cas il est important de distinguer où l'on compile l'oeuvre de Tolkien et ou l'on y rajoute ses propres idées et interprétations. En ce sens le Livre de la Marche manque de clarté, vu qu'à plusieurs reprises seule la lecture antérieure des nombreuses publications de Tolkien permet de reconnaitre où le texte s'appuie directement sur le sien, et où il s'agit d'idées originales. Il y a donc un risque que des lecteurs n'ayant pas pour bagages l'entièreté de l'oeuvre de Tolkien ne puisse se rendre compte quand parle le professeur et quand les auteurs du Livre... Peut-être qu'un emploi plus... fréquent, honnête, rigoureux? de la citation suffirait à combler ce manque ;) De plus, l'utilisation de système de citations et références plus complet permet au lecteur intéressé de faire ses propres recherches sur les points qui l'auront marqués dans votre livre, ce qui est difficle quand les sources exactes ne sont pas indiquées... ce problème se retrouve également dans la bibliographie: dommage que les sources mentionnées dans le texte ne s'y retrouvent pas toutes (par exp. l'ouvrage de Gordon, ou alors Beowulf, que l'on suppose utilisé vu le nombre de renvois qui sont faits à ce poème). En ce qui concerne les lexiques par contre, les différentes entrées sont parfaitement référencées...<p>Voilà pour la structure général, passons aux détails ;)<p>Tout d'abord une faute de typo quelque peu gênante dans l' "Histoire générale- la Fin du Troisième Age" (p. 20): "Avant que Meriadoc Brandebouc ne partit, <b>Eomer</b> lui offrit un petit cor d'argent avec son baudrier vert." En fait c'est Eowyn qui offre ce cor à Merry: "Eowyn donna alors à Merry un cor ancien" (SdA, livre VI, chap. 6 "Nombreuses séparations", Bourgois, éd. du centennaire, p. 1042).<p>Le chapitre "Culture et Société- Organisation politique" manque peut-être aussi quelque peu de précision, par exemple au niveau du principe de masculinité: la relation oncle-neveuest bien spécifique et particulière dans de nombreuses cultures, après tout, pour l'homme, ce sont les seuls descendants de sa famille dont il peut être sûr qu'ils soient de son sang ;) <SMALL>On en a parlé à plusieurs reprises sur ce forum, si ça vous intéresse, il doit y avoir moyen de retrouver les fuseaux vi les moteurs de recherche- l'est un peu tard pour nous ce soir pour fouiller les recoins du site ;)</SMALL> D'alleurs vous abordez légèrement le sujet dans le chapitre "Fils-soeur et fille-soeur" (p.163)<p>D'après votre bibliographie vous n'avez pas utilisé la version anglaise des Contes & Légendes Inachevées, ce qui vous a apparemment fait tomber dans un petit piège de la traduction, pas toujours judicieuse, de Tina Jolas : vous parlez dans le chapitre "Culture et Société - Organisation militaire et territoriale", pp.112-113 des "cohortes rassemblées à Harrowdale", ce qui fait écho ce me semble aux CLI, vol 3, chap 5, appendice A (p.151 chez Pocket) : "Lorsqu'on appela au rassemblement de toutes les cohortes à Harrowdale". Or dans tout cet appendice Jolas emploie "cohorte" pour le mot anglais "muster", qui n'a pas grand chose à voir avec une cohorte, et qui ne donne aucune indication numérique, que Ledoux traduit plus justement dans le SdA par "rassemblement" ("Le Rassemblement de Rohan" (SdA, livre V, chap 3) pour "The Muster of Rohan"). Effectivement en anglais, dans un contexte militaire, "muster" signifie l'appel au rassemblement, le verbe muster signifiant quant à lui rallier. Il s'agit clairement du rappel de tous les hommes en armes (dont une bonne majorité ne sont pas des guerriers professionnels) avant la bataille. Un peu comme le fyrd anglo-saxon par exemple. Du coup l'argumentation basée sur la cohorte romaine (tant au niveau du nombre de cohortes qui composerait la force totale du Rohan qu'au niveau de nombre d'eored dont elles sont composées) tombe à l'eau, et de plus il est fort probable que Tolkien aurait utilisé le mot anglais "cohort" si il avait voulu faire référence au système romain. <p>Enfin, il faut bien avouer que les chapitre comparatif rohirrim - anglo-saxons n'a pas tenu les promesses de ses titres... Le sujet est effectivement vaste, et il était sans doute difficile de le traiter de façon exhaustive, mais ce chapitre aurait tout de même pu être un peu plus fourni... Par exemple pour le nom Meduseld précisément dans Beowulf, Moraldandil expliquait récemment sur ce forum (dans ce <A HREF="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum1/HTML/001061.html#haut" target="_blank">fuseau</A> ) : "le dictionnaire de vieil anglais Bosworth & Toller mentionne un nom meduseld "maison à hydromel, maison de festin" (attesté dans Béowulf !) qui est bien plus certainement l'origine de ce nom :<br>medu-seld, es; n. Mead-house, house in which feasting takes place, Beo. Th. 6123; B. 3065." Dans Beowulf, meduseld est donc un nom commun et non un lieu précis comme en Rohan. Il y a là un lien intéressant à faire, comme en parlent d'ailleurs Tilkalin et Moraldandil dans le fuseau cité. Même chose en ce qui concerne "Eowyn portant la coupe" et "Le vin de l'étrier", il en est également question sur ce même fuseau, avec des contributions très intéressantes, et Tilkalin nous fait en plus le cadeau d'indiquer les sources pertinentes pour ceux qui veulent en savoir plus :) <br>Nous ne sommes pas linguistes, mais il semble tout de même que la piste de l'étymologie des noms des épées de Theoden et Eomer aurait été plus intéressante pour ce chapitre que le fait de nommer son épée, qui n'est ni spécifique aux Rohirrim ni aux Anglo-saxons... <br>Pour ce qui est du Thane de l'épée, nous aurions bien voulu en savoir plus sur cette fonction, et ses particularités, par rapport au horse-thane que vous évoquez, par exemple au niveau du service du roi à table: "[...] un homme vint l'inviter, lui, écuyer du roi, à prendre son service à la table du souverain." (Sda, livre V, chap 3, p.852). <p>Voilà, fin du pinaillage ;)<p><SMALL>Et surtout bonne nuit à tous, vu l'heure ^^<p>Gurth et rebeca</SMALL>
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