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Un moot azuréen
Yip Yip ! je me joins à l'enthousiasme de Silmo.<br>Je vais essayer de subtiliser quelques badges APF afin de les détourner à un usage... fluffy, dirons-nous, de façon à ce que je puisse en distribuer quelques-uns au moot.<p>L'ouvrage à base de feuilles dont j'ai parlé dans un mail d'hier achève de sécher. Je l'ai verni hier. (^_^)<p>Plus qu'à boucler le sac et à cuire le pudding.<p>Pour demain soir, vu que c'est veillée de Samhain (de Toussaint, pour ceusses qui préfèrent), je vais voir si je peux négocier une bouteille d'hydromel, afin de trinquer chez Laegalad. Fêter Samhain sans libations, ce n'est pas très digne !<p>Sinon, anecdote bretonne, les âmes défuntes qui se promènent sur leur ancien lieu de vie (votre grand-papa dans la cuisine, par exemple) apprécient qu'on ne balaie pas la maison après le coucher du soleil : vous risqueriez de balayer vos ancêtres, et de les jeter au-dehors avec la poussière. Par ailleurs, ils apprécient aussi qu'on laisse à manger pour eux sur la table du dîner, ou sur le pas de votre porte, pour les âmes qui se promènent dehors. En général, on laissait une pile de crêpes, un pot de cidre ou de lait ribot. Pour le pas de porte, on laissait des pommes.<br>Dans certaines paroisses bretonnes, on fabriquait un "arbre aux pommes" : une branche fourchue sur laquelle on enfonçait plusieurs pommes. L'arbre aux pommes était porté en procession, puis vendu aux enchères aux paroissiens. L'argent de la vente servait à l'entretien de l'église, et à payer les messes de la toussaint.<br>Les bretons étaient très fervents avec leurs morts : il ne fallait pas les mécontenter en les enterrant ailleurs qu'à l'endroit choisi, et dans les vêtements choisis.<br>Les curés de campagnes pouvaient tout à fait être appelés pour apaiser un grand-père furibard (et mort, bien entendu) qui refuserait de quitter la maisonnée.<p>Pour faire passer une âme récalcitrante dans l'autre monde, le curé devait d'abord réussir à l'attraper (le plus souvent en lui passant son étole au cou), puis il mettait l'âme dans un chien noir. Le chien était mené aux fondrières des Monts d'Arrée, où on l'y noyait. Il assurait le passage de l'âme de l'autre côté.<p>Par ailleurs, il fallait bien se garder de faire un voeu de pèlerinage sans l'accomplir : tout pèlerinage non accompli de son vivant doit se faire après la mort. Mais le mort ne peut avancer chaque année que d'une longueur de cercueil (forcément, ça prend du temps, du coup) sauf si un passant bienveillant réussit à parler à l'âme et décide de se charger lui-même du pèlerinage, au nom de l'âme. Une fois le pèlerinage effectué, l'âme est libre de s'en aller tranquilement.<p>Or donc, pensez-y, en plus des chrysanthèmes, vous pouvez laisser une petite bouteille de blanc ou un gâteau sur la tombe du grand-papy, ça fait toujours plaisir.
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