13-03-2008, 20:40
<SMALL>Miam ! Il faudra que je regarde ça dans le détail :o)<p>Sinon, pour revenir à la royale castration, j'ai fait le lien avec un passage de la <b>loi des Frisons </b>(codifiée au IXème siècle) qui expliquait que tout individu qui avait volé des objets sacrés dans un temple devait subir le supplice de la castration et de l'ablation des appareils auditifs (<i>finduntur aures eius, et castratur </i>! qu'ils disaient !) puis de l'abandon sur une grève sableuse soumise à l'engloutissement à marée haute.<p>Bref, compte-tenu d'une possibilité de raccourci juridico-historique tout à fait louable dans la circonstance (je parle du juste procès du citoyen Capet), on peut aisément prouver que l'accusé (le citoyen Capet, donc, pour ceux qui ne suivent pas), a dérobé au temple de la Nation, en tentant de s'enfuir chez l'ennemi et en passant par Ravenne, l'objet le plus sacré qui soit : sa propre personne royale.<br>En effet, quoi de plus sacré pour la France, à l'heure de l'accomplissement du rêve des Lumières, que la personne du Roi, symbole de la Fédération.<p>La castration s'impose donc logiquement dans ce cas précis.<p>Mais ce vol d'objet sacré (la fuite à Ravenne) a prouvé à la jeune Nation que le rêve des Lumières pouvait aller au-delà du simple concept de la Fédération. Et elle l'a entraînée sur le chemin heureux de la République.<p>Auquel cas, la castration n'étant plus de mise - et la personne du citoyen Capet devanant un <i>ex</i>-objet sacré sans aucun intérêt - la mise à mort devient logique.<p>Tout se tient. C'en est presque beau. J'en ai des <i>frisons </i>dans le dos...<br>Et OK, je sors.<p>I. :o)</SMALL>

