Eh voilà... on la redoutait tant. Il fallait bien qu'elle arrive : la fin de Nelson Mandela.
J'ai passé mon enfance avec la vision de cet étrange portrait en pochoir sur le mur d'un bloc HLM, non loin de chez moi, avec un grafitti indiquant qu'il fallait "la liberté pour Mandela".
Mandela... Ce portrait et ce nom exotique s'accompagnaient de bandes sons prestigieuses et bien connues à l'époque, de Simple Minds ou Johnny Clegg qui passaient en boucle à la radio. Et puis le concert de Wembley, en 1988...
Mandela était une sorte de mythe un peu flou pour l'adolescent en devenir que j'étais. Il représentait des choses aussi terribles et fascinantes qu'elles étaient lointaines et que je n'arrivais pas à complètement cerner... Il aura fallu que je dévore Pleure, ô pays bien-aimé d'Alan Paton pour mieux comprendre le drame qui se jouait en Afrique du Sud.
Et puis en février 90, la libération du bonhomme, avec le même visage souriant que le vieux portrait au pochoir... Un événement qui m'avait fortement ému et qui reste dans ma mémoire intimement lié à cette époque où je découvrais pages après pages le Seigneur des Anneaux dans une deuxième et décisive relecture.
Le portrait est resté longtemps sur le mur, même après que le vieil homme soit devenu président. Aujourd'hui, bien que les peintres mandatés par l'ANRU aient certainement recouvert les murs de peintures neuves, je suis persuadé que le portrait est toujours là, quelque part sous une couche d'un beau crépis aux couleurs pastels d'un ghetto qu'on souhaiterait joyeux.
La liberté pour Mandela. Cette fois, on y est.
RIP Nelson Rolihlahla Mandela (1918-2013)
I. 8.(
J'ai passé mon enfance avec la vision de cet étrange portrait en pochoir sur le mur d'un bloc HLM, non loin de chez moi, avec un grafitti indiquant qu'il fallait "la liberté pour Mandela".
Mandela... Ce portrait et ce nom exotique s'accompagnaient de bandes sons prestigieuses et bien connues à l'époque, de Simple Minds ou Johnny Clegg qui passaient en boucle à la radio. Et puis le concert de Wembley, en 1988...
Mandela était une sorte de mythe un peu flou pour l'adolescent en devenir que j'étais. Il représentait des choses aussi terribles et fascinantes qu'elles étaient lointaines et que je n'arrivais pas à complètement cerner... Il aura fallu que je dévore Pleure, ô pays bien-aimé d'Alan Paton pour mieux comprendre le drame qui se jouait en Afrique du Sud.
Et puis en février 90, la libération du bonhomme, avec le même visage souriant que le vieux portrait au pochoir... Un événement qui m'avait fortement ému et qui reste dans ma mémoire intimement lié à cette époque où je découvrais pages après pages le Seigneur des Anneaux dans une deuxième et décisive relecture.
Le portrait est resté longtemps sur le mur, même après que le vieil homme soit devenu président. Aujourd'hui, bien que les peintres mandatés par l'ANRU aient certainement recouvert les murs de peintures neuves, je suis persuadé que le portrait est toujours là, quelque part sous une couche d'un beau crépis aux couleurs pastels d'un ghetto qu'on souhaiterait joyeux.
La liberté pour Mandela. Cette fois, on y est.
RIP Nelson Rolihlahla Mandela (1918-2013)
I. 8.(

