02-03-2012, 16:50
"les réponses laconiques mais justes ", merci jean :-). trop laconiques, c'est certain, vu l'enjeu. mais j'ai l'impression d'avoir répondu bien des fois à certaines de ces questions.<p>à vrai dire, lambertine, je ne suis absolument pas d'accord avec ce genre de concession, même si je comprends pourquoi tu la fais : les lecteurs de Tolkien sont tellement habitués à entendre des horreurs, que l'on peut croire anodin de faire des concessions. Alors que la vérité est : absolument non.<p>quand on écrit (et je ne te prends absolument pas à partie, d'accord ?) :<p>"Idées racistes" ? Oui, un peu, si on reste à la surface (les Elfes sont beaux et gentils et les orcs sont laids et méchants). Un peu moins, si on creuse 50cm sous la surface."<p>on oublie que 1/ l'opposition binaire ("manichéenne" dans un sens vague) entre les Elfes blonds et les Orques noirs, c'est chez Jackson qu'on la trouve.<br>2/Chez Tolkien, la correspondance comme L'Histoire du Milieu m'amènent à dire que chacun des "peuples" (terme préféré à race par Tolkien ; raison de plus pour ne pas l'importer en français, où il a des connotations différentes) représente une des facettes de l'être humain : <br>- le côté artiste, créatif des Elfes... mais ce sont des être marqués par la démesure et l'orgueil, dans les premiers Ages; et "embaumeurs" (passéistes au point d'en être réactionnaires) au Troisième Age<br>- le courage, l'endurance, l'humilité des Hobbits... dont la petite taille représente l'étroitesse de vue, conditionnée par un esprit de clocher<br>- les Orques représentent le pire de l'homme, même si ce n'est pas leur apanage ; ce sont peut être des Elfes dénaturés, ce qui montre que chez Tolkien, on peut passer d'un état à un autre<br>... on peut compléter avec les Nains, les Ents.<br>et je ne reviens pas sur des analyses antérieures (sur les rivages) sur tous les personnages qui battent en brèche l'idée que l'univers de Tolkien est manichéen : Frodo, Gollum, Boromir, Saruman, etc.<p>sur la question de la "race", j'avais oublié (mea maxima culpa) ce passage du texte "L'anglais et le gallois", dans Les "Monstres & les Critiques" où Tolkien note <br>". La langue est le premier facteur de différenciation des peuples — non des « races », quoi que puisse signifier ce terme fort mal employé dans l'histoire longtemps faite de mélanges de l'Europe occidentale. ". Et l'essai lui même est un éloge du brassage des peuples & des cultures<p>amicalement<br>vincent, qui retourne au Dictionnaire<br>

