03-12-2013, 23:46
Bonsoir,
minuit et demi, voila 2h00 que je suis rentré de la soirée au "dernier bar avant la fin du monde" organisée par le magazine Lire où je suis allé sur la recommandation de Cédric avec l'heureuse surprise d'être attendu et identifié dès l'arrivée au deuxième sous-sol (privatisé pour l'occasion) par Julien Bisson, le principal artisan du Hors-Série qui nous est proposé en kiosque pendant 6 semaines sous le titre "J.R.R. TOLKIEN le Seigneur des écrivains", un titre propice à attirer un large public.
Au départ, c'est tout ce que j'en vois sur une affiche, car le magazine ne sera distribué qu'en fin de séance.
En attendant, boissons offertes, grignotage aussi (charcuteries et fromages), l'atmosphère est cordiale avec l'équipe du magazine Lire et le sympathique personnel de ce "dernier bar avant la fin du monde" où je me rends pour la première fois.
Héraut d'un soir pour JRRVF, je ne suis toujours pas sûr d'être la bonne personne pour dire à une assemblée de professionnels du livre ce qu'est JRRVF.
Et là surprise, voici qu’arrive Forfi missionnée pour représenter les copains de Tolkiendil. Plus dégourdie que moi, elle a déjà en mains un exemplaire du magazine que nous feuilletons rapidement ensemble.
La maquette est agréable, avec quantité de thèmes et d'illustrations, certaines tirées des films mais aussi quelques-unes de Tolkien en pleine page. Le tout sur une beau papier mat plutôt agréable à lire. On trouve aussi en avant-première une extrait de "Tolkien et la Grande Guerre" de John GARTH dont la version traduite en français sortira chez Bourgois en mars prochain, une page consacrée à la musique chez Tolkien, un entretien avec Vincent Ferré, un article sur les livres pour enfants (Roverandom et les Lettres du Père Noël)...etc. Les articles, en majorité sous la plume de Julien Bisson, sont classés en quatre sections: La vie de Tolkien (avec notamment un reportage à Oxford); l’OEuvre du Hobbit au Silmarillion; les clés de l'OEuvre; et L'Héritage.
Difficile d'en dire plus sans avoir lu le contenu de chaque article.
Julien Bisson nous explique que Forfi devait intervenir avec une libraire, laquelle n'est pas arrivée (et ne viendra d'ailleurs pas) et il me réquisitionne pour le jeu des questions réponses.
François Busnel, le rédac chef (qui anime "La Grande Librairie" sur France 5) lance la soirée. Il dit quelques mots de sa propre découverte du SdA lorsqu'il était ado et du plaisir de l'avoir ensuite relu en en découvrant la richesse littéraire. Si la sortie du Hors-Série simultanément avec celle du film de PJ n'est pas anodine (autant profiter des vents favorables), il distingue nettement d'un côté ce 'produit' de l'industrie cinématographique et d'un autre l’œuvre littéraire foisonnante de Tolkien que le magazine souhaite faire mieux connaitre.
Julien Bisson anime ensuite la soirée en posant une série de questions auxquelles Forfi et moi répondons (surtout Forfi).
Dans le feu des échanges, j'ai du mal à noter dans un coin de ma tête tout ce que j'ai envie de dire, tout ce que je dis réellement et tout ce que j'aurais aimé ajouter si l'entretien s'était prolongé (par exemple, si la libraire avait été là, sur la bibliophilie tolkiennienne). Forfi pourra compléter sur JRRVF ce que j'ai oublié de mentionner.
Julien Bisson nous demande d'abord de présenter Tolkiendil et JRRVF, de dire quel est l'impact de la sortie des films sur l'essor de ces communautés de fans et d'expliquer si l'on y trouve différentes "chapelles".
Forfi explique les missions que l'association Tolkiendil s'est fixées (promotion, participation à des salons, etc.)
J'ajoute que beaucoup de personnes fréquentent les deux sites et que côté JRRVF, il s'agit d'abord d'un groupe de passionnés souhaitant partager leur expérience de Tolkien selon des centres d'intérêt très variés (linguistique, littéraire, géographique, ...) selon l'analyse que chacun fait des ouvrages. J'explique que le forum s'est considérablement élargi au moment de la sortie des films avec des gens très vite arrivés et très vite partis et certains qui sont demeurés fidèles pour continuer ces débats dont les sujets ne manquent jamais tant l’œuvre est riche. S'il n'y a pas de "chapelles" il y a des opinions parfois différentes et des discussions vives mais toujours en bonne intelligence. Le forum a même permis d'organiser des réunions entre membres, des rencontres où l'on parlait parfois moins de Tolkien que de nos vies respectives et je précise qu'il y a même eu des rencontres amoureuses et des bébés aujourd'hui nombreux.
Julien Bisson demande ensuite si les lecteurs d'hier et ceux d'aujourd'hui sont les mêmes car on a souvent l'image de l'ado qui s’immerge dans le SdA seul au fond de sa chambre.
Pour ma part, je botte en touche disant que les lecteurs sont d'une grande variété, par exemple que Bourgois disait avoir été aiguillonné par Régine Desforges [au fait, François Busnel la reçoit le 5 décembre à 20h40 dans "La Grande Librairie", qui sait s'il lui posera des questions sur Tolkien??] mais aussi par Jean-Jacques Pauvert, un grand éditeur qui fit scandale après guerre en étant le premier à publier l'intégralité des ouvrages de Sade mais qui s'était aussi entiché du Seigneur des Anneaux au point d'en publier la première version VF en un seul volume (j'en parlerai bientôt dans un autre fuseau), préfacé par Jean-Louis Curtis lequel fit connaitre Tolkien dans le Figaro. Curtis expliquait d'ailleurs avoir eu connaissance du SdA en entendant des lycéens anglais qui répétaient ce mot "Tolkien", une sorte de secret d'initiés se transmettant quelque information rare et précieuse comme le lycéens continuent de le faire à propos du SdA mais avec leurs nouveaux outils de communication donc avec une audience plus large, augmentée bien sûr par celle des films de PJ.
Forfi tempère puisque son boulot l'amène à constater chaque jour que la lecture n'est pas une préoccupation essentielle de la jeunesse.
Elle dit bcp plus de choses sur le coup mais je ne me souviens pas de tout (Forfi complète, please)
La question suivante de Julien Bisson porte sur les traductions, leurs qualités respectives et la nécessité ou pas de refaire la traduction du SdA.
Forfi répond que l'urgence est moins la traduction du SdA que celle d'autres ouvrages de JRRT, cependant il y aurait tout de même matière à réviser la traduction du SdA.
J'approuve avec un hommage appuyé à Ledoux et son travail remarquable considérant le manque de repères à l'époque.
Enfin, Julien Bisson nous demande quels sont nos passages ou personnages préférées.
Là, impossible de répondre en hérauts, nous devons nous dévoiler... :-)
Spontanément, je réponds illico 'l'ours nord-polaire'
Pour Forfi, c'est "la Chute de Gondolin" et l'Ainulindalë dont elle souligne toute la poésie.
Je plussoie à ce podium mais suggère d'y ajouter Roverandom et les Lettres du Père Noël, des écrits que Tolkien a directement destinés à ses enfants et qui sont des petits livres très attachants.
Hélas, je n'ai pluss le temps de dire que Turin reste mon personnage préféré du Légendaire, de toute façon, il faudrait développer (car l'auditoire ne connait pas forcément) et puis Julien Bisson met fin au débat en nous remerciant très sympathiquement.
C'est le seul regret de la soirée, je m'attendais à ce que ce soit un peu plus long et j'aurais aimé qu'il soit question d'édition autour de Tolkien afin de parler des Promenades dans la Comté ou des deux volumes du Façonnement. Je crains que le lapin posé par la libraire ne soit responsable de ce débat écourté (c'est peut-être ce qu'on appelle le coup du lapin).
L'auditoire n'a pas posé de questions (une trentaine de personnes principalement des adultes à vue de nez entre 20 et 50 ans) mais les gens sont restés attentifs et souriants tout du long.
Avant de repartir, on a bu un dernier verre avec Forfi à votre santé à tous.
Silmo
minuit et demi, voila 2h00 que je suis rentré de la soirée au "dernier bar avant la fin du monde" organisée par le magazine Lire où je suis allé sur la recommandation de Cédric avec l'heureuse surprise d'être attendu et identifié dès l'arrivée au deuxième sous-sol (privatisé pour l'occasion) par Julien Bisson, le principal artisan du Hors-Série qui nous est proposé en kiosque pendant 6 semaines sous le titre "J.R.R. TOLKIEN le Seigneur des écrivains", un titre propice à attirer un large public.
Au départ, c'est tout ce que j'en vois sur une affiche, car le magazine ne sera distribué qu'en fin de séance.
En attendant, boissons offertes, grignotage aussi (charcuteries et fromages), l'atmosphère est cordiale avec l'équipe du magazine Lire et le sympathique personnel de ce "dernier bar avant la fin du monde" où je me rends pour la première fois.
Héraut d'un soir pour JRRVF, je ne suis toujours pas sûr d'être la bonne personne pour dire à une assemblée de professionnels du livre ce qu'est JRRVF.
Et là surprise, voici qu’arrive Forfi missionnée pour représenter les copains de Tolkiendil. Plus dégourdie que moi, elle a déjà en mains un exemplaire du magazine que nous feuilletons rapidement ensemble.
La maquette est agréable, avec quantité de thèmes et d'illustrations, certaines tirées des films mais aussi quelques-unes de Tolkien en pleine page. Le tout sur une beau papier mat plutôt agréable à lire. On trouve aussi en avant-première une extrait de "Tolkien et la Grande Guerre" de John GARTH dont la version traduite en français sortira chez Bourgois en mars prochain, une page consacrée à la musique chez Tolkien, un entretien avec Vincent Ferré, un article sur les livres pour enfants (Roverandom et les Lettres du Père Noël)...etc. Les articles, en majorité sous la plume de Julien Bisson, sont classés en quatre sections: La vie de Tolkien (avec notamment un reportage à Oxford); l’OEuvre du Hobbit au Silmarillion; les clés de l'OEuvre; et L'Héritage.
Difficile d'en dire plus sans avoir lu le contenu de chaque article.
Julien Bisson nous explique que Forfi devait intervenir avec une libraire, laquelle n'est pas arrivée (et ne viendra d'ailleurs pas) et il me réquisitionne pour le jeu des questions réponses.
François Busnel, le rédac chef (qui anime "La Grande Librairie" sur France 5) lance la soirée. Il dit quelques mots de sa propre découverte du SdA lorsqu'il était ado et du plaisir de l'avoir ensuite relu en en découvrant la richesse littéraire. Si la sortie du Hors-Série simultanément avec celle du film de PJ n'est pas anodine (autant profiter des vents favorables), il distingue nettement d'un côté ce 'produit' de l'industrie cinématographique et d'un autre l’œuvre littéraire foisonnante de Tolkien que le magazine souhaite faire mieux connaitre.
Julien Bisson anime ensuite la soirée en posant une série de questions auxquelles Forfi et moi répondons (surtout Forfi).
Dans le feu des échanges, j'ai du mal à noter dans un coin de ma tête tout ce que j'ai envie de dire, tout ce que je dis réellement et tout ce que j'aurais aimé ajouter si l'entretien s'était prolongé (par exemple, si la libraire avait été là, sur la bibliophilie tolkiennienne). Forfi pourra compléter sur JRRVF ce que j'ai oublié de mentionner.
Julien Bisson nous demande d'abord de présenter Tolkiendil et JRRVF, de dire quel est l'impact de la sortie des films sur l'essor de ces communautés de fans et d'expliquer si l'on y trouve différentes "chapelles".
Forfi explique les missions que l'association Tolkiendil s'est fixées (promotion, participation à des salons, etc.)
J'ajoute que beaucoup de personnes fréquentent les deux sites et que côté JRRVF, il s'agit d'abord d'un groupe de passionnés souhaitant partager leur expérience de Tolkien selon des centres d'intérêt très variés (linguistique, littéraire, géographique, ...) selon l'analyse que chacun fait des ouvrages. J'explique que le forum s'est considérablement élargi au moment de la sortie des films avec des gens très vite arrivés et très vite partis et certains qui sont demeurés fidèles pour continuer ces débats dont les sujets ne manquent jamais tant l’œuvre est riche. S'il n'y a pas de "chapelles" il y a des opinions parfois différentes et des discussions vives mais toujours en bonne intelligence. Le forum a même permis d'organiser des réunions entre membres, des rencontres où l'on parlait parfois moins de Tolkien que de nos vies respectives et je précise qu'il y a même eu des rencontres amoureuses et des bébés aujourd'hui nombreux.
Julien Bisson demande ensuite si les lecteurs d'hier et ceux d'aujourd'hui sont les mêmes car on a souvent l'image de l'ado qui s’immerge dans le SdA seul au fond de sa chambre.
Pour ma part, je botte en touche disant que les lecteurs sont d'une grande variété, par exemple que Bourgois disait avoir été aiguillonné par Régine Desforges [au fait, François Busnel la reçoit le 5 décembre à 20h40 dans "La Grande Librairie", qui sait s'il lui posera des questions sur Tolkien??] mais aussi par Jean-Jacques Pauvert, un grand éditeur qui fit scandale après guerre en étant le premier à publier l'intégralité des ouvrages de Sade mais qui s'était aussi entiché du Seigneur des Anneaux au point d'en publier la première version VF en un seul volume (j'en parlerai bientôt dans un autre fuseau), préfacé par Jean-Louis Curtis lequel fit connaitre Tolkien dans le Figaro. Curtis expliquait d'ailleurs avoir eu connaissance du SdA en entendant des lycéens anglais qui répétaient ce mot "Tolkien", une sorte de secret d'initiés se transmettant quelque information rare et précieuse comme le lycéens continuent de le faire à propos du SdA mais avec leurs nouveaux outils de communication donc avec une audience plus large, augmentée bien sûr par celle des films de PJ.
Forfi tempère puisque son boulot l'amène à constater chaque jour que la lecture n'est pas une préoccupation essentielle de la jeunesse.
Elle dit bcp plus de choses sur le coup mais je ne me souviens pas de tout (Forfi complète, please)
La question suivante de Julien Bisson porte sur les traductions, leurs qualités respectives et la nécessité ou pas de refaire la traduction du SdA.
Forfi répond que l'urgence est moins la traduction du SdA que celle d'autres ouvrages de JRRT, cependant il y aurait tout de même matière à réviser la traduction du SdA.
J'approuve avec un hommage appuyé à Ledoux et son travail remarquable considérant le manque de repères à l'époque.
Enfin, Julien Bisson nous demande quels sont nos passages ou personnages préférées.
Là, impossible de répondre en hérauts, nous devons nous dévoiler... :-)
Spontanément, je réponds illico 'l'ours nord-polaire'
Pour Forfi, c'est "la Chute de Gondolin" et l'Ainulindalë dont elle souligne toute la poésie.
Je plussoie à ce podium mais suggère d'y ajouter Roverandom et les Lettres du Père Noël, des écrits que Tolkien a directement destinés à ses enfants et qui sont des petits livres très attachants.
Hélas, je n'ai pluss le temps de dire que Turin reste mon personnage préféré du Légendaire, de toute façon, il faudrait développer (car l'auditoire ne connait pas forcément) et puis Julien Bisson met fin au débat en nous remerciant très sympathiquement.
C'est le seul regret de la soirée, je m'attendais à ce que ce soit un peu plus long et j'aurais aimé qu'il soit question d'édition autour de Tolkien afin de parler des Promenades dans la Comté ou des deux volumes du Façonnement. Je crains que le lapin posé par la libraire ne soit responsable de ce débat écourté (c'est peut-être ce qu'on appelle le coup du lapin).
L'auditoire n'a pas posé de questions (une trentaine de personnes principalement des adultes à vue de nez entre 20 et 50 ans) mais les gens sont restés attentifs et souriants tout du long.
Avant de repartir, on a bu un dernier verre avec Forfi à votre santé à tous.
Silmo

